Le Ruku 195 est extrait de la Sourate Yusuf (versets 21 à 29). Il contient 9 versets et appartient au Juz 12.
Mis à jour le 04 avril 2026 à 03h51
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وَقَالَ ٱلَّذِى ٱشْتَرَىٰهُ مِن مِّصْرَ لِٱمْرَأَتِهِۦٓ أَكْرِمِى مَثْوَىٰهُ عَسَىٰٓ أَن يَنفَعَنَآ أَوْ نَتَّخِذَهُۥ وَلَدًۭا ۚ وَكَذَٰلِكَ مَكَّنَّا لِيُوسُفَ فِى ٱلْأَرْضِ وَلِنُعَلِّمَهُۥ مِن تَأْوِيلِ ٱلْأَحَادِيثِ ۚ وَٱللَّهُ غَالِبٌ عَلَىٰٓ أَمْرِهِۦ وَلَـٰكِنَّ أَكْثَرَ ٱلنَّاسِ لَا يَعْلَمُونَ ﴿٢١﴾
L’Egyptien qui en fit l’acquisition fit cette recommandation à son épouse : « Traite-le convenablement. Il nous sera peut-être utile ou alors pourrons-nous l’adopter. » C’est ainsi que Nous avons établi Joseph dans ce pays afin de lui enseigner l’interprétation des rêves. Nul, en vérité, ne saurait contrecarrer la volonté d’Allah, ce que la plupart des hommes ignorent.
وَلَمَّا بَلَغَ أَشُدَّهُۥٓ ءَاتَيْنَـٰهُ حُكْمًۭا وَعِلْمًۭا ۚ وَكَذَٰلِكَ نَجْزِى ٱلْمُحْسِنِينَ ﴿٢٢﴾
Lorsque Joseph eut atteint la force de l’âge, Nous lui fîmes don de sagesse et de science. C’est ainsi que Nous récompensons les hommes de bien.
وَرَٰوَدَتْهُ ٱلَّتِى هُوَ فِى بَيْتِهَا عَن نَّفْسِهِۦ وَغَلَّقَتِ ٱلْأَبْوَٰبَ وَقَالَتْ هَيْتَ لَكَ ۚ قَالَ مَعَاذَ ٱللَّهِ ۖ إِنَّهُۥ رَبِّىٓ أَحْسَنَ مَثْوَاىَ ۖ إِنَّهُۥ لَا يُفْلِحُ ٱلظَّـٰلِمُونَ ﴿٢٣﴾
La maîtresse de maison tenta de le séduire. Après avoir fermé toutes les portes, elle s’exclama : « Viens ! Je suis à toi ! » Joseph répliqua : « Qu’Allah m’en préserve ! Comment pourrais-je trahir mon maître qui m’a si généreusement accueilli ? Les traîtres peuvent-ils espérer prospérer ? »
وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِۦ ۖ وَهَمَّ بِهَا لَوْلَآ أَن رَّءَا بُرْهَـٰنَ رَبِّهِۦ ۚ كَذَٰلِكَ لِنَصْرِفَ عَنْهُ ٱلسُّوٓءَ وَٱلْفَحْشَآءَ ۚ إِنَّهُۥ مِنْ عِبَادِنَا ٱلْمُخْلَصِينَ ﴿٢٤﴾
Elle le désira et lui-même l’aurait désirée s’il n’avait vu un signe de son Seigneur. C’est ainsi que Nous l’avons préservé du péché et de l’infamie, lui que Nous avons élu parmi Nos serviteurs.
وَٱسْتَبَقَا ٱلْبَابَ وَقَدَّتْ قَمِيصَهُۥ مِن دُبُرٍۢ وَأَلْفَيَا سَيِّدَهَا لَدَا ٱلْبَابِ ۚ قَالَتْ مَا جَزَآءُ مَنْ أَرَادَ بِأَهْلِكَ سُوٓءًا إِلَّآ أَن يُسْجَنَ أَوْ عَذَابٌ أَلِيمٌۭ ﴿٢٥﴾
Alors que tous deux se précipitaient vers la porte, elle déchira sa tunique par derrière. Arrivés à la porte, ils se retrouvèrent face au maître de maison auquel la femme dit : « Quelle sanction mérite celui qui a voulu abuser de ton épouse sinon d’être jeté en prison ou d’être impitoyablement châtié ? »
قَالَ هِىَ رَٰوَدَتْنِى عَن نَّفْسِى ۚ وَشَهِدَ شَاهِدٌۭ مِّنْ أَهْلِهَآ إِن كَانَ قَمِيصُهُۥ قُدَّ مِن قُبُلٍۢ فَصَدَقَتْ وَهُوَ مِنَ ٱلْكَـٰذِبِينَ ﴿٢٦﴾
« C’est elle qui a tenté de me séduire », se défendit Joseph. Un parent de l’épouse dit : « Si la tunique de Joseph est déchirée par devant, elle dit la vérité et c’est lui qui ment.
وَإِن كَانَ قَمِيصُهُۥ قُدَّ مِن دُبُرٍۢ فَكَذَبَتْ وَهُوَ مِنَ ٱلصَّـٰدِقِينَ ﴿٢٧﴾
Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui ment et lui qui est sincère. »
فَلَمَّا رَءَا قَمِيصَهُۥ قُدَّ مِن دُبُرٍۢ قَالَ إِنَّهُۥ مِن كَيْدِكُنَّ ۖ إِنَّ كَيْدَكُنَّ عَظِيمٌۭ ﴿٢٨﴾
Constatant que la tunique était déchirée par derrière, le mari dit : « Voilà bien une ruse dont les femmes sont coutumières ! Vos ruses sont redoutables ! »
يُوسُفُ أَعْرِضْ عَنْ هَـٰذَا ۚ وَٱسْتَغْفِرِى لِذَنۢبِكِ ۖ إِنَّكِ كُنتِ مِنَ ٱلْخَاطِـِٔينَ ﴿٢٩﴾
Puis, se tournant vers Joseph, il dit : « Joseph, oublie ce qui s’est produit », avant d’ajouter à l’adresse de son épouse : « Et toi, implore pardon pour le péché dont tu t’es rendue coupable. »