Biographie de l'imam Mâlik (Malik ibn Anas)

İslam > Az > Savants > l'imam Mâlik

Biographie de l'imam Mâlik (Malik ibn Anas) telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A’lam an-Noubala. Il est mort en 179 H.

14 sentyabr 2026 tarixində 20h10 -də yeniləndi

📖 116 dəq oxu

La biographie complète de l'imam Mâlik par ad-Dhahabi

10 - Malik l'Imam

Malik ibn Anas ibn Malik le Médinois * qu'Allah lui fasse miséricorde

Il est le cheikh de l'Islam, la preuve de la oumma, l'imam de la Demeure de l'Hégire : Abou Abdillah Malik ibn Anas ibn Malik ibn Abou 'Amir ibn 'Amr ibn al-Harith ibn Ghayman ibn Khuthayl ibn 'Amr ibn al-Harith, celui-ci étant Dhou Asbah ibn 'Awf ibn Malik ibn Zayd ibn Chaddad ibn

Zour'a, qui est Himyar al-Asghar le Himyarite, puis al-Asbahi, le Médinois, allié des Banou Taym de Quraych : ce sont les alliés d'Othman, frère de Talha ibn 'Oubaydillah, l'un des Dix.

Sa mère est 'Aliya bint Chourayk al-Azdiyya.

Ses oncles paternels sont : Abou Souhayl Nafi', Ouwais, ar-Rabi' et an-Nadr, fils d'Abou 'Amir.

Az-Zouhri a rapporté de son père Anas et de ses deux oncles, Ouwais et Abou Souhayl, et il a dit : mawla des Taymiyyin.

Abou Ouwais 'Abdallah a rapporté de son oncle ar-Rabi', et leur père était parmi les grands savants des Tabi'oun.

Il apprit de : Othman, et d'un groupe.

La naissance de Malik, selon l'avis le plus juste : en l'an 93, l'année de la mort d'Anas, serviteur du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). Il grandit dans la protection, l'aisance et le raffinement.

Il se mit en quête du savoir alors qu'il était à peine adolescent, peu après la mort d'al-Qasim et de Salim.

Il apprit donc de : Nafi', Sa'id al-Maqburi, 'Amir ibn 'Abdillah ibn az-Zoubayr, Ibn al-Mounkadir, az-Zouhri, 'Abdallah ibn Dinar, et d'un groupe dont nous ferons mention dans le mu'jam ; à côté de chacun d'eux figure ce qu'il a rapporté de lui dans Al-Muwatta, avec le nombre correspondant.

Les voici :

Ishaq ibn 'Abdillah ibn Abi Talha, Ayyoub ibn Abou Tamima as-Sakhtiyani, savant de Bassora, Ayyoub ibn Habib al-Jouhani, mawla de Sa'd ibn Malik, Ibrahim ibn 'Oukba, Ismaïl ibn Abi Hakim, Ismaïl ibn Mouhammad ibn Sa'd, Thawr ibn Zayd ad-Dayli, Ja'far ibn Mouhammad, Houmayd at-Tawil, Houmayd ibn Qays al-A'raj, Khoubayb ibn 'Abd ar-Rahman, Dawoud ibn al-Houssayn, Dawoud Abou Layla ibn 'Abdillah, en charge de la qasama, Rabi'a ar-Ra'y, Zayd ibn Aslam, Zayd ibn Rabbah, Ziyad ibn Sa'd,

Zayd ibn Abi Ounaysa, Salim Abou an-Nadr, Sa'id ibn Abi Sa'id, Soumayy mawla d'Abou Bakr, Salama ibn Dinar Abou Hazim, Souhayl ibn Abi Salih, Salama ibn Safwan az-Zouraqi, Sa'd ibn Ishaq, Sa'id ibn 'Amr ibn Chourahbil, Charik ibn Abi Namir, Salih ibn Kaysan, Safwan ibn Soulaym, Sayfi mawla d'Ibn Aflah, Damra ibn Sa'id, Talha ibn 'Abd al-Malik, 'Amir ibn 'Abdillah ibn az-Zoubayr, 'Abdallah ibn al-Fadl, 'Abdallah ibn 'Abdillah ibn Jabir ibn 'Atik, 'Abdallah ibn Abi Bakr ibn Hazm, 'Abdallah ibn Yazid mawla d'al-Aswad, 'Abdallah ibn Dinar, Abou az-Zinad 'Abdallah ibn Dhakwan, 'Abd ar-Rahman ibn al-Qasim, 'Abd ar-Rahman ibn Abi Sa'sa'a, 'Abdallah ibn 'Abd ar-Rahman Abou Touala, 'Oubaydillah ibn Soulayman al-Agharr, 'Oubaydillah ibn 'Abd ar-Rahman, 'Abd ar-Rahman ibn Harmala, 'Abd ar-Rahman ibn Abi 'Amra, 'Abd al-Majid ibn Souhayl, 'Abd Rabbih ibn Sa'id, 'Abd al-Karim al-Jazari, 'Ata' al-Khourasani, 'Amr ibn al-Harith, 'Amr ibn Abi 'Amr, 'Amr ibn Yahya ibn 'Ammar, 'Alqama ibn Abi 'Alqama, al-'Ala' ibn 'Abd ar-Rahman, Foudayl ibn Abi 'Abdillah, Qatan ibn Wahb, az-Zouhri, Ibn al-Mounkadir, Abou az-Zoubayr, Mouhammad ibn 'Abd ar-Rahman, l'orphelin d'Ourwa, Mouhammad ibn 'Amr ibn Halhala, Mouhammad ibn 'Oumara, Mouhammad ibn Abi Oumama, Mouhammad ibn 'Abdillah ibn Abi Sa'sa'a, Mouhammad ibn Abi Bakr ath-Thaqafi, Mouhammad ibn 'Amr ibn 'Alqama, Mouhammad ibn Yahya ibn Habban, Mouhammad ibn Abi Bakr ibn Hazm, Abou ar-Rijal Mouhammad, Moussa ibn 'Oukba, Moussa ibn Mayssara, Moussa ibn Abi Tamim, Makrama ibn Soulayman, Mouslim ibn Abi Maryam, al-Miswar ibn Rifa'a, Nafi', Abou

Souhayl Nafi' ibn Malik, Nou'aym al-Moujmir, Wahb ibn Kaysan, Hachim ibn Hachim al-Waqqasi, Hilal ibn Abi Maymouna, Hicham ibn 'Ourwa, Yahya ibn Sa'id al-Ansari, Yazid ibn Khoussayfa, Yazid ibn Abi Ziyad al-Madani, Yazid ibn 'Abdallah ibn al-Had, Yazid ibn Rouman, Yazid ibn 'Abdallah ibn Qousayt, Younous ibn Youssouf ibn Himas, Abou Bakr ibn 'Omar al-'Omari, Abou Bakr ibn Nafi', fiable selon lui, fiable.

De tous ceux-ci, il rapporte 636 hadiths, plus 6 hadiths de transmetteurs non nommés ; il y a divergence sur cela à propos de 71 hadiths.

Et parmi ceux dont Malik a rapporté des mawaqit : 'Abd al-Karim ibn Abi al-Moukhariq, Mouhammad ibn 'Oukba, 'Omar ibn Houssayn, Kathir ibn Zayd, Kathir ibn Farqad, Mouhammad ibn 'Oubaydillah ibn Abi Maryam, Othman ibn Hafs ibn Khalda, Mouhammad ibn 'Abd ar-Rahman ibn Sa'd ibn Zourara, Ya'qoub ibn Yazid ibn Talha, Yahya ibn Mouhammad ibn Tahla, Sa'id ibn 'Abd ar-Rahman ibn Rouqaych, 'Abd ar-Rahman ibn al-Moudjabbir, as-Salt ibn Zouyayd, Abou 'Oubayd, chambellan de Soulayman, Mouhammad ibn Youssouf, 'Afif ibn 'Amr, Mouhammad ibn Zayd ibn Qounfoudh, Abou Ja'far al-Qari', 'Omar ibn Mouhammad ibn Zayd, Sadaqa ibn Yassari al-Makki, Ziyad ibn Abi Ziyad, 'Oumara ibn Sayyad, Sa'id ibn Soulayman ibn Zayd ibn Thabit, Sa'id ibn 'Amr ibn Soulaym, 'Ourwa ibn Oudayna, Ayyoub ibn Moussa, Mouhammad ibn Abi Harmala, Abou Bakr ibn Othman, Jamil ibn 'Abd ar-Rahman al-Mouadhdhin, 'Abd ar-Rahman ibn Mouhammad ibn

Abdillah ibn 'Abd, et 'Amr ibn 'Oubaydillah al-Ansari, Ibrahim ibn Abi 'Abla, 'Abdallah ibn Sa'id ibn Abi Hind, Yazid ibn Hafs, 'Asim ibn 'Oubaydillah, Thabit al-Ahnaf, 'Abd ar-Rahman ibn Abi Habib, 'Omar ibn Abi Doulaf, 'Abd al-Malik ibn Qourayz, al-Walid ibn 'Abdallah ibn Sayyad, et 'A'icha bint Sa'd.

Dans Al-Muwatta figurent aussi plusieurs mursal, rapportés d'az-Zouhri, de Yahya al-Ansari et de Hicham ibn 'Ourwa.

L'imam ad-Daraqoutni a traité les atraf de tout cela dans un grand volume, et il a clarifié et éclairci ; j'ai moi-même consacré un grand volume aux noms de ceux qui ont rapporté de lui, au nombre d'environ 1400 ; mentionnons donc leurs notables :

Ont rapporté de lui, parmi ses propres maîtres : son oncle Abou Souhayl, Yahya ibn Abi Kathir, az-Zouhri, Yahya ibn Sa'id, Yazid ibn al-Had, Zayd ibn Abi Ounaysa, 'Omar ibn Mouhammad ibn Zayd, et d'autres.

Parmi ses contemporains : Ma'mar, Ibn Jourayj, Abou Hanifa, 'Amr ibn al-Harith, al-Awza'i, Chou'ba, ath-Thawri, Jouwayriya ibn Asma', al-Layth, Hammad ibn Zayd, et un grand nombre, Ismaïl ibn Ja'far, Soufyan ibn 'Ouyayna, 'Abdallah ibn al-Moubarek, ad-Darawardi, Ibn Abi az-Zinad, Ibn 'Oulayya, Yahya ibn Abi Za'ida, Abou Ishaq al-Fazari, Mouhammad ibn al-Hasan le juriste, 'Abd ar-Rahman ibn al-Qasim, 'Abd ar-Rahman ibn Mahdi, Ma'n ibn 'Isa al-Qazzaz, 'Abdallah ibn Wahb, Abou Qourra Moussa ibn Tariq, an-Nou'man ibn 'Abd as-Salam, Waki', al-Walid ibn Mouslim, Yahya al-Qattan, Ishaq ibn Soulayman ar-Razi, Anas ibn 'Iyad al-Laythi, Damra ibn Rabi'a, Oumayya ibn Khalid, Bichr ibn as-Sariyy

al-Afouah, Baqiyya ibn al-Walid, Bakr ibn ach-Chiroud as-San'ani, Abou Ousama, Hadjadj ibn Mouhammad, Rawh ibn 'Oubada, Achhab ibn 'Abd al-'Aziz, Abou 'Abdillah ach-Chafi'i, 'Abdallah ibn 'Abd al-Hakam, Ziyad ibn 'Abd ar-Rahman Chabtoun al-Andalousi, Abou Dawoud at-Tayalisi, Abou Kamil Mouzaffar ibn Moudrik, Abou 'Asim an-Nabil, 'Abd ar-Razzaq, Abou 'Amir al-'Aqadi, Abou Mouchir ad-Dimachqi, 'Abdallah ibn Nafi' as-Sa'igh, 'Abdallah ibn Othman al-Marwazi 'Abdan, Marwan ibn Mouhammad at-Tatari, 'Abdallah ibn Youssouf at-Tinnisi, 'Abdallah ibn

Maslama al-Qa'nabi, Abou Nou'aym al-Fadl ibn Doukayn, Mou'alla ibn Mansour ar-Razi, Mansour ibn Salama al-Khouza'i, al-Haytham ibn Jamil al-Antaki, Hicham ibn 'Oubaydillah ar-Razi, Asad ibn Moussa, Adam ibn Abi Iyas, Mouhammad ibn 'Isa ibn at-Tabba', Khalid ibn Makhlad al-Qatawani, Yahya ibn Salih al-Wouhadhi, Abou Bakr et Ismaïl, les deux fils d'Abou Ouwais, 'Ali ibn al-Ja'd, Khalaf ibn Hicham, Yahya ibn Yahya at-Tamimi, Yahya ibn Yahya al-Laythi, Sa'id ibn Mansour, Yahya ibn Boukayr, Abou Ja'far an-Noufayli, Qoutayba ibn Sa'id, Mouss'ab ibn 'Abdillah az-Zoubayri, Abou Mouss'ab az-Zouhri, Ahmad ibn Younous al-Yarbou'i, Souwayd ibn Sa'id, Mouhammad ibn Soulayman Louwayn, Hicham ibn 'Ammar, Ahmad ibn Hatim at-Tawil, Ahmad ibn Nasr al-Khouza'i le martyr, Ahmad ibn Mouhammad al-Azraqi, Ibrahim ibn Youssouf al-Balkhi al-Makiyani, Ibrahim ibn Soulayman az-Zayyat al-Balkhi, Ismaïl ibn Moussa al-Fazari, Ishaq ibn 'Isa ibn at-Tabba', frère de Mouhammad, Ishaq ibn Mouhammad al-Farwi, Ishaq ibn al-Fourat, Ishaq ibn Ibrahim al-Hounayni, Bichr ibn al-Walid al-Kindi, Habib ibn Abi Habib, scribe de Malik, al-Hakam ibn al-Moubarek al-Khachti, Khalid ibn Khidach al-Mouhallabi, Khalaf ibn Hicham al-Bazzar, et Zouhayr

ibn 'Abbad ar-Rou'asi, et Sa'id ibn 'Oufayr al-Misri,

et Sa'id ibn Dawoud az-Zoubayri, et Sa'id ibn Abi Maryam, et Abou ar-Rabi' Soulayman ibn Dawoud az-Zahrani, et Salih ibn 'Abdillah at-Tirmidhi, et 'Abdallah ibn Nafi' ibn Thabit az-Zoubayri, et 'Abdallah ibn Nafi' al-Joumahi, et 'Abd ar-Rahman ibn 'Amr al-Bajali al-Harrani, et 'Abd al-A'la ibn Hammad an-Narsi, et 'Abd al-'Aziz ibn Yahya al-Madani, et Abou Nou'aym, et 'Oubayd ibn Hicham al-Halabi, et 'Ali ibn 'Abd al-Hamid al-Ma'ni, et 'Outba ibn 'Abdillah al-Yahmadi al-Marwazi, et 'Amr ibn Khalid al-Harrani, et 'Asim ibn 'Ali al-Wasiti, et 'Abbas ibn al-Walid an-Narsi, et Kamil ibn Talha, et Mouhammad ibn Mou'awiya an-Naissabouri, et Mouhammad ibn 'Omar al-Waqidi, et Abou al-Ahwas Mouhammad ibn Hibban al-Baghawi,

et Mouhammad ibn Ja'far al-Warkani, et Mouhammad ibn Ibrahim ibn Abi Soukayna, et Mansour ibn Abi Mouzahim, et Moutarrif ibn 'Abdillah al-Yassari, et Mouhriz ibn Salama al-'Adani, et Mouhriz ibn 'Awn, et al-Haytham ibn Khardja, et Yahya ibn Qaza'a al-Madani, et Yahya ibn Soulayman ibn Nadla al-Madani, et Yazid ibn Salih an-Naissabouri al-Farra'.

Et le dernier de ses compagnons à mourir : le transmetteur d'Al-Muwatta, Abou Houdayfa Ahmad ibn Ismaïl as-Sahmi, qui vécut 80 ans après Malik.

Il avait accompli le pèlerinage autrefois et avait rejoint 'Ata' ibn Abi Rabah. Mouss'ab az-Zoubayri a dit :

J'ai entendu Ibn Abi az-Zoubayr dire : Malik nous a rapporté et a dit :

J'ai vu 'Ata' ibn Abi Rabah entrer dans la mosquée, saisir le pommeau du minbar, puis se tourner vers la qibla.

Ma'n, al-Waqidi et Mouhammad ibn ad-Dahhak ont dit : la mère de Malik porta Malik pendant trois ans.

Et selon al-Waqidi, qui a dit : elle le porta deux ans.

Malik se mit en quête du savoir alors qu'il était à peine adolescent, devint apte à la fatawa et s'assit pour enseigner à 21 ans. Un groupe rapportait déjà de lui alors qu'il était jeune, dans la fleur de l'âge ; les étudiants en science venus des horizons le recherchèrent à la fin du règne d'Abou Ja'far al-Mansour, et après cela, et se pressèrent autour de lui sous le califat d'ar-Rachid, et ce jusqu'à sa mort.

Nous a informés Abou al-Hasan 'Ali ibn 'Abd al-Ghani al-Mou'addal ; nous a informés 'Abd al-Latif ibn Youssouf ; nous a informés Ahmad ibn Ishaq ; nous a informés Mouhammad ibn Abi al-Qasim al-Khatib, tous deux dirent :

Abou al-Fath Mouhammad ibn 'Abd al-Baqi nous a informés ; 'Ali ibn Mouhammad ibn Mouhammad al-Anbari nous a informés ; 'Abd al-Wahid ibn Mouhammad ibn 'Abdillah ibn Mahdi nous a informés ; Mouhammad ibn Makhlad nous a informés ; Abou Yahya Mouhammad ibn Sa'id ibn Ghalib al-'Attar nous a rapporté : Ibn 'Ouyayna nous a rapporté, d'après Ibn Jourayj, d'après Abou az-Zoubayr, d'après Abou Salih :

d'après Abou Hourayra, qui le remonte jusqu'au Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), qui a dit : « Les gens battront les poitrines des chameaux en quête du savoir, sans trouver de savant plus savant que le savant de Médine. »

Et par une autre voie, jusqu'à Ibn Makhlad : Layth ibn al-Faraj nous a rapporté ; 'Abd ar-Rahman ibn Mahdi nous a rapporté, d'après Soufyan, d'après Ibn Jourayj, d'après Abou az-Zoubayr, d'après Abou Salih, d'après

Abou Hourayra, qui a dit :

Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « Viendra un temps où les gens battront les poitrines des chameaux... » et il mentionna le hadith.

C'est un hadith à l'isnad pur, au matn rare.

Il a été rapporté par plusieurs, d'après Soufyan ibn 'Ouyayna.

Dans une version : « Les gens ne tarderont pas à parcourir les flancs des chameaux en quête du savoir. »

Dans une version : « un savant à Médine ».

Dans une version : « plus savant en fiqh que le savant de Médine ».

Il a été rapporté par al-Mouharibi, d'après Ibn Jourayj, comme mawquf (à l'arrêt), et il est rapporté de Mouhammad ibn 'Abdillah al-Ansari, d'après Ibn Jourayj, comme marfu' (remonté au Prophète).

Et an-Nasa'i l'a rapporté, disant : 'Ali ibn Ahmad nous a rapporté ; Mouhammad ibn Kathir nous a rapporté, d'après Soufyan, d'après Abou az-Zinad, d'après Abou Salih, d'après Abou Hourayra :

Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « Ils battront les poitrines des chameaux, sans trouver de savant plus savant que le savant de Médine. »

An-Nasa'i a dit : « C'est une erreur ; la voie juste est : d'après Abou az-Zoubayr, d'après Abou Salih. »

Ma'n ibn 'Isa, d'après Abou al-Moundhir Zouhayr at-Tamimi, qui a dit :

'Oubaydillah ibn 'Omar a dit, d'après Sa'id ibn Abi Hind, d'après Abou Moussa al-Ach'ari, qui a dit :

Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « Des gens partiront d'Orient et d'Occident en quête du savoir, sans trouver de savant plus savant que le savant de Médine. »

Et il est rapporté d'Ibn 'Ouyayna, qui a dit :

Je disais : c'est Sa'id ibn al-Moussayyib, jusqu'à ce que je dise : de son temps il y avait Soulayman ibn Yassar, Salim ibn 'Abdillah, et d'autres qu'eux deux.

Puis, aujourd'hui, j'en arrive à dire : c'est Malik ; il ne lui reste aucun pareil à Médine.

Le qadi 'Iyad a dit : « C'est là ce qui est juste de la part de Soufyan. »

L'ont rapporté de lui : Ibn Mahdi, Ibn Ma'in, Dhou'ayb ibn 'Imama, Ibn al-Madini, az-Zoubayr ibn Bakkâr et Ishaq ibn Abi Isra'il ; tous ont entendu Soufyan l'interpréter par Malik, ou dire : « je pense que c'est lui », « j'estime que c'est lui », « il me semble que c'est lui », ou bien ils le considéraient ainsi.

Et Abou al-Moughira al-Makhzoumi a mentionné que son sens est : tant que les musulmans recherchent le savoir, ils ne trouveront personne de plus savant qu'un savant à Médine.

Selon cette lecture, ce serait Sa'id ibn al-Moussayyib, puis après lui celui des maîtres de Malik (qui occupait ce rang), puis Malik, puis celui qui, après lui, porta son savoir et fut le plus savant de ses disciples.

J'ai dit : le savant de Médine, de son temps, après le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et ses deux compagnons, fut Zayd ibn Thabit et 'A'icha, puis Ibn 'Omar, puis Sa'id ibn al-Moussayyib, puis az-Zouhri, puis 'Oubaydillah ibn 'Omar, puis Malik.

Et d'après Ibn 'Ouyayna, qui a dit : Malik est le savant du Hijaz, et il est la preuve de son temps.

Et ach-Chafi'i a dit, et il a dit vrai et juste : « Quand les savants sont mentionnés, Malik est l'étoile. »

Az-Zoubayr ibn Bakkâr a dit, au sujet du hadith : « Les gens battront les poitrines des chameaux... » :

Du vivant de Malik, lorsque Soufyan ibn 'Ouyayna rapportait ce hadith, il disait : « il me semble que c'est Malik ».

Il s'en tint à cela un temps, puis il changea plus tard et dit : « il me semble que c'est 'Abdallah ibn 'Abd al-'Aziz al-'Omari, l'ascète ».

Ibn 'Abd al-Barr et d'autres ont dit : al-'Omari n'est pas de ceux qui atteignent Malik en savoir et en fiqh, même s'il était noble, généreux et dévot.

Ahmad ibn Abi Khaythama a dit : Mouss'ab nous a rapporté et a dit : Soufyan nous a informés : « Nous considérons que ce hadith désigne Malik », et Soufyan me demandait des nouvelles de Malik.

J'ai dit : ce 'Omari avait du savoir, une bonne maîtrise du fiqh et du mérite ; il disait la vérité fermement, ordonnait le convenable ('urf), se tenait éloigné des gens, et il exhortait Malik, quand il se trouvait seul avec lui, au détachement du monde, au retrait et à la solitude ; qu'Allah fasse miséricorde à tous deux.

Chapitre.

Après les Tabi'oun, il n'y eut plus à Médine de savant comparable à Malik en savoir, en fiqh, en majesté et en mémorisation. Après les Compagnons, Médine compta des hommes tels que Sa'id ibn al-Moussayyib, les sept juristes, al-Qasim, Salim, 'Ikrima, Nafi' et leurs pairs ; puis Zayd ibn Aslam, Ibn Chihab, Abou az-Zinad, Yahya ibn Sa'id, Safwan ibn Soulaym, Rabi'a ibn Abi 'Abd ar-Rahman et leurs pairs. Lorsqu'ils furent disparus, la renommée de Malik s'y répandit, avec Ibn Abi Dhi'b, 'Abd al-'Aziz ibn al-Majchoune, Soulayman ibn Bilal, Fulayh ibn Soulayman, ad-Darawardi et leurs contemporains. Malik fut alors, sans discussion, le premier d'entre eux, celui vers qui l'on parcourt les flancs des chameaux venus des horizons ; qu'Allah, le Très-Haut, lui fasse miséricorde.

Il m'est parvenu, parmi ses chaînes de transmission continues, Al-Muwatta d'Abou Mouss'ab. Et dans cette voie,

il y a une ijaza (autorisation), et il m'est parvenu, du sommet de sa chaîne de transmission, de façon continue, 40 hadiths de la Centaine ach-Chourayhiyya, du Jouz' de Biyba, du Jouz' d'al-Baniyasi et des volumes al-Mahamiliyyat. En font partie :

Abou al-Ma'ali Ahmad ibn Ishaq al-Hamdani nous a informés, et a dit :

Abou al-Mahasine Mouhammad ibn Hibatillah ibn 'Abd al-'Aziz ad-Dinawari nous a informés, à Bagdad, en l'an 621 ; mon oncle paternel Abou Bakr Mouhammad ibn 'Abd al-'Aziz nous a informés, en l'an 539 ; 'Asim ibn al-Hasan nous a informés ; 'Abd al-Wahid ibn Mouhammad al-Farisi nous a informés ; al-Houssayn ibn Ismaïl, le qadi, nous a rapporté ; Ahmad ibn Ismaïl al-Madani nous a rapporté ; Malik nous a rapporté, d'après 'Abdillah ibn 'Abd ar-Rahman al-Ansari, d'après Abou Younous, mawla de 'A'icha, d'après 'A'icha :

un homme dit au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), tandis qu'il se tenait debout à la porte et que moi-même j'écoutais : « Ô Messager d'Allah ! Je me lève matin en état de majorité rituelle (junub) et j'ai l'intention de

jeûner ; puis-je me laver et jeûner ce jour-là ? »

Il répondit : « Moi aussi je me lève matin en état de majorité rituelle et j'ai l'intention de jeûner : je me lave donc et je jeûne ce jour-là. »

L'homme lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Tu n'es pas comme nous ; Allah a pardonné ton péché passé et à venir. »

Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) se mit en colère et dit : « Par Allah, j'espère être celui d'entre vous qui craint le plus Allah et qui est le plus savant quant à ce dont il se garde. »

C'est un hadith sahih (authentique).

Abou Dawoud l'a cité, d'après al-Qa'nabi, d'après Malik ; et an-Nasa'i l'a rapporté dans son Mousnad de Malik, d'après Mouhammad ibn Salama, d'après 'Abd ar-Rahman ibn al-Qasim le juriste, d'après Malik.

Et an-Nasa'i a rapporté ce même texte dans une voie semblable, d'après Ahmad ibn Hafs an-Naissabouri, d'après son père, d'après Ibrahim ibn Tahman, d'après Hadjadj ibn Hadjadj, d'après Qatada, d'après 'Abd Rabbih, d'après Abou 'Iyad, d'après 'Abd ar-Rahman ibn al-Harith, d'après Nafi', mawla de Oumm Salama, d'après Oumm Salama, d'après le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui).

C'est donc un isnad rare et précieux : cinq Tabi'oun s'y suivent, certains rapportant d'autres, et vu leur nombre, c'est comme si j'y avais serré la main d'an-Nasa'i.

Ibn Abi 'Aruba l'a aussi rapporté, d'après Qatada, selon sa chaîne ; mais il n'y a pas nommé Nafi', disant plutôt : d'après le mawla de Oumm Salama, d'après elle.

Et le hadith de 'A'icha se trouve dans le Sahih de

Mouslim, par la voie d'Ismaïl ibn Ja'far, d'après 'Abdillah ibn 'Abd ar-Rahman, c'est-à-dire Abou Touala.

Et al-Boukhari n'a rien cité d'Abou Younous, autant que je sache, et Allah sait mieux.

Abou 'Abdillah al-Hakim a dit, après avoir mentionné les chefs d'entre les imams des Tabi'oun à Médine, comme Ibn al-Moussayyib et ceux qui le suivirent : « Les poitrines des chameaux ne furent jamais parcourues depuis toutes les régions vers l'un d'eux de préférence aux autres, jusqu'à ce qu'ils disparurent et que leur époque fût passée. Vindrent ensuite des hommes comme Ibn Chihab, Rabi'a, Yahya ibn Sa'id, 'Abdillah ibn Yazid ibn Hourmouz, Abou az-Zinad et Safwan ibn Soulaym ; tous donnaient des consultations juridiques à Médine, et aucun d'eux ne fut désigné seul comme celui vers qui l'on parcourt les poitrines des chameaux. Cette génération passa, et l'accomplissement du sens ne se réalisa pas, de leur temps, dans le savant des gens de Médine. »

Puis Malik rapporta après eux et fut leur mufti ; les poitrines des chameaux furent parcourues vers lui de tous les horizons, et on lui reconnut ce rang. Des imams plus âgés que lui rapportèrent de lui, comme al-Layth, savant des gens d'Égypte et du Maghreb, al-Awza'i, savant des gens de la Cham et leur mufti, ath-Thawri, le premier à Koufa, et Chou'ba, savant des gens de Bassora.

Jusqu'à ce qu'il dise : Yahya ibn Sa'id al-Ansari avait rapporté de lui avant eux, lorsque Abou Ja'far lui confia la magistrature suprême ; il demanda à Malik de lui écrire 100 hadiths au moment de partir pour l'Irak, et Ibn Jourayj avait déjà rapporté de lui.

Abou Mouss'ab : j'ai entendu Malik dire :

Je suis entré chez Abou Ja'far, commandeur des croyants, qui venait de prendre place sur une effigie à son image, c'est-à-dire son lit d'apparat ; sur son tapis se trouvaient deux créatures qui ne s'accouplent pas et n'urinent pas, et vint un enfant qui sortait puis revenait. Il me dit : « Sais-tu qui est celui-ci ? »

Je dis : « Non. »

Il dit : « C'est mon fils ; il ne s'enfuit que par crainte de ta majesté. »

Puis il m'interrogea sur des questions, les unes touchant le licite, les autres l'illicite ; puis il me dit : « C'est toi, par Allah, le plus raisonnable des hommes et le plus savant des hommes. »

Je dis : « Non, par Allah, ô commandeur des croyants ! »

Il dit : « Si ; mais tu le caches. »

Puis il dit : « Par Allah, si je demeure au pouvoir, j'écrirai ta parole comme s'écrivent les Écritures, et je l'enverrai dans les

horizons, et je les obligerai à s'y conformer. »

Al-Hasan ibn 'Abd al-'Aziz al-Jarawi : 'Abdillah ibn Youssouf nous a rapporté, d'après Khalaf ibn 'Omar, qui a entendu Malik dire :

Je n'ai jamais répondu en matière de fatawa avant d'avoir demandé à celui qui était plus savant que moi : « Me voies-tu apte à cela ? » J'ai demandé à Rabi'a et à Yahya ibn Sa'id, et tous deux m'y ont autorisé.

Et de dire : « Et s'ils te l'avaient interdit ? »

Il dit : « Je m'y serais refusé. Il ne convient pas à un homme de s'exposer avant d'avoir demandé à celui qui est plus savant que lui. »

Khalaf a dit : je suis entré chez lui et il dit : « Que vois-tu ? »

Lorsqu'un rêve survenait, certains de ses frères le lui envoyaient. Il dit : « J'ai vu le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) en rêve, dans une mosquée où les gens s'étaient rassemblés, et il leur a dit :

J'ai caché sous mon minbar du parfum ou du savoir, et j'ai ordonné à Malik de le répandre parmi les gens. » Les gens s'en allèrent en disant : « Alors Malik exécutera ce que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) lui a ordonné. » Puis il pleura, et je me levai en le laissant.

Ahmad ibn Salih : j'ai entendu Ibn Wahb dire :

Malik a dit : « J'ai entendu d'Ibn Chihab de nombreux hadiths que je n'ai jamais rapportés et que je ne rapporte pas. »

Nasr ibn 'Ali al-Jahdami : Houssayn ibn 'Ourwa m'a rapporté et a dit :

Le Mahdi arriva et envoya à Malik 2000 dinars, ou plutôt 3000 dinars, dit-il. Ar-Rabi' vint ensuite le voir et dit :

« Le commandeur des croyants souhaite que tu ailles le rejoindre à la cité de

la Paix. » Il dit :

Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « Médine est meilleure pour eux, s'ils savaient », et l'argent reste chez moi tel qu'il est.

Mahmoud ibn Ghaylan : Ismaïl ibn Dawoud al-Mikhraqui nous a rapporté ; j'ai entendu Malik dire :

Rabi'a ar-Ra'y me prit la main et dit : « Par le Seigneur de ce lieu, je n'ai jamais vu d'Iraquien sain d'esprit. » Et j'ai entendu Malik dire : « 'Ata' ibn Abi Rabah était faible d'esprit. »

Yassine ibn 'Abd al-Ahad : 'Omar ibn al-Mouhabbir ar-Rou'ayni m'a rapporté et a dit :

Le Mahdi arriva à Médine et envoya chercher Malik, qui vint le voir. Il dit à Haroun et à Moussa : « Écoutez tous deux de lui. »

Il envoya donc ses deux fils vers lui, mais Malik ne leur répondit pas ; ils en informèrent le Mahdi, qui lui en parla, et Malik dit : « Ô commandeur des croyants ! Le savoir se prend auprès de ses gens. »

Il dit : « Malik dit vrai. Allez vers lui. »

Lorsqu'ils furent arrivés auprès de lui, leur précepteur lui dit : « Lis pour nous. »

Il dit : « Les gens de Médine, c'est eux qui lisent devant le savant, comme les enfants lisent devant leur maître ; s'ils se trompent, il leur donne la fatwa. »

Ils retournèrent auprès du Mahdi, qui envoya encore chercher Malik, lui en parla, et Malik dit :

J'ai entendu Ibn Chihab dire : « Nous avons recueilli ce savoir, dans la Rawda, de la part d'hommes qui sont, ô commandeur des croyants : Sa'id ibn al-Moussayyib, Abou Salama, 'Ourwa, al-Qasim, Salim, Kharija ibn Zayd, Soulayman ibn Yassar, Nafi' et 'Abd ar-Rahman ibn Hourmouz ; puis, après eux : Abou az-Zinad, Rabi'a, Yahya ibn Sa'id et Ibn Chihab. De tous ceux-ci, c'est devant eux qu'on lit,

et ce n'est pas eux qui lisent. »

Il dit : « Voilà des modèles à suivre. Allez vers lui et lisez devant lui. » Ils le firent.

Qoutayba : Ma'n nous a rapporté, d'après Malik, qui a dit :

Haroun arriva, se rendant au pèlerinage, et avec lui Ya'qoub Abou Youssouf. Malik se rendit auprès du commandeur des croyants, qui le fit approcher et l'honora. Lorsqu'il fut assis, Abou Youssouf se tourna vers lui, l'interrogea sur une question, mais Malik ne répondit pas ; il revint à la charge, l'interrogea de nouveau, Malik ne répondit pas ; il revint encore et l'interrogea, et Haroun dit :

« Ô Abou 'Abdillah ! Voici Ya'qoub, notre qadi, qui t'interroge. »

Malik se tourna vers lui et dit : « Ô toi ! Quand tu me verras siégeant pour les gens du faux, viens donc : je te répondrai avec eux. »

As-Sirradj : Qoutayba nous a rapporté :

Lorsque nous entrions chez Malik, il nous recevait paré, fardé de kohl, parfumé, vêtu de ses plus beaux habits ; il prenait la tête du cercle d'enseignement, faisait apporter des éventails et en donnait un à chacun de nous.

Mouhammad ibn Sa'd : Mouhammad ibn 'Omar m'a rapporté et a dit :

Malik se rendait à la mosquée, assistait aux prières, à la prière du vendredi et aux funérailles, rendait visite aux malades et s'asseyait dans la mosquée où se rassemblaient ses disciples. Puis il abandonna le fait de s'asseoir : il priait et repartait. Il cessa d'assister aux funérailles, puis abandonna tout cela, y compris la prière du vendredi ; les gens tolérèrent tout cela et s'en accommodèrent. On lui en parlait parfois, et il disait : « Tout le monde n'est pas capable d'exposer son excuse. »

Il s'asseyait chez lui sur des matelas, avec des coussins placés à droite et à gauche pour ceux qui venaient le voir, parmi Quraych, les Ansar et les gens.

Son cercle était un cercle de dignité et de mansuétude.

Il dit : c'était un homme imposant et noble ; dans son cercle, point de controverse ni de bavardage, et l'on n'y élevait pas la voix. Les étrangers de passage l'interrogeaient sur le hadith, et il ne répondait qu'un hadith après l'autre.

Parfois, il autorisait certains à lire devant lui. Il avait un scribe qui avait copié ses livres, appelé Habib ; celui-ci lisait pour l'assemblée, et personne ne regardait dans son livre ; cela, par respect pour Malik et par vénération à son égard. Lorsque Habib lisait et se trompait, Malik ouvrait [le livre] devant lui, et cela était rare.

Ibn Wahb : j'ai entendu Malik dire : « Nul n'a jamais beaucoup parlé et réussi. »

Harmala : Ibn Wahb nous a rapporté ; Malik m'a dit :

Le savoir diminue et n'augmente pas ; depuis les prophètes et les Écritures, le savoir n'a cessé de diminuer.

Ahmad ibn Mas'oud al-Maqdisi : Ishaq ibn Ibrahim al-Hounayni nous a rapporté, et a dit :

Malik disait : « Par Allah, jamais je n'entre chez un roi de ces rois, pas même pour rejoindre un proche parent à lui, sans qu'Allah n'ôte de ma poitrine la crainte que j'avais de lui. »

Harmala : Ibn Wahb nous a rapporté : j'ai entendu Malik dire :

Je sais que c'est une grande corruption que l'homme parle de tout ce qu'il entend.

Haroun ibn Moussa al-Farwi : j'ai entendu Mouss'ab az-Zoubayri dire :

Haroun ar-Rachid demanda à Malik, alors chez lui et en la présence de ses fils, de lire devant eux.

Malik dit : « Je n'ai lu devant personne depuis longtemps ; c'est devant moi qu'on lit. »

Ar-Rachid dit : « Fais sortir les gens, jusqu'à ce que ce soit moi qui lise devant toi. »

Malik dit : « Si l'on prive le commun pour laisser accès à certains privilégiés, ces privilégiés n'en tirent aucun profit. »

Et il ordonna à Ma'n ibn 'Isa, qui récita devant lui.

Isma'il ibn Abi Uways a dit : j'ai interrogé mon oncle maternel Malik au sujet d'une question. Il me dit : « Tais-toi ! » ; puis il fit ses ablutions, puis il s'assit sur le lit, puis il dit : « Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. »

Il ne rendait aucune fatwa sans avoir prononcé cette parole.

Ibn Wahb a dit : j'ai entendu Malik dire :

Je n'ai appris la science que pour moi-même, et non pour que les gens aient besoin de moi ; et il en fut de même pour les gens.

Isma'il al-Qadi a dit : j'ai entendu Abu Mus'ab dire :

Malik n'assista pas à la prière en commun pendant vingt-cinq ans. On lui dit : qu'est-ce qui t'en empêche ?

Il dit : la crainte d'y voir un acte répréhensible et d'avoir alors à le changer.

Ibrahim al-Hizami : Mutarrij ibn Abdallah m'a rapporté :

Malik me dit : que disent les gens de moi ?

Je répondis : l'ami, quant à lui, te loue ; et l'ennemi, quant à lui, te dénigre. Il dit : les

gens n'ont pas cessé d'être ainsi ; mais nous cherchons refuge auprès d'Allah contre la variation de toutes les langues.

Ahmad ibn Sa'id ar-Ribati a dit : j'ai entendu Abd ar-Razzaq dire :

Sandal interrogea Malik au sujet d'une question ; il lui répondit, et Sandal dit : tu es un être humain : tantôt tu te trompes, tantôt tu atteins le juste.

Il dit : tu as dit vrai ; tels sont les gens.

On dit alors à Malik : tu n'as pas saisi ce qu'il t'a dit ?

Il en comprit la portée et dit : j'ai côtoyé les savants, et ils ne tiennent pas de tels propos ; c'est selon la réponse des gens qu'on me répond.

Harmala : Ibn Wahb nous a rapporté : j'ai entendu Malik dire :

Cette controverse ne fait pas partie de la religion.

Ibn Wahb, d'après Malik, qui a dit :

J'entrai chez al-Mansur ; les Hashimites entraient auprès de lui, embrassaient sa main et son pied : qu'Allah me préserve de cela.

Al-Harith ibn Miskin : Ibn al-Qasim nous a informés et a dit :

On demanda à Malik : pourquoi n'as-tu pas étudié auprès de Amr ibn Dinar ?

Il dit : je me rendis chez lui et trouvai qu'on prenait de lui debout. Il me parut indigne de recueillir debout le hadith du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui).

Ibrahim ibn al-Mundhir : Ma'n et d'autres nous ont rapporté, d'après Malik, qui a dit :

La science ne doit pas être prise auprès de quatre (catégories d') hommes : l'insensé qui affiche sa sottise, fût-il le plus éloquent des hommes ; l'adepte d'une innovation qui appelle à sa passion ; le menteur dans les récits des gens, quand bien même je ne le soupçonnerais pas dans le

hadith ; et le vertueux adorateur, doué en mérite, quand il ne mémorise pas ce qu'il transmet.

Asbagh : Ibn Wahb nous a rapporté, d'après Malik, interrogé sur la prière derrière les adeptes de l'innovation qadarite et d'autres, et il dit : je ne vois pas qu'on prie derrière eux.

On dit : et le vendredi ?

Il dit : le vendredi est une obligation ; et il arrive qu'un fait soit rapporté d'un homme alors qu'il n'en est pas coupable.

On lui dit : vois donc : si j'en ai la certitude, ou si me l'annonce un homme en qui j'ai confiance, ne serait-ce pas que je ne prie pas le vendredi derrière lui ?

Il dit : si tu en as la certitude.

Comme s'il disait : si cette certitude fait défaut, la prière derrière lui reste dans une tolérance (facilité).

Abu Yusuf Ahmad ibn Muhammad as-Saydalani a dit : j'ai entendu Muhammad ibn al-Hasan ash-Shaybani dire :

J'étais auprès de Malik. Il regarda ses compagnons et dit : tenez les gens de l'Orient, quand ils vous rapportent (des hadiths), au rang des gens du Livre : ne les tenez ni pour véridiques, ni pour menteurs.

Puis il se retourna, me vit, et comme s'il eut honte, dit : ô Abu Abdallah ! Je réprouve que cela devienne une médisance ; voilà comment, m'a-t-on rapporté, nos compagnons s'exprimaient.

Je dis : si l'imam a prononcé ces paroles, c'est qu'il ne s'attachait pas à connaître la situation de certains de ces hommes, ni les notices qui les concernent ; et c'est là la piété scrupuleuse. Ne le vois-tu pas : dès qu'il apprit la condition d'Ayyub as-Sakhtiyani, l'Iraquien, il argua de lui ; et de même de Humayd at-Tawil et de tous ceux dont il transmettait.

Les gens d'Irak, pour leur part, sont comme tous les autres : parmi eux le digne de confiance, le pilier probant, le véridique, le juriste, le maître-récitant, l'adorateur ; et parmi eux le faible, le délaissé, le suspect. Dans les deux Sahih, il y a quantité de récits des Irakiens, qu'Allah leur fasse miséricorde.

Et parmi les Successeurs, ils comptent : Alqama, Masruq, Abida, al-Hasan,

Ibn Sirin, ash-Sha'bi, Ibrahim, puis al-Hakam, Qatada, Mansur, Abu Ishaq, Ibn Awn, puis Mis'ar, Shu'ba, Sufyan, les deux Hammads, et des figures de leur envergure, qu'Allah fasse miséricorde à tous.

Ce récit fut rapporté par al-Hakim, d'après an-Najjad, d'après Hilal ibn al-Ala, d'après as-Saydalani.

L'apparence de l'imam Malik

'Isa ibn Umar rapporte : je n'ai jamais vu de blancheur ni de teint rosé plus beaux que le visage de Malik, ni de vêtement d'une blancheur plus éclatante que celui de Malik.

Et plus d'un rapporte qu'il était grand, corpulent, à la tête imposante, au teint clair, aux cheveux et à la barbe blancs, à la barbe ample, chauve ; il ne taillait pas sa moustache et jugeait cela une défiguration.

On dit aussi qu'il avait les yeux bleus ; une partie de ces descriptions fut rapportée par Ibn Sa'd, d'après Mutarrij ibn Abdallah.

Muhammad ibn ad-Dahhak al-Hizami dit : Malik portait des vêtements purs et fins, et multipliait les changes d'habits.

Al-Walid ibn Muslim dit : Malik portait du blanc ; et je l'ai vu, comme al-Awza'i, porter du tissu sijan (étoffe médinoise).

Ashhab dit : quand Malik portait l'ihram, il en plaçait un pan sous son menton et en laissait pendre un bout entre ses épaules.

Khalid ibn Khidash dit : j'ai vu sur Malik un taylasan (turban) et des vêtements de Marv, de belle qualité.

Ashhab dit encore : quand il s'appliquait du kohl par nécessité, il demeurait assis chez lui.

Mus'ab dit : il portait des étoffes de Aden et se parfumait.

Abu Asim dit : je n'ai jamais vu de transmetteur (de hadith) au visage plus beau que Malik.

On dit encore : il était d'une grande blancheur tirant sur le jaune, aux yeux bien ourlés, au nez fin ; il laissait sa touffe de cheveux déborder et tordait sa moustache à la manière du tressage d'Omar.

Ibn Wahb dit : j'ai vu Malik teint au henné une seule fois.

Abu Mus'ab dit : Malik était des hommes au visage le plus beau, au regard le plus majestueux, à la blancheur la plus pure, à la stature la plus accomplie, dans un corps de belle constitution.

Al-Waqidi rapporte : il était de taille moyenne ; il ne se teignit jamais et n'entra jamais au hammam.

Bishr ibn al-Harith dit : j'entrai chez Malik et le vis porter un taylasan valant cinq cents (dirhams), dont les pans retombaient sur ses yeux, avec une prestance digne des rois.

Ashhab dit : quand Malik portait l'ihram, il en mettait un pan sous sa mâchoire et en rejetait le bout derrière lui ; et il se parfumait au musc et autres (essences).

Le qadi Iyad a cité, parmi d'autres (témoignages), la beauté du costume de l'imam et l'abondance de son apparat.

Sur la généalogie de Malik, les avis divergent :

Les savants s'accordent à le dire Arabe de la tribu de Dhu Asbah ; quant à son aïeul le plus élevé, il fut dit : Awf ibn Malik ibn Zayd ibn Amir ibn Rabi'a ibn Nabt ibn Malik ibn Zayd ibn Kahlan ibn Saba ibn Yashjub ibn Ya'rub ibn Qahtan ; et c'est à Qahtan que remonte l'ensemble du Yémen.

Ils ne divergent pas sur le fait que les Asbahites relèvent de Himyar, et que Himyar relève de Qahtan.

Il y a toutefois divergence au sujet de son ancêtre Ghayman, avec un ghayn pointu, puis (les noms) jusqu'au bout selon la version la plus connue.

On dit : Uthman sur la lignée directe ; mais cela ne s'est pas avéré.

Khuthayl, avec un kha pointu puis un tha ;

c'est l'avis d'Ibn Sa'd et d'autres.

Isma'il ibn Abi Uways et ad-Daraqutni disent : Juthayl, avec un jim puis un tha.

On dit aussi : Hanbal.

On dit aussi : Hisl ; les deux sont des fautes de copiste.

Le qadi Iyad dit : la généalogie de Dhu Asbah a donné lieu à de nombreuses divergences.

Sa naissance

Il a été indiqué précédemment qu'il naquit en l'an 93.

C'est l'avis de Yahya ibn Bukayr et d'autres.

On dit : en l'an 94.

C'est l'avis de Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam et de Amara ibn Wathima, entre autres.

On dit : en l'an 97 ; c'est une version aberrante.

Khalifa ibn Khayyat et Isma'il ibn Abi Uways disent : Dhu Asbah était de Himyar.

Il est rapporté d'Ibn Ishaq qu'il prétendit que Malik et sa famille étaient clients des Banu Taym ; il se trompait, et ce fut la cause la plus puissante du démenti que l'imam Malik lui opposa et de sa critique à son égard.

Malik était un imam dans la critique des hommes, mémorisateur scrupuleux et rigoureux.

Bishr ibn Umar az-Zahrani dit : j'interrogeai Malik au sujet d'un homme, et il dit : l'as-tu vu

dans mes cahiers ?

Je répondis : non.

Il dit : s'il avait été digne de confiance, tu l'aurais vu dans mes cahiers.

Cette parole t'apprend qu'il ne transmettait que de celui qu'il tenait pour digne de confiance ; il ne s'ensuit pas pour autant qu'il transmettait de tout homme fiable ; et il ne s'ensuit pas non plus de ce qu'il dit que tout homme de qui il a transmis, et qu'il tenait pour fiable, soit fiable aux yeux des autres mémorisateurs : il peut lui échapper, sur la condition de son shaykh, ce qui apparaît à un autre. Toujours est-il qu'il fut, en tout état de cause, d'une grande minutie dans la critique des hommes, qu'Allah lui fasse miséricorde.

Ibn al-Barqi : Uthman ibn Kinana nous a rapporté, d'après Malik, qui a dit :

Le vieillard s'asseyait parfois près de nous et parlait la majeure partie du jour, sans que nous prenions de lui un seul hadith ; nous ne le soupçonnions pas, mais il n'était pas des gens du hadith.

Isma'il al-Qadi : Atiq ibn Ya'qub nous a rapporté : j'ai entendu Malik dire :

Ibn Shihab nous rapporta 45 hadiths, puis dit : répète-les-moi ; et je lui en répétai 40.

Nasr ibn Ali dit : Husayn ibn Urwa nous a rapporté, d'après Malik, qui a dit :

az-Zuhri arriva auprès de nous ; nous allâmes le voir, Rabi'a avec nous, et il nous rapporta 49 hadiths. Le lendemain, nous allâmes le trouver, et il dit :

Regardez un livre, jusqu'à ce que je vous en dicte. Voyez ce que je vous ai rapporté hier : qu'en avez-vous en main ?

Rabi'a dit : voici quelqu'un qui te rétorquera ce que tu as rapporté hier.

Il dit : et qui est-ce ?

Il dit : Ibn Abi Amir.

Il dit : apporte.

Il lui récita de mémoire 40 hadiths de ceux-là.

Az-Zuhri dit : je ne pensais pas qu'il restât, pour mémoriser cela, quelqu'un d'autre que moi.

Al-Boukhari rapporte, d'après Ali ibn Abdallah : Malik avait près d'un millier de hadiths.

Je dis : il entendait ce qui s'est répandu de lui dans le Muwatta et ailleurs ; sinon, il en détenait beaucoup qu'il n'était pas permis de transmettre.

Ali ibn al-Madini a rapporté, de Sufyan, qui a dit :

qu'Allah fasse miséricorde à Malik : comme sa critique des hommes était sévère !

Ibn Abi Khaythama : Ibn Ma'in nous a rapporté ; Ibn Uyayna a dit :

Ce n'est pas nous qui étions auprès de Malik : nous suivions plutôt les traces de Malik ; nous examinions le vieillard : si Malik avait écrit d'après lui, nous écrivions d'après lui.

Tahir ibn Khalid al-Ayli a rapporté, d'après son père, d'après Ibn Uyayna, qui a dit :

Malik ne transmettait du hadith que l'authentique, et ne rapportait que d'un homme digne de confiance. Je prévois que Médine, après sa mort, sera ravagée, c'est-à-dire privée de science.

At-Tahawi : Yunus nous a rapporté : j'ai entendu Sufyan, et il mentionna un hadith ; on lui dit : Malik te contredit là-dessus.

Il dit : me compares-tu à Malik ? Entre lui et moi, il y a ce qu'a dit Jarir :

Le fils de Labun, même ligué à un clan, ne saurait subir l'assaut des boucliers des Qana'is.

Yunus dit ensuite : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

Malik et Ibn Uyayna sont les deux lignées ; sans Malik et Ibn Uyayna, la science du Hidjaz aurait disparu.

Wahb ibn Jarir et d'autres, d'après Shu'ba, qui a dit :

j'arrivai à Médine un an après la mort de Nafi', et Malik ibn Anas avait déjà son cercle.

Hammad ibn Zayd dit : Ayyub nous a rapporté et a dit :

Malik avait déjà son cercle du vivant de Nafi'.

Ashhab dit : j'ai interrogé al-Mughira ibn Abd ar-Rahman au sujet de Malik et d'Ibn al-Majishun ; il préféra Malik et dit : nul ne fut jamais plus équilibré en science que lui.

Ibn al-Madini dit : j'ai entendu Abd ar-Rahman ibn Mahdi dire :

Wuhayb, qui était des hommes les plus perspicaces dans le hadith et la connaissance des hommes, m'a informé qu'il arriva à Médine et dit :

Je n'y vis personne qui reconnaisse (le hadith authentique) et le rejette (le faible), si ce n'est Malik et Yahya ibn Sa'id al-Ansari.

Abd ar-Rahman dit : en authenticité du hadith, je ne préfère à Malik personne.

Ibn Lahi'a dit : je demandai à Abu al-Aswad : qui, à Médine, détient l'avis après Rabi'a ?

Il dit : le jeune homme des Asbah.

Al-Harith ibn Miskin : j'ai entendu Ibn Wahb dire :

sans que j'aie connu Malik et al-Layth, je me serais égaré.

Harun ibn Sa'id : j'ai entendu Ibn Wahb évoquer les divergences du hadith et des versions, puis dire :

sans ma rencontre avec Malik, je me serais égaré.

Yahya al-Qattan dit : chez ces gens, nul n'a de hadith plus authentique que Malik ; il était un imam du hadith.

Il ajouta : et Sufyan ath-Thawri est au-dessus de lui en toute chose.

Ach-Chafi'i rapporte que Muhammad ibn al-Hasan a dit :

Je demeurai auprès de Malik trois ans et quelques (mois), et j'entendis de sa bouche plus de 700 hadiths. Quand Muhammad rapportait de Malik, sa demeure se remplissait (de monde) ; quand il rapportait d'autres Koufiens, ils n'étaient qu'un petit nombre à venir.

Ibn Abi Umar al-Adani dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

Malik est mon maître ; c'est de lui que j'ai pris la science.

D'après ach-Chafi'i encore : quand il doutait d'un hadith, il le rejetait tout entier.

Abu Umar ibn Abd al-Barr : Qasim ibn Muhammad nous a rapporté, Khalid ibn Sa'd nous a rapporté,

Uthman ibn Abd ar-Rahman nous a rapporté, Ibrahim ibn Nasr nous a rapporté : j'ai entendu Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

Muhammad ibn al-Hasan me dit : notre maître en sait plus que le vôtre, entendant par là Abu Hanifa et Malik. Et il n'appartenait pas à votre maître de parler, ni au nôtre de nous taire.

Je m'irritai et dis : je t'adjure par Allah : qui, de la Sunna, connaît le mieux, Malik ou ton maître ?

Il dit : Malik ; mais notre maître est plus habile en raisonnement.

Je dis : certes ; et Malik connaît mieux qu'Abu Hanifa le Livre d'Allah, son abrogeant et son abrogé, et la Sunna du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). Celui qui connaît mieux le Livre et la Sunna est plus fondé à parler.

Yunus ibn Abd al-A'la dit : ach-Chafi'i me dit :

Un jour je disputai avec Muhammad ibn al-Hasan ; nos propos divergèrent au point que je le vis les joues enflammées et les boutons de son habit prêts à céder. Je dis : je t'adjure par Allah : sais-tu que notre maître connaissait mieux le Livre d'Allah ?

Il dit : oui, par Allah.

Je dis : et savait-il les divergences des Compagnons ?

Il dit : oui.

Ibn Mahdi dit : les imams des gens, en leur temps, furent quatre : ath-Thawri, Malik, al-Awza'i et Hammad ibn Zayd.

Il dit encore : je n'ai jamais vu personne de plus avisé que Malik.

Yunus ibn Abd al-A'la : Ibn Wahb nous a rapporté : j'ai entendu Malik, à qui Ibn al-Qasim avait dit : après les gens de Médine, nul ne connaît mieux les ventes que les gens d'Egypte. Malik dit : de qui tiennent-ils ce savoir ?

Il dit : de toi, ô Abu Abdallah.

Il dit : moi-même, je ne la connais pas ; comment la connaîtraient-ils par moi ?

Malik dit encore : le rempart du savant, c'est « je ne sais pas » ; quand il le délaisse, il est frappé aux lieux vitaux.

Mus'ab ibn Abdallah dit : du temps de Rabi'a, le cercle de Malik égalait celui de Rabi'a et le dépassait ; il donnait des avis avec lui devant le pouvoir.

Az-Zubayr ibn Bakkar : Mutarrif nous a rapporté, Malik nous a rapporté et a dit :

Quand j'eus résolu de quitter le cercle de Rabi'a, Sulayman ibn Bilal et moi nous assîmes dans un coin de la mosquée. Quand Rabi'a se leva, il vint vers nous et dit :

ô Malik, tu t'amuses de toi-même, tu as voltigé, et Sulayman t'a applaudi ; en es-tu venu à te constituer un cercle pour toi ? Retourne à ta place.

Al-Haytham ibn Jamil dit : j'ai entendu que Malik avait été interrogé sur 48 questions et qu'il avait répondu, pour 32 d'entre elles : « je ne sais pas ».

Khalid ibn Khidash dit : je vins trouver Malik avec 40 questions ; il ne m'en répondit que pour cinq.

Ibn Wahb, d'après Malik, qui entendit Abdallah ibn Yazid ibn Hurmuz dire :

Il convient au savant d'inculquer à ses compagnons la parole « je ne sais pas », jusqu'à ce qu'elle devienne un refuge vers lequel ils se réfugient.

Ibn Abd al-Barr dit : il est établi d'Abu ad-Darda que « je ne sais pas » est la moitié de la science.

Muhammad ibn Rumh dit : je vis le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) en songe et lui dis :

ô Messager d'Allah, Malik et al-Layth divergent : auquel des deux me tenir ?

Il dit : « Malik, Malik ».

Ashhab, d'après Abd al-Aziz ad-Darawardi, qui a dit :

J'entrai dans la mosquée du Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et le surpris en plein sermon. Malik survint ; le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), l'apercevant, dit : « vers moi, vers moi ».

Il s'approcha jusqu'à être près de lui, et il (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) retira sa bague de son auriculaire et la plaça à l'auriculaire de Malik.

Muhammad ibn Jarir : al-Abbas ibn al-Walid nous a rapporté, Ibrahim ibn Hammad az-Zuhri nous a rapporté : j'ai entendu Malik dire :

Al-Mahdi me dit : écris, ô Abu Abdallah, un livre que je fasse porter à la communauté.

Je dis : ô Commandeur des croyants, quant à cette contrée, désignant le Maghreb, tu en as été épargné ; quant à la Syrie, il s'y trouve celui que tu connais, désignant al-Awza'i ; quant à l'Irak, ce sont les gens d'Irak.

Ibn Sa'd : Muhammad ibn Umar nous a rapporté : j'ai entendu Malik dire :

Quand al-Mansur accomplit le pèlerinage, il m'appela ; j'entrai auprès de lui, m'entretins avec lui, il m'interrogea et je lui répondis. Il dit :

J'ai résolu d'ordonner que ton livre, le Muwatta, soit recopié en de nombreux exemplaires, d'en envoyer une copie à chaque province des provinces de l'islam, en ordonnant d'agir selon son contenu et d'abandonner toute autre science introduite (postérieurement) ; car j'estime que le fondement de la science est la transmission des gens de Médine et leur savoir.

Je dis : ô Commandeur des croyants, ne le fais pas : les gens ont déjà reçu des propos, entendu des hadiths, transmis des versions ; chaque peuple s'est tenu à ce qui lui est parvenu, l'a mis en pratique et en a fait sa doctrine, compte tenu des divergences des Compagnons du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et d'autres ; et il serait bien dur de les en détourner. Laisse donc les gens à ce qu'ils suivent, et à ce que les gens de chaque contrée ont choisi

pour eux-mêmes.

Il dit : par ma vie, si tu m'avais obéi, je l'aurais ordonné.

Az-Zubayr ibn Bakkar : Ibn Miskin et Muhammad ibn Muslim nous ont rapporté :

Nous avons entendu Malik raconter son audience chez al-Mansur, et ses propos sur la recopie de ses livres et l'obligation faite aux gens de s'y tenir ; je dis :

Ce que les gens de chaque contrée ont adopté et mis en pratique s'est enraciné dans les cœurs de ses habitants ; détourner le commun de cela serait difficile.

Al-Waqidi dit : Malik tenait séance dans sa demeure, sur des matelas et des coussins disposés à droite et à gauche dans le reste de la pièce pour qui venait ; sa séance était empreinte de gravité et de mansuétude ; il était majestueux, noble ; dans son cercle, point de dispute ni de bavardage. Les étrangers l'interrogeaient sur hadith après hadith, et il accordait parfois à l'un d'eux une autorisation (de transmission), et l'on récitait devant lui. Il avait un scribe nommé Habib, qui recopiait ses livres et lisait à l'assemblée ; s'il se trompait, Malik le rectifiait, et cela était rare.

Abu Zur'a : Abu Mus-hir nous a rapporté : Malik me dit :

Abu Ja'far m'a dit : ô Abu Abdallah, les gens sont partis ; il ne reste que toi et moi.

Ibn Wahb, d'après Malik :

J'entrai chez Abu Ja'far et vis plus d'un Hashimite lui embrasser la main ; on m'y convia, mais je n'embrassai pas sa main.

L'épreuve

Muhammad ibn Jarir dit : Malik fut frappé de fouet, et les causes en divergent. Al-Abbas ibn al-Walid me rapporta, Ibn Dhakwan nous rapporta, d'après Marwan

at-Tatari :

Abu Ja'far interdit à Malik de transmettre le hadith : « le contraint n'a pas de divorce » ; puis il lui glissa quelqu'un pour l'interroger, et Malik le lui rapporta devant les gens ; il le fit fouetter.

Al-Abbas nous rapporta encore, Ibrahim ibn Hammad nous rapporta :

Quand Malik se levait de son cercle, on le voyait porter une main avec l'autre.

Ibn Sa'd : al-Waqidi nous a rapporté et a dit :

quand Malik fut invité, consulté, écouté, et que son avis fut accepté, on l'envia et on lui manifesta toute sorte d'hostilité. Quand Ja'far ibn Sulayman fut nommé gouverneur de Médine, ils tramèrent contre lui auprès de lui et le dénoncèrent abondamment en disant :

Il ne voit rien de bon dans votre serment d'allégeance, et il s'appuie sur un hadith qu'il a transmis de Thabit ibn al-Ahnaf au sujet du divorce du contraint : qu'il n'est pas valide selon lui.

Il dit : Ja'far se mit en colère, fit amener Malik, l'accusa sur la base de ce qui lui avait été rapporté de lui, ordonna qu'on le déshabille et qu'on le fouette ; son bras fut tiré jusqu'à ce qu'il se démit de

son épaule, et l'on commit contre lui un acte des plus graves. Par Allah, Malik n'en demeura pas moins dans la haute considération et l'élévation.

Je dis : tel est le fruit de l'épreuve digne de louange : elle élève le serviteur auprès des croyants. Quoi qu'il en soit, elle découle de ce que nos mains ont acquis, et Allah pardonne beaucoup : « quiconque est l'objet du bien d'Allah, Il le frappe (d'épreuve) ».

Et le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « tout décret qui atteint le croyant est un bien pour lui ».

Allah (le Très-Haut) dit : « Nous vous éprouverons certes, afin de discerner ceux d'entre vous qui luttent et ceux qui endurent » (Muhammad, 31).

Et Il révéla (le Très-Haut), à propos de la bataille de Uhud : « Comment ! Quand un malheur vous atteint, alors que vous en aviez infligé le double, vous dites : d'où vient cela ? Réponds : il vient de vous-mêmes » (Al Imran, 165).

Et Il dit : « Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis ; et Il pardonne beaucoup » (Ash-Shura, 30).

Le croyant, quand il est éprouvé, endure, en tire leçon et implore le pardon ; il ne s'occupe pas de blâmer celui qui s'est vengé de lui : Allah est juge équitable. Puis il loue Allah de l'intégrité de sa religion et sait que le châtiment d'ici-bas est plus léger et meilleur pour lui.

Le qadi Iyad dit : des savants ont composé des ouvrages sur les mérites de Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde, parmi lesquels :

le qadi Abu Abdallah at-Tustari al-Maliki, en trois volumes ; Abu al-Hasan ibn Fihri l'Egyptien ; Ja'far ibn Muhammad al-Firyabi, qadi ; Abu Bishr ad-Dulabi, le hâfidh ; az-Zubayr ibn Bakkar ; Abu Ulatha Muhammad ibn Abi Ghassan,

Ibn Habib ; Abu Muhammad ibn al-Jarud ; Ahmad ibn Rishdin ; Abu Amr al-Mughanni ; al-Hasan ibn Isma'il ad-Darrab ; Abu al-Hasan ibn Muntab ; Abu Ishaq ibn Sha'ban ; Abu Bakr Ahmad ibn Muhammad al-Yaqtini ; le hâfidh Abu Nasr ibn al-Jabban ; Abu Bakr ibn Rawzaba ad-Dimashqi ; le qadi Abu Abdallah az-Zankani ; Abu al-Hasan ibn Ubaydallah az-Zubayri ; Abu Bakr Ahmad ibn Marwan ad-Dinawari ; le qadi Abu Bakr al-Abhari ; le qadi Abu al-Fadl al-Qushayri ; Abu Bakr ibn al-Labbad ; Abu Muhammad ibn Abi Zayd ; le hâfidh Abu Abdallah al-Hakim ; Abu Dharr Abd ibn Ahmad al-Harawi ; Abu Umar at-Talamanki ; Abu Umar ibn Hazm as-Sadafi ; Abu Umar ibn Abd al-Barr ; le qadi Abu Muhammad ibn Nasr ; Ibn al-Imam at-Tutili ; Ibn Harith al-Qarawi ; le qadi Abu al-Walid al-Baji ; Abu Marwan ibn Asbagh.

Le hâfidh Abu Bakr al-Khatib a de même compilé un grand livre sur les transmetteurs d'après Malik, et une part de leurs récits de lui.

Je dis : le hâfidh Abu Nu'aym a consacré à Malik une longue notice dans la Hilya.

Parmi ceux qui ont composé des ouvrages sur ses transmetteurs : l'imam Abu Abdallah ibn Mufarrij, l'imam Abu Abdallah ibn Abi Dulaym, et Abd ar-Rahman ibn Muhammad al-Bakri.

Iyad dit : nous avons puisé, dans ce livre, les récits de Malik dans les œuvres des traditionnistes :

les livres d'al-Boukhari, d'az-Zubayr, d'Ibn Abi Hatim, du qadi Waki', d'ad-Daraqutni, d'Ibn Jarir at-Tabari, d'as-Suli, d'Ahmad ibn Kamil, d'Abu Sa'id ibn Yunus as-Sadafi, d'Abu Umar al-Kindi, d'Abu Umar as-Sadafi al-Qurtubi, d'Abu Abdallah ibn Harith al-Qarawi, d'Abu al-Arab at-Tamimi, d'Abu Ishaq ibn ar-Rafiq le secrétaire, d'Abu Ali ibn al-Basri sur les Qarawiyyin, et l'histoire d'Abu Bakr ibn Abdallah al-Maliki sur les Qarawiyyin.

Ainsi que les histoires d'al-Andalus : le livre d'Abu Abdallah ibn Abd al-Barr ; le livre de l'Ihtifal d'Abu Umar ibn Afif ; le livre de l'Intikhab d'Abu al-Qasim ibn Mufarrij ; l'histoire d'Abu Muhammad ibn al-Faradi ; les histoires d'Abu Marwan, d'Ibn Hayyan et d'ar-Razi ; et le livre d'Ahmad ibn Abd ar-Rahman ibn Mudahir.

Et ce qui m'est parvenu de l'histoire d'al-Khatib sur les Bagdadiens ; le livre d'Abu Nasr al-Amir ; les classes d'Abu Ishaq ash-Shirazi ; et le livre d'Ibn Abd al-Barr sur les trois imams et leurs transmetteurs.

Le qadi dit : nous avons dressé la liste de ceux qui ont transmis le Muwatta de Malik, et de ceux que les spécialistes des traditions et les critiques ont expressément nommés : Ibn Wahb, Ibn al-Qasim, Muhammad ibn al-Hasan, al-Ghaz ibn Qays, Ziyad Shabatun, ach-Chafi'i, al-Qa'nabi, Ma'n ibn 'Isa, Abdallah ibn

Yusuf, Yahya ibn Yahya at-Tamimi, Yahya ibn Yahya al-Laythi, Yahya ibn Bukayr, Mutarrif ibn Abdallah al-Yasari, Abdallah ibn Abd al-Hakam, Musa ibn Tariq, Asad ibn al-Furat, Muhammad ibn al-Mubarak as-Suri, Abu Mus-hir al-Ghassani, Habib le scribe d'al-Layth, Qara'us ibn al-Abbas, Ahmad ibn Mansur al-Harrani, Yahya ibn Salih al-Wuhadhi, Yahya ibn Mudar, Sa'id ibn Dawud az-Zubayri, Mus'ab ibn Abdallah az-Zubayri, Abu Mus'ab az-Zuhri, Suwayd ibn Sa'id, Sa'id ibn Abi Maryam, Sa'id ibn Ufayr, Ali ibn Ziyad at-Tunisi, Qutayba ibn Sa'id ath-Thaqafi, Atiq ibn Ya'qub az-Zubayri, Muhammad ibn Sharus as-San'ani, Ishaq ibn 'Isa ibn at-Tabba', Khalid ibn Nizar al-Ayli, Isma'il ibn Abi Uways et son frère Abu Bakr, 'Isa ibn Shajara al-Maghribi, Barbar le chanteur, père d'az-Zubayr ibn Bakkar, et Abu Hudhafa Ahmad ibn Isma'il as-Sahmi.

Conclusion des transmetteurs de lui : on a dit que Zakariyya ibn Duwayd al-Kindi rencontra Malik, mais c'était un menteur ; il vécut jusqu'en l'an 269, et c'est sur lui qu'al-Khatib s'appuie dans le livre de l'Antérieur et du Postérieur. Suivent Khalaf ibn Jarir al-Qarawi, Muhammad ibn Yahya as-Saba'i, Muhraz ibn Harun, Sa'id ibn Abdus, Abbas ibn Nasih, Ubayd ibn Hayyan ad-Dimashqi, Ayyub ibn Salih ar-Ramli, Hafs ibn Abd as-Salam et son frère Hassan, Yahya et Fatima, enfants de Malik, Sulayman ibn Bard, Abd ar-Rahman ibn

Khalid, Abd ar-Rahman ibn Hind, Abd ar-Rahman ibn Abdallah al-Andalusi.

On a dit aussi que le qadi de Bassora, Muhammad ibn Abdallah al-Ansari, transmit le Muwatta de Malik par autorisation (ijaza).

On a dit qu'Abu Yusuf, le qadi, le transmit d'un homme, d'après Malik ; et les savants, anciens et modernes, n'ont jamais cessé d'apporter le plus grand soin à la transmission du Muwatta, à sa connaissance et à son acquisition.

Isma'il al-Qadi a rassemblé les hadiths du Muwatta selon ses hommes, d'après Malik, ainsi que tout ce qu'il possédait du hadith de Malik.

Qasim ibn Asbagh, le hâfidh, a compilé le hadith de Malik ; de même Abu al-Qasim al-Jawhari ; et Abu al-Hasan al-Qabisi a composé le Mukhassar (le résumé), que bon nombre d'étudiants ont mémorisé.

Abu Dharr al-Harawi a composé le Musnad des Muwattat, et Abu Bakr al-Qabbab a compilé le hadith de Malik.

Abu al-Hasan ibn Habib as-Sijilmassi possède un Musnad du Muwatta ; il en est de même pour un tel al-Mutarraz, pour Abu Abdallah al-Jizzi, pour Ahmad ibn Bundar al-Farisi, pour Abu Sa'id ibn al-A'rabi et pour Ibn Mufarrij.

An-Nasa'i a composé un Musnad de Malik ; de même Abu Ahmad ibn Adi, Ahmad ibn Ibrahim ibn Jami' as-Sukkari, Ibn Ufayr, Abu Abdallah an-Naysaburi as-Sarraj, Abu Bakr ibn Ziyad an-Naysaburi, Abu Hafs ibn Shahin, Abu al-Arab at-Tamimi, Yahya ibn Sa'id, le hâfidh Abu al-Qasim al-Andalusi et Abu Umar ibn Abd al-Barr, avec son Taqassi ; ainsi que Muhammad ibn Ayshun at-Tulaytuli.

Ont composé un Musnad de Malik : Abu al-Qasim al-Jawhari, portant autre chose que ce qui est dans (

le Muwatta) ; le hâfidh Abd al-Ghani ibn Sa'id al-Azdi ; Abu Bakr Muhammad ibn 'Isa al-Hadrami ; et Abu al-Fadl ibn Abi Imran al-Harawi.

Ad-Daraqutni a composé le livre des divergences du Muwatta.

Da'laj as-Sijzi a composé les récits singuliers du hadith de Malik ; de même Ibn al-Jarud et Qasim ibn Asbagh.

Ad-Daraqutni a aussi traité des hadiths dans lesquels Malik a été contredit.

Abou Bakr al-Bazzar possède aussi un ouvrage à ce sujet.

Mouhammad ibn al-Muzaffar, le hafiz, a établi ce que Malik a transmis en dehors de son Muwatta.

Abou Omar ibn Nasr at-Tulaytuli a composé (le Musnad al-Muwatta), et de même : Ibrahim ibn Nasr, Ahmad ibn Sa'id ibn Fardakh al-Ikhmimi, le traditionniste Abou Sulayman ibn Zabr, Oussama ibn Ali al-Misri, Moussa ibn Haroun al-Hammal le hafiz, et le qadi Abou Bakr ibn as-Salim, qui a isolé en recueils ce qui ne figure pas dans (al-Muwatta).

Abou al-Hasan ibn Abi Talib al-'Abir a composé le livre (Muwattat al-Muwatta).

Ad-Daraqutni le traditionniste a établi (les Atraf al-Muwatta).

Y a travaillé en commentaire Yahya ibn Mazin le jurisconsulte, qui possède aussi un livre sur ses hommes (transmetteurs).

Ibn Wahb en a fait un commentaire, ainsi que 'Issa ibn Dinar, Abdallah ibn Nafi' as-Sa'igh, Harmala, Ibn Habib et Mouhammad ibn Sahnoun.

Mouslim a composé un ouvrage sur les maîtres de Malik.

Al-Barqi a fait (le Rijal al-Muwatta), de même qu'at-Talamanki et Abou Abdallah ibn al-Hadhdha',

ainsi qu'Abou Abdallah ibn Mufarrij, et Ahmad ibn Imran al-Akhfash pour ses termes rares (gharib).

Il y a aussi al-Barqi, al-Ghassani al-Misri, Abou Ja'far ad-Dawudi, Abou Marwan al-Qanaz'i et Abou Abd al-Malik al-Buni.

Ibn Jawsha a combiné dans (le Muwatta) la transmission d'Ibn Wahb et celle d'Ibn al-Qasim ; d'autres ont combiné la transmission de Yahya ibn Yahya et celle d'Abou Mouss'ab.

Ibn Abd al-Barr en a fait deux commentaires, (at-Tamhid) et (al-Istidhkar), et il possède aussi le livre (Ma rawahu Malik kharija al-Muwatta).

Sur (le Muwatta), Abou al-Walid al-Baji a écrit le livre (al-Iman) et le livre (al-Muntaqa), et il a écrit le livre (al-Istifa'), très long, sans l'achever.

L'a aussi commenté Abou al-Walid ibn as-Saffar dans un livre intitulé (al-Mu'ib), qu'il n'a pas achevé.

Il y a aussi le livre (al-Muhalla fi Sharh al-Muwatta), du qadi Mouhammad ibn Sulayman ibn Khalifa.

Abou Mouhammad Ibn Hazm en a fait un commentaire.

Abou Bakr ibn Sa'iq en a fait un.

Ibn Abi Safra en a fait un.

Le qadi Abou Abdallah ibn al-Hajj en a fait un.

Notre cheikh Abou al-Walid ibn al-'Awwad a réalisé (le Jam' bayn at-Tamhid wa-l-Istidhkar), pour la part qui en a été achevée.

Abou Mouhammad ibn as-Sid al-Batalyawsi en a fait un grand commentaire.

Ibn Ayshun a écrit (le Tawjih al-Muwatta).

Othman ibn Abd Rabbih al-Ma'afiri ad-Dabbagh a produit quelque chose à ce sujet, selon les chapitres (du Muwatta).

Abou al-Qasim ibn al-Jadd a fait (l'Ikhtisar at-Tamhid).

Hazim ibn Mouhammad ibn Hazim a écrit le livre (as-Safir 'an athar al-Muwatta).

Et (le Tafsir al-Muwatta) est d'Abou al-Hasan al-Ishbili.

Il y a aussi un Tafsir d'Ibn Sharahil.

At-Talamanki a fait un Tafsir, inachevé.

Et (le Sharh Musnad al-Muwatta) est de Yunus ibn Mughith.

Al-Muhallab ibn Abi Safra en a fait autant.

Son frère Abou Abdallah de même.

Le qadi Abou Bakr Ibn al-'Arabi a écrit le livre (al-Qabas fi Sharh al-Muwatta).

Abou Mouhammad ibn Yarbou' le hafiz a écrit un livre pour connaître les hommes (transmetteurs) (du Muwatta).

Al-Asim le grammairien a fait un petit commentaire, inachevé.

Abou Bakr ibn Mawhab al-Qiri a fait (le Sharh al-Mukhtasar), en plusieurs volumes.

Chapitre

Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde, possède une épître sur le décret (al-qadar), qu'il écrivit à Ibn Wahb ; sa chaîne de transmission est authentique.

Il possède aussi un ouvrage sur les étoiles et les stations lunaires, transmis par Sahnoun, d'après Ibn Nafi' as-Sa'igh, d'après lui ; il est célèbre.

Et une épître sur les sentences judiciaires, en un volume, selon la transmission de Mouhammad ibn Yusuf ibn Matruh, d'après Abdallah ibn Abd al-Jalil.

Et une épître adressée à Abou Ghassan Mouhammad ibn Mutarrif.

Et une épître de recommandations (adab) adressée à ar-Rashid ; sa chaîne est discontinue : Isma'il al-Qadi et d'autres l'ont rejetée, et elle contient des hadiths inconnus.

Je dis : cette épître est forgée (mawdu'a).

Le qadi al-Abhari a dit : elle contient des hadiths tels que, si Malik avait entendu quiconque les rapporter, il l'aurait discipliné.

Il possède aussi un volume de Tafsir, transmis par Khalid ibn Abd ar-Rahman al-Makhzumi ; le qadi Iyad le transmet d'après Abou Ja'far Ahmad ibn Sa'id, d'après Abou Abdallah Mouhammad ibn al-Hasan al-Qari', d'après Mouhammad ibn Ali al-Masisi, d'après son père, avec sa chaîne.

Et le livre (as-Sirr), selon la transmission d'Ibn al-Qasim, d'après lui ; al-Hasan ibn Ahmad al-'Uthmani l'a transmis d'après Mouhammad ibn Abd al-Aziz ibn Wazir al-Jarawi, d'après al-Harith ibn Miskin, d'après lui.

Je dis : c'est un volume unique. Abou Mouhammad an-Nahhas al-Misri l'a entendu de Mouhammad ibn Bishr al-'Akki ; Miqdam ibn Dawud ar-Ru'ayni nous a rapporté : al-Harith ibn Miskin et Abou Zayd ibn Abi al-Ghamr nous ont rapporté, tous deux : Ibn al-Qasim nous a rapporté.

Il a dit : et une épître adressée à al-Layth sur le consensus des gens de Médine, bien connue.

Quant à ce que ses grands compagnons ont transmis de lui, questions, fatwas et enseignements utiles, c'est chose très abondante.

Parmi les trésors de cela : (la Mudawwana), (la Wadiha), et d'autres choses.

Un malikite a dit : l'ijtihad s'est raréfié aujourd'hui et est devenu inaccessible ; Malik est donc le meilleur à suivre, et il a privilégié le fait de le suivre (en taqlid).

Un cheikh a dit : l'imam, pour quiconque s'engage à le suivre, est comme le Prophète auprès de sa communauté : il n'est pas permis de le contredire.

Je dis : sa parole « il n'est pas permis de le contredire » n'est qu'une prétention et un effort de réflexion sans science. Bien au contraire : il lui est permis de quitter son imam pour un autre imam dont l'argument est plus solide sur cette question ; mieux : il lui incombe de suivre l'argument dans ce qu'il établit en sa faveur, et non d'agir comme celui qui a fait d'un imam son école, puis, dès que lui apparaît ce qui flatte son penchant, agit selon, quel que soit le madhhab dont il le tire. Quiconque traque les accommodements des écoles et les faux pas des mujtahidun a rendu sa religion ténue, comme l'a dit al-Awza'i ou un autre : quiconque retient l'avis des Mecquois au sujet de la mut'a, celui des Koufiens au sujet du nabidh, celui des Médinois au sujet du chant, et celui des Syriens au sujet de l'infaillibilité des califes, a réuni le mal.

De même, quiconque, en matière de ventes à riba, se rabat sur qui les contourne, et, en matière de divorce et de mariage de la muhalila, sur qui s'y montre large, et ce qui y ressemble, s'expose à la dissolution ; nous demandons à Allah la préservation et la réussite.

Mais il incombe au disciple d'étudier d'abord un ouvrage de fiqh ; une fois qu'il l'a mémorisé, exploré, et qu'il a parcouru les commentaires, s'il est doué et devient juriste par lui-même, et qu'il voit les arguments des imams, qu'il se tienne devant Allah et prenne ses précautions pour sa religion, car le meilleur de la religion est la piété (wara'), et quiconque délaisse les ambiguïtés,

a mis sa religion et son honneur à l'abri ; et le préservé est celui qu'Allah préserve.

Ceux qu'il est permis de suivre sont les Compagnons du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, à condition que la chaîne de transmission soit établie jusqu'à eux ; puis les imams des Successeurs, comme Alqama, Masruq, Ubayda as-Salmani, Sa'id ibn al-Musayyib, Abou ach-Cha'tha', Sa'id ibn Jubayr, Ubaydallah ibn Abdallah, Urwa, al-Qasim, ach-Cha'bi, al-Hasan, Ibn Sirin et Ibrahim an-Nakha'i.

Puis des hommes comme az-Zuhri, Abou az-Zinad, Ayyoub as-Sakhtiyani, Rabi'a et leurs pairs.

Puis comme Abou Hanifa, Malik, al-Awza'i, Ibn Jurayj, Ma'mar, Ibn Abi Aruba, Soufyan at-Thawri, les deux Hammads, Shu'ba, al-Layth, Ibn al-Majishoun et Ibn Abi Dhi'b.

Puis comme Ibn al-Mubarak, Mouslim az-Zanji, le qadi Abou Yusuf, al-Hiql ibn Ziyad, Waki', al-Walid ibn Mouslim et leurs pairs.

Puis comme ach-Chafi'i, Abou Ubayd, Ahmad, Ishaq, Abou Thawr, al-Buwayti et Abou Bakr ibn Abi Shayba.

Puis comme al-Muzani, Abou Bakr al-Athram, Boukhari, Dawud ibn Ali, Mouhammad ibn Nasr al-Marwazi, Ibrahim al-Harbi et Isma'il al-Qadi.

Puis comme Mouhammad ibn Jarir at-Tabari, Abou Bakr ibn Khuzayma, Abou al-Abbas ibn Surayj, Abou Bakr al-Mundhir, Abou Ja'far at-Tahawi et Abou Bakr al-Khallal.

Puis, après ce type d'hommes, l'ijtihad diminua, les abrégés furent composés, et les jurisconsultes se replièrent sur le taqlid, sans examiner qui était le plus savant, mais selon la conformité, le penchant, la vénération, l'habitude et le pays.

Si un disciple voulait aujourd'hui prendre l'école d'Abou Hanifa au Maghreb, il le trouverait difficile, de même que s'il voulait prendre celle d'Ibn Hanbal

à Boukhara et à Samarcande : ce lui serait pénible ; il ne viendra de là aucun hanbalite, du Maghreb aucun hanafite, et des Indes aucun malikite.

Quoi qu'il en soit : c'est au fiqh de Malik que mène le terme ; la plupart de ses avis sont justes, et même s'il n'avait eu que sa manière tranchée de traiter la matière des procédés légaux (hiyal) et sa considération des finalités (maqasid), cela lui aurait suffi. Son école a rempli le Maghreb et al-Andalus, une grande partie des terres d'Égypte, une partie de la Syrie, le Yémen, le Soudan, et également Bassora, Bagdad, Koufa et une partie du Khorassan.

De même, l'école d'al-Awza'i brilla un temps, puis ses adeptes s'éteignirent et se dispersèrent.

De même l'école de Soufyan et d'autres de ceux que nous avons nommés ; il ne reste aujourd'hui que ces quatre écoles.

Rares sont ceux qui en acquièrent la connaissance comme il convient, à plus forte raison pour devenir mujtahid.

Les partisans d'Abou Thawr cessèrent d'exister après l'an trois cents, et les compagnons de Dawud à l'exception d'un petit nombre, tandis que l'école d'Ibn Jarir se maintint jusqu'au-delà de l'an quatre cents.

Les Zaydites ont une école dans les branches du droit, au Hijaz et au Yémen, mais elle est comptée parmi les doctrines des gens de l'innovation, comme les Imamites ; l'école de Dawud, elle, est sans reproche, et elle contient des positions solides et un suivi des textes, bien qu'un groupe de savants ne tienne pas compte de ses divergences, et qu'il ait des positions déviantes dans des questions qui ont entaché son école.

Quant au qadi, il a mentionné ce qui indique la licéité de les suivre par consensus ; il a en effet nommé les quatre écoles, plus la soufiyaniyya (école de Soufyan), l'awza'iyya (école d'al-Awza'i) et la dawudiyya (école de Dawud).

Puis il a dit : ceux-là sont ceux que le consensus des gens a conduit à suivre, malgré la divergence sur leurs personnes, et l'accord des savants à suivre leur pas, à s'inspirer de leurs écoles, à étudier leurs livres, à approfondir leurs sources et à déduire sur leurs fondements, à l'exclusion de tous autres parmi ceux qui les ont précédés ou été leurs contemporains ; et ce pour les raisons que nous avons mentionnées.

Les gens sont parvenus aujourd'hui, dans ce bas-monde, à cinq écoles ; la cinquième est l'école de la dawudiyya.

Il est donc du devoir du chercheur de savoir lequel d'entre eux est le plus digne d'être suivi, afin d'aboutir à une école.

Et voici que nous établissons que Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde, est celui-là ; pour avoir réuni les instruments de l'imamat et être le plus savant de son peuple.

Le qadi a ensuite exposé sa thèse, l'a embelli et enjolivée ; mais qu'est-ce qui empêche chacun des hanafites, des chafi'ites, des hanbalites et des dawudites de revendiquer pareille chose pour celui qu'il suit ? C'est là la langue de son état, même s'il ne la profère pas.

Puis le qadi Iyad a dit : nous avons, et la louange est à Allah, pour chacun des imams mentionnés des mérites qui le déclarent imam.

Je dis : mais cet imam, qui est l'étoile directrice, a été équitable, et il a prononcé une parole décisive quand il a dit :

La parole de chacun est retenue ou délaissée, hormis celle du détenteur de cette tombe, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui.

Sans aucun doute, quiconque trouve en lui-même du fiqh, une ampleur de savoir et une bonne intention ne peut s'imposer une école unique dans toutes les positions, car l'école d'un autre a pu être établie pour lui

dans des questions ; l'argument lui est apparu et la preuve s'est dressée, et il ne suit pas en cela son imam, mais agit selon ce qui est établi, et suit l'autre imam sur la base de la preuve, non par penchant ou caprice.

Mais il ne délivre pas de fatwa au commun que selon l'école de son imam, ou bien se tait sur ce dont l'argument lui échappe.

Ach-Chafi'i a dit : le savoir tourne autour de trois : Malik, al-Layth et Ibn 'Uyayna.

Je dis : plutôt autour de sept avec eux : al-Awza'i, at-Thawri, Ma'mar, Abou Hanifa, Shu'ba et les deux Hammads.

Il est rapporté d'al-Awza'i que, lorsqu'il mentionnait Malik, il disait : « le savant des savants, le mufti des deux Sanctuaires ».

Et Baqiyya a dit : « Il ne reste sur la face de la terre personne qui connaisse mieux la Sounna révolue que toi, ô Malik. »

Et Abou Yusuf a dit : « Je n'ai vu personne de plus savant qu'Abou Hanifa, Malik et Ibn Abi Layla. »

Ahmad ibn Hanbal a mentionné Malik et l'a préféré, en science, à al-Awza'i, at-Thawri, al-Layth, Hammad et al-Hakam.

Et il a dit : « C'est un imam dans le hadith et dans le fiqh. »

Al-Qattan a dit : « C'est un imam que l'on prend pour modèle. »

Ibn Ma'in a dit : « Malik est l'une des preuves d'Allah sur Sa création. »

Asad ibn al-Furat a dit : « Si tu veux Allah et la Dernière Demeure, c'est vers Malik qu'il te faut te tourner. »

Makki al-Qaysi a composé un livre sur ce qui est transmis de Malik en Tafsir et dans les sens du Coran.

Il est mentionné par Abou Amr ad-Dani dans (les Tabaqat al-Qurra'), qui rapporte qu'il a récité (le Coran) auprès de Nafi' ibn Abi Nu'aym.

Bahloul ibn Rashid a dit : « Je n'ai vu personne réciter un verset avec plus d'aisance que Malik, avec sa science du sahih et du saqim (l'authentique et le défectueux). »

J'ai étudié auprès d'Ishaq ibn Tariq : Ibn Khalil nous a informés, Abou al-Makarim at-Taymi nous a informés ; et Ibn Salama m'a informé, d'après Abou al-Makarim : Abou Ali al-Haddad nous a informés, Abou Nu'aym le hafiz nous a informés, Abou Mouhammad ibn Hayyan nous a rapporté, Mouhammad ibn Ahmad ibn Amr nous a rapporté, Abdallah ibn Ahmad ibn Kulayb nous a rapporté, d'après al-Fadl ibn Ziyad :

J'ai demandé à Ahmad ibn Hanbal : « Qui a frappé Malik ? »

Il a dit : « L'un des gouverneurs, au sujet du divorce du contraint : il ne le considérait pas valable, et il l'a frappé pour cela. »

De même, Abou Nu'aym a dit : Mouhammad ibn Ali nous a rapporté, al-Mufaddal al-Jundi nous a rapporté :

j'ai entendu Abou Mouss'ab, j'ai entendu Malik dire :

Je n'ai délivré de fatwa qu'après que soixante-dix (savants) eurent attesté que j'en étais digne.

Puis Abou Mouss'ab a dit : Malik ne rapportait pas (de hadith) sans être en état de pureté, en vénération du hadith.

De même, il a dit : Ibn Hayyan nous a rapporté, Mouhammad ibn Ahmad ibn al-Walid nous a rapporté, Yunus ibn Abd al-A'la nous a rapporté, et a dit :

Ach-Chafi'i a dit : « Quand un rapport (athar) arrive, Malik est comme l'étoile, et lui et Soufyan sont les deux étoiles directrices (al-qariyyan). »

De même : Ibrahim ibn Abdallah nous a rapporté, as-Sirraj nous a rapporté, Mahmoud ibn Ghaylan nous a rapporté, Abou Dawud nous a rapporté, Shu'ba nous a rapporté :

Je suis venu à Médine une année après la mort de Nafi', et voici que le cercle (d'enseignement) était celui de Malik.

De même : Ahmad ibn Ishaq nous a rapporté, Mouhammad ibn Ahmad ibn Rashid nous a informés ; j'ai entendu Abou Dawud dire :

Un des compagnons d'Ibn Wahb me l'a rapporté de sa part : lorsque Malik fut frappé, on le rasa et on le chargea sur un chameau, puis on lui dit : « Invoque pour toi-même. »

Il dit : « Sache que celui qui me connaît, me connaît ; et celui qui ne me connaît pas : je suis Malik ibn Anas, et je dis que le divorce du contraint ne vaut rien. »

Cela parvint à Ja'far ibn Sulayman, le prince, qui dit : « Rattrapez-le, faites-le descendre. »

De même : Ibrahim nous a rapporté, as-Sirraj nous a rapporté, al-Hasan ibn Abd al-Aziz nous a rapporté, al-Harith ibn Miskin nous a rapporté, d'après Ibn Wahb, qui a dit :

On demanda à Malik : « Que dis-tu de la recherche du savoir ? »

Il dit : « C'est bon, c'est beau ; mais vois ce qui t'incombe du matin au soir, et tiens-t'y. »

De même, d'après Ibn Wahb : on interrogea Malik au sujet de celui qui invoque en disant : « Ô mon maître » ; il dit : « L'invocation des prophètes me plaît : « Notre Seigneur, notre Seigneur. » »

De même : Ahmad ibn Ja'far ibn Salm nous a rapporté, al-Abbar nous a rapporté, Ahmad ibn Hashim nous a rapporté, Damra nous a rapporté :

j'ai entendu Malik dire : « Si j'avais autorité sur celui qui interprète le Coran, je lui briserais la tête. »

Je dis : il entend : son interprétation selon son propre avis.

Et cela est parvenu de Malik par une autre voie également.

De même : Mouhammad ibn Ahmad ibn al-Hasan nous a rapporté, Abou Isma'il at-Tirmidhi nous a rapporté, Nu'aym ibn Hammad nous a rapporté ; j'ai entendu Ibn al-Mubarak dire :

Je n'ai vu personne élevé (en rang) comme Malik, qui n'eût ni beaucoup de prière ni beaucoup de jeûne, à moins qu'il n'eût une dévotion cachée (sirr).

Je dis : le savoir qu'il possédait et sa diffusion sont meilleurs que les actes surérogatoires de jeûne et de prière pour celui qui, ce faisant, vise Allah.

De même : Sulayman ibn Ahmad nous a rapporté, al-Miqdad ibn Dawud nous a rapporté, Abdallah

ibn Abd al-Hakam :

j'ai entendu Malik dire : « Haroun ar-Rashid m'a consulté sur trois choses : suspendre (le Muwatta) à la Ka'ba et contraindre les gens à ce qu'il contient ; démonter le minbar du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, pour le faire d'or, d'argent et de pierreries ; et établir Nafi' comme imam dans la mosquée du Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui. »

Je répondis : « Quant à suspendre (le Muwatta), les Compagnons ont divergé dans les branches (du droit) et se sont dispersés, et chacun est dans le vrai selon sa propre position ; quant à démonter le minbar, je ne vois pas qu'on prive les gens de la trace du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui ; quant à établir Nafi', c'est un imam dans la récitation, et rien ne garantit qu'une bévue ne lui échappe dans le mihrab, et elle serait retenue contre lui. »

Il dit : « Qu'Allah te donne la réussite, ô Abou Abdallah. »

La chaîne est bonne (hasan), mais le rapporteur s'est peut-être trompé en disant « Haroun », car Nafi' est mort avant le califat de Haroun.

De la parole de Malik sur la Sounna :

De même : Mouhammad ibn Ahmad ibn Ali nous a rapporté, al-Firyabi nous a rapporté, al-Halwani nous a rapporté ; j'ai entendu Mutarrif ibn Abdallah, j'ai entendu Malik dire :

« Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, et les détenteurs de l'autorité après lui ont institué des sounnas : s'y tenir, c'est suivre le Livre d'Allah, parfaire l'obéissance à Allah, et la force dans la religion d'Allah. Nul n'a le droit de les changer ni de les substituer, ni de considérer quoi que ce soit qui les contredise. Quiconque s'y guide est guidé, quiconque en sollicite le secours est secouru, et quiconque les délaisse suit un autre chemin que celui des croyants : Allah le fait aboutir à ce vers quoi il se tourne, le destine à l'Enfer, et quelle mauvaise destination. »

De même, jusqu'à al-Halwani : j'ai entendu Ishaq ibn 'Issa dire :

Malik a dit : « Chaque fois que nous venait un homme plus disputateur qu'un autre, abandonnerions-nous ce que Jibril a fait descendre sur Mouhammad, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, à cause de sa dispute ?! »

De même : al-Hasan ibn Sa'id nous a rapporté, Zakariyya as-Saji nous a rapporté, Abou Dawud nous a rapporté, Abou Thawr nous a rapporté :

j'ai entendu ach-Chafi'i dire : « Lorsque venait à Malik quelqu'un des gens des passions, il disait : « Moi, je suis sur une preuve claire de ma religion ; toi, tu es dans le doute. Va vers un douteux comme toi et dispute avec lui. » »

De même : Sulayman at-Tabarani nous a rapporté, al-Husayn ibn Ishaq nous a rapporté, Yahya ibn Khalaf at-Tarsusi nous a rapporté, et il était du nombre des dignes de confiance des musulmans ; il a dit :

« J'étais chez Malik quand entra un homme qui dit : « Ô Abou Abdallah, que dis-tu de celui qui affirme que le Coran est créé ? » »

Malik dit : « Un zindiq (hérétique) ! Tuez-le. »

L'homme dit : « Ô Abou Abdallah, je ne fais que rapporter des propos que j'ai entendus. »

Il dit : « Tu ne les as entendus que de toi-même, et cette parole est grave. »

De même : Ibn Hayyan nous a rapporté, Ibn Abi Dawud nous a rapporté, Ahmad ibn Salih nous a rapporté, Ibn Wahb nous a rapporté, et il a dit :

Malik a dit : « Les gens regarderont Allah, le Puissant et le Majestueux, le Jour de la Résurrection, avec leurs yeux. »

De même : Abdallah ibn Mouhammad nous a rapporté, Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim nous a rapporté, Yunus nous a rapporté, Ibn Wahb nous a rapporté :

j'ai entendu Malik dire à un homme qui l'interrogeait sur le décret : « Oui. Allah, le Très-Haut, a dit : « Si Nous avions voulu, Nous aurions donné à chaque âme sa guidance » (Sajda : 12). »

De même : Abdallah ibn Mouhammad nous a rapporté, Ibn Abi Asim nous a rapporté ; j'ai entendu Sa'id ibn Abd al-Jabbar :

j'ai entendu Malik dire : « Mon avis à leur sujet est qu'on leur demande de se repentir ; s'ils se repentent, sinon ils sont mis à mort. »

Il entendait : les Qadarites.

De même : Mouhammad ibn Ali al-'Uqayli nous a rapporté, le qadi Abou Umayya al-Ghallabi nous a rapporté, Salama ibn Shabib nous a rapporté, Mahdi ibn Ja'far nous a rapporté, Ja'far ibn Abdallah nous a rapporté, qui a dit :

Nous étions chez Malik quand vint un homme qui dit : « Ô Abou Abdallah : « Le Tout Miséricordieux S'est établi sur le Trône » (Ta-Ha : 5) : comment S'est-Il établi ? »

Malik ressentit une gêne pareille à laquelle il n'avait jamais été exposé à cause d'une question ; il regarda le sol et se mit à piquer la terre d'un bout de bois qu'il tenait à la main, jusqu'à ce que la sueur le couvrit. Puis il leva la tête, jeta le bois et dit : « Le « comment » à Son sujet est inconcevable ; l'établissement (istawa) n'est pas inconnu ; la foi en cela est obligatoire ; l'interroger à ce sujet est une innovation ; et je pense que tu es un homme d'innovation. »

Il donna l'ordre à son sujet, et il fut expulsé.

Salama ibn Shabib dit, dans une des transmissions de ce récit : il dit à l'interrogeant : « Je crains que tu ne sois égaré. »

Abou ar-Rabi' ar-Rashidini a dit : Ibn Wahb nous a rapporté, et il a dit :

Nous étions chez Malik,

et un homme dit : « Ô Abou Abdallah : « Le Tout Miséricordieux S'est établi sur le Trône » : comment est Son établissement ? »

Malik baissa la tête et la sueur le saisit ; puis il leva la tête et dit : « Le Tout Miséricordieux S'est établi sur le Trône », comme Il S'est décrit ; on ne Lui dit pas « comment », et le « comment » à Son sujet est rejeté. Tu es un homme mauvais, partisan d'une innovation : expulsez-le.

Mouhammad ibn Amr Qashmard an-Naysaburi a dit : j'ai entendu Yahya ibn Yahya dire :

Nous étions chez Malik quand vint un homme qui dit : « Le Tout Miséricordieux S'est établi sur le Trône »... Il mentionne un récit semblable, dans lequel il est dit : « L'établissement (istawa) n'est pas inconnu. »

A rapporté également Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal dans son livre (ar-Radd 'ala al-Jahmiyya) ; il dit :

Mon père m'a rapporté, Surayj ibn Nu'man nous a rapporté, d'après Abdallah ibn Nafi', qui a dit :

Malik a dit : « Allah est au ciel, et Sa science est en tout lieu : rien n'en est dépourvu. »

Mouhammad ibn Ishaq as-Saghani a dit : Abou Bakr Ahmad ibn Mouhammad al-'Umari nous a rapporté, Ibn Abi Uways nous a rapporté ; j'ai entendu Malik dire :

Le Coran est la parole d'Allah, et la parole d'Allah est de Lui, et rien de ce qui est d'Allah n'est créé.

Le qadi Iyad a dit, dans la Sira de Malik : Ibn Nafi' et Ashhab ont dit, l'un des deux complétant l'autre :

J'ai dit : « Ô Abou Abdallah : « Des visages, ce jour-là, seront rayonnants, vers leur Seigneur regardant » (Qiyama : 22-23) : regardent-ils Allah ? »

Il dit : « Oui, avec ces deux yeux-ci. »

J'ai dit : certains gens disent : « nadira » au sens de « attendant » la récompense.

Il dit : « Non, ils regardent Allah. N'as-tu pas entendu la parole de Moussa : « Seigneur, montre-Toi à moi que je Te contemple » (A'raf : 143) ? Penses-tu qu'il ait demandé l'impossible ? Allah a dit : « Tu ne Me verras pas » : en ce bas-monde, car il est la demeure de l'anéantissement ; lorsqu'ils parviendront à la demeure de la permanence, ils regarderont, par ce qui demeure, ce qui demeure. »

Le Très-Haut a dit : « Eh non, ce jour-là, de leur Seigneur ils seront certes voilés » (Mutaffifin : 15).

Le qadi a dit : plus d'un a rapporté de Malik :

La foi est parole et acte ; elle augmente et diminue, et une part d'elle est supérieure à une autre.

Il dit : et Ibn al-Qasim a dit : Malik disait : « La foi augmente. »

Et il s'est abstenu concernant la diminution.

Il dit : et Ibn Nafi' a transmis de Malik : quiconque dit que le Coran est créé sera flagellé et emprisonné.

Il dit : et dans la transmission de Bishr ibn Bakr, d'après Malik : il est mis à mort, et on n'accepte pas de lui de repentir.

Yunus as-Sadafi : Ashhab nous a rapporté, d'après Malik, et il a dit : les Qadarites : ne les

épousez pas, et ne priez pas derrière eux.

Ahmad ibn 'Issa : Ibn Wahb nous a rapporté, et il a dit :

Malik a dit : on n'accepte pas de repentir de celui qui insulte le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, qu'il soit mécréant ou musulman.

Abou Ahmad Ibn Adi : Ahmad ibn Ali al-Mada'ini nous a rapporté, Ishaq ibn Ibrahim ibn Jabir nous a rapporté, Abou Zayd ibn Abi al-Ghamr nous a rapporté, qui a dit :

Ibn al-Qasim a dit : j'ai interrogé Malik au sujet de ceux qui rapportent le hadith par lequel ils disent : « Allah a créé Adam à Son image », et du hadith parvenu : « Allah dévoile Sa jambe », et de celui selon lequel Il

introduit Sa main en l'Enfer pour en faire sortir qui Il veut.

Malik rejeta cela avec une violente répulsion et interdit à quiconque de les rapporter.

On lui dit : des gens du savoir les rapportent pourtant.

Il dit : qui ?

On dit : Ibn Ajlan, d'après Abou az-Zinad.

Il dit : Ibn Ajlan ne connaissait pas ces choses-là, et il n'était pas savant.

Et il évoqua Abou az-Zinad et dit : il n'a cessé de servir ces gens-là jusqu'à sa mort.

Ils ont été transmis par Miqdam ar-Ru'ayni, d'après Ibn Abi al-Ghamr et al-Harith ibn Miskin, tous deux disant : Ibn al-Qasim nous a rapporté.

Je dis : l'imam a rejeté cela parce que cela ne s'était pas établi auprès de lui et ne lui était pas parvenu ; il est donc excusable, de même que les auteurs (des deux Sahih) sont excusables de les rapporter, j'entends le premier et le deuxième hadith, puisque leurs chaînes sont établies ; quant au troisième hadith, je ne le connais pas

avec cette formulation ; notre position là-dessus, et dans ce chapitre, c'est : l'affirmation, l'allusion, et la délégation du sens à son énonciateur véridique et préservé.

Ibn Adi a dit : Mouhammad ibn Haroun ibn Hassan nous a rapporté, Salih ibn Ayyoub nous a rapporté, Habib ibn Abi Habib nous a rapporté, Malik m'a rapporté, et il a dit :

Notre Seigneur, le Béni et le Très-Haut, Son ordre descend ; quant à Lui, Il est permanent, sans jamais cesser.

Salih a dit : j'ai mentionné cela à Yahya ibn Bukayr, qui dit : « C'est bien, par Allah, mais je ne l'ai pas entendu de Malik. »

Je dis : je ne connais pas Salih, tandis que Habib est célèbre ; et le rapport établi de Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde, est la transmission d'al-Walid ibn Mouslim : il l'interrogea sur les hadiths des attributs, et il dit : « Transmets-les telles qu'elles sont venues, sans interprétation. »

L'imam aurait donc, en cela, deux positions, si la transmission de Habib est authentique.

Ahmad ibn Abd ar-Rahim ibn al-Barqi : Amr ibn Abi Salama nous a rapporté, Amr ibn Hassan nous a rapporté :

Abou Khaylid dit à Malik : « Ô Abou Abdallah, les gens de Damas lisent : « Ibraham ». »

Il dit : « Les gens de Damas, à manger la pastèque, sont plus experts qu'ils ne le sont en récitation. »

Abou Khaylid lui dit : « Ils prétendent que c'est la lecture d'Othman. »

Malik dit : « Voici le moushaf d'Othman chez moi. »

Il le fit apporter et l'on l'ouvrit : il s'y trouvait « Ibraham », comme l'avaient dit les gens de Damas.

Je dis : le rasm (graphie) du moushaf admet les deux lectures, et la lecture de la majorité est la plus éloquente et la plus appropriée.

Ibn al-Qasim a dit : j'ai interrogé Malik au sujet de Ali et d'Othman, et il dit :

Je n'ai rencontré aucun de ceux dont je prends l'exemple qui n'ait tenu qu'on s'abstienne de les départager.

Ibn al-Qasim a dit : il entendait le fait de préférer l'un des deux.

J'ai dit : « Et Abou Bakr, et Omar ? »

Il dit : « À leur sujet, il n'y a aucun embarras : ils sont supérieurs aux autres. »

Al-Hasan ibn Rashiq a dit : j'ai entendu an-Nasa'i dire :

Les dépositaires d'Allah pour la science du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, sont trois : Shu'ba, Malik et Yahya al-Qattan.

Le qadi Iyad a dit : Ma'n a dit :

Malik s'en allait un jour quand le rejoignit un homme appelé Abou al-Juwayriyya, accusé d'irja' ; il dit : « Écoute-moi. »

Il dit : « Prends garde, de peur que je ne témoigne contre toi. »

Il dit : « Par Allah, je ne cherche que la vérité ; si c'est juste, dis-le, ou bien parle. »

Il dit : « Et si tu l'emportes sur moi ? »

Il dit : « Suis-moi. »

Il dit : « Et si je l'emporte sur toi ? »

Il dit : « Je te suis. »

Il dit : « Et si un homme vient nous parler à tous deux et l'emporte sur nous ? »

Il dit : « Nous le suivrons. »

Malik dit alors : « Ô toi, Allah a envoyé Mouhammad, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, avec une religion unique, et je te vois aller de l'une à l'autre. »

Et de Malik : « La dispute en religion engendre la controverse, emporte la lumière du savoir hors du cœur, l'endurcit et fait naître la rancune. »

Le qadi Iyad a dit : Abou Talib al-Makki a dit :

Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde, fut l'homme le plus éloigné des doctrines des mutakallimun (théologiens spéculatifs) et le plus sévère à l'encontre des Irakiens.

Puis le qadi Iyad a dit : Soufyan ibn 'Uyayna a dit :

Un homme interrogea Malik et dit : « Le Tout Miséricordieux S'est établi sur le Trône » : comment S'est-Il établi ?

Malik resta silencieux jusqu'à ce que la sueur le couvrit ; puis il dit : « L'établissement, à Son sujet, est connu ; le « comment » est inconcevable ; l'interrogation à ce sujet

est une innovation ; la foi en cela est obligatoire, et je pense que tu es égaré : expulsez-le.

L'homme l'appela : « Ô Abou Abdallah, par Allah, j'ai interrogé à ce sujet les gens de Bassora, de Koufa et d'Irak, et je n'ai trouvé personne à qui ce succès fût donné comme il t'en fut donné. »

Chapitre

Ibn Adi a dit dans (le Musnad de Malik), avec une chaîne authentifiée remontant à Ibn Wahb :

J'ai entendu Malik dire : j'ai entendu d'Ibn Shihab de nombreux hadiths que je n'ai jamais rapportés.

Et il a dit : Nafi' a transmis d'Ibn Omar une science abondante, plus que ses fils n'en ont transmis de lui.

Al-Harith ibn Miskin : Ibn Wahb nous a informés, et Malik a dit :

Je venais voir Nafi', alors que j'étais un jeune garçon, avec un jeune serviteur à moi ; il descendait de son siège surélevé, se tenait auprès de moi et me parlait. Il s'asseyait dans la mosquée après la prière du matin, et à peine quelqu'un venait-il le trouver.

Sa'id ibn Abi Maryam : J'ai entendu Malik dire : Nu'aym al-Mujmir a fréquenté Abou Hourayra pendant vingt années.

Ma'n a dit : Malik se gardait, dans le hadith du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, du ya et du ta, et de ce qui leur ressemble.

Ibn Wahb a dit : Malik a dit :

La science est là où Allah a voulu la placer ; elle ne consiste pas dans la multitude des récits.

Ibn Wahb : J'ai entendu Malik dire :

Il incombe à celui qui recherche la science d'avoir

de la gravité, du calme et de la crainte ; la science est belle pour celui à qui Allah, le Très-Haut, a accordé d'en recevoir le bien, et elle fait partie du lot dispensé par Allah, le Très-Haut. Ne donne donc pas aux gens prise sur toi : le bonheur d'un homme tient à ce qu'il soit conduit au bien, et son malheur tient à ce qu'il ne cesse de faillir ; avilir la science et l'outrager, c'est qu'un homme tienne un propos de science devant celui qui ne l'écoute pas.

Al-Qa'nabi : J'ai entendu Malik dire :

Autrefois, un homme fréquentait un homme trente années durant pour apprendre de lui.

Abdallah ibn Nafi' a dit : J'ai fréquenté Malik trente-cinq années.

Ibn Wahb a dit : Si j'avais voulu remplir mes tablettes des paroles de Malik : « Je ne sais pas », je l'aurais fait.

Harmala : Ibn Wahb nous a rapportés : J'ai entendu Malik dire : Cette controverse n'a rien à voir avec la religion.

Et je l'ai entendu dire : J'ai dit au Commandeur des croyants, à propos de ceux qui s'expriment sur ces questions embarrassantes :

Parler de ces questions, ô Commandeur des croyants, engendre la haine.

Salama ibn Shabib : Abd ar-Razzaq nous a rapportés : J'ai entendu Soufyane, Ibn Jurayj, Malik et Ibn 'Ouyayna, tous disant :

La foi est parole et acte ; elle augmente et diminue.

Makhlad ibn Khidash a dit : J'ai interrogé Malik au sujet des échecs, et il dit : Est-ce chose juste ?

Je dis : Non.

Il dit : « Qu'y a-t-il, après la vérité, sinon l'égarement ? » (Younous : 32).

Ibn Wahb a dit : J'ai accompli le pèlerinage l'an cent quarante-huit, et un héraut criait : Que nul ne délivre de fatwas aux gens, hormis Malik ibn Anas et Ibn al-Majishun.

Ibn Wahb : D'après Malik, il a dit :

Il m'est parvenu que quiconque a fait preuve de détachement envers ce bas monde et de piété a parlé avec sagesse.

Ibn Wahb : D'après Malik, il a dit :

Quand un homme entreprend de se louer lui-même, son éclat disparaît.

Ahmad ibn Hanbal : Abd ar-Rahman ibn Mahdi nous a rapportés, d'après Malik, qui a dit : Fixer une durée dans l'essuyage est une innovation.

Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim : Mouhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam nous a rapportés :

J'ai entendu Ash-Shafi'i dire : Malik et Abou Youssouf se trouvèrent réunis devant le Commandeur des croyants, et ils débattirent du waqf et de ce que les gens immobilisent.

Ya'qoub dit : Ceci est faux.

Shurayh dit : Mouhammad, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, est venu ordonner la libération des biens réservés (hubus).

Malik dit : Il n'a libéré que ce qu'ils réservaient à leurs divinités, comme la bahira et la sa'iba ; quant au waqf, voici le waqf d'Omar.

Il avait demandé l'autorisation au Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, qui dit : « Retiens son tronc, et donne son fruit en aumône. » Et voici le waqf d'az-Zoubayr.

Cette réponse émerveilla le calife, et Ya'qoub en resta interdit.

Ibn Wahb : Malik m'a rapporté, et il a dit :

Entre le mur de la qibla du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, et la chaire, il y avait l'espace d'un passage d'homme accroupi, soit le passage d'une chèvre ; le premier à avancer le mur de la qibla jusqu'à le placer près de l'enceinte fut Omar ibn al-Khattab, et Othman le rapprocha de l'endroit où il se trouve aujourd'hui.

Dawoud ibn Rachid : Al-Walid ibn Muslim nous a rapportés :

J'ai interrogé Malik au sujet des points diacritiques placés sur les corans ; il nous sortit un coran et dit :

Mon père m'a rapporté, d'après mon grand-père : Ils ont rassemblé le Coran à l'époque d'Othman, et ils ont ponctué les corans comme celui-ci, ou de façon semblable.

Ibn al-Madini a dit : Malik possède près d'un millier de hadiths, c'est-à-dire marfu' (remontant jusqu'au Prophète).

Ismaïl ibn Abi Ouwaïs a dit : Malik m'a dit : J'ai récité le Coran devant Nafi' ibn Abi Nu'aym.

Al-Qa'nabi a rapporté, d'après Ibn 'Ouyayna : Malik n'a laissé sur la terre ferme personne de semblable à lui.

Ibn Sa'd a dit : Malik était digne de confiance, solide, faisant autorité, savant et pieux.

Ibn Wahb a dit : Sans Malik et al-Layth, nous nous serions égarés.

Ash-Shafi'i a dit : Il n'existe sur terre, parmi les livres de science, aucun plus juste que (Al-Muwatta de Malik).

Je dis : Il a dit cela avant que ne fussent composés (les deux Sahih).

Khalid ibn Nizar al-Ayli a dit : Al-Mansur envoya quérir Malik à son arrivée à Médine, et dit :

Les gens se sont divisés en Irak ; compose donc un livre sur lequel nous les rassemblions.

Il composa alors (Al-Muwatta).

Abd as-Salam ibn 'Asim a dit : J'ai dit à Ahmad ibn Hanbal :

Un homme qui souhaiterait mémoriser le hadith d'un seul homme ?

Il dit : Qu'il mémorise le hadith de Malik.

Je dis : Et le ray (l'opinion) ?

Il dit : Le ray de Malik.

Ibn Wahb a dit : On demanda à la sœur de Malik : Qu'était l'occupation de Malik dans sa maison ?

Elle dit : Le Coran, la récitation.

Abou Moussab a dit : On se pressait à la porte de Malik au point de se battre à cause de la cohue, et lorsque nous étions auprès de lui, aucun ne se tournait vers l'autre, la tête baissée ainsi ; les sultans le craignaient, et il disait : Non. Oui. Et on ne lui disait pas : Qui, d'où as-tu dit cela ?

Abou Hatim ar-Razi : Abd al-Mou'tali ibn Salih, un compagnon de Malik, nous a rapportés :

On dit à Malik : Tu entres chez les gouvernants, alors qu'ils sont injustes et outranciers !

Il dit : Qu'Allah te fasse miséricorde ; où est donc celui qui tient le langage de la vérité ?

Moussa ibn Dawoud a dit : J'ai entendu Malik dire :

Abou Ja'far al-Mansour est venu nous voir en l'an cent cinquante, et dit : Malik ! Tes cheveux blancs se sont multipliés !

Je dis : Oui, ô Commandeur des croyants : quiconque a vu passer les années voit ses cheveux blancs se multiplier.

Il dit : Pourquoi te vois-je t'appuyer, parmi les Compagnons, sur la parole d'Ibn Omar ?

Je dis : Il fut le dernier des Compagnons qui nous resta ; les gens eurent besoin de lui, l'interrogèrent, et s'accrochèrent à sa parole.

Ali ibn al-Madini a mentionné les compagnons de Nafi' et dit :

Malik et sa maîtrise ; Ayyoub et son mérite ; Oubayd Allah et sa mémoire.

Ibn Abd al-Hakam : J'ai entendu Ash-Shafi'i dire :

Mouhammad m'a dit : Lequel des deux est le plus savant, notre maître ou le vôtre ? Il visait Abou Hanifa et Malik.

Je dis : En toute équité ?

Il dit : Oui.

Je dis : Je t'adjure par Allah : qui est le plus savant en Coran ?

Il dit : Votre maître.

Je dis : Qui est le plus savant en Sounna ?

Il dit : Votre maître.

Je dis : Et qui est le plus savant dans les dires des Compagnons et des anciens ?

Il dit : Votre maître.

Je dis : Il ne reste donc que le qiyas, et le qiyas ne se fait qu'à partir de ces éléments ; celui qui ignore ces fondements, sur quoi raisonne-t-il ?

Je dis : Et en toute équité ? Si quelqu'un disait : Tous deux sont plutôt égaux dans la science du Livre ; le premier est plus savant en qiyas, le second plus savant en Sounna, et il détient une science abondante

des dires d'un grand nombre de Compagnons, de même que le premier est plus savant dans les dires d'Ali, d'Ibn Mas'oud et d'un groupe de ceux qui étaient à Koufa parmi les Compagnons du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui : qu'Allah agrée les deux imams. Nous sommes parvenus à une époque où nul n'est en mesure de prononcer la parole d'équité ; nous demandons à Allah la préservation.

Moutarraf ibn Abdallah et d'autres ont dit : L'anneau de Malik, qu'il portait encore à sa mort, était en pierre noire, gravé de : « Allah me suffit ; quel excellent garant Il est. »

Il le portait à sa main gauche, et parfois à sa main droite.

Et d'après Ibn Mahdi, qui a dit :

Je n'ai vu personne d'aussi imposant que Malik, ni d'esprit aussi accompli, ni d'une piété plus profonde.

Ibn Wahb a dit : Ce que nous avons repris des manières de Malik est plus abondant que ce que nous avons appris de sa science.

Et d'après Malik, il a dit : Je n'ai jamais fréquenté un homme frivole.

Ibn Abd al-Hakam a dit : Malik délivrait des fatwas aux côtés de Nafi' et de Rabi'a.

Abou al-Walid al-Baji a dit : Il est rapporté qu'al-Mansour accomplit le pèlerinage et offrit à Malik d'exiger la réparation du sang de Ja'far ibn Soulayman, celui qui l'avait battu.

Malik refusa et dit : Allah m'en garde !

Moussab ibn Abdallah a dit à propos de Malik :

Il laisse sans réponse, et nul ne lui réplique, par révérence ... et ceux qui l'interrogent ont les mentons baissés,

majesté de la gravité et lumière du pouvoir de la piété ... il est l'homme vénérable, et il ne détient aucun pouvoir.

Abou Abdallah Mouhammad ibn Ibrahim al-Bushanji a dit : J'ai entendu Abdallah ibn Omar ibn ar-Rammah, qui a dit :

J'entrai chez Malik et dis : Abou Abdallah, qu'est-ce qui, dans

la prière, est obligation ? Et qu'est-ce qui y est Sounna ? Ou il dit : surérogatoire ?

Malik dit : C'est le langage des zanadiqa (hérétiques) ; faites-le sortir.

Mansour ibn Salama al-Khuza'i a dit : J'étais chez Malik quand un homme lui dit : Abou Abdallah, j'ai tenu ta porte soixante-dix jours, si bien que j'ai consigné soixante et un hadiths.

Il dit : Soixante et un hadiths ! Et il considérait ce nombre comme excessif.

L'homme dit : Il nous arrive, à Koufa ou en Irak, de consigner soixante et un hadiths en une seule séance.

Il dit : Et l'Irak, terre de la monnaie frappée : on y frappe la nuit et on y dépense le jour !

Abou al-Abbas as-Sirraj a dit : J'ai entendu al-Boukhari dire :

La plus authentique des chaînes de transmission est : Malik, d'après Nafi', d'après Ibn Omar.

Le hafiz Ibn Abd al-Barr a dit dans (le Tamhid) : J'écris ceci de mémoire, mon exemplaire de référence m'étant inaccessible :

Abdallah al-'Omari, le dévot, écrivit à Malik pour l'exhorter à la solitude pieuse et à l'œuvre ; Malik lui répondit par écrit : Allah a réparti les œuvres comme Il a réparti les subsides : tel homme se voit ouverte la porte de la prière, non celle du jeûne ; tel autre, celle de l'aumône, non celle du jeûne ; tel autre, celle du jihad.

La diffusion de la science est parmi les plus nobles œuvres de piété ; je me suis contenté de ce qui m'a été ouvert, et je ne pense pas que mon état soit inférieur au tien ; j'espère que nous serons tous deux dans le bien et la droiture.

Al-Houssayn ibn Hasan ibn Mouhajir, le hafiz, a dit : J'ai entendu Abou Moussab az-Zouhri dire : Après avoir cessé de fréquenter la mosquée, Malik priait dans sa demeure en groupe, des hommes priant derrière lui, et il accomplissait la prière du vendredi seul dans sa demeure.

Récit de certains de ses maîtres d'après lui

Ali ibn Abd al-Ghani al-Mou'addal nous a informés ; Abd al-Latif ibn Youssouf nous a informés, et Abou al-Ma'ali al-Abarkouhi nous a informés ; Mouhammad ibn Abi al-Qasim al-Khatib nous a informés, tous deux dirent :

Abou al-Fath ibn al-Batti nous a informés ; Abou al-Hasan Ali ibn Mouhammad ibn Mouhammad ibn al-Anbari nous a informés, au mois de Mouharram de l'an quatre cent quatre-vingt-quatre ; Abd al-Wahid ibn Mouhammad al-Farisi nous a informés ; Mouhammad ibn Makhlad al-'Attar nous a informés ; Mouhammad ibn al-Harith Abou Bakr al-Baghandi nous a rapportés ; Oubayd ibn Mouhammad an-Nassaj nous a rapportés ; Ahmad ibn Shabib nous a rapportés ; mon père nous a rapportés, d'après Younous ibn Yazid, d'après az-Zouhri : Un homme de Médine, nommé Malik ibn Anas, m'a rapporté, d'après Sa'd ibn Ishaq, d'après sa tante Zaynab, d'après Abou Sa'id :

Qu'il était sorti pour chercher un remède pour lui-même, puis se rendit auprès du Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui ... ; il mentionne ensuite le hadith comme celui des gens.

Ahmad ibn Salama nous a informés, d'après un groupe : Abou Ali al-Haddad les en informa : Abou Nu'aym nous a informés ; Ibn as-Sawwaf et Mouhammad ibn Houmayd nous ont rapportés, tous deux :

Al-Baghandi nous a rapportés ; Oubayd an-Nassaj nous a rapportés ; Ahmad ibn Shabib nous a rapportés ; mon père nous a rapportés, d'après Younous, d'après az-Zouhri, d'après Malik ibn Anas, d'après Sa'd ibn Ishaq, d'après sa tante

Zaynab, d'après al-Fouray'a, la sœur d'Abou Sa'id :

Que son mari était loué comme journalier chez les 'Oulouj, et ils le tuèrent ; elle mentionna cela au Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, et dit : Je n'habite pas dans une demeure qui lui appartienne, et il ne subvient plus à mon entretien ; puis-je rejoindre les gens de ma maison paternelle et demeurer chez eux ?

Il dit : « Attends ton terme là où la nouvelle t'atteint. »

Abou Mouhammad Abd al-Khaliq ibn 'Oulouan nous l'a rapporté intégralement, par une chaîne élevée, par ma lecture ; al-Bahaa Abd ar-Rahman nous a informés ; Shouhda la scribe nous a informés ; Ahmad ibn Abd al-Qadir nous a informés ; Othman ibn Doussta nous a informés ; Mouhammad ibn Abdallah nous a informés ; Ishaq ibn al-Hasan al-Harbi nous a rapportés ; al-Qa'nabi nous a rapportés ; Malik nous a informés, d'après Sa'd ibn Ishaq, d'après sa tante Zaynab bint Ka'b ibn 'Oujra :

Qu'al-Fouray'a bint Malik ibn Sinan, qui était la sœur d'Abou Sa'id al-Khoudri, l'en avait informée :

Qu'elle était venue trouver le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, pour lui demander de retourner chez les siens, chez les Banou Khoudra : son mari était parti en quête d'un esclave qui lui avait fui ; arrivé au mont al-Qadoum, il les rejoignit, et ils le tuèrent.

Elle dit : J'ai donc demandé au Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, la permission de retourner dans ma famille : mon mari ne m'avait laissé ni demeure en sa propriété, ni pension.

Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, dit : « Oui. »

Je sortis, et il dit : « Qu'as-tu dit ? »

Je lui rapportai de nouveau le récit, et il dit : « Demeure dans ta maison jusqu'à ce que le décret parvienne à son terme. »

J'y observai mon délai de veuvage, quatre mois et dix jours. Quand vint l'époque d'Othman ibn Affan, il m'envoya quérir et m'interrogea à ce sujet,

je l'en informai ; il y souscrivit et rendit un jugement en ce sens.

Nous a informés de cela, par une chaîne élevée à plusieurs degrés : Ahmad ibn Hibatallah, d'après al-Mou'ayyad ibn Mouhammad ; Hibatallah ibn Sahl nous a informés ; Sa'id ibn Mouhammad nous a informés ; Zahir ibn Ahmad nous a informés ; Ibrahim ibn Abd as-Samad nous a informés ; Abou Moussab nous a rapportés, et Malik nous a rapportés un texte semblable.

Et par ma chaîne de transmission jusqu'à Ibn Makhlad : Zakariyya ibn Yahya an-Naqid nous a rapportés ; Khalid ibn Khidash nous a rapportés ; Hammad ibn Zayd nous a rapportés, d'après Yahya ibn Sa'id, d'après Malik ibn Anas, d'après az-Zouhri, d'après Abdallah ibn Mouhammad ibn Ali, d'après son père, d'après Ali :

D'après le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui : il a interdit le mariage de jouissance (mut'a) le jour de Khaybar.

Hammad dit ensuite : Malik et Ma'mar nous l'ont rapporté selon cette même chaîne.

Et nous a informés par une chaîne élevée, à Alep, Soungour az-Zayni : al-Mouwaffaq Abd al-Latif, Anjab al-Hammami, Abd al-Latif al-Qoubbouti, Mouhammad ibn as-Sabbak et d'autres dirent :

Mouhammad ibn Abd al-Baqi nous a informés ; Malik al-Banyasi nous a informés ; Ahmad ibn Mouhammad ibn as-Salt nous a informés ; Ibrahim ibn Abd as-Samad nous a informés ; Abou Moussab az-Zouhri nous a informés, d'après Malik, d'après Ibn Shihab, d'après Abdallah et al-Hasan, les deux fils de Mouhammad ibn Ali, d'après leur père, d'après Ali ibn Abi Talib :

Que le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a interdit le mariage de jouissance le jour de Khaybar, ainsi que la consommation de la viande des ânes domestiques.

Ismaïl ibn Abd ar-Rahman nous l'a informé : l'imam Abou Mouhammad ibn Qoudama nous a informés ; Ali ibn Abd ar-Rahman at-Toussi nous a informés ; Malik al-Banyasi nous a informés ... et il le mentionne.

Et par lui, jusqu'à Ibn Makhlad : Abd al-Malik ar-Raqashi nous a rapportés ; Abou Ghassan Yahya ibn Kathir al-Anbari nous a rapportés ; Shu'ba nous a rapportés, d'après Malik ibn Anas, d'après 'Amr ibn Mouslim, d'après Sa'id ibn al-Moussayyib, d'après Oumm Salama :

Que le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Quand entrent les dix (jours), quiconque parmi vous veut immoler une bête doit s'abstenir de se couper les cheveux et les ongles. »

Mouslim l'a rapporté, d'après l'un de ses anciens maîtres, d'après al-Anbari : il nous en est ainsi parvenu une variante par une chaîne élevée.

Et par lui : Mouhammad ibn Ishaq as-Saghani nous a rapportés ; Yahya ibn Ma'in m'a informé ; Ghoundar nous a rapportés ; Shu'ba nous a rapportés, d'après Malik, d'après Omar (ou 'Amr) ibn Mouslim, un texte semblable.

Ceci est étrange (gharib), et cela ne figure pas dans (Al-Muwatta).

Al-Hakim, dans la notice biographique de Malik, dans le livre (Mouzakki al-Akhbar) : Abou at-Tayyib Mouhammad ibn Ahmad al-Karabisi nous a rapportés ; al-Hasan ibn Mouhammad ibn Sa'id nous a rapportés de son original ; Hicham ibn 'Ammar nous a rapportés ; Soufyane ibn 'Ouyayna nous a informés, d'après 'Amr ibn Dinar,

d'après Malik ibn Anas, d'après Soumayy, d'après Abou Salih :

Que le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Le voyage est une part du châtiment. »

Très étrange (gharib jiddan).

J'ai lu devant Ishaq ibn Tariq ; Ibn Khalil t'a informé ; Abou al-Makarim al-Labban nous a informés ; Abou Ali al-Haddad nous a informés ; Abou Nu'aym nous a informés ; Abou Bakr ibn Khallad nous a rapportés ; Mouhammad ibn Ghalib nous a rapportés ; al-Qa'nabi nous a rapportés.

Et par lui, jusqu'à Abou Nu'aym ; Mouhammad ibn Houmayd nous a rapportés ; Abdallah ibn Abi Dawoud nous a rapportés ; Abd al-Malik ibn Shu'ayb ibn al-Layth nous a rapportés ; mon père m'a rapporté, d'après mon grand-père, d'après Yahya ibn Ayyoub : les deux, d'après Malik, d'après Abou az-Zoubayr, d'après Jabir, qui a dit :

Nous avons immolé avec le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, à al-Houdaybiya, le chameau de sacrifice pour sept hommes.

Et par lui, jusqu'à Abou Nu'aym : le qadi Abou Ahmad Mouhammad ibn Ahmad nous a rapportés ; Bakr ibn Sahl nous a rapportés ; Mouhammad ibn Makhlad ar-Rou'ayni nous a rapportés ; Malik nous a rapportés, d'après Abou Hazim, d'après Sahl, qui a dit :

Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Il est deux moments où les portes du ciel s'ouvrent et où l'invocation n'est presque jamais repoussée : le moment de la prière, et le moment de la marche au combat. »

L'ont aussi rapporté : Ayyoub ibn Souwayd et Abou al-Moundir Ismaïl ibn Omar, d'après Malik, un texte semblable.

Abou al-Ma'ali al-Hamdani nous a informés ; Mouhammad ibn Abi al-Qasim nous a informés, à Harran ; Mouhammad ibn Abd al-Baqi nous a informés ; Ali ibn Mouhammad al-Khatib nous a informés ; Abou Omar al-Farisi nous a informés ; Mouhammad ibn Makhlad nous a informés ; Ja'far ibn Ahmad ibn 'Asim nous a rapportés ; Mouhammad ibn Mousaffa nous a rapportés ; Mouhammad ibn Harb nous a rapportés, d'après Ibn Jurayj, d'après Malik, d'après az-Zouhri, d'après Anas :

Que le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, entra à La Mecque au moment de la conquête, avec le casque sur la tête.

Abou al-Ma'ali nous a informés ; Mouhammad nous a informés ; Mouhammad nous a rapportés ; Ali nous a informés ; Abou Omar nous a informés ; Makhlad nous a informés ; al-'Ala ibn Salim nous a rapportés ; Shu'ayb ibn Harb nous a rapportés ; Malik nous a rapportés ; 'Amir ibn Abdallah ibn az-Zoubayr nous a rapportés, d'après 'Amr ibn Soulaym, d'après Abou Qatada ibn Rib'i, qui a dit :

Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Quand l'un de vous entre à la mosquée, qu'il prie deux raka'at avant de s'asseoir. »

Al-Boukhari et Mouslim l'ont retenu tous deux, d'après le hadith de Malik.

Le hafiz Abou Bakr al-Khatib : al-Barqani nous a informés ; Abou al-Qasim Abdallah ibn Ibrahim al-Jourjani nous a rapportés ; il fut lu devant Abou 'Ourouba al-Harrani ; Mouhammad ibn Wahb vous a rapportés ; Mouhammad ibn Salama nous a rapportés, d'après Abou Abd ar-Rahim, d'après Zayd ibn Abi Ounaysa, d'après Malik ibn Anas, d'après Sa'id al-Maqbouri, d'après son père, que je ne connais qu'à travers Abou Hourayra, qui a dit :

Le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Qu'Allah fasse miséricorde au serviteur qui détenait sur son frère une créance injuste touchant sa personne ou ses biens : il est venu le trouver et a réclamé son dû avant que ses bonnes actions ne soient prélevées ; s'il n'a pas de bonnes actions, il prend de mauvaises actions de son frère, qui sont placées parmi les siennes. »

Al-Hakim : 'Amr ibn Mouhammad ibn Mansour al-'Adl nous a rapportés ; Mouhammad ibn Ishaq ibn Ibrahim al-Hanzali nous a rapportés ; Abd ar-Rahman ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam nous a rapportés ; mon père m'a rapporté ; Bakr ibn Moudar nous a rapportés ; Ibn al-Had nous a rapportés ; Malik m'a rapporté, d'après Nafi', d'après Ibn Omar :

Que le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Que nul d'entre vous ne traie l'animal de son frère sans sa permission : l'un de vous aimerait-il que l'on entre dans sa laiterie, que l'on brise sa jarre et que l'on en renverse le contenu ? Que nul d'entre vous donc ne traie l'animal de son frère sans sa permission. »

Et l'a rapporté Ishaq ibn Bakr ibn Moudar, d'après son père ; il m'en est parvenu une chaîne élevée, comme si je l'avais entendu d'al-Hakim lui-même.

Abd al-Hafiz ibn Badran nous a informés, à Naplouse : Moussa ibn Abd al-Qadir et al-Houssayn ibn Moubarak nous ont informés ; Ahmad ibn Ishaq nous a informés ; al-Hasan ibn al-Moubarak, Nafis ibn Karam et Abd al-Latif ibn 'Askar nous ont informés ; Ahmad ibn Mouhammad, le hafiz, et un groupe nous ont informés en Égypte, ainsi que Soungour az-Zayni à Alep, disant :

Abdallah ibn Omar nous a informés ; Abdallah ibn Mouhammad ibn Qawam, Youssouf ibn Abi Nasr, Ali ibn Othman al-Amin, Mouhammad ibn Hazim, Mouhammad ibn Youssouf adh-Dhahabi, Mouhammad ibn Hashim al-Abbasi, Omar et Abou Bakr nous ont informés ; Ahmad ibn Abd ad-Da'im, Souwayj ibn Mouhammad, Mouhammad ibn Abi al-'Izz, Fatima bint Abdallah al-Amidiyya, Khadija bint Mouhammad al-Maratiyya, Fatima bint Ibrahim al-Bata'ihiyya et Hadiyya bint Abd al-Hamid nous ont informés, disant :

Al-Houssayn ibn Abi Bakr al-Yamani nous a informés ; Ali ibn Mouhammad le faqih, Ahmad ibn Hibatallah al-Hajib, Nasrallah ibn Mouhammad, Ahmad ibn al-Imad, Ali ibn Ahmad, Ahmad ibn Mouhammad ibn al-Moudjahid, Ali ibn Mouhammad al-Mouqallin, Ahmad ibn Rislane, Omar ibn Mouhammad al-Moudhhab, Ahmad ibn Abd ar-Rahman, Abd ad-Da'im ibn Ahmad al-Wazzan, Oubayd al-Houmayd ibn Ahmad, Mouhammad ibn Ali ibn Fadl, Ahmad ibn Abdallah al-Younini, Mouhammad ibn Qaymaz ad-Daqiqi et Hadiyya bint Ali nous ont informés, disant :

Al-Houssayn ibn Abi Bakr et Abdallah ibn Omar nous ont informés,

et ils dirent, tous six :

Abd al-Awwal ibn 'Isa nous a informés ; Mouhammad ibn Abd al-'Aziz al-Farisi nous a informés, en l'an quatre cent soixante-neuf ; Abou Mouhammad Abd ar-Rahman ibn Abi Shourayh al-Ansari nous a informés ; Abou al-Qasim Abdallah ibn Mouhammad al-Baghawi nous a informés ; al-'Ala ibn Moussa nous a dicté, en l'an deux cent vingt-sept ; Layth ibn Sa'd nous a rapportés, d'après Nafi', d'après Ibn Omar :

D'après le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui : il se leva et dit : « Que nul d'entre vous ne traie l'animal de qui que ce soit sans sa permission. L'un de vous aimerait-il que l'on entre dans sa laiterie, que l'on brise le battant de sa jarre et que l'on emporte sa nourriture ? Ce sont les pis des bêtes qui leur conservent leurs provisions : que nul donc ne traie l'animal d'autrui sans sa permission. »

Mouslim l'a rapporté, d'après Mouhammad ibn Roumh, d'après Layth.

Mouhammad ibn Youssouf az-Zabidi : Abou Qourra nous a rapportés, d'après Moussa ibn 'Oqba, d'après Malik, d'après Nafi' :

D'après Ibn Omar, en propos remontant au Prophète (marfu') : « Le fruit ne se vend pas avant que sa maturité n'apparaisse. »

Ali ibn Taymiyya nous a informés ; Abd al-Latif ibn Youssouf nous a informés, et al-Abarkouhi nous a informés ; Ibn Taymiyya al-Khatib nous a informés, tous deux :

Ibn al-Batti nous a informés ; Ali ibn Mouhammad nous a informés ; Abou Omar ibn Mahdi nous a informés ; Mouhammad ibn Makhlad nous a informés ; ar-Ramadi nous a rapportés ; Abd ar-Razzaq nous a rapportés ; Ibn Jurayj nous a informés, d'après Soufyane ath-Thawri, d'après Malik, d'après Yazid ibn Abdallah ibn Qousayt, d'après Ibn al-Moussayyib :

Que Omar et Othman

ont jugé au sujet de la miltah, à savoir le simhaq, à hauteur de la moitié de la moudha.

Abd ar-Razzaq a dit : Soufyane vint ensuite chez nous ; nous l'interrogeâmes, et il nous le rapporta d'après Malik. Puis je rencontrai Malik et dis :

Soufyane nous a rapporté de toi, d'après Ibn Qousayt, d'après Ibn al-Moussayyib, que Omar et Othman ont jugé la miltah à la moitié de la moudha ?

Il dit : Il a dit vrai ; c'est moi qui le lui ai rapporté.

Je dis : Rapporte-le-moi donc.

Il dit : Je ne le rapporte pas, aujourd'hui.

Ahmad ibn Abd al-Moun'im nous a informés ; Mouhammad ibn Sa'id nous a informés, ainsi qu'Ali ibn Mouhammad et un groupe, disant :

Al-Houssayn ibn al-Moubarak nous a informés, disant :

Abou Zur'a nous a informés ; Mouhammad ibn Ahmad as-Sawi nous a informés ; Abou Bakr al-Hiri nous a informés ; Abou al-Abbas al-Asamm nous a rapportés ; ar-Rabi' ibn Soulayman nous a rapportés ; Ash-Shafi'i nous a rapportés ; Sa'id ibn Salim nous a rapportés, d'après Ibn Jurayj, d'après Soufyane, d'après Malik, un texte semblable.

Cette chaîne est précieuse ('aziz) : Ash-Shafi'i est bien souvent descendu dans ses chaînes de transmission, en quête de science.

Al-Hakim : Abou Ja'far Ahmad ibn 'Oubayd, le hafiz, nous a informés ; Mouhammad ibn ad-Dahhak ibn 'Amr nous a rapportés ; 'Imran ibn Abd ar-Rahim nous a rapportés ; Boukkayr ibn al-Hasan nous a rapportés ; Ismaïl ibn Hammad ibn Abi Hanifa nous a rapportés, d'après son père, d'après Abou Hanifa, d'après Malik, d'après Abdallah ibn al-Fadl, d'après Nafi' ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbas, qui a dit :

Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « La femme déjà mariée a plus de droit sur sa personne que son tuteur ; la vierge est consultée au sujet d'elle-même, et son consentement est son silence. »

Ahmad ibn Hibatallah nous l'a informé, d'après al-Mou'ayyad at-Toussi ; Hibatallah as-Sayyidi nous a informés ; Abou Othman al-Bahiri nous a informés ; Zahir ibn Ahmad nous a informés ; Ibrahim ibn Abd as-Samad nous a informés ; Abou Moussab nous a rapportés, d'après Malik, un texte semblable.

Je l'ai fait correspondre au texte d'al-Hakim ; l'ont aussi rapporté d'après Malik : Soufyane ath-Thawri, le qadi Sharik et Shu'ba.

Al-Hakim : Abou Ali, le hafiz, nous a informés ; Abou at-Tahir Mouhammad ibn Ahmad al-Madini nous a informés, en Égypte ; Yahya ibn Dourousta nous a rapportés ; Abou Ismaïl al-Qannad nous a rapportés, d'après Yahya ibn Abi Kathir, d'après al-Awza'i et Malik, d'après az-Zouhri, d'après 'Amra, d'après Aïcha :

D'après le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui : « Le talion (qisas) s'applique à partir du quart de dinar et au-delà. »

Très étrange (gharib) : nous ne connaissons pas de Malik qui se soit trouvé avec Yahya ; si cela avait été le cas, il aurait rapporté de lui, et Yahya aurait été parmi les plus grands maîtres de Malik.

Abou at-Tahir l'a rapporté seul, et ce hadith fait l'objet d'une objection.

Ya'qoub ibn Shayba as-Sadoussi : Qabisa nous a rapportés ; Soufyane nous a rapportés, d'après al-Moughira ibn Nou'man, d'après Malik ibn Anas, d'après Hani' ibn Haram, qui a dit :

On écrivit à Omar ibn al-Khattab au sujet d'un homme qui trouva un homme avec sa femme et le tua.

Il écrivit en secret : Qu'il verse le prix du sang ; et il écrivit publiquement : Que l'on exécute le talion sur lui.

Ya'qoub a dit : Omar voulait, par cela, intimider.

Et par ma chaîne de transmission jusqu'à Ibn Makhlad al-'Attar : Ahmad ibn Mouhammad ibn Anas nous a rapportés ; Abou Houhayra ad-Dimashqi nous a rapportés ; Salama ibn Bishr nous a rapportés ; Yazid ibn as-Simt nous a rapportés, d'après al-Awza'i, d'après Malik, d'après Abdallah ibn Dinar, d'après Ibn Omar :

D'après le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui : « Au traître sera dressé un étendard le Jour de la Résurrection, et il sera dit : Voici la trahison d'un tel. »

an-Nasa'i l'a rapporté, d'après Yazid ibn Abd as-Samad, d'après Salama, ainsi.

Et il nous est parvenu par une chaîne élevée.

Ali ibn Ahmad al-Houssayni nous a informés ; Mouhammad ibn Ahmad al-Qati'i nous a informés,

Ahmad ibn Mouhammad al-Abbasi nous a informés ; al-Hasan ibn Abd ar-Rahman Ash-Shafi'i nous a informés ; Ahmad ibn Ibrahim al-'Abqasi nous a informés ; Mouhammad ibn Ibrahim ad-Daybouli nous a informés ; Mouhammad ibn Abi al-Azhar nous a rapportés ; Ismaïl ibn Ja'far nous a rapportés ; Abdallah ibn Dinar nous a rapportés, ainsi.

Et par ma chaîne de transmission jusqu'à Ibn Makhlad, qui a dit : Ahmad ibn Sa'd az-Zouhri m'a rapporté, et il a dit :

Ali ibn Bahr al-Qattan a mentionné : J'ai entendu Ibn Abi Hazim dire :

J'ai vu al-Battiyya se tenir debout au chevet de Malik ibn Anas.

Et par lui : Mouhammad ibn al-Houssayn ibn Abi al-Hanin nous a rapportés ; al-Asma'i nous a rapportés, d'après Shu'ba, qui a dit :

Je suis arrivé à Médine en l'an cent dix-huit ; je trouvai que Malik avait un cercle (d'étude), et je trouvai Nafi' déjà mort.

Et par lui : ar-Ramadi nous a informés ; al-Hakam ibn Abdallah nous a rapportés ; mon père m'a informé, d'après Malik, qui a dit :

De la maison d'Ibn Hourmouz, je ne partais qu'au moment de midi, douze années durant.

Et par lui : ar-Ramadi nous a rapportés ; al-Hakam nous a rapportés ; Ashhab nous a informés, d'après Malik, qui a dit :

Ibn Shihab me rapporta un hadith ; je lui dis : Répète-le-moi.

Il dit : Non.

Je dis : Ne te le répétait-on donc pas ?

Il dit : Non.

Je dis : Écrivais-tu donc ?

Il dit : Non.

Et il tenait le fer en main, c'est-à-dire les rênes.

Nous a informés Ahmad ibn Ishaq ibn Muhammad al-Mu'ayyadi, nous a informés Ahmad ibn

Yusuf, ainsi qu'al-Fath ibn Abdillah ; les deux dirent :

Nous a informés Muhammad ibn Umar al-Urmawi, nous a informés Ahmad ibn Muhammad al-Bazzaz, nous a informés Ali ibn Umar al-Harbi, nous a rapporté Ahmad ibn al-Hasan as-Sufi, nous a rapporté Yahya ibn Ma'in, nous a rapporté Ma'n, d'après Malik, d'après Hicham, d'après son père, d'après Aïcha, qui a dit :

Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ne serrait jamais la main d'une femme.

Rapporté par an-Nasa'i dans son recueil des hadiths de Malik, d'après Mu'awiya ibn Salih ad-Dimashqi, d'après Yahya ibn Ma'in.

Nous a informés Omar ibn Abd al-Mun'im at-Ta'i plus d'une fois ; nous a informés Abd as-Samad ibn Muhammad ash-Shafi'i en l'an 906, alors que j'avais quatre ans ; nous a informés Ali ibn al-Musallam al-Faqih ; nous a informés Abu Nasr al-Husayn ibn Muhammad al-Khatib en l'an 465 ; nous a informés Abu al-Husayn Muhammad ibn Ahmad al-Ghasani à Sayda en l'an 394 ; nous a rapporté Abu Rawq Ahmad ibn Muhammad al-Hizzani à Bassora ; nous a rapporté Muhammad ibn al-Walid al-Basri ; nous a rapporté Gundar ; nous a rapporté Chou'ba, d'après Malik (h).

Et nous a informés, par une chaîne haute, Ahmad ibn Hibatallah ibn Ahmad, d'après al-Mu'ayyad ibn Muhammad :

Nous a informés Hibatallah ibn Sahl, nous a informés Sa'id ibn Muhammad, nous a informés Zahir ibn Ahmad, nous a informés Ibrahim ibn Abd as-Samad, nous a rapporté Abu Mus'ab, nous a rapporté Malik, d'après Abdallah ibn al-Fadl, d'après Nafi' ibn Jubayr, d'après Ibn Abbas, qui a dit :

Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : « La veuve est plus en droit de sa propre personne que son tuteur ; quant à la vierge, on lui demande la permission au sujet d'elle-même, et sa permission est son silence. »

C'est la formulation de Chou'ba.

Nous a informés Abu al-Ma'ali al-Abarkuhi ; nous a informés Zakariyya ibn Ali ibn Hassan à Bagdad ; et nous ont informés Abu al-Husayn Ali ibn Muhammad à Baalbek, Ahmad ibn Muhammad en Égypte, ainsi qu'un groupe ; ils dirent :

Nous a informés Abu al-Manja Abdallah ibn Omar ibn al-Latti ; les deux dirent :

Nous a informés Abu al-Waqt Abd al-Awwal ibn 'Issa (h).

Et nous a informés Yahya ibn Abi Mansur al-Faqih, par écrit ; nous a informés Abd al-Qadir al-Hafiz ; nous a informés Abd al-Jalil ibn Abi Sa'd à Hérat ; ils dirent :

Nous a informée Umm al-Fadl Baybi bint Abd as-Samad ; elle a dit :

Nous a informés Abd ar-Rahman ibn Ahmad al-Ansari, nous a informés Abdallah ibn Muhammad, nous a rapporté Mus'ab az-Zubayri ; Malik m'a rapporté, d'après Nafi', d'après Ibn Omar :

que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) entra dans la Kaaba, lui, Oussama, Bilal et Othman ibn Talha al-Hujabi ; on la ferma sur eux, et il y demeura.

J'interrogeai donc Bilal à sa sortie : « Qu'a fait le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ? »

Il dit : « Il plaça un pilier à sa gauche, deux piliers à sa droite et trois piliers derrière lui, et la Maison était ce jour-là sur six piliers ; puis il pria. »

Et de même : Malik m'a rapporté, d'après Abdallah ibn Dinar, d'après Ibn Omar :

que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a interdit la vente du wala' (droit de clientèle) et sa donation.

La mort de Malik

Al-Qa'nabi a dit : je les entendis dire : « Malik avait 88 ans ; il est mort en l'an 179. »

Ismaïl ibn Abi Uways a dit : Malik tomba malade, et j'interrogeai certains des nôtres sur ce qu'il avait dit à l'approche de la mort.

Ils dirent : il prononça le témoignage (tashahhud), puis il dit : {À Allah appartient la décision, avant et après}, Ar-Roum : 4.

Il mourut au matin du 14 de Rabi' al-Awwal, en l'an 179 ; accomplit la prière funéraire sur lui le prince Abdallah ibn Muhammad ibn Ibrahim ibn Muhammad ibn Ali ibn Abdallah ibn Abbas al-Hashimi, fils de Zaynab bint Sulayman al-Abbasiyya, et connu par sa mère.

Muhammad ibn Sa'd l'a rapportée de lui, puis il a dit : j'interrogeai Mus'ab, qui dit :

Il est plutôt mort en Safar, et Ma'n ibn 'Issa m'a informé de la même chose.

Abu Mus'ab az-Zuhri a dit : il est mort le dixième jour écoulé de Rabi' al-Awwal, en l'an 179.

Muhammad ibn Sahnoun a dit : il est mort le 11 de Rabi' al-Awwal.

Ibn Wahb a dit : il est mort le 13 écoulé de Rabi' al-Awwal.

Le qadi Iyad a dit : le correct est que sa mort eut lieu en Rabi' al-Awwal, un dimanche, à l'achèvement de 22 jours de sa maladie.

Le lavèrent Ibn Abi Zanbar et Ibn Kinana, son fils Yahya et son secrétaire Habib versant l'eau sur eux deux ; un groupe descendit dans sa tombe. Il avait recommandé d'être enveloppé d'un linceul blanc et que la prière funéraire soit accomplie pour lui à l'emplacement des funérailles ; c'est le prince susmentionné qui l'accomplit.

Il a dit : il était le député de son père Muhammad sur Médine ; puis il marcha devant son convoi funèbre et porta sa bière, et son linceul coûta cinq dinars.

Je dis : sa mort en l'an 179 est transmise par tawatur (transmission massive) ; nul compte à tenir du propos de qui s'est trompé en la plaçant en l'an 178, ni du propos de Habib, son secrétaire, et de Mutarrif, selon ce qui est rapporté d'eux, quand ils dirent : l'an 180.

Le qadi Iyad a transmis qu'Asad ibn Musa a dit :

J'ai vu Malik après sa mort, revêtu d'une tawila (longue tunique) et de vêtements verts, sur une chamelle, planant entre ciel et terre. J'ai dit : ô Abu Abdillah ! N'es-tu pas mort ?

Il a dit : si.

Alors je dis : n'es-tu pas encore retourné ?

Il a dit : je me suis présenté devant mon Seigneur, et Il m'a parlé d'une manière voilée (kifahan), et Il a dit : Demande-Moi, Je te donnerai, et formule ton souhait, tu seras comblé.

Le qadi Iyad a dit : les avis divergent sur son âge :

Abdallah ibn Nafi' as-Sa'igh, Ibn Abi Uways, Muhammad ibn Sa'd et Habib ont dit : son âge était de 85 ans.

Il a été dit : 84 ans.

Il a été dit : 77 ans.

Al-Waqidi a dit : 90 ans.

Al-Firyabi et Abu Mus'ab ont dit : 86 ans.

Al-Qa'nabi a dit : 89 ans.

Et d'après Abd ar-Rahman ibn al-Qasim : il a vécu 78 ans.

Et l'avis isolé est celui d'Ayyoub ibn Salih, qui a dit :

Il a vécu 92 ans.

Abu Muhammad ad-Darrab a dit : c'est une erreur ; le correct est 86 ans.

Et les avis ont divergé sur la grossesse de sa mère avec lui :

Ma'n, as-Sa'igh et Muhammad ibn ad-Dahhak ont dit : elle le porta trois ans.

Et de même a dit le père d'az-Zubayr ibn Bakkar.

Et d'après al-Waqidi : elle le porta deux ans.

Je dis : il fut enterré au Baqi' par consensus, et sa tombe est célèbre et visitée, qu'Allah lui fasse miséricorde.

Et il est dit : dans la nuit même où il mourut, un homme des Ansar vit en songe quelqu'un qui récitait :

L'islam s'est réveillé, son pilier ébranlé ... au matin où le Guide fut couché au bord de la tombe

L'imam de la guidée, gardien constant de la science ... sur lui la paix d'Allah, jusqu'à la fin des temps

Il a dit : je fus réveillé, et voici que le cri (as-sarikha) était pour Malik.

Le qadi Iyad rapporta ensuite plusieurs belles visions oniriques de l'imam, et le reste de son livre, sans isnad ; et il y a parmi cela ce qui est à réprouver (munkar).

Ibn al-Qasim a dit : Malik est mort portant une centaine de turbans, sans compter d'autres.

Ibn Abi Uways a dit : « Vendez ce qu'il y avait dans la demeure de mon oncle Malik : nattes, plateformes, oreillers et autres, pour une somme avoisinant 500 dinars. »

Muhammad ibn 'Issa ibn Khalaf a dit : Malik laissa en héritage cinq cents paires de

sandales ; or il avait souhaité un jour un habit de tissu qusiyy, et il ne mourut qu'avec sept d'entre elles près de lui, qu'on lui avait envoyées.

Yahya ibn Yahya an-Naysaburi lui fit parvenir un cadeau ; on le trouva, de l'écriture de Ja'far : « Nos shaykhs dignes de confiance ont dit : il en vendit le surplus pour 80 000. »

Abu Amr a dit : il laissa, en naḍḍ (gains), 2 000 dinars, 600 dinars et 27 dinars ; et, en dirhams, 1 000 dirhams.

Je dis : cet imam fut parmi les grands des bienheureux et les maîtres des savants : il avait la prestance, la parure, des esclaves, une demeure splendide et des bienfaits manifestes, une élévation en ce monde et dans l'au-delà ; il acceptait les cadeaux, mangeait de la bonne nourriture et faisait des œuvres pies. Que la parole d'Ibn al-Mubarak à son sujet est belle :

Silencieux quand le silence fait l'ornement des siens ... fécond en paroles rares, aux dires aboutis

Il a mémorisé du Coran toute sagesse ... et les bonnes mœurs sont mêlées à sa chair et à son sang

Le qadi Iyad (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit de lui :

Ô toi qui questionnes sur l'élu de la guidée et des sunnas ... cherche : tu seras guidé vers les sciences du fiqh et des sunnas

Le nœud de ton cœur, resserre-le comme la glace ... ne le replie jamais sur le doute ni la fumée

Emprunte la voie des maîtres parvenus à la sagesse et à la piété ... ils furent, et brillèrent en beaux secrets comme au grand jour

Ce sont les imams et les pôles, jamais leurrés ... et ils n'ont pas vendu leur religion à vil prix ni à perte

Les compagnons de la meilleure des créatures, savants de sa communauté ... les meilleurs des générations, étoiles des temps et des âges

Quiconque se guide par leur guidée est bien guidé, et ils sont ... le salut de ceux qui viennent après eux, face aux tourbillons des épreuves

Et leurs suiveurs sur la voie droite sont ... les gens de piété, de guidée, de science et de sagacité

Choisis donc pour ta religion un savant à qui tu te rattaches ... à la renommée éclatante en Syrie comme au Yémen

Qui a recueilli leurs fondements, puis suit une trace ... une voie vers tout sens savoureux et excellent

Et Malik l'agrée d'Allah est, sans nul doute, le plus éminent d'entre eux ... imam de la demeure de la guidée, de la révélation et des sunnas

De lui donc puise ta science, si tu suis une école ... et laisse les ornements, tels songes et chimères

C'est lui le chef suivi dans les traditions, qu'il attribue avec rigueur ... à l'opposé de celui qui, en la matière, n'est pas digne de confiance

Autres orthographes de l'imam Mâlik

Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Mâlik, Malik ibn Anas, l'imam Mâlik, Malik ibn Anas al-Asbahi, Abou Abdillah Mâlik. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.

بسم الله الرحمن الرحيم B.e. 15 Rabi' al-Thani
الاثنين 15 ربيع الآخر
أحدب متناقص Azalmaqda Olan Dolu Gün 17.1 / 29.5
İşıqlanma 94%
Yeni Ay 12 gün sonra
سبحان الله Allaha şan olsun