Mou'adh at-Tamimi

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

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Biographie de Mou'adh at-Tamimi

4952 - Muʿādh at-Tamīmī Muʿādh at-Tamīmī.

As-Sāʾib ibn Yazīd a rapporté, d'après un homme des Banū Tamīm nommé Muʿādh : qu'il vint auprès du Prophète ﷺ alors qu'il portait deux cottes de mailles superposées.

Abū ʿAlī al-Ghassānī l'a dit. 4953 - Muʿādh ibn Jabal (B D ʿA) Muʿādh ibn Jabal ibn ʿAmr ibn Aws ibn ʿĀʾidh ibn ʿAdī ibn Kaʿb ibn ʿAmr ibn Adī ibn Saʿd ibn ʿAlī ibn Asad ibn Sārida ibn Tazīd ibn Jusham ibn al-Khazraj al-Anṣārī al-Khazrajī, puis al-Jushamī.

Et Udī, auquel il est attribué, est : le frère de Salama ibn Saʿd, la tribu à laquelle il est attribué parmi les Anṣār.

Certains l'ont attribué aux Banū Salama, et Ibn Isḥāq a dit : les Banū Salama ne l'ont revendiqué que parce qu'il était le frère utérin de Sahl ibn Muḥammad ibn al-Jadd ibn Qays, et Sahl est des Banū Salama.

Al-Kalbī a dit : il est des Banū Udī, comme nous l'avons attribué en premier.

Il dit : et il ne reste personne des Banū Udī, et leur recensement est parmi les Banū Salama, et le dernier d'entre eux à survivre fut ʿAbd ar-Raḥmān ibn Muʿādh (2), mort dans la peste dʿAmwās (3) en Syrie.

On a dit : il mourut avant son père Muʿādh, et selon cela, Muʿādh serait le dernier d'entre eux, et c'est correct.

Muʿādh était surnommé Abū ʿAbd ar-Raḥmān.

Il est l'un des soixante-dix qui assistèrent à la ʿAqaba parmi les Anṣār, et il assista à Badr, à Uḥud et à tous les combats avec le Messager d'Allāh ﷺ.

Le Messager d'Allāh ﷺ établit un lien de fraternité entre lui et ʿAbd Allāh ibn Masʿūd.

Il avait dix-huit ans lorsqu'il embrassa l'islam.

ʿAbd al-Wahhāb ibn Hibat Allāh nous a informés avec sa chaîne de transmission d'après ʿAbd Allāh ibn Aḥmad, qui a dit : mon père m'a raconté, Abū Muʿāwiya nous a raconté, d'après al-Aʿmash, d'après Shaqīq, d'après Masrūq, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, qui a dit : le Messager d'Allāh ﷺ a dit : Prenez le Coran de quatre personnes : d'Ibn Masʿūd, d'Ubayy ibn Kaʿb, de Muʿādh ibn Jabal et de Sālim, affranchi d'Abū Ḥudhayfa (4).

Ismāʿīl et d'autres nous ont informés, disant avec leur chaîne de transmission d'après Muḥammad ibn ʿĪsā : Sufyān ibn Wakīʿ nous a raconté, Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān nous a raconté, d'après Dāwūd al-ʿAṭṭār, d'après Maʿmar, d'après Qatāda, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit : le Messager d'Allāh ﷺ a dit : « Le plus miséricordieux de ma communauté envers ma communauté est Abū Bakr » et il mentionna le ḥadīth, et il dit : « et le plus savant d'entre eux sur le licite et l'illicite est Muʿādh ibn Jabal (1) ».

ʿAbd Allāh ibn Abī Naṣr al-Khaṭīb nous a informés, il a dit : Jaʿfar ibn Aḥmad al-Qāriʾ nous a raconté, ʿAlī ibn al-Muḥsin nous a raconté, Abū Saʿīd al-Ḥasan ibn Jaʿfar ibn Muḥammad as-Simsār (2) nous a raconté, Abū Shuʿayb al-Ḥarrānī nous a raconté, Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh al-Bābulutī (3) nous a raconté, Salama ibn Wardān nous a raconté, il a dit : j'ai entendu Anas ibn Mālik dire : Muʿādh ibn Jabal vint à moi de chez le Messager d'Allāh ﷺ et dit : quiconque atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allāh, sincèrement avec son cœur, entrera au Paradis.

J'allai donc auprès du Messager d'Allāh ﷺ et dis : ô Messager d'Allāh, Muʿādh m'a raconté que tu as dit : « Quiconque atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allāh, sincèrement avec son cœur, entrera au Paradis.

» Il dit : Muʿādh a dit vrai.

Muʿādh a dit vrai.

Muʿādh a dit vrai.

Sahl ibn Abī Ḥathma (4) a rapporté, d'après son père, qui a dit : ceux qui émettaient des avis juridiques à l'époque du Messager d'Allāh ﷺ parmi les Émigrants étaient : ʿUmar, ʿUthmān et ʿAlī.

Et trois parmi les Anṣār : Ubayy ibn Kaʿb, Muʿādh ibn Jabal et Zayd ibn Thābit.

Jābir ibn ʿAbd Allāh a dit : Muʿādh ibn Jabal était parmi les plus beaux visages, les meilleurs caractères et les plus généreux des gens.

Il contracta de nombreuses dettes, et ses créanciers le pressèrent au point qu'il se cacha d'eux pendant des jours dans sa maison.

Ses créanciers demandèrent au Messager d'Allāh ﷺ de le faire comparaître, et il envoya quelqu'un le chercher.

Il vint avec ses créanciers, et ils dirent : ô Messager d'Allāh, il nous a privés de notre dû ! Le Messager d'Allāh ﷺ dit : qu'Allāh fasse miséricorde à celui qui lui fait l'aumône.

Des gens lui firent l'aumône, et d'autres refusèrent.

Alors le Messager d'Allāh ﷺ le déposséda de ses biens, et ils les partagèrent entre eux, et ils reçurent les cinq septièmes de leurs droits.

Le Messager d'Allāh ﷺ leur dit : vous n'avez que cela.

Puis le Messager d'Allāh ﷺ l'envoya au Yémen, et dit : peut-être qu'Allāh te récompensera et acquittera ta dette pour toi. Il resta au Yémen jusqu'à ce que le Messager d'Allāh ﷺ mourût.

Thawr ibn Yazīd a rapporté, il a dit : lorsque Muʿādh priait la nuit, il disait : ô Allāh, les yeux dorment, les étoiles disparaissent, et Tu es Vivant, Éternel.

Ô Allāh, ma recherche du Paradis est lente, et ma fuite du Feu est faible.

Ô Allāh, établis pour moi auprès de Toi une guidance que Tu me feras revenir jusqu'au Jour de la Résurrection, car Tu ne manques pas à Ta promesse.

Lorsque la peste frappa la Syrie, Muʿādh dit : ô Allāh, fais entrer sur la famille de Muʿādh leur part de ceci.

Deux de ses épouses furent frappées (1) et moururent, puis son fils ʿAbd ar-Raḥmān fut frappé et mourut.

Ensuite, Muʿādh ibn Jabal fut frappé, et il s'évanouissait.

Quand il reprenait conscience, il disait : ô Allāh, accable-moi de Ton accablement, car par Ta puissance, Tu sais que je T'aime.

Puis il s'évanouissait.

Quand il reprenait conscience, il disait la même chose.

ʿAmr ibn Qays a dit : lorsque la mort se présenta à Muʿādh ibn Jabal, il dit : regardez, sommes-nous au matin ? On dit : nous ne sommes pas au matin.

Jusqu'à ce qu'on vienne et qu'on dise : nous sommes au matin.

Il dit : je cherche refuge auprès d'Allāh contre une nuit dont le matin mène au Feu ! Bienvenue à la mort, bienvenue, visiteur aimé venu dans le besoin ! Ô Allāh, Tu sais que je Te craignais, et aujourd'hui j'espère en Toi. Je n'aimais pas le monde et la longue durée de vie en lui pour l'irrigation des rivières (2), ni pour la plantation des arbres, mais pour la soif des midis brûlants, l'endurance des heures difficiles et la rivalité des savants à cheval autour des cercles de rappel.

Al-Ḥasan a dit : lorsque la mort se présenta à Muʿādh, il se mit à pleurer.

On lui dit : tu pleures, alors que tu es le compagnon du Messager d'Allāh ﷺ, et toi, et toi ? Il dit : je ne pleure pas par crainte de la mort, si elle s'abat sur moi, ni pour un monde que je laisse derrière moi, mais ce sont les deux poignées, et je ne sais de laquelle des deux poignées je suis.

On a dit : Muʿādh faisait partie de ceux qui brisèrent les idoles des Banū Salima.

Le Prophète ﷺ a dit : Muʿādh est le guide des savants au Jour de la Résurrection, d'un degré ou deux (3).

Farwa al-Ashjaʿī a rapporté, d'après Ibn Masʿūd : « Muʿādh ibn Jabal était une communauté, dévot à Allāh, monothéiste pur, et il n'était pas du nombre des associateurs.

» Je lui dis : Allāh a seulement dit : ﴿Abraham était une communauté, dévot à Allāh, monothéiste pur﴾ (4).

Il répéta sa parole : « Muʿādh était une communauté, dévot à Allāh », le verset, et dit : qu'est-ce que la communauté ? Et qu'est-ce que le dévot ? Je dis : Allāh

(1) C'est-à-dire : il rassembla et porta l'une par-dessus l'autre.

(2) Ǧamharat ansāb al-ʿarab d'Ibn Ḥazm : 358.

(3) ʿAmwās – avec la fatḥa sur la première et la deuxième lettre – : un district de Palestine près de Jérusalem ; ʿAmwās en était autrefois la capitale, et c'est un village important à six milles de Jérusalem ; c'est de là que partit la peste qui lui est attribuée à l'époque de ʿUmar ; on dit que vingt-cinq mille personnes y moururent.

(4) Musnad al-Imām Aḥmad : 2/190.

(1) Tuḥfat al-aḥwaḏī, chapitre des mérites, section «Mérites de Muʿāḏ ibn Ǧabal», ḥadīṯ 3879 : 10/293, 294. Et at-Tirmiḏī a dit : «Ce ḥadīṯ est étrange, nous ne le connaissons d'après Qatāda que par cette voie. Et Abū Qilāba l'a rapporté d'après Anas, d'après le Prophète ﷺ, de manière similaire». Et al-Ḥāfiẓ Abū al-ʿAlā a dit : «Al-Ḥāfiẓ a dit dans al-Fatḥ après avoir mentionné ce ḥadīṯ : 'Ses transmetteurs sont dignes de confiance', fin de citation. Et il a été également rapporté par Aḥmad dans son Musnad, et par Ibn Ḥibbān dans son Ṣaḥīḥ, et par Abū Yaʿlā d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar».

(2) Pour Abū Saʿīd as-Sammār, sa notice se trouve dans al-ʿIbar : 2/1, où l'on lit : «Ǧaʿfar ibn al-Waḍḍāḥ». Et dans l'image : «Ǧaʿfar ibn Muḥammad ibn as-Sammār».

(3) Dans l'imprimé : «al-Bābilī». Et le texte établi d'après l'image, et al-Ǧarḥ wa-l-taʿdīl d'Ibn Abī Ḥātim : 4/2/164, et al-Lubāb d'Ibn al-Aṯīr : 1/81.

(4) Dans l'imprimé : «Ḫayṯama». Et la correction d'après l'image, et al-Ḫulāṣa.

(5) C'est-à-dire : il leur donna toute sa fortune. Et dans le ḥadīṯ : «Il fait partie de mon repentir que je me dépouille de ma fortune en aumône», c'est-à-dire : je m'en sépare entièrement, j'en fais aumône, et je m'en dénude comme l'homme se dénude quand il ôte son vêtement.

(1) On dit : ṭuʿina l-rajul – à la forme passive – il est ṭaʿīn, quand la peste l'a frappé.

(2) C'est-à-dire : creuser les canaux ; on dit karaytu l-nahr karan : quand on l'a creusé.

(3) ar-Ratwa : la portée d'une flèche, et l'on dit : un mille. Et l'on dit : la portée de la vue.

(4) Sourate an-Naḥl, verset 120.

Variantes d'écriture du nom Mou'adh at-Tamimi

Le nom Mou'adh at-Tamimi est aussi écrit sous les graphies suivantes :

  • Mou'adh at-Tamimi
  • Mou'adh el-Tamimi
  • Mou'adh Tamimi
  • Mu'adh at-Tamimi
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