Biographie de Abd al-Jabbar ibn al-Harith
Soudain, je me trouvai avec un groupe au marché ; je me dirigeai vers eux alors que le Prophète ﷺ m’avait été décrit, et je me présentai à lui sur le chemin principal entre ʿArafāt et Minā.
Une caravane se leva pour moi, et je le reconnus à la description.
Un homme m’interpella : Ô voyageur, détourne-toi du chemin des montures ! Alors l’Envoyé d’Allāh ﷺ dit : Laissez le voyageur, il a un besoin pressant ! Je vins jusqu’à saisir la bride de sa chamelle et dis : Informe-moi, ô Envoyé d’Allāh, d’une chose qui me rapproche du Paradis et m’éloigne du Feu. Il dit : Adore Allāh sans rien Lui associer, accomplis la prière, acquitte l’aumône légale, jeûne le Ramadan, fais le pèlerinage à la Maison, et fais aux gens ce que tu aimerais qu’ils te fassent.
Lâche la bride de la chamelle (2).
Cela a déjà été mentionné dans (la notice de) ʿAbd Allāh ibn Abī l-Mughīra et dans (celle de) ʿAbd Allāh ibn al-Muntafiq, et tous sont un seul et même (personnage), et Allāh sait mieux.
S’achève (4) (la section) de son nom « ʿAbd Allāh », et louange à Allāh.
J’ai placé le nom d’Allāh le Très-Haut, dans les (noms en) ʿAbd, avant ce qui vient après, comme « ʿAbd al-Jabbār » et « ʿAbd ar-Raḥmān », car le nom d’Allāh le Très-Haut est le plus célèbre de Ses noms ; j’ai donc dérogé à l’ordre pour cette raison, et Allāh sait mieux.
٣٢٥١ - ʿABD AL-JABBĀR ibn al-Ḥārith (D ʿA) ʿAbd al-Jabbār ibn al-Ḥārith ibn Mālik al-Ḥadasī, Abū ʿUbayd.
Ibrāhīm ibn al-Ghiṭrīf ibn Sālim al-Ḥadasī, puis l’un des Banū Manār, a transmis, disant : Mon père, al-Ghiṭrīf ibn Sālim, m’a raconté, d’après son père Sālim, qui raconte d’après ʿAbd Allāh ibn al-Kudayr — ibn Abī Ṭallāsa ibn ʿAbd al-Jabbār ibn al-Ḥārith, d’après son père, d’après son grand-père Abū Ṭallāsa, d’après ʿAbd al-Jabbār ibn al-Ḥārith ibn Mālik al-Ḥadasī puis al-Manārī, qui a dit : Je me rendis en délégation auprès de l’Envoyé d’Allāh ﷺ depuis la terre de Sarāt, et je le saluai avec la salutation des Arabes : Que ton matin soit agréable ! Il dit : Allāh, ﷿, a salué Muḥammad et sa communauté par une autre salutation que celle-ci, par la salutation (islāmique) les uns envers les autres.
Je dis : La paix soit sur toi, ô Envoyé d’Allāh.
Il dit : Et sur toi la paix.
Puis il dit : Quel est ton nom ? Je dis : al-Jabbār.
Il me dit : Tu es ʿAbd al-Jabbār.
Alors j’embrassai l’islam et prêtai serment d’allégeance à l’Envoyé d’Allāh ﷺ.
Lorsque j’eus prêté serment, on lui dit : Celui-ci est al-Manārī, un cavalier parmi les cavaliers de son peuple.
Il dit : Alors l’Envoyé d’Allāh ﷺ me fit monter sur un cheval, et je restai auprès de lui, combattant à ses côtés.
L’Envoyé d’Allāh ﷺ ne perçut plus le hennissement de mon cheval qu’il m’avait donné, et il dit : Qu’ai-je à ne pas entendre le hennissement du cheval du Ḥadasī ? Je dis : Ô Envoyé d’Allāh, il m’est parvenu que tu étais incommodé par son hennissement, alors je l’ai castré.
(1) Dans l'imprimé : « Khall » avec le khāʾ pointé. Le texte retenu et la vocalisation sont ceux de l'original ; et dans Lisān al-ʿArab : « ḥāla ar-rajulu yaḥūlu, comme taḥawwala d'un lieu à un autre. »
(2) Voir la notice de ʿAbd Allāh al-Akhram ci-dessus : 3/171/172.
(3) Rapporté par l'Imām Aḥmad d'après Wakīʿ, d'après ʿAmr ibn Ḥassān, d'après al-Mughīra, de manière analogue ; voir al-Musnad : 3/472. Il l'a également rapporté d'après Wakīʿ d'après Yūnus, et d'après ʿAbd ar-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après Abī Isḥāq, d'après al-Mughīra.
(4) Najaza – avec fatḥa puis kasra – signifie : il s'est achevé et terminé.