Le Ruku 256 est extrait de la Sourate Al-Kahf (versets 32 à 44). Il contient 13 versets et appartient au Juz 15.
Mis à jour le 04 avril 2026 à 03h51
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۞ وَٱضْرِبْ لَهُم مَّثَلًۭا رَّجُلَيْنِ جَعَلْنَا لِأَحَدِهِمَا جَنَّتَيْنِ مِنْ أَعْنَـٰبٍۢ وَحَفَفْنَـٰهُمَا بِنَخْلٍۢ وَجَعَلْنَا بَيْنَهُمَا زَرْعًۭا ﴿٣٢﴾
Propose-leur la parabole de deux hommes. A l’un, Nous avons donné deux vignobles séparés par un champ cultivé et bordés de dattiers.
كِلْتَا ٱلْجَنَّتَيْنِ ءَاتَتْ أُكُلَهَا وَلَمْ تَظْلِم مِّنْهُ شَيْـًۭٔا ۚ وَفَجَّرْنَا خِلَـٰلَهُمَا نَهَرًۭا ﴿٣٣﴾
Chacun des deux vignobles, entre lesquels Nous avons fait jaillir un ruisseau, donnait ses fruits sans que jamais la récolte ne faiblit.
وَكَانَ لَهُۥ ثَمَرٌۭ فَقَالَ لِصَـٰحِبِهِۦ وَهُوَ يُحَاوِرُهُۥٓ أَنَا۠ أَكْثَرُ مِنكَ مَالًۭا وَأَعَزُّ نَفَرًۭا ﴿٣٤﴾
Disposant de fruits à profusion, il dit à son compagnon au cours d’une discussion : « Je suis plus riche que toi et plus puissant par mon clan. »
وَدَخَلَ جَنَّتَهُۥ وَهُوَ ظَالِمٌۭ لِّنَفْسِهِۦ قَالَ مَآ أَظُنُّ أَن تَبِيدَ هَـٰذِهِۦٓ أَبَدًۭا ﴿٣٥﴾
Pénétrant dans son jardin, coupable envers lui-même, il dit : « Je ne crois pas que tout ceci puisse un jour disparaître.
وَمَآ أَظُنُّ ٱلسَّاعَةَ قَآئِمَةًۭ وَلَئِن رُّدِدتُّ إِلَىٰ رَبِّى لَأَجِدَنَّ خَيْرًۭا مِّنْهَا مُنقَلَبًۭا ﴿٣٦﴾
Je ne crois pas non plus que sonnera l’Heure. Et à supposer que je doive être ramené à mon Seigneur, je connaîtrai certainement un sort bien meilleur. »
قَالَ لَهُۥ صَاحِبُهُۥ وَهُوَ يُحَاوِرُهُۥٓ أَكَفَرْتَ بِٱلَّذِى خَلَقَكَ مِن تُرَابٍۢ ثُمَّ مِن نُّطْفَةٍۢ ثُمَّ سَوَّىٰكَ رَجُلًۭا ﴿٣٧﴾
Son compagnon répliqua : « Renies-tu Celui qui t’a créé de terre, puis d’un liquide insignifiant, avant de faire de toi un homme à la forme accomplie ?
لَّـٰكِنَّا۠ هُوَ ٱللَّهُ رَبِّى وَلَآ أُشْرِكُ بِرَبِّىٓ أَحَدًۭا ﴿٣٨﴾
Pour ma part, j’ai pour Seigneur Allah auquel je n’associe aucune divinité.
وَلَوْلَآ إِذْ دَخَلْتَ جَنَّتَكَ قُلْتَ مَا شَآءَ ٱللَّهُ لَا قُوَّةَ إِلَّا بِٱللَّهِ ۚ إِن تَرَنِ أَنَا۠ أَقَلَّ مِنكَ مَالًۭا وَوَلَدًۭا ﴿٣٩﴾
Si seulement, en entrant dans ton jardin, tu disais : “Telle est la volonté d’Allah, il n’est de force que par Allah”. Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants,
فَعَسَىٰ رَبِّىٓ أَن يُؤْتِيَنِ خَيْرًۭا مِّن جَنَّتِكَ وَيُرْسِلَ عَلَيْهَا حُسْبَانًۭا مِّنَ ٱلسَّمَآءِ فَتُصْبِحَ صَعِيدًۭا زَلَقًا ﴿٤٠﴾
il se peut que mon Seigneur m’accorde mieux que ton jardin et transforme ce dernier, par quelque calamité venant du ciel, en une terre glissante et inculte,
أَوْ يُصْبِحَ مَآؤُهَا غَوْرًۭا فَلَن تَسْتَطِيعَ لَهُۥ طَلَبًۭا ﴿٤١﴾
ou que l’eau qui l’arrose se perde dans les profondeurs de la terre, sans que tu puisses en retrouver trace. »
وَأُحِيطَ بِثَمَرِهِۦ فَأَصْبَحَ يُقَلِّبُ كَفَّيْهِ عَلَىٰ مَآ أَنفَقَ فِيهَا وَهِىَ خَاوِيَةٌ عَلَىٰ عُرُوشِهَا وَيَقُولُ يَـٰلَيْتَنِى لَمْ أُشْرِكْ بِرَبِّىٓ أَحَدًۭا ﴿٤٢﴾
Sa récolte fut alors entièrement dévastée. Il se mit à se tordre les mains de dépit, se souvenant de tous les biens investis dans ce jardin à présent totalement détruit et s’exclamant : « Si seulement je m’étais gardé d’associer de fausses divinités à mon Seigneur ! »
وَلَمْ تَكُن لَّهُۥ فِئَةٌۭ يَنصُرُونَهُۥ مِن دُونِ ٱللَّهِ وَمَا كَانَ مُنتَصِرًا ﴿٤٣﴾
Aucun clan ne put le préserver du châtiment d’Allah dont il ne put lui-même se protéger.
هُنَالِكَ ٱلْوَلَـٰيَةُ لِلَّهِ ٱلْحَقِّ ۚ هُوَ خَيْرٌۭ ثَوَابًۭا وَخَيْرٌ عُقْبًۭا ﴿٤٤﴾
Car, en pareil cas, Allah seul, la véritable divinité, est en mesure d’apporter Son assistance à Ses serviteur auxquels Il accorde toujours la récompense la plus généreuse et garantit toujours l’issue la plus heureuse.