Le Ruku 261 est extrait de la Sourate Al-Kahf (versets 71 à 82). Il contient 12 versets et appartient au Juz 15.
Mis à jour le 04 avril 2026 à 03h51
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فَٱنطَلَقَا حَتَّىٰٓ إِذَا رَكِبَا فِى ٱلسَّفِينَةِ خَرَقَهَا ۖ قَالَ أَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْـًٔا إِمْرًۭا ﴿٧١﴾
Ils se mirent donc en route avant de monter à bord d’un bateau auquel l’homme fit une brèche. Moïse s’indigna : « Pour quelle raison l’as-tu endommagé, pour en noyer les occupants ? Ton geste est inqualifiable ! »
قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِىَ صَبْرًۭا ﴿٧٢﴾
L’homme dit : « Ne t’ai-je pas averti que tu ne pourrais supporter ma compagnie ? »
قَالَ لَا تُؤَاخِذْنِى بِمَا نَسِيتُ وَلَا تُرْهِقْنِى مِنْ أَمْرِى عُسْرًۭا ﴿٧٣﴾
Moïse s’excusa : « Ne m’en veux pas pour cet oubli. Montre-toi, au contraire, indulgent envers moi. »
فَٱنطَلَقَا حَتَّىٰٓ إِذَا لَقِيَا غُلَـٰمًۭا فَقَتَلَهُۥ قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْسًۭا زَكِيَّةًۢ بِغَيْرِ نَفْسٍۢ لَّقَدْ جِئْتَ شَيْـًۭٔا نُّكْرًۭا ﴿٧٤﴾
Reprenant la route, ils rencontrèrent un garçon que l’homme tua. Moïse s’écria : « Tuer ainsi sans raison un être innocent ? Voilà un acte odieux ! »
۞ قَالَ أَلَمْ أَقُل لَّكَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِىَ صَبْرًۭا ﴿٧٥﴾
L’homme dit : « Ne t’ai-je pas averti que tu perdrais rapidement patience en ma compagnie ? »
قَالَ إِن سَأَلْتُكَ عَن شَىْءٍۭ بَعْدَهَا فَلَا تُصَـٰحِبْنِى ۖ قَدْ بَلَغْتَ مِن لَّدُنِّى عُذْرًۭا ﴿٧٦﴾
Moïse dit : « Si je t’interroge encore une fois, tu pourras te séparer de moi. Tu as été suffisamment patient avec moi. »
فَٱنطَلَقَا حَتَّىٰٓ إِذَآ أَتَيَآ أَهْلَ قَرْيَةٍ ٱسْتَطْعَمَآ أَهْلَهَا فَأَبَوْا۟ أَن يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًۭا يُرِيدُ أَن يَنقَضَّ فَأَقَامَهُۥ ۖ قَالَ لَوْ شِئْتَ لَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًۭا ﴿٧٧﴾
Poursuivant leur route, Moïse et son compagnon arrivèrent dans une cité dont les habitants, auxquels les deux hommes réclamèrent à manger, leur refusèrent l’hospitalité. Là, ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler que l’homme décida de redresser. Moïse lui fit remarquer : « Tu pourrais, si tu le voulais, réclamer un salaire pour ce travail. »
قَالَ هَـٰذَا فِرَاقُ بَيْنِى وَبَيْنِكَ ۚ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَيْهِ صَبْرًا ﴿٧٨﴾
L’homme dit : « Voici donc venu le moment de nous séparer. Mais je vais avant cela t’expliquer les actes que tu n’as pu t’empêcher de condamner.
أَمَّا ٱلسَّفِينَةُ فَكَانَتْ لِمَسَـٰكِينَ يَعْمَلُونَ فِى ٱلْبَحْرِ فَأَرَدتُّ أَنْ أَعِيبَهَا وَكَانَ وَرَآءَهُم مَّلِكٌۭ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ غَصْبًۭا ﴿٧٩﴾
S’agissant du bateau, il appartenait à de pauvres travailleurs de la mer. J’ai voulu l’endommager car ils allaient au-devant d’un roi qui s’emparait de force de toute embarcation en bon état.
وَأَمَّا ٱلْغُلَـٰمُ فَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ فَخَشِينَآ أَن يُرْهِقَهُمَا طُغْيَـٰنًۭا وَكُفْرًۭا ﴿٨٠﴾
Quant au garçon, nous avons eu peur qu’il ne pousse ses parents, qui étaient croyants, à transgresser la loi et à renier la foi.
فَأَرَدْنَآ أَن يُبْدِلَهُمَا رَبُّهُمَا خَيْرًۭا مِّنْهُ زَكَوٰةًۭ وَأَقْرَبَ رُحْمًۭا ﴿٨١﴾
Nous avons voulu que leur Seigneur leur donne en échange un fils plus vertueux et plus affectueux.
وَأَمَّا ٱلْجِدَارُ فَكَانَ لِغُلَـٰمَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِى ٱلْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُۥ كَنزٌۭ لَّهُمَا وَكَانَ أَبُوهُمَا صَـٰلِحًۭا فَأَرَادَ رَبُّكَ أَن يَبْلُغَآ أَشُدَّهُمَا وَيَسْتَخْرِجَا كَنزَهُمَا رَحْمَةًۭ مِّن رَّبِّكَ ۚ وَمَا فَعَلْتُهُۥ عَنْ أَمْرِى ۚ ذَٰلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِع عَّلَيْهِ صَبْرًۭا ﴿٨٢﴾
En ce qui concerne le mur, il appartenait à deux jeunes orphelins de la ville dont le père fut un homme vertueux. Sous le mur avait été enfoui un trésor à leur intention. Ton Seigneur, dans Sa miséricorde, a voulu que les deux orphelins déterrent eux-mêmes leur trésor une fois devenus adultes. Je n’ai à aucun moment agi de ma propre initiative. Telle est l’explication des gestes que tu n’as pu t’empêcher de condamner. »