Le Ruku 330 est extrait de la Sourate An-Naml (versets 45 à 58). Il contient 14 versets et appartient au Juz 19.
Mis à jour le 04 avril 2026 à 03h51
Lire la page complète : Lire le Ruku 330 du Coran →
وَلَقَدْ أَرْسَلْنَآ إِلَىٰ ثَمُودَ أَخَاهُمْ صَـٰلِحًا أَنِ ٱعْبُدُوا۟ ٱللَّهَ فَإِذَا هُمْ فَرِيقَانِ يَخْتَصِمُونَ ﴿٤٥﴾
Nous avons, en vérité, envoyé aux Thamoud l’un des leurs, Sâlih, qui les appela à vouer un culte exclusif à Allah. Mais les voici se divisant en deux clans ennemis.
قَالَ يَـٰقَوْمِ لِمَ تَسْتَعْجِلُونَ بِٱلسَّيِّئَةِ قَبْلَ ٱلْحَسَنَةِ ۖ لَوْلَا تَسْتَغْفِرُونَ ٱللَّهَ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ ﴿٤٦﴾
« Mon peuple, dit Sâlih, pourquoi vous hâtez-vous vers le mal plutôt que le bien ? Si seulement vous imploriez le pardon d’Allah dans l’espoir d’être touchés par Sa miséricorde. »
قَالُوا۟ ٱطَّيَّرْنَا بِكَ وَبِمَن مَّعَكَ ۚ قَالَ طَـٰٓئِرُكُمْ عِندَ ٱللَّهِ ۖ بَلْ أَنتُمْ قَوْمٌۭ تُفْتَنُونَ ﴿٤٧﴾
Ils répondirent : « Nous voyons en toi et tes compagnons un mauvais présage. » Sâlih répliqua : « Seul Allah est maître de votre destin. Vous êtes simplement des gens qu’Allah a décidé d’éprouver. »
وَكَانَ فِى ٱلْمَدِينَةِ تِسْعَةُ رَهْطٍۢ يُفْسِدُونَ فِى ٱلْأَرْضِ وَلَا يُصْلِحُونَ ﴿٤٨﴾
Or, vivaient dans la cité neuf bons à rien dont la seule occupation était d’y semer la corruption et le péché.
قَالُوا۟ تَقَاسَمُوا۟ بِٱللَّهِ لَنُبَيِّتَنَّهُۥ وَأَهْلَهُۥ ثُمَّ لَنَقُولَنَّ لِوَلِيِّهِۦ مَا شَهِدْنَا مَهْلِكَ أَهْلِهِۦ وَإِنَّا لَصَـٰدِقُونَ ﴿٤٩﴾
Ils dirent : « Jurons-nous devant Allah de tuer Sâlih et les siens la nuit tombée. Nous dirons ensuite à ses proches que nous n’avons ni participé, ni assisté, à ce meurtre en jurant de notre sincérité. »
وَمَكَرُوا۟ مَكْرًۭا وَمَكَرْنَا مَكْرًۭا وَهُمْ لَا يَشْعُرُونَ ﴿٥٠﴾
Ils ont tramé un complot que Nous avons déjoué sans qu’ils en soient conscients.
فَٱنظُرْ كَيْفَ كَانَ عَـٰقِبَةُ مَكْرِهِمْ أَنَّا دَمَّرْنَـٰهُمْ وَقَوْمَهُمْ أَجْمَعِينَ ﴿٥١﴾
Vois donc à quoi a abouti leur complot. Nous les avons anéantis, eux et leur peuple, jusqu’au dernier.
فَتِلْكَ بُيُوتُهُمْ خَاوِيَةًۢ بِمَا ظَلَمُوٓا۟ ۗ إِنَّ فِى ذَٰلِكَ لَـَٔايَةًۭ لِّقَوْمٍۢ يَعْلَمُونَ ﴿٥٢﴾
Voici leurs demeures à jamais désertées pour prix de leur iniquité. Il y a là un signe suffisamment clair pour qui est capable de le méditer.
وَأَنجَيْنَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ وَكَانُوا۟ يَتَّقُونَ ﴿٥٣﴾
Nous avons toutefois sauvé ceux qui avaient foi en Nous et craignaient Notre châtiment.
وَلُوطًا إِذْ قَالَ لِقَوْمِهِۦٓ أَتَأْتُونَ ٱلْفَـٰحِشَةَ وَأَنتُمْ تُبْصِرُونَ ﴿٥٤﴾
Nous avons également envoyé Loth à son peuple auquel il dit : « Vous livrez-vous à cette abomination en public ?
أَئِنَّكُمْ لَتَأْتُونَ ٱلرِّجَالَ شَهْوَةًۭ مِّن دُونِ ٱلنِّسَآءِ ۚ بَلْ أَنتُمْ قَوْمٌۭ تَجْهَلُونَ ﴿٥٥﴾
Osez-vous assouvir vos désirs avec les hommes plutôt qu’avec les femmes ? Vous êtes, en vérité, un peuple d’ignorants ! »
۞ فَمَا كَانَ جَوَابَ قَوْمِهِۦٓ إِلَّآ أَن قَالُوٓا۟ أَخْرِجُوٓا۟ ءَالَ لُوطٍۢ مِّن قَرْيَتِكُمْ ۖ إِنَّهُمْ أُنَاسٌۭ يَتَطَهَّرُونَ ﴿٥٦﴾
La seule réponse de son peuple fut : « Chassons la famille de Loth de notre cité, ce sont des gens qui aspirent à la pureté. »
فَأَنجَيْنَـٰهُ وَأَهْلَهُۥٓ إِلَّا ٱمْرَأَتَهُۥ قَدَّرْنَـٰهَا مِنَ ٱلْغَـٰبِرِينَ ﴿٥٧﴾
Nous l’avons donc sauvé, lui et les siens, excepté son épouse. Nous avons en effet décrété qu’elle serait, avec les autres, exterminée.
وَأَمْطَرْنَا عَلَيْهِم مَّطَرًۭا ۖ فَسَآءَ مَطَرُ ٱلْمُنذَرِينَ ﴿٥٨﴾
Nous avons envoyé contre eux une pluie de pierres. Pluie fatale à un peuple qui avait pourtant été averti !