Aïcha bint Abi Bakr

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

📖 10 min de lecture

Biographie de Aïcha bint Abi Bakr

Ibn Mandah et Abū Nuʿaym ont dit : Il l’a répudiée sans avoir consommé le mariage, et elle s’est mariée avant qu’Allāh n’interdise ﷿ ses épouses à un cousin germain de son peuple, et elle a enfanté parmi eux. On a dit : C’est elle chez qui il a vu une blancheur et l’a répudiée.

Abū Nuʿaym a rapporté ceci d’après le ḥadīth de Saʿīd ibn Abī ʿArūbah, et il a rapporté d’après az-Zuhrī que le Prophète ﷺ a répudié al-ʿĀliyah bint Ẓibyān, et un cousin germain l’a épousée, et cela avant qu’Allāh n’interdise aux gens de les épouser.

Yaḥyā ibn Abī Kathīr a dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ a épousé une femme de Rabīʿah, appelée al-ʿĀliyah bint Ẓibyān, et il l’a répudiée lorsqu’elle lui fut introduite.

ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAqīl a dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ a épousé une femme des Banū ʿAmr ibn Kilāb, et il s’est séparé d’elle.

Les trois l’ont fait sortir.

[7093 - ʿĀ’ishah bint Abī Bakr al-Ṣiddīq] B D ʿ : ʿĀ’ishah bint Abī Bakr al-Ṣiddīq, la véridique fille du véridique, Mère des croyants, épouse du Prophète ﷺ et la plus célèbre de ses femmes.

Sa mère est Umm Rūmān bint ʿĀmir ibn ʿUwaymir ibn ʿAbd Shams ibn ʿAttāb ibn Udhaynah ibn Subayʿ ibn Duhmān ibn al-Ḥārith ibn Ghunm ibn Mālik ibn Kinānah al-Kināniyyah.

L’Envoyé d’Allāh ﷺ l’a épousée deux ans avant l’Hégire, alors qu’elle était vierge – Abū ʿUbaydah l’a dit – et on a dit : trois ans. Az-Zubayr a dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ l’a épousée trois ans après Khadījah.

Khadījah mourut trois ans avant l’Hégire, et on a dit : quatre ans, et on a dit : cinq ans. Elle avait six ans lorsqu’il l’épousa, et on a dit : sept ans. Il consomma le mariage avec elle alors qu’elle avait neuf ans à Médine.

Gabriel ﵇ avait montré à l’Envoyé d’Allāh ﷺ son image dans un morceau de soie en songe, lorsque Khadījah mourut.

L’Envoyé d’Allāh ﷺ lui donna le surnom de Umm ʿAbd Allāh, à cause du fils de sa sœur, ʿAbd Allāh ibn az-Zubayr.

Yaḥyā ibn Maḥmūd nous a informés, avec sa permission, par sa chaîne de transmission d’après Ibn Abī ʿĀṣim, qui a dit : Saʿīd ibn Yaḥyā ibn Saʿīd nous a raconté, mon père nous a raconté, d’après Muḥammad ibn ʿAmr, d’après Yaḥyā ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥāṭib, d’après ʿĀ’ishah, qui a dit : Lorsque Khadījah mourut, Khawlah bint Ḥakīm ibn al-Awqaṣ, femme de ʿUthmān ibn Maẓʿūn – et cela à La Mecque – dit : Ô Envoyé d’Allāh, ne veux-tu pas te marier ? Il dit : « Avec qui ? » Je dis : Si tu veux, une vierge, et si tu veux, une veuve.

Il dit : « Quelle est la vierge ? » Elle dit : La fille de la créature la plus aimée d’Allāh pour toi : ʿĀ’ishah bint Abī Bakr.

Il dit : « Et quelle est la veuve ? » Elle dit : Sawdah bint Zamʿah ibn Qays, elle a cru en toi et t’a suivi dans ce sur quoi tu es. Il dit : « Va donc et mentionne-les moi. » Elle vint et entra dans la maison d’Abū Bakr, et trouva Umm Rūmān, mère de ʿĀ’ishah.

Elle dit : Ô Umm Rūmān, quel bien et quelle bénédiction Allāh a fait entrer chez vous ! Elle dit : Qu’est-ce donc ? Elle dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ m’a envoyée pour demander ta fille en mariage pour lui. Elle dit : Je le voudrais, attends Abū Bakr, car il va venir.

Abū Bakr vint, et elle dit : Ô Abū Bakr, quel bien et quelle bénédiction Allāh a fait entrer chez vous ! Il dit : Qu’est-ce donc ? Elle dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ m’a envoyée pour demander ʿĀ’ishah en mariage pour lui. Il dit : Est-elle convenable pour lui ? Elle n’est que la fille de son frère.

Elle retourna donc vers l’Envoyé d’Allāh ﷺ et lui rapporta cela.

Il dit : « Retourne et dis-lui : Tu es mon frère en Islam, et ta fille m’est convenable.

» Elle vint chez Abū Bakr, et il dit : Appelle-moi l’Envoyé d’Allāh ﷺ.

Il vint et il le maria, et elle avait alors six ans. L’Envoyé d’Allāh ﷺ dit : « Et quelle est la veuve ? » Elle dit : Sawdah bint Zamʿah, elle a cru en toi et t’a suivi.

Il dit : « Va et mentionne-la moi. » Elle dit : Je sortis et entrai chez Sawdah, et dis : Ô Sawdah, quel bien et quelle bénédiction Allāh a fait entrer chez vous ! Elle dit : Qu’est-ce donc ? Elle dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ m’a envoyée pour te demander en mariage pour lui. Elle dit : Je le voudrais, entre chez mon père et mentionne-lui cela.

Elle dit : Or c’était un vieillard qui avait manqué le pèlerinage.

J’entrai chez lui et dis : Muḥammad ibn ʿAbd Allāh m’a envoyée pour demander Sawdah en mariage pour lui. Il dit : Un gendre noble et généreux, que dit ta compagne ? Elle dit : Elle aime cela.

Il dit : Appelle-la. Elle l’appela, et il dit : Muḥammad ibn ʿAbd Allāh a envoyé te demander en mariage, et il est un gendre noble et généreux.

Veux-tu que je te marie à lui ? Elle dit : Oui. Il dit : Appelle-le moi. Elle l’appela, il vint, et il la maria.

Son frère ʿAbd ibn Zamʿah arriva du pèlerinage et se mit à jeter de la poussière sur sa tête, et dit après s’être converti à l’Islam : J’étais un insensé le jour où je jetais de la poussière sur ma tête parce que l’Envoyé d’Allāh ﷺ avait épousé Sawdah.

Abū al-Faraj ibn Abī ar-Rajā’ nous a informés, Abū ʿAlī al-Ḥaddād nous a raconté – et j’étais présent en écoutant – Aḥmad ibn ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a informés, Fārūq nous a raconté, Muḥammad ibn Muḥammad ibn Ḥibbān at-Tammār nous a raconté, ʿAbd Allāh ibn Maslamah al-Qaʿnabī nous a raconté, Sulaymān ibn Bilāl nous a raconté, d’après Abū Ṭuwālah, d’après Anas ibn Mālik, qui a dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ a dit : « La supériorité de ʿĀ’ishah sur les femmes est comme la supériorité du _tharīd_ sur le reste de la nourriture.

» Muḥammad ibn Sarāyā ibn ʿAlī al-ʿAdl et al-Ḥusayn ibn Abī Ṣāliḥ ibn Fānakhusraw, et d’autres, nous ont informés, par leur chaîne de transmission, d’après Muḥammad ibn Ismāʿīl, ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Wahhāb nous a raconté, Ḥammād nous a raconté, Hishām nous a raconté, d’après son père, qui a dit : Les gens choisissaient le jour de ʿĀ’ishah pour offrir leurs cadeaux.

Elle dit : Mes compagnes se réunirent chez Umm Salamah et dirent : Ô Umm Salamah, les gens choisissent le jour de ʿĀ’ishah pour leurs cadeaux, et nous voulons le bien comme ʿĀ’ishah le veut.

Ordonne donc à l’Envoyé d’Allāh ﷺ d’ordonner aux gens d’offrir leurs cadeaux où qu’il soit ou où qu’il aille.

Elle dit : Umm Salamah mentionna cela au Prophète, dit-elle, et il se détourna de moi. Lorsqu’il revint, je lui mentionnai cela, et il se détourna de moi. Lorsque ce fut la troisième fois, je lui mentionnai cela, et il dit : « Ô Umm Salamah, ne me fais pas de mal à propos de ʿĀ’ishah, car par Allāh, la révélation n’est jamais descendue sur moi alors que j’étais dans la couverture d’une femme parmi vous autre qu’elle.

» Il dit : Et Muḥammad ibn Ismāʿīl nous a raconté, Yaḥyā ibn Bukayr nous a raconté, al-Layth nous a raconté, d’après Yūnus, d’après Ibn Shihāb, qui a dit : Abū Salamah a dit que ʿĀ’ishah a dit : L’Envoyé d’Allāh ﷺ a dit : « Ô ʿĀ’ish, voici Gabriel ﵇ qui te transmet le salut.

» Elle dit : Et sur lui le salut, la miséricorde d’Allāh et Ses bénédictions – tu vois ce que je ne vois pas. Ismāʿīl ibn ʿAlī et Ibrāhīm ibn Muḥammad, et d’autres, nous ont informés, par leur chaîne de transmission, d’après Muḥammad ibn ʿĪsā, qui a dit : ʿAbd ibn Ḥumayd nous a raconté, ʿAbd ar-Razzāq nous a raconté, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn ʿAlqamah al-Makki, d’après Ibn Abī Ḥusayn, d’après Ibn Abī Mulaykah, d’après ʿĀ’ishah, « que Gabriel ﵇ vint avec son image dans un morceau de soie verte auprès du Prophète ﷺ et dit : Celle-ci est ton épouse dans ce monde et dans l’autre.

» Il dit : Et Muḥammad ibn ʿĪsā nous a raconté, Bundār et Ibrāhīm ibn Yaʿqūb nous ont raconté, ils dirent : Yaḥyā ibn Ḥammād nous a raconté, ʿAbd al-ʿAzīz ibn al-Mukhtār nous a raconté, Khālid al-Ḥadhdhā’ nous a informés, d’après Abū ʿUthmān an-Nahdī, d’après ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, que l’Envoyé d’Allāh ﷺ l’avait nommé commandant de l’armée de Dhāt as-Salāsil.

Il dit : Je vins à lui et dis : Ô Envoyé d’Allāh, « Quelle personne aimes-tu le plus ? » Il dit : « ʿĀ’ishah.

» Je dis : « Parmi les hommes ? » Il dit : « Son père.

» Il dit : Et Muḥammad ibn ʿĪsā nous a raconté, Muḥammad ibn Bashshār nous a raconté, ʿAbd ar-Raḥmān ibn Mahdī nous a raconté, Sufyān nous a raconté, d’après Abū Isḥāq, d’après ʿAmr ibn Ghālib : « Qu’un homme médit de ʿĀ’ishah ﵂ auprès de ʿAmmār ibn Yāsir, et il dit : Va-t’en, maudit et chassé ! Incommodes-tu la bien-aimée de l’Envoyé d’Allāh ﷺ ? » Et Masrūq, lorsqu’il rapportait d’elle, disait : La véridique, fille du véridique, l’innocente, l’absoute m’a raconté.

Les plus grands Compagnons l’interrogeaient sur les lois successorales.

ʿAṭā’ ibn Abī Rabāḥ a dit : ʿĀ’ishah était parmi les plus savants des gens et la meilleure des gens en opinion dans la communauté.

ʿUrwah a dit : Je n’ai vu personne plus savant en jurisprudence, ni en médecine, ni en poésie que ʿĀ’ishah.

Si ʿĀ’ishah n’avait d’autre mérite que l’histoire de l’Ifk, cela suffirait comme mérite et élévation de gloire, car il en est descendu dans le Coran ce qui est récité jusqu’au Jour de la Résurrection.

Si je ne craignais la longueur, je mentionnerais l’histoire de l’Ifk dans son intégralité, mais elle est trop célèbre pour être cachée.

Mismār ibn ʿUmar ibn al-ʿUways et Abū al-Faraj Muḥammad ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī al-ʿIzz, et d’autres, nous ont informés, par leur chaîne de transmission, d’après Muḥammad ibn Ismāʿīl, Muḥammad ibn Bashshār nous a raconté, ʿAbd al-Wahhāb ibn ʿAbd al-Majīd nous a raconté, Ibn ʿAwn nous a raconté, d’après al-Qāsim ibn Muḥammad, « que ʿĀ’ishah tomba malade et Ibn ʿAbbās vint et dit : Ô Mère des croyants, tu vas rejoindre un prédécesseur véridique, l’Envoyé d’Allāh ﷺ et Abū Bakr.

» Elle a beaucoup rapporté du Prophète ﷺ.

ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb et beaucoup de Compagnons ont rapporté d’elle, et parmi les Successeurs, un nombre incalculable.

Yaḥyā ibn Ayyūb a rapporté, d’après ʿUbayd Allāh ibn Zaḥr, d’après ʿAlī ibn Zayd, d’après al-Qāsim, d’après Abū Umāmah, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : Approchez les chevaux, tirez à l’arc, portez des sandales, et méfiez-vous des mœurs des étrangers, et de vous asseoir à une table où l’on boit du vin. Il n’est pas permis à un croyant ni à une croyante d’entrer au bain sans un pagne, sauf en cas de maladie, car ʿĀ’ishah m’a raconté que l’Envoyé d’Allāh ﷺ a dit, alors qu’il était sur mon lit : « Toute femme croyante qui ôte son voile dans une maison autre que la sienne déchire le voile entre elle et son Seigneur ﷿.

» ʿĀ’ishah mourut en l’an cinquante-sept, et on a dit : en l’an cinquante-huit, la nuit du mardi, la dix-septième nuit de Ramaḍān.

Elle ordonna qu’on l’enterre de nuit à al-Baqīʿ.

Elle fut enterrée, et Abū Hurayrah ﵁ pria sur elle.

Cinq personnes descendirent dans sa tombe : ʿAbd Allāh et ʿUrwah, les deux fils d’az-Zubayr, al-Qāsim ibn Muḥammad ibn Abī Bakr, ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Abī Bakr, et ʿAbd Allāh ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Bakr.

Lorsque le Prophète ﷺ mourut, elle avait dix-huit ans. Les trois l’ont fait sortir.

Questions fréquentes - Aïcha bint Abi Bakr

Qui est Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) ?

Aïcha bint Abou Bakr al-Siddiq (qu'Allah soit satisfait d'eux), Mère des Croyants, la plus aimée des épouses du Prophète ﷺ après Khadija.

Quel fut son rôle dans la préservation de la Sounna ?

Elle fut parmi les Compagnons les plus prolifiques en transmission de hadiths : elle a rapporté 2 210 hadiths, et les Compagnons s'adressaient à elle pour les avis juridiques.

Pourquoi fut-elle surnommée Mère des Croyants ?

Elle reçut ce titre comme toutes les épouses du Prophète ﷺ, conformément à la parole d'Allah : 'Et ses épouses sont leurs mères.'

Variantes d'écriture du nom Aïcha bint Abi Bakr

Le nom Aïcha bint Abi Bakr est aussi écrit sous les graphies suivantes :

  • A'ishah bint Abi Bakr as-Siddiq
  • A'ishah bint Abi Bakr el-Siddiq
  • A'ishah bint Abi Bakr Siddiq
بسم الله الرحمن الرحيم mer. 17 Dhoul Hidjah
الأربعاء 17 ذو الحجة
أحدب متناقص Gibbeuse Décroissante Jour 18.1 / 29.5
Illumination 88%
Nouvelle lune dans 11 jours
لا حول ولا قوة إلا بالله Pas de force ni de puissance sauf en Allah