Biographie de l'imam ach-Chafii

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Biographie de l'imam ach-Chafii telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 204 H.

Aktualisiert am 14 September 2026 um 20h10

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La biographie complète de l'imam ach-Chafii par ad-Dhahabi

Le dixième tome.

1 - L'imam ach-Chafii Muhammad ibn Idris ibn al-'Abbas (khṭ, 4)

Muhammad ibn Idris ibn al-'Abbas ibn 'Outhman ibn Chafi' ibn as-Sa'ib ibn 'Oubayd ibn Abd Yazid ibn Hicham ibn al-Mouttalib ibn Abd Manaf ibn Qoussayy ibn Kilab ibn Mourra ibn Ka'b ibn Lou'ayy ibn Ghalib, l'imam, le savant de son siècle, le défenseur du hadith, le faqih

de la communauté, Abou Abdallah le Qourachite, puis al-Mouttalibi, ach-Chafi'i, le Mecquois, le Gazaote de naissance, parent du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et cousin de celui-ci : car al-Mouttalib est le frère de Hashim, père d'Abd al-Mouttalib.

La naissance de l'imam coïncida avec Gaza, et son père Idris mourut jeune homme ; Muhammad grandit donc orphelin dans le giron de sa mère : elle craignit pour lui l'oubli, et partit avec lui vers la terre de ses ancêtres maternels, alors qu'il avait deux ans ; il grandit à la Mecque, et s'adonna au tir à l'arc, jusqu'à surpasser ses contemporains, et parvenait de dix flèches à toucher neuf ; puis il s'adonna à la langue arabe et à la Loi, et excella en cela, et se distingua.

Puis le fiqh lui devint aimé : il devint donc le meilleur des gens de son temps.

Et il prit la science dans sa ville de : Mouslim ibn Khalid az-Zanji, mufti de la Mecque, et Dawoud ibn Abd ar-Rahman l'épicier, et de son oncle : Muhammad ibn Ali ibn Chafi', qui est le cousin germain d'al-'Abbas, grand-père d'ach-Chafi'i, et de Soufyan ibn 'Ouyayna, Abd ar-Rahman ibn Abi Bakr al-Moulayki, Sa'id ibn Salim, Foudayl ibn 'Iyad, et plusieurs.

Et je n'ai rien vu de lui de Nafi' ibn 'Omar al-Joumahi et leurs semblables, alors qu'il était avec lui à la Mecque.

Ses maîtres et ses voyages

Et il voyagea, alors qu'il avait dix-neuf ans, et qu'il avait déjà émis des fatwas et mûri pour l'imamat, vers

Médine, et il prit de Malik ibn Anas le « Mouvatta », en le lui présentant de sa mémorisation.

On a dit : de sa mémorisation, pour la plupart.

Et il prit de : Ibrahim ibn Abi Yahya, dont il prit le plus, et Abd al-Aziz ad-Darawardi, 'Attaf ibn Khalid, Isma'il ibn Ja'far, Ibrahim ibn Sa'd, et leur couche.

Et il prit au Yaman de : Moutarrif ibn Mazin, Hicham ibn Youssouf le qadi, et une troupe.

Et à Bagdad de : Muhammad ibn al-Hasan, le faqih d'Irak : il s'attacha à lui, et prit de lui le chargement d'un chameau.

Et de : Isma'il ibn 'Oulayya, Abd al-Wahhab ath-Thaqafi, et des gens.

Et il composa les ouvrages, consigna la science, répondit aux imams en suivant la tradition, composa dans les fondements du fiqh et ses branches, sa renommée s'étendit, et les étudiants se multiplièrent auprès de lui.

Rapportèrent de lui : al-Houmaydi, Abou 'Oubayd al-Qasim ibn Sallam, Ahmad ibn Hanbal, Soulayman ibn Dawoud al-Hashimi, Abou Ya'qoub Youssouf al-Bouwayti, Abou Thawr Ibrahim ibn Khalid al-Kalbi, Harmala ibn Yahya, Moussa ibn Abi al-Jaroud le Mecquois, Abd al-Aziz le Mecquois, auteur du « Hayda », et Houssayn ibn Ali

al-Karabisi, Ibrahim ibn al-Moundhir al-Hizami, al-Hasan ibn Muhammad az-Za'farani, Ahmad ibn Muhammad al-Azraqi, Ahmad ibn Sa'id al-Hamdani, Ahmad ibn Abi Chourayh ar-Razi, Ahmad ibn Yahya ibn Wazir l'Égyptien, Ahmad ibn Abd ar-Rahman al-Wahbi, et son cousin germain : Ibrahim ibn Muhammad ach-Chafi'i, Ishaq ibn Rahawayh, Ishaq ibn Bouhloul, Abou Abd ar-Rahman Ahmad ibn Yahya ach-Chafi'i le théologien, al-Harith ibn Sourayj le transmetteur, Hamid ibn Yahya al-Balkhi, Soulayman ibn Dawoud al-Mahri, Abd al-Aziz ibn 'Imran ibn Miqlas, Ali ibn Ma'bad ar-Raqqi, Ali ibn Salama al-Labaqi, 'Amr ibn Sawwad, Abou Hanifa Qahzam ibn Abdallah al-Aswani, Muhammad ibn Yahya l'Adénite, Mas'oud ibn Sahl l'Égyptien, Haroun ibn Sa'id al-Ayli, Ahmad ibn Sinan al-Qattan, Abou at-Tahir Ahmad ibn 'Amr ibn as-Sarh, Younous ibn Abd al-A'la, ar-Rabi' ibn Soulayman al-Mouradi, ar-Rabi' ibn Soulayman al-Jizi, Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam, et Bahr

ibn Nasr al-Khawlani, et des gens autres qu'eux.

Ad-Daruqutni consacra d'ailleurs un livre en deux parties à « ceux qui ont une narration d'ach-Chafi'i », et composa sur les grands dans les mérites de cet imam, anciens et modernes ; et certaines personnes subirent de lui des morsures : cela ne fit qu'accroître sa grandeur et sa majesté ; et il parut aux équitables que la parole de ses contemporains à son sujet était passionnelle, et rares furent ceux qui se distinguèrent dans l'imamat et répondirent à celui qui le contredisait sans qu'on ne leur en rendît gré (nous cherchons refuge auprès d'Allah contre la passion) ; et ces pages sont trop étroites pour les mérites de ce seigneur.

Quant à leur aïeul as-Sa'ib al-Mouttalibi, il était parmi les grands de ceux qui assistèrent à Badr avec la Jahiliya : il fut fait captif ce jour-là, et on le comparait au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.

Et sa mère est ach-Chifa bint Arqam ibn Nadla.

Et Nadla : c'est le frère d'Abd al-Mouttalib, grand-père du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : on dit qu'après avoir racheté sa personne, il embrassa l'Islam.

Et son fils Chafi' : il a une vision, et il est compté parmi les plus jeunes des compagnons ; et son fils 'Outhman : Taba'ite : je ne connais pas de lui de grand transmetteur.

Et les oncles maternels d'ach-Chafi'i étaient des Azd.

D'Ibn Abd al-Hakam, qui a dit : lorsque la mère d'ach-Chafi'i le porta en elle, elle vit comme si

l'acheteur sortait de son sexe, jusqu'à fondre sur l'Égypte, puis qu'il en tombât une éclat dans chaque ville ; les interprètes l'expliquèrent : qu'elle enfanterait un savant dont la science serait propre aux gens d'Égypte, puis se répandrait dans les pays.

Cette narration est discontinue.

Et d'Abou Abdallah ach-Chafi'i, dans ce qu'a transmis Ibn Abi Hatim, d'Ibn le neveu d'Ibn Wahb, d'après lui, qui a dit :

« Je naquis au Yaman (il parle de la tribu : car sa mère était azdite) ; ma mère craignit donc pour moi l'oubli, et dit : rallie-toi à ton peuple, afin que tu leur ressembles : car je crains que l'on ne te vainque sur ton lignage.

Elle m'équipa donc pour la Mecque : j'y arrivai alors âgé de dix ans, je me rendis à un parent à moi, et je me mis à chercher la science : il me disait : ne t'occupe pas de cela, et adonne-toi à ce qui te profite ; le plaisir me vint donc dans la science. »

Ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu 'Amr ibn Sawwad : ach-Chafi'i me dit :

« Je naquis à Ascalon : lorsque deux ans furent passés sur moi, ma mère m'emporta à la Mecque. »

Et Ibn Abd al-Hakam a dit : ach-Chafi'i me dit :

« Je naquis à Gaza en l'an cinquante et cent, et je fus porté à la Mecque à deux ans. »

Al-Mouzani a dit : je n'ai jamais vu de visage plus beau que celui d'ach-Chafi'i, qu'Allah lui fasse miséricorde ! et il saisissait parfois sa barbe, sans qu'elle ne dépassât sa poigne.

Ar-Rabi' le muezzin a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« Je m'attachais au tir à l'arc, au point que le médecin me disait : je crains que la tuberculose ne t'atteigne, à force de te tenir debout dans la chaleur. »

Il a dit : « Et je touchais neuf des dix. »

Al-Houmaydi a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« J'étais orphelin dans le giron de ma mère : elle n'avait pas de quoi me donner pour le maître, et le maître avait agréé de moi que je me chargeasse des enfants en son absence, et que je l'allégeasse. »

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : j'écrivais sur les épaules et les os, et j'allais au diwan, et je réclamais les tessons de poterie, et j'y écrivais.

Et 'Amr ibn Sawwad a dit : ach-Chafi'i me dit :

« Mon zèle était au tir à l'arc et à la quête de la science : j'atteignis du tir ce que je touchais dix sur dix, et il me laissa la science. »

Je dis : « Tu es, par Allah, plus grand dans la science que dans le tir. »

Ahmad ibn Ibrahim at-Ta'i al-Aqta' a dit : al-Mouzani nous a racontés, qui entendit ach-Chafi'i dire :

« J'ai mémorisé le Coran alors que j'avais sept ans, et j'ai mémorisé le Mouvatta alors que j'avais dix ans. »

Al-Aqta' : inconnu.

Dans « les mérites d'ach-Chafi'i » d'al-Abouri : j'ai entendu az-Zoubayr ibn Abd al-Wahid al-Hamadhani : nous a informé Ali ibn Muhammad ibn 'Isa : j'ai entendu ar-Rabi' ibn Soulayman dire :

Ach-Chafi'i naquit le jour où mourut Abou Hanifa, qu'Allah, le Très-Haut, leur fasse miséricorde à tous deux.

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : je vins à Malik alors que j'avais treize ans (ainsi parla-t-il ; mais il paraît qu'il avait vingt-trois ans) : je vins donc à mon cousin germain, gouverneur de Médine, qui parla à Malik, et il a dit : cherche quelqu'un qui te lise.

Je dis : moi, je lis.

Je lus donc sur lui, et il me disait parfois, pour une chose déjà passée : répète-la.

Je la répétais donc de mémoire, comme si cela l'étonnait ; puis je l'interrogeai sur une question : il me répondit ; puis sur une autre, et il a dit : tu aimes être qadi.

Et il est rapporté d'ach-Chafi'i : « Je demeurai dans les contrées des Arabes vingt ans, prenant leurs poèmes et leurs langues, et j'ai mémorisé le Coran : je ne connais pas qu'il me soit passé une lettre sans que je n'eusse

connu le sens qui s'y trouve et le voulu, hormis deux lettres, dont l'une est : dassaha. »

Sa chaîne en cela est inconnue.

Ibn Abd al-Hakam a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : j'ai lu le Coran sur Isma'il ibn Qoustantin.

Et il a dit : j'ai lu sur Chibl, et Chibl informa qu'il avait lu sur Abdallah ibn Kathir, et il lut sur Moujahid, et Moujahid informa qu'il avait lu sur Ibn Abbas.

Ach-Chafi'i a dit : et Isma'il disait : « Qur'an » est un nom non mhammazé, et il ne vient pas de « qara'tu » ; s'il venait de « qara'tu », tout ce qui serait lu serait un qur'an : mais c'est le nom du Coran, comme la Torah et l'Évangile.

Al-Asamm et Ibn Abi Hatim : ar-Rabi' nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« J'arrivai à Malik, ayant mémorisé le Mouvatta au-dehors ; je dis : je veux l'entendre de lui, et il a dit : cherche quelqu'un qui te lise. »

Je dis : « Tu peux bien entendre ma lecture : si elle t'est facile, je lis pour moi-même. »

Ahmad ibn al-Hasan al-Himmani : Abou 'Oubayd nous a racontés, et il a dit :

« J'ai vu ach-Chafi'i chez Muhammad ibn al-Hasan, lui ayant remis cinquante dinars, alors qu'auparavant il lui avait remis cinquante dirhams, et il a dit : si tu désires la science, attache-toi à elle. »

Abou 'Oubayd a dit : j'ai donc entendu ach-Chafi'i dire :

« J'ai écrit de Muhammad le chargement d'un chameau : lorsque Muhammad me le donna, il me dit : n'aie pas honte. »

Il a dit : « Si j'avais auprès de moi celui qui te ferait honte, je n'aurais pas accepté ta libéralité. »

Ibn Abi Hatim : ar-Rabi' ibn Soulayman nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« J'ai pris de Muhammad ibn al-Hasan la charge d'une chamelle : il n'y a sur elle que mon audition. »

Ahmad ibn Abi Chourayh a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« J'ai dépensé soixante dinars pour les livres de Muhammad, puis je les ai médités, et j'ai posé à côté de chaque question un hadith (il parle de : les lui réfuter). »

Haroun ibn Sa'id a dit : ach-Chafi'i me dit :

« J'ai pris l'encens un an pour la mémorisation, et l'incision du sang me suivit un an. »

Abou 'Oubayd a dit : je n'ai jamais vu plus intelligent qu'ach-Chafi'i ; et Younous ibn Abd al-A'la dit de même, au point qu'il a dit : « si l'on rassemblait une communauté, son esprit les contiendrait. »

Je dis : cela relève de l'exagération : car l'homme parfait d'esprit, s'il perdait de son esprit le quart environ, il pâtirait d'un défaut dont, et il lui resterait des égaux ; si la moitié de cet esprit le quittait, le défaut paraîtrait sur lui : comment serait-il donc s'il perdait les deux tiers de son esprit ! Si donc tu prenais, par exemple, les esprits de trois personnes, et en faisais un seul esprit, il en résulterait un parfait d'esprit et plus.

Un groupe : ar-Rabi' nous a racontés : j'ai entendu al-Houmaydi : j'ai entendu Mouslim ibn Khalid az-Zanji dire à ach-Chafi'i : émets donc des fatwas, ô Abou Abdallah : il est temps, par Allah, que tu émettes des fatwas,

alors qu'il avait quinze ans.

Et elle fut rapportée par Muhammad ibn Bichr az-Zanbari et Abou Nou'aym al-Istirabadi, d'ar-Rabi', d'al-Houmaydi, qui a dit : az-Zanji dit.

Et ceci est plus probable : car al-Houmaydi est trop jeune pour l'audition de Mouslim, et nous n'avons vu dans son Moussnad aucune narration de lui.

Un groupe : ar-Rabi' nous a racontés : ach-Chafi'i a dit : « qu'un serviteur rencontre Allah portant tout péché hormis l'association vaut mieux qu'il le rencontre portant quelque chose des passions. »

Az-Zoubayr al-Istirabadi : Muhammad ibn Yahya ibn Adam m'a raconté, en Égypte : Ibn Abd al-Hakam nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : « si les gens savaient ce qu'il y a dans la parole de passions, ils fuiraient comme ils fuient le lion. »

Younous as-Sadafi a dit : je n'ai jamais vu plus intelligent qu'ach-Chafi'i : je plaidai avec lui un jour sur une question, puis nous nous séparâmes, et il me rencontra : il prit ma main, puis a dit : ô Abou Moussa, ne serait-il pas droit que nous fussions frères, alors que nous ne nous accordons pas sur une question ?

Je dis : cela indique la perfection de l'esprit de cet imam et son intelligence de soi : et ses égaux ne cessèrent de diverger.

Abou Ja'far at-Tirmidhi : Abou al-Fadl al-Wachjardi m'a raconté : j'ai entendu Abou Abdallah as-Saghani dire : j'ai interrogé Yahya ibn Aktham sur Abou 'Oubayd et ach-Chafi'i : lequel est le plus savant ?

Il a dit : Abou 'Oubayd venait souvent nous voir ici : c'était un homme qui, lorsque les livres l'aidaient, composait bien, et il les arrangeait par la beauté de ses formules, grâce à sa force en arabe ; quant à ach-Chafi'i, nous étions souvent chez Muhammad ibn al-Hasan en débat : c'était un homme qourachite d'esprit, d'entendement et de réflexion, pur d'esprit, d'entendement et de cervelle, prompt à l'atteinte (ou un mot du genre) : s'il avait eu plus d'audition du hadith, la communauté de Muhammad, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, se serait passée de lui de tous les autres fuqaha.

Ma'mar ibn Chabib a dit : j'ai entendu al-Ma'moun dire : j'ai éprouvé Muhammad ibn Idris en toute chose, et je l'ai trouvé parfait.

Ahmad ibn Muhammad ibn bint ach-Chafi'i a dit : j'ai entendu mon père et mon oncle dire : Soufyan ibn 'Ouyayna, lorsqu'un sujet d'interprétation ou de fatwa lui venait, se tournait vers ach-Chafi'i et disait : interrogez celui-ci.

Et Tamim ibn Abdallah a dit : j'ai entendu Souwayd ibn Sa'id dire :

« J'étais chez Soufyan : ach-Chafi'i vint, salua et s'assit ; Ibn 'Ouyayna rapporta un hadith délicat,

et ach-Chafi'i tomba évanoui.

On dit : ô Abou Muhammad, Muhammad ibn Idris est mort, et Ibn 'Ouyayna a dit : s'il est mort, il est mort le meilleur des gens de son temps. »

Al-Hakim : j'ai entendu Abou Sa'id ibn Abi 'Outhman : j'ai entendu al-Hasan le fils du compagnon de Chach : j'ai entendu ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i, et on l'interrogea sur le Coran ?

Il a dit : « Fi, fi ! le Coran est la parole d'Allah : quiconque dit : créée, a mécru. »

Cette chaîne est authentique.

Abou Dawoud et Abou Hatim : d'Abou Thawr : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : nul ne s'enveloppa de la parole sans prospérer.

Muhammad ibn Yahya ibn Adam : Ibn Abd al-Hakam nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : « si les gens savaient ce qu'il y a dans la parole et les passions, ils fuiraient comme ils fuient le lion. »

Az-Zoubayr ibn Abd al-Wahid : Ali ibn Muhammad m'a informé, en Égypte : Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam nous a racontés, qui a dit : ach-Chafi'i, après avoir débattu avec Hafs al-Fard, répugnait la parole, et disait : « par Allah, que le savant émette une fatwa et qu'on dise : le savant s'est trompé, vaut mieux pour lui

que qu'il parle et qu'on dise : zindiq ; et rien n'est plus haïssable à mes yeux que la parole et ses gens. »

Je dis : cela indique que la doctrine d'Abou Abdallah est que l'erreur dans les fondements n'est pas comme l'erreur dans l'effort d'interprétation dans les branches.

Ar-Rabi' ibn Soulayman : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : quiconque jure par un nom parmi les noms d'Allah, puis parjure, il lui incombe l'expiation : car le nom d'Allah n'est pas créé ; et quiconque jure par la Ka'ba, par as-Safa et al-Marwa, il n'y a pas d'expiation sur lui : car cela est créé, et cela autre n'est pas créé.

Et Abou Hatim a dit : Harmala nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : les califes sont cinq : Abou Bakr, Omar, Outhman, Ali, et Omar ibn Abd al-Aziz.

Al-Harith ibn Sourayj a dit : j'ai entendu Yahya al-Qattan dire : c'est moi qui invoque Allah pour ach-Chafi'i, je le fais de façon particulière.

Et Abou Bakr ibn Khallad a dit : c'est moi qui invoque Allah, au dos de ma prière, pour ach-Chafi'i.

Al-Houssayn ibn Ali al-Karabisi a dit : ach-Chafi'i a dit : tout théologien fondé sur le Livre et la Sounna, celui-là est le sérieux ; et tout autre, celui-là est ce démon.

Ibn Khuzayma et un groupe ont dit : Younous ibn Abd al-A'la nous a racontés : ach-Chafi'i a dit : on ne dit pas du fondement : pourquoi, ni : comment.

Et de Younous : il entendit ach-Chafi'i dire : le fondement est le Coran et la Sounna, et l'analogie sur eux deux ; et le consensus est plus grand que le hadith singulier.

Ibn Abi Hatim : j'ai entendu Younous dire : ach-Chafi'i a dit : le fondement est un Coran ou une sounna ; sinon, l'analogie sur eux deux ; et lorsque le hadith est authentique, il est sounna ; et le consensus est plus grand que le hadith singulier ; et le hadith est selon son apparence ; et lorsque le hadith porte plusieurs sens, celui qui ressemble le plus à son apparence ; et le discontinu ne vaut rien, hormis le discontinu d'Ibn al-Moussayyib ; et chacun que j'ai vu employer le hadith singulier : les gens de Médine employèrent

dans le teflis sa parole, que la paix soit sur lui : lorsqu'un homme atteint sa richesse de sa main, il est le plus digne d'elle.

Et les gens d'Irak employèrent le hadith de l'ourma.

Ibn Abi Hatim : ar-Rabi' nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : la lecture du hadith vaut mieux que la prière surérogatoire.

Et il a dit : la quête de la science est plus excellente que la prière optionnelle.

Ibn Abi Hatim : Younous nous a racontés : je dis à ach-Chafi'i : notre maître al-Layth dit : si tu voyais un homme passionnel marcher sur l'eau, je ne l'accepterais pas.

Il a dit : il a fait peu : si je le voyais marcher dans l'air, je ne l'accepterais pas.

Ar-Rabi' a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire à certains des gens du hadith : vous êtes les herboristes, et nous sommes les médecins.

Sa position sur la théologie

Zakariyya as-Saji : Ahmad ibn Mardak ar-Razi m'a raconté : j'ai entendu Abdallah ibn Salih, compagnon d'al-Layth, dire : nous étions auprès d'ach-Chafi'i dans son cercle : il se mit à parler de l'établissement du rapport singulier du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : nous l'écrivîmes donc, et allâmes avec cela vers Ibrahim ibn

Oulayya, qui était des jeunes gens d'Abou Bakr al-Asamm, et son cercle était près de la porte des soufis ; lorsque nous lui lûmes, il se mit à argumenter par son invalidation.

Nous écrivîmes donc sa parole, et allâmes avec elle vers ach-Chafi'i : il la démolit, et parla de son invalidation ; puis nous l'écrivîmes et vinmes avec elle à Ibn 'Oulayya : il la démolit ; puis nous vinmes avec elle à ach-Chafi'i, et il a dit : Isma'il ibn 'Ulayya est égaré : il a siégé à la porte de l'égarement à égarer les gens.

Je dis : Ibrahim était parmi les grands des Jahmites, et son père Isma'il est le doyen des mouhaddiths, un imam.

Sa science et son éclat

Al-Mouzani : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : celui qui apprend le Coran, sa valeur s'élève ; celui qui parle dans le fiqh, sa mesure s'accroît ; celui qui écrit le hadith, sa preuve se fortifie ; celui qui médite dans la langue, son naturel s'affine ; celui qui médite dans le calcul, son opinion devient abondante ; et celui qui ne préserve pas son âme, sa science ne lui profite pas.

Ibrahim ibn Mattouwayh al-Asbahani : j'ai entendu Younous ibn Abd al-A'la dire : ach-Chafi'i a dit : tout hadith venu d'Irak sans racine au Hedjaz : ne l'accepte pas, quand bien même il serait authentique : je ne veux que ton conseil.

Je dis : puis ach-Chafi'i revint sur cela, et authentifia ce dont la chaîne leur était établie.

Et il est rapporté de lui : si le hadith n'a pas de racine au Hedjaz, il est affaibli (ou il a dit : sa moelle s'en est allée).

Nous a informé dans son livre Ibrahim ibn Ali l'adorateur, nous a informé Zakariyya al-'Olbi et un groupe, qui ont dit :

Abd al-Awwal ibn Isa nous a informés, le cheikh de l'Islam Abou Isma'il al-Harawi nous a informés, et il a dit :

Ya'qoub m'a instruit, et je l'ai écrit de sa main : Abou Ali al-Khalidi nous a informés : j'ai entendu Muhammad ibn al-Houssayn az-Za'farani : j'ai entendu 'Outhman ibn Sa'id ibn Bachchar al-Anmati : j'ai entendu al-Mouzani dire :

« Je méditais dans la théologie avant l'arrivée d'ach-Chafi'i : lorsqu'il arriva, je vins à lui et l'interrogeai sur une question de théologie, et il me dit : sais-tu où tu es ?

Je dis : oui : dans la mosquée de Fostat.

Il me dit : tu es à Taran ('Outhman a dit : Taran est un lieu dans la mer Rouge, où un navire y échappe à peine), puis il me présenta une question de fiqh : je répondis, il introduisit une chose qui corrompit ma réponse ; je répondis autrement, il introduisit une chose qui corrompit ma réponse : chaque fois que je répondais par quelque chose, il la corrompait.

Puis il me dit : voici le fiqh dans lequel sont le Livre, la Sounna et les dires des gens : celui-ci y entre, comment donc la théologie au Seigneur des mondes, où les chutes sont nombreuses ?

Je laissai donc la théologie et m'adonnai au fiqh. »

Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal : j'ai entendu Muhammad ibn Dawoud dire :

« En tout le temps d'ach-Chafi'i, il ne fut jamais retenu qu'il ait parlé de quelque chose des passions, ni qu'on ne lui en ait attribué, ni qu'il n'en fût connu, malgré sa haine des gens de la théologie et des innovations. »

Et rapporta Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal, d'après son père, qui a dit :

« Lorsque le rapport était établi chez ach-Chafi'i, il le suivait ; et la meilleure qualité qu'il eût : il ne désirait pas la théologie : son but était le fiqh. »

Et Abou Abd ar-Rahman as-Soulami a dit : j'ai entendu Abd ar-Rahman ibn Muhammad ibn Hamid as-Soulami : j'ai entendu Muhammad ibn 'Aqil ibn al-Azhar dire :

« Un homme vint à al-Mouzani l'interrogeant sur une chose de théologie, et il a dit : je répugne cela ; plutôt je l'ai interdit, comme l'a interdit ach-Chafi'i : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

on interrogea Malik sur la théologie et l'unicité, et il a dit : il est impossible que nous pensions du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qu'il a enseigné à sa communauté l'istinja et ne les ait pas enseignés de l'unicité ; et l'unicité est ce qu'a dit le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : il n'y a de divinité qu'Allah : par quoi furent préservés le sang et la richesse : la réalité de l'unicité. »

Zakariyya as-Saji : j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il : j'ai entendu Houssayn ibn Ali al-Karabisi dire :

« J'ai assisté à ach-Chafi'i, et Bichr al-Marisi entra auprès de lui : il dit à Bichr : informe-moi de ce vers quoi tu appelles : des livres parlants, une loi imposée, une sounna subsistante, et aurais-tu trouvé chez les anciens le débat dedans et la question ?

Bichr a dit : non, hormis que nous ne pouvons supporter de le contredire.

Ach-Chafi'i a dit : tu as confessé sur toi-même l'erreur : où es-tu donc de la parole dans le fiqh et les rapports, les gens t'y suivraient, et tu laisses cela ?

Il a dit : nous avons du zèle en cela. »

Lorsque Bichr sortit, ach-Chafi'i a dit : il ne prospérera pas.

Abou Thawr et ar-Rabi' : tous deux entendirent ach-Chafi'i dire : nul ne s'enveloppa de la théologie sans prospérer.

Al-Houssayn ibn Isma'il al-Mahamili a dit : al-Mouzani a dit : j'interrogeai ach-Chafi'i sur une question de théologie, et il a dit : « interroge-moi sur une chose : si je m'y trompe, dis : tu t'es trompé ; et ne m'interroge sur une chose dont, si je m'y trompe, tu dis : tu as mécru. »

Zakariyya as-Saji : j'ai entendu Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam dire : ach-Chafi'i me dit : ô Muhammad, si un homme t'interroge sur une chose de théologie, ne lui réponds pas : s'il t'interroge sur un prix du sang, et tu dis : un dirham, ou un danq, il te dit : tu t'es trompé ; et s'il t'interroge sur une chose de théologie et tu chutes, il te dit : tu as mécru.

Ar-Rabi' a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : la controverse en religion endurcit le cœur, et fait naître les rancunes.

Et Salih Jazara a dit : j'ai entendu ar-Rabi' dire : ach-Chafi'i a dit : ô Rabi', accepte de moi trois choses : ne plonge pas dans les compagnons du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : car ton contradicteur demain est le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.

Et ne t'occupe pas de la théologie : car j'ai découvert chez les gens de la théologie le dénigrement.

Et al-Mouzani ajouta : et ne t'occupe pas des étoiles.

Et de Houssayn al-Karabisi, qui a dit : on interrogea ach-Chafi'i sur une chose de théologie,

et il se fâcha, et a dit : interroge sur cela Hafs al-Fard et ses compagnons, qu'Allah les avilisse.

Al-Asamm : j'ai entendu ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : j'aimerais que les gens apprennent cette science (il parle de ses livres), sans qu'il n'en fût rien attribué à moi.

Et d'ach-Chafi'i : mon jugement au sujet des gens de la théologie est le jugement d'Omar au sujet de Sabigh.

Az-Za'farani et d'autres : nous entendîmes ach-Chafi'i dire : mon jugement au sujet des gens de la théologie est qu'on les frappe avec des baguettes de palmier, qu'on les porte sur les chameaux, et qu'on les promène dans les tribus, en criant contre eux : voici la récompense de celui qui abandonne le Livre et la Sounna, et s'adonne à la théologie.

Et Abou Abd ar-Rahman ach-Chirazi, compagnon d'ach-Chafi'i, a dit : ach-Chafi'i a dit : ma doctrine au sujet des gens de la théologie est de faire convenir leurs têtes avec les fouets, et de les disperser dans les pays.

Je dis : cela est peut-être multiplicative de l'imam.

Ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : je n'ai jamais débattu avec personne pour triompher, hormis avec le droit à mes yeux.

Et az-Za'farani de lui : je n'ai jamais débattu avec personne sinon par le conseil.

Zakariyya as-Saji : Ahmad ibn al-'Abbas an-Nasa'i nous a racontés : j'ai entendu

az-Za'farani : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : je n'ai jamais débattu avec personne dans la théologie qu'une fois, et je demande pardon à Allah de cela.

Sa'id ibn Ahmad al-Lakhmi : Younous ibn Abd al-A'la nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : si tu entends l'homme dire : le nom n'est pas le nommé, et la chose n'est pas ce qui est nommé, atteste donc contre lui la zandaqa.

Sa'id : Égyptien : je ne le connais pas.

Et il est rapporté d'ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire dans le livre « des testamentations » : si un homme testait ses livres de science à un autre, et qu'il y eût dans eux des livres de théologie, ils n'entreraient pas dans la testamentation : car ce n'est pas de la science.

Et d'Abou Thawr : je dis à ach-Chafi'i : place dans l'irja un livre.

Il a dit : laisse cela.

Et comme s'il blâmait la théologie.

Muhammad ibn Ishaq ibn Khuzayma : j'ai entendu ar-Rabi' dire : lorsque Hafs al-Fard apostropha ach-Chafi'i, Hafs a dit : le Coran est créé.

Ach-Chafi'i lui a dit : tu as mécru par Allah le Magnifique.

Al-Mouzani a dit : ach-Chafi'i interdisait de plonger dans la théologie.

Abou Hatim ar-Razi : Younous nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : la mère de al-Marisi me dit : parle à Bichr pour qu'il cesse la théologie : je lui parlai donc, et il m'appela à la théologie.

As-Saji : Ibrahim ibn Ziyad al-Ouboulli nous a racontés : j'ai entendu al-Bouwayti dire : j'ai interrogé ach-Chafi'i : prié-je derrière le Rafidite ?

Il a dit : ne prie pas derrière le Rafidite, ni le Qadarite, ni le Mourji'ite.

Je dis : décris-les-nous.

Il a dit : celui qui dit : la foi est parole, celui-là est mourji'ite ; et celui qui dit : Abou Bakr et Omar ne sont pas deux imams, celui-là est rafidite ; et celui qui fait la volonté tendre vers lui-même, celui-là est qadarite.

Ibn Abi Hatim : j'ai entendu ar-Rabi' : ach-Chafi'i me dit : si je voulais composer contre chaque contradicteur un livre, je le ferais : mais la théologie n'est pas de mon rang, et je n'aime pas qu'il m'en soit attribué quelque chose.

Je dis : ce souffle pur est multiplicatif d'ach-Chafi'i.

Ali ibn Muhammad ibn Aban le qadi a dit : Abou Yahya Zakariyya as-Saji nous a racontés : al-Mouzani nous a racontés, et il a dit : je dis : si quelqu'un sortait ce qui est dans mon secret, et ce qui s'accrochait à ma pensée de l'affaire de l'unicité, c'est ach-Chafi'i : je me rendis donc à lui, et il était à la mosquée d'Égypte ; lorsque je me jetai devant lui, je dis : une question d'unicité a agité mon secret : et je sais que nul ne connaît ta science : qu'as-tu donc ?

Il se fâcha, puis a dit : sais-tu où tu es ?

Je dis : oui.

Il a dit : voici le lieu où Allah noya Pharaon.

T'est-il parvenu que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, ordonna la question de cela ?

Je dis : non.

Il a dit : les compagnons y ont-ils parlé ?

Je dis : non.

Il a dit : sais-tu combien il y a d'étoiles dans le ciel ?

Je dis : non.

Il a dit : et une étoile d'entre elles : en connais-tu l'espèce, son lever, sa disparition, de quoi elle fut créée ?

Je dis : non.

Il a dit : une chose que tu vois de ta propre vue de la création, tu ne la connais pas : tu parles de la science de son créateur ? !

Puis il m'interrogea sur une question

d'ablution : je m'y trompai : il la déploya sur quatre faces, et je n'atteignis rien d'elles.

Il a dit : une chose dont tu as besoin cinq fois dans le jour : tu abandonnes sa science, et tu te forces pour la science du Créateur : lorsque cela agitera ton secret, reviens donc vers Allah, et vers Sa parole, le Très-Haut : {Votre divinité est une divinité unique : il n'y a de divinité que Lui, le Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux... Il est dans la création des cieux et de la terre...}, le verset, sourate al-Baqara, versets 163 et 164 : argumente donc de la créature sur le Créateur, et ne te force pas pour la science de ce que ton esprit n'a pas atteint.

Il a dit : je me repentis donc.

Ibn Abi Hatim a dit : dans mon livre, d'ar-Rabi' ibn Soulayman, qui a dit : j'assistai à ach-Chafi'i ; ou Abou Chou'ayb m'a raconté : seulement je sais qu'assistèrent Abdallah ibn Abd al-Hakam, Youssouf ibn 'Amr, et Hafs al-Fard, et ach-Chafi'i le nommait : Hafs le solitaire ; Hafs interrogea Abdallah : que dis-tu du Coran ?

Il refusa de lui répondre ; il interrogea Youssouf : il ne lui répondit pas, et désigna ach-Chafi'i : il interrogea donc ach-Chafi'i, et argumenta contre lui : le débat s'y prolongea, et ach-Chafi'i se leva avec la preuve contre lui, que le Coran est la parole d'Allah, non créée, et par la mécréance de Hafs.

Ar-Rabi' a dit : je rencontrai donc Hafs, et il a dit : ach-Chafi'i a voulu me tuer.

Sa croyance

Ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : la foi est parole et œuvre : elle augmente et diminue.

Et je l'ai entendu dire : Allah a passé sur ce qui est dans les cœurs, et Il a inscrit aux gens les actes et les dires.

Et al-Mouzani a dit : ach-Chafi'i a dit : on dira à celui qui abandonne la prière de la faire : si tu pries, sinon qu'on te propose le repentir : si tu te repens, sinon qu'on te tue, comme on te demande la mécréance : et nous disons : si tu crois, sinon que nous te tuons.

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : nul ne m'a résisté au droit et n'a résisté sans que je le fusse abandonné de mes yeux : et ne l'accepta que sa crainte, alors que je croyais en son affection.

Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal : j'ai entendu mon père dire : ach-Chafi'i a dit : vous êtes plus savants que nous des rapports authentiques : lorsque donc il y a un rapport authentique, informe-m'en, afin que j'aille vers lui, qu'il soit Koufiote, Bassorien ou Syrien.

Et Harmala a dit : ach-Chafi'i a dit : tout ce que j'ai dit contraire à ma parole du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, ce qui est authentique est plus fondé : et ne me suivez pas à l'aveugle.

Ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : si vous trouvez dans mon livre une contradiction à la sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dites-la donc, et abandonnez ce que j'ai dit.

Et je l'ai entendu dire, et un homme lui avait dit : prends-tu ce hadith, ô Abou Abdallah ?

Il a dit : « depuis quand ai-je rapporté du Messager d'Allah un hadith authentique sans le prendre ? faites-moi donc témoigner que mon esprit s'est en allé. »

Et al-Houmaydi a dit : ach-Chafi'i rapporta un jour un hadith, et je dis : le prendras-tu ?

Il a dit : « tu m'as vu sortir d'une église, ou avec une ceinture, jusqu'à ce que j'entendisse du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, un hadith auquel je ne dirais pas ? ! »

Ar-Rabi' a dit : et je l'ai entendu dire : quel ciel me couvre, et quelle terre me porte, si je rapporte du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, un hadith auquel je ne dirais pas.

Et Abou Thawr a dit : je l'ai entendu dire : tout hadith du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, est ma parole, quand bien même vous ne l'entendriez pas de moi.

Et il est rapporté qu'il a dit : lorsque le hadith est authentique, c'est ma doctrine ; et lorsque le hadith est authentique, frappez ma parole contre le mur.

Muhammad ibn Bichr al-'Akari et d'autres : ar-Rabi' ibn Soulayman nous a racontés, qui a dit : ach-Chafi'i avait divisé la nuit : son premier tiers, il écrivait ; le deuxième, il priait ; et le troisième, il dormait.

Je dis : ses trois actes étaient adoration par l'intention.

Zakariyya as-Saji a dit : Muhammad ibn Isma'il nous a racontés : Houssayn al-Karabisi m'a raconté : j'ai passé la nuit avec ach-Chafi'i une nuit : il priait environ le tiers de la nuit, et je ne l'ai jamais vu dépasser cinquante versets ; s'il en excédait, cent versets ; et il ne passait pas un verset de miséricorde sans demander à Allah, ni un verset de châtiment sans chercher refuge : comme si l'espérance et la crainte lui étaient toutes deux rassemblées.

Ar-Rabi' ibn Soulayman l'a dit de lui par deux voies, voire davantage : ach-Chafi'i achevait le Coran au mois de ramadan soixante achèvements.

Et Ibn Abi Hatim la rapporta de lui, et il ajoute : tout cela en prière.

Abou 'Awana al-Isfarayini : ar-Rabi' nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : je ne me suis jamais rassasié depuis seize ans qu'une fois : j'introduisis ma main, et je la rejetai.

Ibn Abi Hatim la rapporta d'ar-Rabi', et il ajoute : car la satiété alourdit le corps, endurcit le cœur, éloigne la finesse, amène le sommeil, et affaiblit de l'adoration.

Az-Zoubayr ibn Abd al-Wahid : Abou Bakr Muhammad ibn al-Qasim ibn Matar nous a informés : j'ai entendu ar-Rabi' : ach-Chafi'i me dit : tiens-toi au détachement : car le détachement sur le détaché est plus beau que la parure sur la femme aux poitrines relevées.

Az-Zoubayr a dit : et Ibrahim ibn al-Hasan le soufi m'a raconté : j'ai entendu Harmala : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : je n'ai jamais juré par Allah, ni en vrai ni en faux.

Abou Dawoud a dit : Abou Thawr m'a raconté, qui a dit : ach-Chafi'i retenait rarement une chose de sa libéralité.

Et 'Amr ibn Sawwad a dit : ach-Chafi'i était le plus libéral des gens du dinar et du dirham et de la nourriture.

Ach-Chafi'i me dit : je fus ruiné dans ma vie trois ruines : je vendais mon peu et mon beaucoup, jusqu'à ce que je parurasse ma fille et mon épouse, et je ne mis jamais en gage.

Ar-Rabi' a dit : un homme saisit l'étrier d'ach-Chafi'i : il me dit : donne-lui quatre dinars, et excuse-moi auprès de lui.

Sa'id ibn Ahmad al-Lakhmi l'Égyptien : j'ai entendu al-Mouzani dire : j'étais avec ach-Chafi'i un jour : nous sortîmes vers les monticules ; il passa près d'une cible : voici un homme qui tirait avec un arc arabe : ach-Chafi'i s'arrêta sur lui regardant, et il était bon au tir : il atteignit avec des flèches.

Ach-Chafi'i a dit : bien joué, et il invoqua pour lui, puis a dit : donne-lui trois dinars, et excuse-moi auprès de lui.

Et ar-Rabi' a dit : ach-Chafi'i passait devant les cordonniers : son fouet tomba : un jeune garçon bondit, l'essuya avec sa manche, et le lui tendit : il lui donna sept dinars.

Ar-Rabi' a dit : je me mariai : ach-Chafi'i me demanda : combien lui as-tu versé la dot ?

Je dis : trente dinars, dont je m'acquittai de six : il me donna vingt-quatre dinars.

Abou Ja'far at-Tirmidhi : j'ai entendu ar-Rabi' dire : ach-Chafi'i avait ces hémorroïdes : il avait un coussin rempli de cuir sur lequel il s'asseyait : lorsqu'il montait, je prenais ce coussin, et je marchais derrière lui ; un homme lui tendit un écrit dans lequel il disait : je suis un marchand de grain : mon capital est un dirham, et je me suis marié : aide-moi.

Il a dit : ô Rabi', donne-lui trente dinars, et excuse-moi auprès de lui.

Je dis : qu'Allah te rende en bonne santé : dix dirhams suffisent à celui-ci.

Il a dit : malheur à toi ! et que fera-t-il de trente ? dans ceci, ou dans cela (il comptait ce qu'il ferait de son équipement) : donne-les.

Ibn Abi Hatim : nous a informé Abd ar-Rahman ibn Ibrahim : Muhammad ibn Rawh nous a racontés : az-Zoubayr ibn Soulayman al-Qourachi nous a racontés, d'ach-Chafi'i, qui a dit : Harthama sortit : il me fit lire le salam du Commandeur des croyants Haroun, et a dit : il t'a ordonné cinq mille dinars.

Il a dit : on lui porta donc la richesse : il appela un saigneur, se fit couper les cheveux, et lui donna cinquante dinars ; puis il prit des morceaux d'étoffe, les réunit en petites bourses, et les distribua parmi les Qourachites qui étaient à la cour, et ceux de la Mecque, jusqu'à ce qu'il ne revînt pas chez lui avec moins de cent dinars.

Muhammad ibn Bichr al-'Akari : j'ai entendu ar-Rabi' dire : al-Houmaydi m'a informé, et il a dit : ach-Chafi'i arriva à San'a : on lui dressa une tente, et il avait dix mille dinars : des gens vinrent et lui demandèrent : la tente ne fut pas levée qu'il n'eût plus rien d'elle.

Al-Asamm et un groupe la rapportèrent d'ar-Rabi'.

Et d'Ibrahim ibn Bourana, qui a dit : ach-Chafi'i était corpulent, grand, noble.

Ibn Abd al-Hakam a dit : ach-Chafi'i était le plus libéral des gens de ce qu'il gagnait : il passait devant nous, et s'il me trouvait, sinon il disait : dites à Muhammad, lorsqu'il viendra : il vient à la demeure : car je ne déjeune pas avant qu'il ne vînt.

Dawoud ibn Ali al-Asbahani : Abou Thawr nous a racontés, et il a dit : ach-Chafi'i était parmi les plus libéraux des gens : il achetait la servante au métier qui cuisinait et faisait le halwa, et il la conditionnait de ne pas l'approcher : car il était malade, et ne pouvait approcher les femmes à cause d'un bassorin en lui à ce moment-là : et il nous disait : désirez ce que vous voulez.

Abou Ali ibn Hamakan a dit : Abou Ishaq al-Mouzakki m'a raconté : Ibn Khuzayma nous a racontés : ar-Rabi' nous a racontés, et il a dit : les compagnons de Malik se glorifiaient et disaient : assistent au cercle de Malik environ soixante turbans ; et par Allah, j'ai compté dans le cercle d'ach-Chafi'i trois cents turbans, outre ceux qui se détachèrent de moi.

Ar-Rabi' a dit : j'achetai pour ach-Chafi'i du parfum pour un dinar, et il a dit : de qui as-tu acheté ?

Je dis : de ce blond bleuté.

Il a dit : blond, bleuté : rends-le, rends-le : jamais ne me vint de bien d'un blond.

Abou Hatim : Harmala nous a racontés : ach-Chafi'i nous a racontés et a dit : méfie-toi du borgne, du boiteux, du strabique, du blond, du gros-ventre, et de tout être aux membres imparfaits : car il est l'homme de la torsion, et son commerce est pénible.

Al-'Akari : j'ai entendu ar-Rabi' dire : j'étais moi-même, et al-Mouzani, et al-Bouwayti, chez ach-Chafi'i : il nous regarda, et me dit : toi, tu mourras dans le hadith.

Et il dit à al-Mouzani : celui-ci, si le diable le regardait, il lui couperait son filet.

Et il dit au Bouwayti : toi, tu mourras dans le fer.

Il a dit : j'entrai donc auprès d'al-Bouwayti les jours de l'épreuve : je le vis enchaîné, garrotté.

Et un homme vint à lui une fois et l'interrogea (il parle d'ach-Chafi'i) sur une question, et il a dit : es-tu tisserand ?

Il a dit : j'ai des journaliers.

Ahmad ibn Salama an-Naysabouri a dit : Abou Bakr Muhammad ibn Idris, copiste d'al-Houmaydi, a dit : j'ai entendu al-Houmaydi dire : ach-Chafi'i a dit : je partis au Yaman en quête des livres de la physiognomonie jusqu'à les écrire, et je les rassemblai.

Et d'ar-Rabi', qui a dit : mon frère passa : ach-Chafi'i le vit, et a dit : celui-ci est ton frère ? alors qu'il ne l'avait jamais vu.

Je dis : oui.

Abou Ali ibn Hamakan a dit : Ahmad ibn Muhammad ibn Haroun al-Hamadhani, l'équitable, nous a racontés : Abou Mouslim al-Kajji nous a racontés : al-Asma'i nous a racontés, d'ach-Chafi'i : la racine

de la science : l'établissement.

Et son fruit : le salut.

Et la racine de la piété : le contentement.

Et son fruit : le repos.

Et la racine de la patience : la résolution.

Et son fruit : la victoire.

Et la racine de l'acte : la réussite.

Et son fruit : le succès.

Et la fin de toute affaire : la vérité.

Nous parvint d'al-Koudaymi : al-Asma'i nous a racontés, et il a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : le savant questionne sur ce qu'il sait et sur ce qu'il ne sait pas : il établit ce qu'il sait, et apprend ce qu'il ne sait pas ; et l'ignorant se fâche de l'apprentissage, et se juge au-dessus de l'enseignement.

Abou Hatim : Muhammad ibn Yahya ibn Hassan nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : la science est deux sciences : la science de la religion, qui est le fiqh ; et la science du bas-monde, qui est la médecine ; et ce qui est autre, de la poésie et autre, est peine et niaiserie.

Et d'ar-Rabi', qui a dit : je dis à ach-Chafi'i : lequel des fuqaha a le plus de force pour le débat ?

Il a dit : celui qui a habitué sa langue au galop dans l'arène des formules : il ne bafouille pas lorsque les yeux le pointent.

Dans sa chaîne Abou Bakr an-Naqqach, qui est épuisé.

Et d'ach-Chafi'i : bien mauvaise est la provision vers le retour : l'agression contre les serviteurs.

Younous as-Sadafi a dit : ach-Chafi'i me dit : il n'y a de chemin vers le salut parmi

les gens : regarde donc celui en qui est ta droiture, et attache-toi à lui.

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : je n'ai jamais porté personne au-dessus de son rang sans qu'il ne m'abaissât à la mesure de ce que je l'avais porté.

Et de lui : la perte du savant est d'être sans frères ; et la perte de l'ignorant est la faiblesse de son esprit ; et plus perdu qu'eux deux, celui qui a fraternisé avec celui qui n'a point d'esprit.

Et de lui : lorsque tu crains sur ton acte l'orgueil, rappelle-toi l'agrément de Celui que tu cherches, en quelle félicité tu désires, de quel châtiment tu te gardes : quiconque médite cela, son acte devient petit à ses yeux.

Les instruments de la primauté sont cinq : la sincérité de la langue, le recel du secret, la fidélité au pacte, l'initiative du conseil, et l'acquittement de l'engagement.

Muhammad ibn Fahd l'Égyptien : ar-Rabi' nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : celui qu'on cherche à fâcher et qui ne se fâche pas, celui-là est un âne ; et celui qu'on cherche à contenter et qui ne se contente pas, celui-là est un diable.

Abou Sa'id ibn Younous : al-Houssayn ibn Muhammad ibn ad-Dahhak

al-Farsi nous a racontés : j'ai entendu al-Mouzani : j'ai entendu ach-Chafi'i, qui a dit :

« Quelles que soient les gens d'une maison dont les femmes sortent vers d'autres hommes, et dont les hommes vers d'autres femmes, il y aura dans leurs enfants de la folie. »

Zakariyya ibn Ahmad al-Balkhi le qadi : j'ai entendu Abou Ja'far Muhammad ibn Ahmad ibn Nasr at-Tirmidhi dire :

« J'ai vu en songe le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dans sa mosquée à Médine : comme si je vins et le saluai, et je dis : ô Messager d'Allah, écris-je l'opinion de Malik ?

Il a dit : non.

Je dis : écris-je l'opinion d'Abou Hanifa ?

Il a dit : non.

Je dis : écris-je l'opinion d'ach-Chafi'i ?

Il dit donc de sa main, ainsi : comme s'il me réprimandait, et a dit : tu dis : l'opinion d'ach-Chafi'i ! ce n'est point une opinion : mais c'est une réfutation de celui qui contredit ma sounna. »

Elle fut rapportée par plus d'un, d'Abou Ja'far.

Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim : me raconta Abou 'Outhman al-Khwarizmi, résidant à la Mecque (dans ce qu'il m'écrivit) : Muhammad ibn Rachiq nous a racontés : Muhammad ibn al-Hasan al-Balkhi nous a racontés, et il a dit :

« Je dis en songe : ô Messager d'Allah, que dis-tu de la parole d'Abou Hanifa, d'ach-Chafi'i et de Malik ?

Il a dit : nulle parole sinon la mienne : mais la parole d'ach-Chafi'i est contre la parole des gens des innovations. »

Et elle fut rapportée de deux faces : d'Ahmad ibn al-Hasan at-Tirmidhi le hafiz, qui a dit :

« J'ai vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en songe : je l'interrogeai sur la divergence, et il a dit : quant à ach-Chafi'i, il est de moi et vers moi. »

Et dans l'autre narration : « il fit vivre ma sounna. »

Rapporta Ja'far, neveu d'Abou Thawr al-Kalbi, d'après son oncle, qui a dit :

« Abd ar-Rahman ibn Mahdi écrivit à ach-Chafi'i, étant jeune homme, qu'il composât pour lui un livre dans lequel seraient les sens du Coran, et qu'il y réunît l'acceptation des rapports, la preuve du consensus, et l'exposé de l'abrogeant et de l'abrogé : il composa donc pour lui le livre de « la Risala ». »

Et Abou Thawr a dit : Abd ar-Rahman ibn Mahdi me dit : je ne prie jamais une prière sans invoquer pour ach-Chafi'i en elle.

Et az-Za'farani a dit : Bichr al-Marisi accomplit le pèlerinage : lorsqu'il arriva, il a dit :

« J'ai vu au Hedjaz un homme : je n'ai jamais vu son pareil, questionneur ni répondant (il parle d'ach-Chafi'i). »

Il a dit : il nous arriva donc, et les gens se rassemblèrent vers lui, et se détournèrent de Bichr : je vins à Bichr, et je dis : voici ach-Chafi'i que tu prétendais être venu.

Il a dit : il a changé de ce qu'il était.

Il a dit : Bichr ne fut que l'image des Juifs dans l'affaire d'Abdallah ibn Salam.

Al-Maymouni a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : six hommes pour qui j'invoque comme un charme : l'un d'eux est ach-Chafi'i.

Et Muhammad ibn Haroun az-Zanjani a dit : Abdallah ibn Ahmad nous a racontés : je dis à mon père :

« quel homme était ach-Chafi'i, alors que je t'entends multiplier l'invocation pour lui ? »

Il a dit : « ô mon fils, il était comme le soleil pour le monde, et comme la santé pour les gens : y a-t-il de ces deux-là un successeur, ou un substitut ? »

Az-Zanjani : je ne le connais pas.

Abou Dawoud a dit : je n'ai jamais vu Abou Abdallah incliner vers quelqu'un comme il inclinait vers ach-Chafi'i.

Et Qoutayba ibn Sa'id a dit : ach-Chafi'i est un imam.

Je dis : cet imam, outre son intelligence extrême et l'étendue de sa science, prenait ce qui fortifiait sa mémoire.

Haroun ibn Sa'id al-Ayli a dit : ach-Chafi'i nous a dit :

« J'ai pris l'encens un an pour la mémorisation, et le jet du sang me suivit un an. »

Le hafiz Abou al-Hasan ad-Daruqutni a dit : Abou Bakr Muhammad ibn Ahmad ibn Sahl an-Naboulsi le martyr nous a racontés : Abou Sa'id ibn al-A'rabi nous a informés : j'ai entendu Tamim ibn Abdallah ar-Razi : j'ai entendu Abou Zur'a : j'ai entendu Qoutayba ibn Sa'id dire :

« ath-Thawri est mort, et la piété est morte ; ach-Chafi'i est mort, et les sounans sont mortes ; et Ahmad ibn Hanbal mourra, et les innovations paraîtront. »

Abou Thawr al-Kalbi : je n'ai jamais vu le pareil d'ach-Chafi'i, et lui-même n'a jamais vu son pareil.

Et Ayyoub ibn Souwayd a dit : je n'aurais jamais pensé vivre jusqu'à voir le pareil d'ach-Chafi'i.

Ahmad ibn Hanbal l'a dit, par des voies : Allah prédestine aux gens, au début de chaque centaine, celui qui leur enseignera les sounans, et qui repoussera du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, le mensonge.

Il a dit : nous regardâmes donc : voici, au début de la centaine, Omar ibn Abd al-Aziz, et au début des deux cents, ach-Chafi'i.

Harmala a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : on m'a nommé à Bagdad : défenseur du hadith.

Al-Fadl ibn Ziyad : j'ai entendu Ahmad dire :

« nul n'a touché un encrier ni un calame sans qu'ach-Chafi'i n'eût sur sa nuque un mérite. »

Et d'Ahmad : ach-Chafi'i était parmi les plus éloquents des gens.

Ibrahim al-Harbi a dit : j'ai interrogé Abou Abdallah au sujet d'ach-Chafi'i, et il a dit : un hadith authentique, et une opinion authentique.

Al-Hasan az-Za'farani a dit : je n'ai jamais lu sur ach-Chafi'i une lettre de ces livres sans qu'Ahmad fût présent.

Et Ishaq ibn Rahawayh a dit : quiconque a parlé par l'opinion (et il mentionne un groupe des imams de l'effort d'interprétation), ach-Chafi'i suit davantage que lui, et tombe en moins d'erreurs que lui : ach-Chafi'i est un imam.

Yahya ibn Ma'in a dit : il n'a point de mal.

Et d'Abou Zur'a ar-Razi, qui a dit : il n'y a pas chez ach-Chafi'i de hadith comportant d'erreur.

Et Abou Dawoud as-Sijistani a dit : à ma connaissance, ach-Chafi'i n'a aucun hadith erroné.

Je dis : c'est de ce qui montre le plus qu'il est fiable, preuve, mémorisant, et que penser de la parole de tels deux.

Le hafiz Abou Bakr al-Khatib composa d'ailleurs un livre sur l'établissement de l'argumentation par l'imam ach-Chafi'i, et il n'en a parlé qu'un envieux ou un ignorant de son état : cette parole fausse de leur part fut donc ce qui fit monter son rang et sa haute valeur ; et telle est la sounna d'Allah envers ses serviteurs : {Ô vous qui avez cru, ne soyez pas comme ceux qui blessèrent Moussa : Allah le déclara innocent de ce qu'ils avaient dit, et il était auprès d'Allah considéré... Ô vous qui avez cru, craignez Allah, et dites une parole juste} (sourate al-Ahzab, versets 69 et 70).

Abou Hatim ar-Razi a dit : Muhammad ibn Idris est sadouq.

Et ar-Rabi' ibn Soulayman a dit : ach-Chafi'i, par Allah, sa langue était plus grande que ses livres : si vous l'aviez vu, vous auriez dit : ceux-ci ne sont pas ses livres.

Et de Younous ibn Abd al-A'la, qui a dit : ach-Chafi'i n'était qu'un enchanteur : nous ne savions ce qu'il disait lorsque nous siégions autour de lui : ses formules étaient comme du sucre ; et il lui fut donné la douceur du langage, la belle éloquence, l'intelligence extrême, l'écoulement de l'esprit, la perfection de l'élocution, et la présence de la preuve.

Donc, d'Abd al-Malik ibn Hicham le philologue, qui a dit : notre fréquentation d'ach-Chafi'i fut longue : je n'ai jamais entendu de lui une faute.

Je dis : comment cela serait-il, alors qu'on donne en exemple son pareil dans l'élocution ? il était le plus éloquent des Qouraych en son temps, et la langue se prenait de lui.

Ahmad ibn Abi Chourayh ar-Razi a dit : je n'ai jamais vu de plus éloquent ni de plus élocution que ach-Chafi'i.

Et al-Asma'i a dit : j'ai pris la poésie de Houdayl d'ach-Chafi'i.

Et az-Zoubayr ibn Bakkar a dit : j'ai pris la poésie de Houdayl et ses batailles de mon oncle Mouss'ab ibn Abdallah, et il a dit : je l'ai prise d'ach-Chafi'i de mémoire.

Moussa ibn Sahl al-Jaouni a dit : Ahmad ibn Salih nous a racontés : ach-Chafi'i me dit :

« dévote-toi avant de devenir chef : car si tu deviens chef, tu ne pourras te dévoter. »

Puis Ahmad a dit : lorsque ach-Chafi'i parlait, sa voix était comme la voix d'un gong et d'une cloche, de la beauté de sa voix.

Ibn Abd al-Hakam a dit : je n'ai jamais vu ach-Chafi'i débattre avec quelqu'un sans que je ne le plaignisse ; et si

tu voyais ach-Chafi'i débattre avec toi, tu penserais qu'il est un lion qui te mange : et c'est lui qui a enseigné aux gens les preuves.

Ar-Rabi' ibn Soulayman a dit : ach-Chafi'i, qu'Allah lui fasse miséricorde, fut interrogé sur une question : il en fut admiratif de lui-même, et il se mit à dire :

« Lorsque les questions épineuses me font face / j'en dévoile les réalités par la méditation

Et je ne suis point parmi les hommes le béjaune / qui demande à l'un et à l'autre : qu'est-ce que le fait ?

Mais je suis le souffle, des deux souffles, le cadet / ouvrier du bien, dénoueur du mal »

Il rapporta de Haroun ibn Sa'id al-Ayli, qui a dit : si ach-Chafi'i avait débattu sur le fait que cette colonne de pierre est du bois, il aurait triomphé : pour sa capacité dans le débat.

Az-Za'farani a dit : ach-Chafi'i nous vint à Bagdad en l'an cinq et quatre-vingt-dix : il demeura chez nous deux ans, et sortit à la Mecque ; puis il vint en l'an huit et quatre-vingt-dix : il demeura chez nous des mois, et partit (il parle : vers l'Égypte).

Je dis : il vint à Bagdad en l'an dix-sept et quatre-vingts et cent, et ar-Rachid le gratifia de richesse, et il s'attacha à Muhammad ibn al-Hasan un temps, et ne rencontra pas Abou Youssouf le qadi : il mourut avant la venue d'ach-Chafi'i.

Al-Mouzani a dit : lorsque ach-Chafi'i arriva en Égypte, je dis en moi-même : si quelqu'un sortait de mon secret de l'affaire de l'unicité, c'est lui.

Cette histoire et cette narration sont antérieures à l'audition de Zakariyya as-Saji d'al-Mouzani.

Il a dit : je lui parlai donc : il se fâcha et a dit : sais-tu où tu es ? voici le lieu où Pharaon se noya.

T'est-il parvenu que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, ordonna la question de cela ?

Je dis : non.

Il a dit : et les compagnons y ont-ils parlé ?

Je dis : non.

Al-Hasan ibn Rachiq le hafiz a dit : Faqir ibn Moussa ibn Faqir al-Aswani nous a racontés : Abou Hanifa Qahzam ibn Abdallah al-Aswani nous a racontés : ach-Chafi'i nous a racontés : Abou Hanifa ibn Simak ibn al-Fadl al-Khawlani ach-Chihabi nous a racontés : Ibn Abi Dhi'b nous a racontés, de al-Maqburi, d'Abou Chourayh al-Ka'bi :

que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dit le jour de la conquête : celui dont le tué fut tué est dans le meilleur des deux regards : s'il aime la vengeance, il prend ; et s'il aime, la rétribution lui revient.

Ad-Daruqutni le rapporta, d'Ibn Rachiq.

Al-Hasan ibn Soufyan : Abou Thawr nous a racontés : j'ai entendu ach-Chafi'i (et il était des mines du fiqh, des affûteurs des sens, et des trésors des formules) dire :

« le jugement des sens est contraire au jugement des formules : car les sens sont déployés vers une fin sans limite, et les noms des sens sont comptés et limités ; et tous les genres de signification vers les sens, par formule et hors formule, sont cinq choses : la formule, puis le signe, puis le pacte, puis le trait, puis ce qu'on nomme la disposition ; et la disposition, en l'état, est la signification qui ne tient pas lieu de ces genres et ne reste pas en deçà de ces significations ; et chacun de ces cinq a une forme distincte de la forme de sa compagne, et une parure opposée à la parure de sa sœur : et c'est elle qui te dévoile les réalités des sens dans leur ensemble, leurs secrets dans l'interprétation, leurs genres et leurs unités, leur spécifique et leur général, leur nature dans le bon et le mauvais, et ce qui est passionné et rejeté, et tombé dans l'abjection. »

Younous ibn Abd al-A'la a dit : ach-Chafi'i me dit :

« il n'y a de chemin vers le salut parmi les gens : regarde celui en qui est ta droiture, et attache-toi à lui. »

Harmala a dit : on interrogea ach-Chafi'i au sujet d'un homme qui avait une datte dans sa bouche, et il a dit : si tu l'as mangée, mon épouse est répudiée ; et si tu l'as jetée, mon épouse est répudiée.

Il a dit : qu'il mange la moitié, et jette la moitié.

Ar-Rabi' a dit : ach-Chafi'i me dit : si les fuqaha agissants n'étaient pas les alliés d'Allah, Allah n'aurait pas d'allié.

Et il a dit : la quête de la science est plus excellente que la prière optionnelle.

Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam a dit : je n'ai jamais vu qui fût moins généreux d'eau dans l'accomplissement parfait de la purification qu'ach-Chafi'i.

Abou Thawr a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : il convient au faqih de mettre la poussière sur sa tête, par humilité envers Allah, et par reconnaissance envers Allah.

Al-Asamm : j'ai entendu ar-Rabi' dire :

« un homme interrogea ach-Chafi'i au sujet du tueur du lézard : y a-t-il sur lui ghusl ?

Il a dit : cela est la fatwa des vieilles femmes. »

Al-Hasan ibn Ali ibn al-Ach'ath l'Égyptien : Ibn Abd al-Hakam nous a racontés, et il a dit :

« mon œil n'a jamais vu le pareil d'ach-Chafi'i : j'arrivai à Médine, et je vis les compagnons d'Abd al-Malik ibn al-Majichoun exalter leur maître, disant : notre maître est celui qui a mis en échec ach-Chafi'i.

Il a dit : je rencontrai donc Abd al-Malik, et l'interrogeai sur une question : il me répondit, et je dis : la preuve ?

Il a dit : parce que Malik a dit tel et tel.

Je dis donc en moi-même : loin de là,

je t'interroge sur la preuve, et tu dis : mon maître a dit : alors que la preuve est contre toi et ton maître. »

Ibrahim ibn Abi Talib le hafiz a dit : j'ai interrogé Abou Qoudama as-Sarakhsi au sujet d'ach-Chafi'i, d'Ahmad, d'Abou 'Oubayd et d'Ibn Rahawayh, et il a dit : ach-Chafi'i est le plus faqih d'eux.

Yahya ibn Mansour le qadi a dit : j'ai entendu l'imam des imams Ibn Khuzayma dire : et je lui dis : connais-tu une sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dans le licite et l'illicite, dont ach-Chafi'i n'eût pas doté ses livres ?

Il a dit : non.

Harmala a dit : ach-Chafi'i a dit :

« je faisais lire les gens alors que j'avais treize ans, et j'ai mémorisé le Mouvatta avant que je n'eusse atteint la puberté. »

Al-Hasan ibn Ali at-Tousi a dit : Abou Isma'il at-Tirmidhi nous a racontés : j'ai entendu al-Bouwayti dire :

« on interrogea ach-Chafi'i : combien sont les fondements des lois ?

Il a dit : cinq cents.

On lui dit : combien sont les fondements des sounans ?

Il a dit : cinq cents.

On lui dit : combien Malik en a-t-il ?

Il a dit : toutes, hormis trente-cinq hadiths.

On lui dit : combien Ibn 'Ouyayna en a-t-il ?

Il a dit : toutes, hormis cinq. »

Ar-Rabi' ibn Soulayman a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« quiconque jure par un nom des noms d'Allah puis parjure, il lui incombe l'expiation : car le nom d'Allah n'est pas créé ; et quiconque jure par la Ka'ba, par as-Safa et al-Marwa, il n'y a pas d'expiation sur lui : car cela est créé. »

Harmala a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« j'aimerais que chaque science que j'enseigne, les gens l'apprennent, que je sois récompensé sans qu'ils ne me louent. »

Muhammad ibn Mouslim ibn Wara a dit : j'ai interrogé Ahmad ibn Hanbal : que vois-tu des livres d'ach-Chafi'i qui sont chez les Irakiens : sont-ils plus chers à toi, ou ceux d'Égypte ?

Il a dit : tiens-toi aux livres qu'il fit en Égypte : car il composa ces livres en Irak sans les perfectionner ; puis il retourna en Égypte, et il perfectionna ceux-là.

Et je dis à Ahmad : lequel de livres vois-tu pour moi que j'y médite : l'opinion de Malik, d'ath-Thawri ou d'al-Awza'i ?

Il me dit une parole si noble que je ne puis la mentionner, et a dit : tiens-toi à ach-Chafi'i : car il est celui d'eux qui a le plus de justesse, et le plus suivant des traditions.

Le hafiz Abdallah ibn Najiya a dit : j'ai entendu Ibn Wara dire :

« je revins d'Égypte : je vins à Ahmad ibn Hanbal, et il me dit : as-tu copié les livres d'ach-Chafi'i ?

Je dis : non.

Il a dit : tu as failli : nous n'avons pas connu la généralité du spécifique, ni l'abrogeant du hadith d'avec son abrogé, avant que nous n'eussions fréquenté ach-Chafi'i. »

Il a dit : cela me fit donc retourner en Égypte, et je les copiai.

Unique à Ibn Najiya dans cette histoire : Abdallah ibn Muhammad ar-Razi le soufi,

et il n'est pas fiable.

Muhammad ibn Ya'qoub al-Faraji a dit : j'ai entendu Ali ibn al-Madini dire : tenez-vous aux livres d'ach-Chafi'i.

Je dis : et la médecine fut parmi les arts de cet imam : il la maîtrisait.

Plus d'un l'a transmis : donc, de lui, qui a dit : « étonnant celui qui entre au hammam puis ne mange pas dans l'heure : comment vivrait-il ? et étonnant celui qui se fait saigner puis mange dans l'heure : comment vivrait-il ? »

Harmala : d'ach-Chafi'i, qui a dit : celui qui mange le cédrat puis dort, je ne suis pas sûr qu'une mort subite ne l'atteigne.

Muhammad ibn Isma al-Jawzajani a dit : j'ai entendu ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« trois choses sont le remède de celui qui n'a pas de remède, et les médecins fatiguèrent de les soigner : le raisin, le lait de la chamelle gravide, et la canne à sucre ; sans la canne à sucre, je n'eusse pas séjourné dans votre pays. »

Et je l'ai entendu dire : mon garçon était aveugle, il ne voyait pas la porte de la maison : je pris pour lui de la moelle de foie, et l'en fis Kohol : il vit.

Et de lui : étonnant celui qui soupe l'œuf cuit puis dort : comment ne mourrait-il pas ?

Et de lui : les fèves augmentent dans la cervelle, et la cervelle augmente dans l'esprit.

Et de lui : je n'ai jamais vu de plus utile contre la contagion que la violette : on s'en ondit et on la boit.

Salih ibn Muhammad Jazara a dit : j'ai entendu ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« je ne connais de science après le licite et l'illicite de plus droites que la médecine : hormis que les gens du Livre l'ont emporté sur nous. »

Harmala a dit : ach-Chafi'i se lamentait sur ce que les musulmans avaient perdu de la médecine, et disait : ils en ont perdu le tiers, et l'ont confié aux Juifs et aux chrétiens.

Et on dit que l'imam médita sur quelque chose des étoiles, puis l'abandonna, et s'en repentit.

Le hafiz Abou ach-Cheikh a dit : 'Amr ibn 'Outhman le Mecquois nous a racontés : le fils de la fille d'ach-Chafi'i nous a racontés : j'ai entendu mon père dire :

« ach-Chafi'i, alors qu'il était jeune, méditait dans les étoiles : il ne méditait jamais dans une chose sans la surpasser : il s'assit donc un jour tandis qu'on répudiait son épouse : il calcula, et a dit :

elle enfantera une fille impubère, à son sexe un grain de beauté noir, elle mourra avant tel et tel jour.

Elle enfanta donc comme il avait dit : il se fixa donc sur lui-même de n'y jamais méditer, et il enterra ces livres. »

Fouran a dit : je partageai les livres de l'imam Abou Abdallah entre ses fils, et j'y trouvai les deux risalas d'ach-Chafi'i, l'Irakienne et l'Égyptienne, de la main d'Abou Abdallah, qu'Allah lui fasse miséricorde.

Abou Bakr as-Sawma'i a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :

« l'homme de hadith ne se lasse pas des livres d'ach-Chafi'i. »

Ali ibn Ahmad ad-Doukhmisini a dit : j'ai entendu Ali ibn Ahmad ibn an-Nadr

al-Azdi : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal, et on l'interrogeait sur ach-Chafi'i, et il a dit :

« Allah nous a gratifiés de lui : nous apprenions certes la parole de ces gens, et nous copiions leurs livres, jusqu'à ce qu'il vînt à nous : lorsque nous entendîmes sa parole, nous sûmes qu'il était le plus savant des autres ; et nous le fréquentâmes les jours et les nuits : nous n'avons jamais vu de lui que tout bien. »

On lui dit : ô Abou Abdallah, Yahya et Abou 'Oubayd ne l'agréaient pas (il désigne le chiisme, et qu'ils lui en faisaient l'accusation).

Ahmad ibn Hanbal a dit : nous ne savons pas ce qu'ils disent : et par Allah, nous n'avons jamais vu de lui que du bien.

Je dis : quiconque prétend qu'ach-Chafi'i est chiite est un calomniateur qui ne sait ce qu'il dit.

Az-Zoubayr ibn Abd al-Wahid al-Istirabadi a dit : Hamza ibn Ali al-Jawhari nous a informés : ar-Rabi' ibn Soulayman nous a racontés, et il a dit :

« nous accomplîmes le pèlerinage avec ach-Chafi'i : jamais il ne monta une hauteur ni ne descendit une vallée sans qu'il ne pleurât et ne récitât :

Ô voyageur, arrête-toi au Mouhassab, de Mina / et crie au cavalier qui hâte et à celui qui s'arrête

Au petit jour, lorsque le pèlerinage déborde vers Mina / blanc comme les seaux qui ceignent l'Euphrate débordant

Si l'amour des gens de la maison de Muhammad est rafdh / que les deux poids témoignent que je suis rafidite »

Je dis : s'il était chiite (et Allah le préserve de cela), il n'aurait pas dit : les califes bien guidés sont cinq, commençant par le Véridique, et terminant par Omar ibn Abd al-Aziz.

Le hafiz Ibn 'Adi a dit : Abdallah ibn Muhammad ibn Ja'far al-Qazwini nous a racontés : Salih ibn Ahmad nous a racontés : j'ai entendu mon père dire :

« j'ai entendu le Mouvatta d'ach-Chafi'i : car je l'y ai vu fermement établi, alors que je l'avais entendu d'un groupe avant lui. »

Al-Hakim : j'ai entendu Abou Bakr Muhammad ibn Ali ach-Chachi le faqih dire :

« j'entrai auprès d'Ibn Khuzayma, et il a dit : ô mon fils, chez qui as-tu étudié le fiqh ?

Je nommai donc Abou al-Layth.

Il a dit : et chez qui a-t-il étudié ?

Je dis : chez Ibn Sourayj.

Il a dit : et Ibn Sourayj n'aurait-il pris la science que de livres empruntés ?

Un homme a dit : cet Abou al-Layth est abandonné à Chach : car la ville est hanbalite.

Ibn Khuzayma a dit : et Ibn Hanbal ne fut-il qu'un garçon parmi les garçons d'ach-Chafi'i.

Zakariyya as-Saji : je dis à Abou Dawoud : qui sont les compagnons d'ach-Chafi'i ?

Il a dit : leurs premiers : al-Houmaydi, Ahmad ibn Hanbal, et al-Bouwayti.

Et il est rapporté, par deux voies, d'ach-Chafi'i, qui a dit :

« lorsque je vois un homme des gens du hadith, il me semble voir un homme des compagnons du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : qu'Allah les récompense en bien : ils nous ont préservé l'original : à eux donc le mérite sur nous. »

Muhammad ibn Muhammad ibn Mounaqib nous a informé, de Muhammad ibn Muhammad ibn Muhammad ibn Ghanim : Abou Moussa al-Madini nous a informés : Abou Ali al-Haddad nous a informés : Abou Sa'id as-Samman nous a informés : Ahmad ibn Muhammad ibn Mahmoud, à Toustar, nous a informés : al-Hasan ibn Ahmad ibn al-Moubarak nous a racontés : Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal nous a racontés : mon père m'a raconté : Soulayman ibn Dawoud al-Hashimi nous a racontés : ach-Chafi'i nous a racontés, de Yahya ibn Soulaym, d'Oubaydallah, de Nafi', d'Ibn Omar :

que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, pria la prière de l'éclipse quatre inclinations, et quatre prosternations.

Le hafiz Abou Sa'id an-Naqqach l'a rapporté : Ali ibn al-Fadl nous a racontés : Abdallah ibn Muhammad ibn Ziyad nous a racontés : le fils de l'imam Ahmad nous a racontés ..., et il mentionne le semblable.

Et nous a informé Abou Ali al-Qalanisi : Ja'far nous a informé : as-Silafi nous a informé : Isma'il ibn Malik nous a informé : Abou Ya'la al-Khalili nous a informé : al-Houssayn ibn Abd ar-Razzaq nous a racontés : Ali ibn Ibrahim ibn Salama al-Qazwini nous a racontés : Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal nous a racontés ..., et il le mentionne en termes semblables.

Yousouf ibn Zaki le hafiz nous a informé en l'an quatre et quatre-vingt-dix, nous a informé

al-Moussallam ibn Muhammad al-Qaysi, et Ali ibn Ahmad (je dis : et les deux nommés m'ont accordé licence), et Abd ar-Rahman ibn Muhammad le faqih, que Hanbal ibn Abdallah les a informés : Hiba Allah ibn Muhammad nous a informé : Abou Ali ibn al-Moudhhab nous a informé : Ahmad ibn Ja'far le Malikite nous a informé : Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal nous a informé : mon père m'a raconté : Muhammad ibn Idris ach-Chafi'i nous a raconté : Malik nous a informé, de Nafi', d'Ibn Omar :

que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : que l'un de vous ne vende pas sur la vente de l'autre ; et il a interdit le najach, et interdit la vente du fœtus dans le ventre de la femelle, et interdit la mouzabana.

Et la mouzabana : la vente des fruits pour des dattes à la mesure, et la vente de la vigne pour des raisins secs à la mesure.

Ce hadith est authentique, unanime ; et certains des imams le séparent, et en font quatre hadiths ; et ces quatre ventes sont interdites, et les deux dernières sont invalides.

Nous ont informé Abou al-Houssayn Ali ibn Muhammad le faqih, Muhammad ibn Abi al-'Izz le marchand d'étoffes, et Sitt al-Wouzara bint le qadi 'Omar ibn As'ad, par audition, qui ont dit :

Abou Abdallah al-Houssayn ibn al-Moubarak al-Yamani nous a informés (h).

Et nous a informé Ahmad ibn Abd al-Moun'im al-Qazwini : Muhammad ibn Sa'id le soufi nous a informés, à Bagdad, et il a dit :

Tahir ibn Muhammad

al-Maqdisi nous a informés : Makki ibn Mansour al-Karji nous a informés (h).

Et nous ont informé Ahmad ibn Salama et d'autres, d'Ahmad ibn Muhammad at-Taymi : que Abd al-Ghaffar ibn Muhammad le marchand leur accorda licence, tous deux ont dit :

Abou Bakr Ahmad ibn al-Hasan le qadi nous a informés : Abou al-'Abbas Muhammad ibn Ya'qoub nous a informé : ar-Rabi' ibn Soulayman al-Mouradi nous a informé : Muhammad ibn Idris nous a informé : Mouslim ibn Khalid nous a informé, d'Ibn Jurayj, de 'Ata :

que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dit à Aïcha : ton tour de la maison, et entre as-Safa et al-Marwa, te suffit pour ton pèlerinage et ton omra.

Et sur cela, ach-Chafi'i a dit : et Ibn 'Ouyayna nous a informé, d'Ibn Najih, de 'Ata, d'Aïcha, du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en pareil, et parfois 'Ata le rapportait en irsal.

Ce hadith a une chaîne valable.

Abou Dawoud le rapporta, d'ar-Rabi'.

J'ai lu devant Abd al-Mou'min ibn Khalaf le hafiz, et devant Abou al-Houssayn ibn al-Faqih : le hafiz nous informa tous deux : Abou Muhammad Abd al-'Azim ibn Abd al-Qawi al-Moundhiri : Ali ibn al-Moufaddal le hafiz nous a informé de ma mémorisation : le cheikh de l'Islam Abou Tahir as-Silafi nous a raconté de sa bouche : l'imam Abou al-Hasan Ali ibn Muhammad at-Tabari al-Ilkya nous a raconté de sa bouche, à Bagdad : l'imam des deux sanctuaires Abou al-Ma'ali Abd al-Malik ibn Abdallah ibn Youssouf al-Jouwayni nous a informé : mon père Abou Muhammad le faqih nous a informé ; et nous a informé Ahmad ibn Abd al-Moun'im al-Qazwini : Muhammad ibn al-Khazin nous a informé (h).

Et nous ont informé Ibn al-Faqih, Ibn Moucharrif, et Ouzayra, qui ont dit : Abou Abdallah ibn az-Zoubaydi nous a informés, tous deux :

Abou Zur'a Tahir ibn Muhammad al-Maqdisi nous a informés : Makki ibn 'Allan nous a informé : tous deux : le qadi Abou Bakr

al-Jizi nous a informé : Abou al-'Abbas al-Asamm nous a raconté : ar-Rabi' ibn Soulayman nous a raconté : ach-Chafi'i nous a raconté, de Malik, de Nafi', d'Ibn Omar :

que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : les deux contractants, chacun des deux a sur son compagnon l'option, tant qu'ils ne se sont pas séparés, hormis la vente de l'option.

Al-Boukhari le rapporta, d'Ibn Youssouf ; et Mouslim, de Yahya ibn Yahya ; et Abou Dawoud, de al-Qa'nabi, tous, de Malik ; et il est enchaîné dans notre première voie, par les fuqaha, jusqu'à son terme.

Et nous l'a informé avec chaîne haute Ahmad ibn Hiba Allah ibn Taj al-Oumana par lecture, de al-Mou'ayyad ibn Muhammad at-Tousi : Hiba Allah ibn Sahl nous a informé : Abou 'Outhman Sa'id ibn Muhammad nous a informé : Zahir ibn Ahmad le faqih nous a informé : Ibrahim ibn Abd as-Samad nous a informé : Abou Moss'ab az-Zouhri nous a racontés : Malik ibn Anas nous a raconté.

Et nous l'a informé à Baalbek Abou Muhammad Abd al-Khaliq ibn Abd as-Salam : Abd ar-Rahman ibn Ibrahim nous a informé : Chouhda bint

Ahmad la scribe nous a informé : Ahmad ibn Abd al-Qadir nous a informé (h).

Et nous a informé à Alep Soungour ibn Abdallah : Abd al-Latif ibn Youssouf nous a informé : Yahya ibn Thabit ibn Boundar le marchand de grain nous a informé : mon père nous a informé : tous deux :

Outhman ibn Doust le meunier nous a informé : Abou Bakr Muhammad ibn Abdallah al-Bazzaz nous a informé : Ishaq ibn al-Hasan al-Harbi nous a raconté : Abdallah ibn Maslama nous a informé : Malik nous a informé, de Nafi', d'Ibn Omar :

que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : les deux contractants, chacun des deux a l'option, tant qu'ils ne se sont pas séparés, hormis la vente de l'option.

Et sur cela jusqu'à al-Qa'nabi : Malik a dit : celui-ci n'a pas chez nous de forme connue, ni de pratique suivie.

Je dis : la plupart des imams ont agi selon ce qu'il requiert, le premier d'eux Abdallah ibn Omar, rapporteur du hadith : et Allah sait mieux.

Nous a informé par ma lecture devant lui Abou al-Ma'ali Ahmad ibn Ishaq al-Hamadhani : nous a informé Abou al-Barakat al-Hasan ibn Muhammad en l'an vingt et six cents : Muhammad ibn Khalil al-Qaysi nous a informé.

Et nous ont informé Abou Ja'far Muhammad ibn Ali as-Soulami, et Ahmad ibn Abd ar-Rahman as-Souri, tous deux :

Abou al-Qasim ibn Sassra nous a informé : Abou al-Qasim al-Houssayn ibn al-Hasan al-Asadi nous a informé, et Abou Ya'la Hamza ibn Ali ath-Tha'labi.

Et nous ont informé Ali ibn Muhammad

le hafiz, et 'Omar ibn Abd al-Moun'im at-Ta'i, et Abd al-Moun'im ibn Abd al-Latif, et Muhammad ibn Muhammad al-Farsi, et d'autres, qui ont dit : le qadi Abou Nasr Muhammad ibn Hiba Allah ach-Chafi'i nous a informé.

Et nous ont informé al-Hasan ibn Ali ibn al-Jawhari, et Khadija bint Youssouf la prédicatrice, tous deux :

Moukram ibn Muhammad ibn Abi as-Saqr nous a informé, et nous a informé Abou Ishaq Ibrahim ibn Ahmad ibn al-Qawwas, et son cousin Abou Hafs Omar ibn Abd al-Moun'im, et le qadi Taqi ad-Din Soulayman ibn Abi 'Omar, et at-Taqi ibn Mou'min, et Fatima bint Soulayman, et Abou Ali ibn Khallal, et Muhammad ibn al-Hasan al-Ourmawi, et Sitt al-Fakhr bint Abd ar-Rahman, qui ont dit :

Karima bint Abd al-Wahhab la Qourachiyya, Mère de al-Fadl, nous a raconté, disaient les trois :

Abou Ya'la ibn al-Houboubi nous a informé, disaient lui, Ibn Khalil et al-Asadi :

Abou al-Qasim Ali ibn Muhammad ibn Ali ibn Abi al-'Ala al-Massisisi nous a informé par lecture devant lui : Abou Muhammad Abd ar-Rahman ibn 'Outhman ibn al-Qasim ibn Abi Nasr at-Tamimi nous a informés, en l'an huit et dix et quatre cents : Ibrahim ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Abi Thabit nous a informés, en l'an six et trente et trois cents : ar-Rabi' ibn Soulayman nous a racontés : Muhammad ibn Idris ach-Chafi'i nous a racontés : Ibn 'Ouyayna nous a raconté, de Jamil et Abd al-Malik, qui entendirent Abou Wa'il informer d'Abdallah ibn Mas'oud :

du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qui a dit : quiconque prête serment d'un serment par lequel il s'approprie la richesse d'un musulman rencontrera Allah le jour de la Résurrection, alors que celui-ci est furieux contre lui.

On a dit : ô Messager d'Allah, et quand bien même ce serait peu ?

Il a dit : quand bien même ce serait un bâton d'arak.

Nous ont informé Abou al-Houssayn Yahya ibn Ahmad al-Joudhami, Ali ibn Ahmad al-Houssayni, et Muhammad ibn al-Houssayn al-Qourachi, par ma lecture, qui ont dit :

Muhammad ibn 'Imad nous a informé : Abdallah ibn Rifa'a nous a informé : Abou al-Hasan al-Khila'i nous a informé : Abd ar-Rahman ibn 'Omar al-Maliki nous a informé : Abou at-Tahir Ahmad ibn Muhammad al-Madini nous a informé : Younous ibn Abd al-A'la nous a raconté, d'ach-Chafi'i, de Muhammad ibn Khalid al-Janadi, d'Aban ibn Salih, de al-Hasan, d'Anas :

du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qui a dit : l'affaire n'augmente que durement ; et le bas-monde ne fait que tourner le dos ; et les gens ne font que manquer de largesse ; et l'Heure ne se dressera que sur les pires des gens ; et il n'y aura de mahdi que 'Issa fils de Maryam.

Ibn Majah le rapporta de Younous : nous l'avons rejoint, et c'est un rapport munkar : Younous ibn Abd al-A'la as-Sadafi, l'un des fiables, en fut unique : mais je ne pense pas qu'il l'ait entendu d'ach-Chafi'i : plutôt un informateur inconnu le lui rapporta, non invoqué : et il est venu dans certaines de ses voies établies de Younous qu'il a dit : on m'a fait le récit d'ach-Chafi'i, et il le mentionne.

Nous a informé al-Hasan ibn Ali al-Qalanisi : Abdallah ibn 'Omar nous a informés : Abd al-Awwal ibn Isa nous a informés : Abou Isma'il Abdallah ibn Muhammad le hafiz nous a informés : Muhammad ibn Ahmad al-Jaroudi nous a informé : Abou Ishaq al-Qarrab nous a informé : Abou Yahya as-Saji nous a informé : Abou Dawoud as-Sijzi nous a raconté : Ahmad ibn Hanbal nous a raconté : ach-Chafi'i nous a raconté : Malik nous a raconté, d'Ibn 'Ajlan, d'après son père, qui a dit : lorsque le savant est distrait, (je ne sais pas) ses guetteuses sont atteintes.

La plupart de cette chaîne est enchaînée par les mémorisateurs, d'Abou Isma'il à 'Ajlan, qu'Allah lui fasse miséricorde.

Et sur cela jusqu'à Abou Isma'il, qui a dit : Isma'il ibn Ibrahim nous a informé : Muhammad ibn Abdallah nous a informé : Abou al-Walid Hassan ibn Muhammad le faqih nous a informé : Ibrahim ibn Muhammad le Koufiote nous a raconté (et il était des grands de l'Islam en un rang) : j'ai vu ach-Chafi'i à la Mecque émettre les fatwas aux gens, et j'ai vu Ahmad et Ishaq présents.

Ach-Chafi'i a dit : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : et nous a-t-il laissé un 'Aqil de maison ?

Ishaq a dit : Yazid nous a raconté, de al-Hasan ; et nous ont informé Abou Nou'aym et 'Abida, de Soufyan, de Mansour, d'Ibrahim : qu'eux deux ne le voyaient pas ; et 'Ata et Tawous ne le voyaient pas.

Ach-Chafi'i a dit : qui est celui-ci ?

On a dit : Ishaq ibn Ibrahim al-Hanzali, fils de Rahawayh.

Ach-Chafi'i a dit : toi, celui dont les gens du Khorassan prétendent qu'il est leur faqih : que j'ai eu besoin qu'il y eût un autre à ta place,

j'aurais ordonné qu'on traînât ses oreilles : j'aurais dit : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit, et toi tu dis : 'Ata, et Tawous, et Mansour, d'Ibrahim et d'al-Hasan : et qui donc a une preuve contre le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui ? !

Et sur cela, jusqu'à Abou Isma'il, qui a dit : Muhammad ibn Muhammad ibn Abdallah le faqih nous a dicté : j'ai entendu en Merv Ahmad ibn Muhammad ibn Faracha le faqih : j'ai entendu Ahmad ibn Mansour ach-Chirazi : j'ai entendu al-Hasan ibn Muhammad at-Tabari : j'ai entendu Muhammad ibn al-Moughira : j'ai entendu Younous ibn Abd al-A'la : j'ai entendu ach-Chafi'i ; et 'Omar ibn Muhammad nous a dicté : Muhammad ibn al-Hasan as-Sawi nous a informé, à Merv : Muhammad ibn Abi Bakr al-Marwazi nous a raconté : Ali ibn Muhammad al-Marwazi nous a raconté : Abou al-Fadl Salih ibn Muhammad ar-Razi nous a raconté : j'ai entendu al-Bouwayti : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : lorsque je vois un homme des gens du hadith, il me semble voir un homme des compagnons du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.

Al-Bouwayti a ajouté : ach-Chafi'i a dit : qu'Allah les récompense en bien : ils nous ont préservé l'original : à eux donc le mérite sur nous.

Et sur cela : Muhammad ibn Ahmad al-Jaroudi nous a informés : Abou Ishaq al-Qarrab nous a informé : Abou Yahya as-Saji nous a informé, d'al-Bouwayti : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : tenez-vous aux gens du hadith : car ils sont les gens qui ont le plus de justesse.

Et il est rapporté d'ach-Chafi'i : sans les poulpes, la zandaqa se trouverait prêcheuse sur les chaires.

Al-Asamm : ar-Rabi' nous a racontés : ach-Chafi'i a dit : les innovations des affaires sont de deux genres : l'innové qui contredit un livre, ou une sounna, ou une tradition, ou un consensus : cette innovation est égarement ; et l'innové du bien qui n'a de contradiction à rien de cela : celle-ci est une innovation non blâmable : Omar l'a dit de la station de ramadan : quelle belle innovation celle-ci : il parle du fait qu'elle est un innové qui n'était pas ; et puisqu'elle existe, il n'y a en elle aucune réfutation de ce qui a précédé.

Al-Bayhaqi l'a rapporté, d'as-Sadafi, d'al-Asamm.

Ahmad ibn Salama an-Naysabouri a dit : Ishaq ibn Rahawayh épousa l'épouse d'un homme, chez qui étaient les livres d'ach-Chafi'i, qui mourut : il ne l'épousa que pour les livres.

Il a dit : il posa donc « Jami al-Kabir » sur le livre d'ach-Chafi'i, et posa « Jami as-Saghir » sur le « Jami de Soufyan » : Abou Isma'il at-Tirmidhi arriva à Naysabour, et les livres d'ach-Chafi'i étaient chez lui, d'al-Bouwayti : Ishaq lui a dit : ne fais pas le récit avec les livres d'ach-Chafi'i tant que je suis ici : il lui répondit.

Dawoud ibn Ali a dit : j'ai entendu Ibn Rahawayh dire : je ne savais pas qu'ach-Chafi'i fût dans cette place : eussé-je su, je ne me serais pas séparé de lui.

Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji a dit : Ishaq a dit : je dis à ach-Chafi'i : quel est, à vos yeux, l'état de Ja'far ibn Muhammad ?

Il a dit : fiable : nous avons écrit d'Ibrahim ibn Abi Yahya de lui quatre cents hadiths.

Younous ibn Abd al-A'la a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : je n'ai jamais vu plus faqih que Soufyan ibn 'Ouyayna, ni de plus retenu de la fatwa que lui.

Abou ach-Cheikh le hafiz et d'autres ont rapporté d'une autre face : que lorsque ach-Chafi'i entra en Égypte, la plupart des compagnons de Malik vinrent à lui et se mirent à son égard ; lorsqu'ils le virent contredire Malik et le démolir, ils se détournaient de lui et le méconnaissaient : il se mit donc à dire :

« Sèmerai-je des perles parmi les nomades gardant les autruches / et rassemblerais-je l'éparpillé pour la bergère des brebis

Par ma vie, si je suis perdu dans la pire des villes / je ne perds point parmi eux les plus nobles des sagesses

Si Allah le Subtil, par Sa bonté, délie / et que je rencontre des gens dignes des sciences et des sagesses

J'expose en instruisant, et je jouis de leur affection / sinon, gardé auprès de moi et scellé

Et celui qui donne la science aux ignorants la perd / et celui qui la refuse aux dignes l'a faites, injuste

Et celui qui cache la science de la religion de celui qui la veut / revient chargé d'un péché qui augmente, pécheur s'il la cache »

Abou Abdallah ibn Mandah a dit : on m'a fait le récit d'ar-Rabi', qui a dit : j'ai vu Achhab ibn Abd al-Aziz prosterné, disant dans sa prosternation : ô Allah, fais mourir ach-Chafi'i : que la science de Malik ne s'en aille pas : cela parvint à ach-Chafi'i, qui se mit à dire :

« Des hommes ont souhaité que je meure ; et si je meurs / voilà une voie en laquelle je ne suis pas le seul

Dis donc à celui qui veut la contradiction de celui qui est passé / prépare-toi à une autre semblable, comme s'il l'avait déjà

Et ils ont su : si la science leur profitait / que si je meurs, nul convieur sur moi vers l'éternité »

Al-Moubarrad a dit : un homme entra auprès d'ach-Chafi'i et a dit : les compagnons d'Abou Hanifa sont bien éloquents : il se mit donc à dire :

« Sans la poésie qui avilit les savants / je serais aujourd'hui plus chevelu que Labid

Et plus vaillant dans le combat que tout lion / et que les gens de Muhallab et Abou Yazid

Et sans la crainte du Miséricordieux, mon Seigneur / j'aurais cru tous les gens mes esclaves »

Et à Abou Abdallah Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji, au sujet d'ach-Chafi'i :

« Et parmi les rameaux de la foi, l'amour du fils de Chafi / et une loi ferme est son amour : point n'est optionnel

Et ach-Chafi'i est ma vie : si je meurs / mon testament après moi est qu'ils cherchent son intercession »

L'imam Abou Abdallah Muhammad ibn Muhammad ibn Muhammad ibn Ghanim a dit dans le livre « Manaqib ach-Chafii » qu'il lui a consacré, et qui est relié : j'ai rassemblé le divan de la poésie d'ach-Chafi'i en un livre unique.

Puis il déroula, avec sa chaîne, jusqu'à Tha'lab, qui a dit : ach-Chafi'i est un imam dans la langue.

Le hafiz Abou Nou'aym ibn Adi a dit : j'ai entendu ar-Rabi' dire maintes fois : si

tu voyais ach-Chafi'i, la beauté de son exposé et son élocution, tu t'étonnerais ; et s'il avait composé ces livres sur son arabe qu'il parlait avec nous dans le débat, nous n'aurions pas pu lire ses livres, pour son élocution et l'étrangeté de ses formules : hormis qu'il, dans sa composition, s'expliquait pour le commun.

Harmala : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : les gens ne sont jamais devenus ignorants ni n'ont divergé, sinon pour avoir abandonné la langue des Arabes, et s'être inclinés vers la langue d'Aristote.

Ce compte est utile : mais il est munkar : je ne crois pas que l'imam ait prononcé cela ; et les œuvres d'Aristote n'ont jamais été arabisées après cela.

Abou al-Hasan Ali ibn Mahdi le faqih l'a rapporté : Muhammad ibn Haroun nous a raconté : Houmaym ibn Hammam nous a raconté : Harmala nous a raconté.

Ibn Haroun : inconnu.

Mouss'ab ibn Abdallah a dit : je n'ai jamais vu plus savant que ach-Chafi'i des journées des gens.

Et l'imam Ibn Sourayj a transmis de certains généalogistes, qui a dit : ach-Chafi'i était parmi les plus savants des gens en généalogies : ils se réunirent avec lui une nuit, et il les disputa des généalogies des femmes jusqu'au matin, et a dit : les généalogies des hommes, chacun les connaît.

Al-Hasan ibn Rachiq : nous a informé Ahmad ibn Ali al-Madini, qui a dit : al-Mouzani a dit : ach-Chafi'i arriva à nous : Ibn Hicham, auteur des Maghazi, vint à lui : il les disputa des généalogies des hommes.

Ach-Chafi'i lui a dit : laisse les généalogies des hommes : elles ne

partent pas de nous ni de toi, et raconte-nous les généalogies des femmes : lorsqu'ils s'y mirent, Ibn Hicham resta derrière.

Younous as-Sadafi a dit : lorsque ach-Chafi'i s'y mettait, aux journées des gens, je disais : voilà son métier.

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : je n'ai voulu par elle (il parle de l'arabe et les rapports) que de m'aider sur le fiqh.

Abou Hatim a dit : Younous ibn Abd al-A'la nous a raconté, et il a dit : je n'ai jamais vu qui endurât de maladie ce qu'endura ach-Chafi'i : j'entrai auprès de lui, et il a dit : lis ce qui suit le cent-vingtième d'Al 'Imran : je lus donc ; lorsque je me levai, il a dit : ne m'oublie pas : car je suis accablé.

Younous a dit : par ma lecture il visait ce que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et ses compagnons endurèrent, ou du genre.

Ibn Khuzayma et d'autres : al-Mouzani nous a racontés, et il a dit :

« j'entrai auprès d'ach-Chafi'i dans sa maladie dont il mourut, et je dis : ô Abou Abdallah, comment t'es-tu éveillé ?

Il leva sa tête, et a dit : m'éveillai parti du bas-monde, séparé de mes frères, rencontrant la mauvaise de mon acte, et arrivant vers Allah : je ne sais si mon âme va vers un Paradis que je félicite,

ou vers un Feu que je console. Puis il pleura et se mit à dire :

Et lorsque mon cœur s'endurcit et se resserrèrent mes voies / je fis de mon espérance, devant Ton pardon, une échelle

Mon péché m'écima ; lorsque je l'associai / à Ton pardon, ô mon Seigneur, Ton pardon fut le plus grand

Tu ne cesses d'être Celui qui pardonne le péché sans cesser / de donner généreusement et de pardonner, par grâce et par générosité

Si Tu te venges de moi, je ne suis point désespéré / et si mon âme entre, avec mon crime, en la Géhenne

Et sans Toi ne serait pas égaré par Iblis un adorateur / comment donc, puisque fut égaré ton élu, Adam

Et moi, je viens bien au péché, connaissant sa mesure / et sachant qu'Allah pardonne, par miséricorde »

Sa chaîne est établie de lui.

Sa maladie et sa mort

Abou al-'Abbas al-Asamm a dit : ar-Rabi' ibn Soulayman nous a racontés : j'entrai auprès d'ach-Chafi'i alors qu'il était malade : il m'interrogea sur nos compagnons.

Je dis : ils parlent.

Il a dit : je n'ai jamais débattu avec personne pour triompher : et j'aimerais que toute la création apprenne ce livre (il parle de ses livres), sans qu'il n'en fût attribué rien à moi.

Il le dit le dimanche, et mourut le jeudi : et nous revînmes de son cortège funèbre la nuit du vendredi, et nous vîmes le croissant de cha'ban en l'an quatre et deux cents : et il avait dix-neuf et cinquante ans.

Ibn Abi Hatim : Abou Muhammad as-Sijistani, résidant à la Mecque, m'écrivit : al-Harith ibn Sourayj m'a raconté, et il a dit : j'entrai avec ach-Chafi'i auprès du serviteur d'ar-Rachid, qui était dans une maison tapissée de brocart : lorsqu'il le vit, il revint.

Le serviteur lui a dit : entre.

Il a dit : il n'est pas licite de fouler le sacré.

Le serviteur se leva donc souriant

jusqu'à entrer dans une maison tapissée d'arménien : ach-Chafi'i y entra ; puis il se tourna vers lui et a dit : ceci est licite, et cela illicite : et celui-ci plus beau que celui-là, et plus de prix.

Le serviteur sourit donc et se tut.

Et d'ar-Rabi', au sujet d'ach-Chafi'i :

« Mon âme s'est éveillée, aspirant vers l'Égypte / et outre elle, la terre des peines et du désert

Par Allah, je ne sais : vers la richesse et la fortune / la conduis-je, ou me conduis-je vers ma tombe »

Al-Maymouni a dit : j'ai entendu Ahmad dire : j'ai interrogé ach-Chafi'i sur l'analogie, et il a dit : auprès des nécessités.

Nous a informé Abou Ali ibn Khallal : Ibn al-Latti nous a informé : Abou al-Waqt nous a informé : Abou Isma'il al-Ansari nous a informé : Muhammad ibn Moussa nous a informé : Muhammad ibn Ya'qoub nous a raconté : j'ai entendu ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : si vous trouvez

dans mon livre une contradiction à la sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dites la sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et abandonnez ce que j'ai dit.

Nous entendîmes une partie dans le voyage d'ach-Chafi'i : je n'en rapportai rien : car c'est faux pour qui l'examine ; et de même lui furent attribués des dires et des fondements qui ne s'établirent pas de lui ; et la narration d'Ibn Abd al-Hakam de lui au sujet des frottements des femmes est munkar : et ses textes dans ses œuvres sont contre cela.

Et de même le testament d'ach-Chafi'i, selon la narration d'al-Houssayn ibn Hicham al-Baladi, n'est pas authentique.

Et le cheikh de l'Islam Ali ibn Ahmad ibn Youssouf al-Hakkari a dit dans son livre « la croyance d'ach-Chafi'i » : nous a informé Abou Ya'la al-Khalil ibn Abdallah le hafiz : nous a informé Abou al-Qasim ibn 'Alqama al-Abhari : Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim nous a raconté : Younous ibn Abd al-A'la nous a informé : j'ai entendu Abou Abdallah ach-Chafi'i dire (et il fut interrogé sur les attributs d'Allah, le Très-Haut, et ce en quoi l'on croit) et il a dit : « Allah a des noms et des attributs, venus par Son livre, et Son prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en a informé sa communauté : nul ne peut, contre qui la preuve s'est dressée, les rejeter : car le Coran est venu par elles, et fut authentifiée la parole du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en elles : quiconque contredit

cela après que la preuve se soit établie sur lui est mécréant ; quant à avant l'établissement de la preuve, il est excusé par l'ignorance : car la science de cela ne se saisit ni par l'esprit, ni par le rapport et la réflexion ; et nous ne déclarons mécréant par l'ignorance d'elles personne, hormis après que le rapport les lui ait parvenues : et nous établissons ces attributs, et en repoussons la ressemblance, comme il l'en a repoussée de lui-même, et il a dit : {Nulle chose n'est comme Lui : Il est l'Audient, le Voient} (sourate ach-Choura, verset 11).

Mouss'ab ibn Abdallah a dit : ach-Chafi'i veillait avec mon père jusqu'au matin.

Et al-Moubarrad a dit : ach-Chafi'i était parmi les plus poètes des gens, les plus éduqués des gens, et les plus connaissant des lectures.

Et parmi les mérites de cet imam : la parole du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : les Banu Hashim et les Banu al-Mouttalib sont une seule chose : ils ne nous ont jamais quittés, ni en la Jahiliya ni en l'Islam. Al-Boukhari le rapporta.

Yahya al-Qattan a dit : de ce que transmit al-Bayhaqi dans « son Madkhal » : « je n'ai jamais vu plus intelligent (ou il a dit : plus faqih) qu'ach-Chafi'i, et j'invoque Allah pour lui, je le fais de façon particulière. »

Et al-Hakim a dit : az-Zoubayr ibn Abd al-Wahid nous a racontés : me raconta al-'Abbas ibn al-Fadl à Oursoof : Muhammad ibn 'Awf nous a racontés : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : ach-Chafi'i est un philosophe en quatre choses : dans la langue, la divergence des gens, les sens, et le fiqh.

Ibrahim al-Harbi a dit : j'ai interrogé Ahmad au sujet d'ach-Chafi'i, et il a dit : un hadith authentique, et une opinion authentique.

Et je l'interrogeai au sujet de Malik, et il mentionne l'histoire.

Ahmad ibn Muhammad ibn 'Oubayda : Younous ibn Abd al-A'la nous a racontés, qui a dit : lorsque ach-Chafi'i s'y mettait, à l'interprétation, il était comme s'il avait assisté à la révélation.

Al-Bayhaqi a dit, dans ce qu'Ibn 'Allan et Fatima bint 'Asakir nous accordèrent en licence, de Mansour

al-Firawi : nous a informé Abou al-Ma'ali al-Farisi : Abou Bakr al-Bayhaqi nous a informés : Abou Abd ar-Rahman as-Soulami nous a informés : Muhammad ibn al-'Abbas al-'Ousmi nous a racontés : Abou Ishaq ibn Yasin al-Harawi nous a raconté : Ibrahim ibn Ishaq al-Ansari nous a raconté : j'ai entendu al-Marroudhi dire :

Ahmad ibn Hanbal a dit : « lorsque l'on m'interroge sur une question dont je ne connais pas de rapport, j'y réponds par la parole d'ach-Chafi'i : car il est un imam qourachite ; et il fut rapporté du : Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qu'il a dit : un savant de Qouraych remplira la terre de science, jusqu'à ce qu'Ahmad ait dit : et voilà que j'invoque pour ach-Chafi'i depuis quarante ans dans ma prière. »

Rapportèrent Abou Dawoud at-Tayalisi, et Ishaq ibn Isra'il : Ja'far ibn Soulayman nous a racontés, d'Abou al-Jaroud an-Nadr ibn Houmayd : de Abou al-Jaroud, de Abou al-Ahwass, d'Abdallah :

le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : « n'injuriez pas Qouraych : car son savant remplira la terre de science. »

Je dis : an-Nadr : Abou Hatim a dit de lui : abandonné dans le hadith.

Abou Bakr ibn Ziyad an-Naysabouri a dit : j'ai entendu ar-Rabi' dire : ach-Chafi'i achevait le Coran chaque ramadan soixante achèvements, et chaque mois trente achèvements, et il rapportait le hadith tandis qu'une vessie était sous lui : il dit donc un jour : ô Allah, s'il y a de Toi en cela agrément, accrois-le.

Idris ibn Yahya al-Ma'afiri (il parle : de l'ascète d'Égypte) lui envoya donc : tu n'es pas des hommes de l'épreuve : demande donc à Allah la santé.

Az-Zoubayr ibn Abd al-Wahid : Muhammad ibn 'Aqil al-Firyabi nous a racontés, qui a dit : al-Mouzani, ou ar-Rabi', a dit : nous étions un jour chez ach-Chafi'i lorsqu'un vieillard vêtu de vêtements de laine vint, une canne à la main : ach-Chafi'i se leva, arrangea ses vêtements pour lui : le vieillard salua et s'assit, et ach-Chafi'i se mit à regarder le vieillard avec vénération, lorsque le vieillard a dit : je questionne ?

Il a dit : questionne.

Il a dit : quelle est la preuve dans la religion d'Allah ?

Il a dit : le livre d'Allah.

Il a dit : et quoi encore ?

Il a dit : la sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.

Il a dit : et quoi encore ?

Il a dit : l'accord de la communauté.

Il a dit : d'où dis-tu : l'accord de la communauté ?

Ach-Chafi'i médita donc une heure, et le vieillard a dit : je t'ai accordé trois jours : si tu viens avec une preuve du livre d'Allah, sinon repens-toi vers Allah, le Très-Haut.

La couleur d'ach-Chafi'i changea donc ; puis il partit sans sortir jusqu'au troisième jour, entre dhouhr et al-'asr, son visage enflé, ses mains et ses jambes, et il était malade : il s'assit, et il ne fut

pas plus rapide que que le vieillard ne vînt : il salua et s'assit, et a dit : mon besoin.

Ach-Chafi'i a dit : oui, je cherche refuge auprès d'Allah contre le diable lapidé : Allah, le Très-Haut, a dit : {Et quiconque désobéit au Messager après que le chemin droit lui fût apparu, et suive une voie autre que celle des croyants, Nous le tournerons vers ce qu'il s'est tourné...}, le verset, sourate an-Nisa, verset 115.

Il a dit : il ne prie donc pas sur la contradiction des croyants sinon qu'il en est obligation.

Il a dit : tu as dit vrai : et il se leva et partit.

Ach-Chafi'i a dit : j'ai lu le Coran chaque jour et nuit trois fois jusqu'à ce que je m'y fusse arrêté.

J'ai été informé de cette histoire, de Mansour al-Firawi : Muhammad ibn Isma'il al-Farisi nous a informés : Abou Bakr al-Bayhaqi nous a informé : Abou Abdallah le hafiz nous a informé : az-Zoubayr nous a raconté, et il la mentionne.

Az-Za'farani a dit : ach-Chafi'i nous vint à Bagdad en l'an cinq et quatre-vingt-dix : il demeura chez nous un mois, puis partit.

Et il se teignait avec le henné, et il avait les deux tempes claires.

Et Ahmad ibn Sinan a dit : je l'ai vu à la tête et la barbe rousses (il parle : qu'il se teignit).

At-Tabarani a dit : j'ai entendu Abou Yazid al-Qaratisi dire : j'ai assisté aux funérailles d'Ibn Wahb, et j'ai assisté au cercle d'ach-Chafi'i.

Abou Nou'aym dans « la Hilya » : Oubayd ibn Khalif le marchand d'étoffes nous a racontés : Ishaq ibn Abd ar-Rahman m'a raconté : j'ai entendu Hassan al-Karabisi : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : « j'étais jeune homme copiant la poésie : je venais aux Bédouins et j'entendais d'eux ; j'arrivai à la Mecque : je sortis en récitant de la poésie de Labid, et je frappai sauvagement mes deux pieds avec le fouet : un homme de derrière moi, de la Hujaba, me frappa, et a dit : un homme de Qouraych, puis fils d'al-Mouttalib, est satisfait de sa religion et de son ici-bas d'être un maître : qu'est-ce que la poésie, si tu t'y endurcis pour retourner maître ? étudie le fiqh : qu'Allah te rende en bonne santé. »

Allah me profita donc de sa parole : j'écrivis ce qu'Allah voulut d'Ibn 'Ouyayna, puis je fréquentais Mouslim ibn Khalid ; puis j'arrivai à Malik : lorsque je lui présentai jusqu'au livre des sira, il me dit : étudie le fiqh : qu'Allah t'illumine, ô fils de mon frère.

Je vins donc à Mouss'ab ibn Abdallah, et lui parlai qu'il parlât pour moi à certains de nos gens, afin qu'il me donnât quelque chose : car il y avait en moi de la pauvreté et du besoin ce qu'Allah sait mieux ; Mouss'ab me dit :

« tu es venu à un tel et lui as parlé. »

Il a dit : « tu me parles d'un homme qui fut des nôtres puis nous contredit ? »

Il a dit : il me donna donc cent dinars.

Puis Mouss'ab me dit : ar-Rachid m'a écrit que je me rendisse au Yaman comme qadi : pars donc avec nous : peut-être qu'Allah te remplacera.

Je partis donc avec lui, et nous fréquentâmes les gens : Moutarrif ibn Mazin écrivit à ar-Rachid : si tu veux le Yaman qu'il ne se corrompe pas sur toi, ni qu'il ne sorte de ta main : expulsé-le donc Muhammad ibn Idris, et il mentionna des gens des Talibites : il envoya donc vers Hammad al-Barbari, et je fus garrotté de fer, jusqu'à ce que nous arrivassions à Haroun à ar-Raqqa : je fus introduit auprès de lui ..., et il mentionne sa rencontre ensuite avec Muhammad ibn al-Hasan, et son débat avec lui.

Al-Houmaydi a dit : d'ach-Chafi'i, qui a dit : « notre demeure à la Mecque était dans le ravin d'al-Khayf : je regardais l'os briller, et j'y écrivais le hadith, ou la question ; et nous avions une vieille jarre : lorsque l'os se remplissait, je le jettais dans la jarre. »

'Amr ibn 'Outhman le Mecquois a dit : d'az-Za'farani, de Yahya ibn Ma'in : j'ai entendu Yahya ibn Sa'id dire : c'est moi qui invoque Allah pour ach-Chafi'i dans ma prière depuis quatre ans.

Ibn Majah al-Qazwini a dit : Yahya ibn Ma'in vint à Ahmad ibn Hanbal, et tandis qu'il était auprès de lui, ach-Chafi'i passa devant sa mule : Ahmad bondit pour le saluer, et le suivit et tarda, tandis que Yahya était assis : lorsqu'il vint, Yahya a dit : ô Abou Abdallah,

combien celui-ci ?

Il a dit : laisse-toi de cela : si tu veux le fiqh, attache-toi à la queue de la mule.

Ahmad ibn al-'Abbas an-Nasa'i a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire ce que je ne saurais compter : Abou Abdallah ach-Chafi'i a dit ; puis il a dit : je n'ai jamais vu plus suivant de la tradition qu'ach-Chafi'i.

Abou Hatim : Younous nous a raconté : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : « j'ai débattu un jour avec Muhammad ibn al-Hasan : mon débat avec lui s'aggrava : ses deux joues se gonflèrent, et ses boutons se rompaient, un à un. »

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : on m'a nommé à Bagdad : défenseur du hadith.

Et Younous a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : ne m'a jamais manqué quelqu'un qui fût plus pénible pour moi qu'al-Layth et Ibn Abi Dhi'b : et al-Layth est plus suivant de la tradition que Malik.

Nous a informé, par licence, Ahmad ibn Salama, de Mas'oud le chamelier : Abou Ali al-Haddad nous a informés : Abou Nou'aym nous a informé : Muhammad ibn Abd ar-Rahman ibn Sahl nous a raconté : Hassan ibn Aban le qadi m'a raconté, en Égypte : Jamil ibn al-Qasim al-Balkhi m'a raconté : Abou Bakr Muhammad ibn Yazid ibn Hakim al-Moustamli m'a raconté, et il a dit : j'ai vu ach-Chafi'i dans la mosquée sacrée, à qui furent placées des estrades : il s'y assit : un homme des gens du Khorassan vint à lui et a dit : ô Abou Abdallah, que dis-tu du manger du petit du frelon ?

Il a dit : illicite.

Il a dit : illicite ? !

Il a dit : oui : du livre d'Allah, de la sounna du Messager d'Allah, et du rationnel :

je cherche refuge auprès d'Allah, l'Audient, le Savant, contre le diable lapidé : {Ce que le Messager vous donne, prenez-le ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous-en} (sourate al-Hashr, verset 7).

Et Soufyan nous a raconté, de Za'ida, d'Abd al-Malik ibn 'Oumayr, du mawla de Ribi'i, de Houdayfa :

que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : prenez pour modèles les deux qui sont après moi : Abou Bakr et Omar.

Voici le livre, et la sounna.

Et ils nous ont raconté d'Isra'il : Abou Bakr al-Moustamli a dit : Abou Ahmad nous a racontés, d'Isra'il, d'Ibrahim ibn Abd al-A'la, de Souwayd ibn Ghafala :

qu'Omar ordonna de tuer le frelon.

Et dans le rationnel : ce qui fut ordonné de tuer, son manger est illicite.

Et Abou Nou'aym a dit : al-Hasan ibn Sa'id nous a racontés : Zakariyya as-Saji nous a raconté : j'ai entendu al-Bouwayti : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : Allah créa la création par « sois » : si donc « sois » était créé, ce serait comme un créé créé par un créé.

Ar-Rabi' : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : je n'ai jamais vu qui témoignât plus du faux témoignage que les Rafidites.

Et il a dit : en cette affaire n'atteint pas un homme jusqu'à ce que la pauvreté ne lui nuise, et qu'il ne la préfère à toute chose.

Et Younous ibn Abd al-A'la a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : ô Younous, se replier des gens est une acquisition d'inimitié ; et s'étendre vers eux amène les mauvais compagnons : sois donc entre le replié et l'étendu.

Et il me dit : « l'agrément des gens est une fin qui ne se saisit pas, et il n'y a de chemin vers le salut d'eux : tiens-toi donc à ce qui te profite, et attache-toi à lui. »

Et d'ach-Chafi'i : la science est ce qui a profité : la science n'est pas ce qui fut mémorisé.

Et de lui : l'intelligent sagace est le perspicace simulant l'ignorance.

Et de lui : si je savais que l'eau froide diminuait ma vaillance, je ne la boirais pas.

Abou Nou'aym : Ibn al-Muqri nous a racontés : j'ai entendu Youssouf ibn Muhammad ibn Youssouf al-Marwazi dire : d'Omar ibn Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam, d'après son père : j'ai entendu ach-Chafi'i dire :

« tandis que je tournais en quête de la science, j'entrai au Yaman : on me dit : en elle, au milieu vers le bas, est un corps d'homme avec le corps d'une femme, et du milieu vers le haut, deux corps séparés, à quatre mains, et deux têtes, et deux visages ; j'aimai donc la regarder : je ne me rendis pas licite avant de l'avoir demandée à son père : j'entrai donc : et voici qu'elle était comme on me l'avait dit : et il y eut entre elle et eux deux un pacte, tous deux se battant, se mordant, se réconciliant, et mangeant ; puis je descendis d'elle, et m'absentai de ce pays (je pense qu'il a dit : deux ans) : puis je revins : on me dit : qu'Allah te console bien du corps unique : il mourut : on s'occupa de lui : il fut attaché par le bas avec une corde, et laissé jusqu'à dessécher : puis il fut coupé et enterré. »

Ach-Chafi'i a dit : et il y eut entre moi et le corps unique un pacte dans le marché, allant et venant, ou du genre.

Cette histoire est étrange, munkar : et dans sa chaîne quelqu'un qui est ignoré.

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : rien ne diminua du prix des Noirs sinon la faiblesse de leurs esprits : sinon c'est une couleur parmi les couleurs.

Ibrahim ibn Muhammad ibn al-Hasan al-Asbahani : ar-Rabi' nous a raconté, et il a dit : ach-Chafi'i achevait en ramadan soixante achèvements.

Ibrahim ibn Muhammad ach-Chafi'i a dit : je n'ai jamais vu qui priât mieux qu'ach-Chafi'i : et cela parce qu'il prit de Mouslim ibn Khalid, et Mouslim prit d'Ibn Jurayj, et Ibn Jurayj prit de 'Ata, et 'Ata prit d'Ibn az-Zoubayr, et Ibn az-Zoubayr prit d'Abou Bakr as-Siddiq, et Abou Bakr prit du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.

Et d'ach-Chafi'i, qui a dit : j'ai vu au Yaman des fillettes de neuf ans ayant beaucoup de menstrues.

Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Hakam a dit : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : ils disent : l'eau d'Iraq, et rien au monde n'est pareil à l'eau d'Égypte pour les hommes : je suis bien venu en Égypte étant comme l'eunuque : je ne me remue pas.

Il a dit : il ne quitta donc pas l'Égypte avant que lui naquît.

Muhammad ibn Ibrahim ibn Jannad : al-Hasan ibn Abd al-Aziz al-Jarawi nous a raconté : j'ai entendu ach-Chafi'i dire : j'ai laissé à Bagdad quelque chose qu'ont inventé les zindiqs, qu'ils nomment le taghbir : ils s'y occupent au détriment du Coran.

D'ach-Chafi'i : gros n'a jamais prospéré, hormis Muhammad ibn al-Hasan.

On a dit : et pourquoi ?

Il a dit : parce que l'intelligent ne cesse pas d'être entre deux états : soit il s'attriste pour son au-delà, ou pour son ici-bas : et la chair avec le chagrin ne se forme pas.

Nous a informé en l'an deux et quatre-vingt-dix et après elle, Isma'il ibn Abd ar-Rahman ibn 'Amr al-Mou'addal : nous a informé al-Hasan ibn Ali ibn al-Houssayn al-Asadi : nous a informé mon grand-père Abou al-Qasim al-Houssayn ibn al-Hasan : nous a informé Abou al-Qasim Ali ibn Muhammad le faqih : nous a informé Muhammad ibn al-Fadl ibn Nadhif al-Farra, en Égypte, en l'an neuf et dix et quatre cents : Ahmad ibn Muhammad ibn al-Houssayn as-Sabouni nous a racontés, en l'an huit et quarante et trois cents : al-Mouzani nous a raconté : ach-Chafi'i nous a raconté, de Malik, de Nafi', d'Abdallah :

que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, interdit le wisal.

On a dit : c'est toi qui fais le wisal ?

Il a dit : je ne suis pas comme vous : on me nourrit et on m'abreuve.

Je dis : la parole des contemporains, lorsqu'il nous est démontré qu'elle est passionnelle et partisane, on ne s'y arrête pas : mais on la replie, et on ne la rapporte pas : comme s'est établi d'al-Kaffi au sujet de beaucoup de ce qui a surgi entre les compagnons et leur combat, qu'Allah les agrée tous ; et cela ne cesse de passer devant nous dans les dhouwans, les livres et les parties ; mais la plupart de cela est discontinu et faible, et une partie en est mensonge : et cela est en ce qui est entre nos mains et parmi nos savants : il convient donc de le replier, de le cacher, voire de le supprimer, afin que les cœurs se purifient, et qu'on s'en tienne à l'amour des compagnons, à l'acceptation d'eux, et à cacher cela de la masse et des savants isolés : et il est permis de lire cela en particulier au savant équitable, libre de passion, à condition qu'il demande pardon pour eux, comme Allah, le Très-Haut, nous l'a enseigné

là où Il dit : {Et ceux qui vinrent après eux disent : notre Seigneur, pardonne-nous, et à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets point dans nos cœurs de rancune contre ceux qui ont cru} (sourate al-Hashr, verset 10).

Ces gens ont donc des avances et des actes qui expient ce qui survint d'eux, un jihad pur, une adoration affinée : et nous ne sommes pas de ceux qui exagèrent en l'un d'eux, ni ne prétendons pour eux l'inaltérabilité : nous attestons que certains d'eux sont meilleurs que d'autres, et nous attestons qu'Abou Bakr et Omar sont les meilleurs de la communauté.

Puis le complément des dix à qui fut attesté le Paradis, et Hamza, et Ja'far, et Mou'adh, et Zayd, et les mères des croyants, et les filles de notre Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et les gens de Badr, malgré leurs degrés.

Puis le meilleur après eux, comme Abou ad-Darda, Salman al-Farisi, Ibn Omar, et le reste des gens du pacte d'ar-Ridwan, à qui Allah fut agréable par le texte du verset de la sourate de la Conquête.

Puis la généralité des Émigrés et des Ansars, comme Khalid ibn al-Walid, al-'Abbas, Abdallah ibn 'Amr : et ce rang-ci.

Puis le reste de ceux qui compagnonnèrent le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, combattirent avec lui, ou pélerinèrent avec lui, ou entendirent de lui, qu'Allah les agrée tous ; et de toutes les compagnes du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, les Émigrées et les Médinoises, et Oumm al-Fadl, et Oumm Hani' la Hashimite, et le reste des Compagnonnes.

Quant à ce que rapportent les Rafidites et les gens des innovations dans leurs livres de cela : nous ne nous y inclinons pas, ni ne l'honorons : car la plupart en est faux, mensonge et calomnie : l'habitude des Rafidites est de rapporter les mensonges, ou de rejeter ce qui est dans les Sahihs et les Mousnads : et quand donc se réveillera celui qui est ivre ? !

Puis des gens parmi les Taba'ites parlèrent, certains d'eux contre d'autres, se combattirent, et survinrent des affaires qu'on ne peut expliquer : il n'y a donc pas d'intérêt à les exposer : et tombèrent dans les livres des histoires et les livres du jarh et du tadil des choses étranges : et l'intelligent est le contradicteur de lui-même ; et parmi la belle part de l'Islam

de l'homme est de laisser ce qui ne le regarde pas : et les chairs des savants sont empoisonnées ; et ce qui fut transmis de cela fut pour exposer l'erreur du savant, la fréquence de son erreur, ou la faiblesse de sa mémorisation : il n'est donc pas de ce genre : mais pour éclairer le hadith authentique du hasan, et le hasan du faible.

Et notre imam est, louange à Allah, ferme dans le hadith, mémorisant ce qu'il retint, sans erreur, décrit par la perfection, solide en religion : quiconque donc l'attaqua par ignorance et passion, parmi celui dont on sait qu'il lui fut rival, a fait injustice à lui-même : les savants le détestèrent : et il parut à chaque mémorisant sa partialité, et il traîna les gens par son pied ; et quiconque le loua et reconnut son imamat et sa perfection, eux sont les gens du lien et du dénouement, anciens et modernes : ils ont donc atteint, embelli, été guidés et favorisés.

Quant à nos imams aujourd'hui et nos juges : lorsqu'ils suppriment ce qui fut trouvé de critique passionnelle, on peut dire : ils ont bien fait, et ils ont été favorisés : et leur obéir en cela est obligatoire, pour ce qu'ils ont vu de la troncature de la matière du faux et du mal.

Et en toute manière : les ignorants et les égarés ont parlé des meilleurs des compagnons, et du hadith établi : nul n'est plus patient qu'Allah d'un mal qu'Il entend : ils Lui attribuent un fils, alors qu'Il les pourvoit et les guérit.

Et je me suis arrêté sur une partie de la parole des Maghrébins au sujet de l'imam, qu'Allah lui fasse miséricorde : mon profit de cela fut d'affaiblir l'état de celui qui s'est attaqué à l'imam : et à Allah la louange.

Et nul doute que, lorsque l'imam s'établit en Égypte, et contredit ses contemporains parmi les Malikites, et qu'il éclaira quelques-unes de leurs branches par les preuves de la Sounna, et contredit leur cheikh en des questions : ils en souffrirent, et l'attaquèrent, et survint entre eux froideur : qu'Allah pardonne à tous.

Et l'imam Souhnoun reconnut, et a dit : il n'y a pas eu chez ach-Chafi'i d'innovation.

Il a donc dit vrai, par Allah : qu'Allah fasse miséricorde à ach-Chafi'i : et où est le pareil d'ach-Chafi'i, et Allah, dans sa vérité, sa noblesse, sa finesse, l'étendue de sa science, son intelligence extrême, son défense du droit, et l'abondance de ses mérites, qu'Allah, le Très-Haut, lui fasse miséricorde.

Le hafiz Abou Bakr al-Khatib a dit, dans la question de l'argumentation par l'imam ach-Chafi'i, dans ce que j'ai lu devant Abou al-Fadl ibn 'Asakir, d'Abd al-Aziz ibn Muhammad : Youssouf ibn Ayyoub l'ascète nous a informés : al-Khatib nous a informés, et il a dit : certains de nos frères m'interrogèrent sur l'exposé de la cause de l'abandon par al-Boukhari de la narration d'ach-Chafi'i dans le Jami ?

Et il mentionne que certains de ceux qui suivent l'opinion d'Abou Hanifa affaiblirent les hadiths d'ach-Chafi'i, et objectèrent par le détournement d'al-Boukhari de sa narration : et n'eût été ce qu'Allah prit sur les savants dans ce qu'ils savent, d'exposer cela aux gens, la première des choses eût été de se détourner de l'objection des ignorants, et de les laisser grommeler.

Et il mentionne celui qui est désigné, le peu de contenu du livre de Mouslim et autres du hadith d'ach-Chafi'i.

Je lui répondis donc par ce qu'Allah m'ouvrit : et le pareil d'ach-Chafi'i est celui qui fut envié, et l'on visait à cacher ses hauts faits : et Allah refuse autre que d'achever Sa lumière, et de faire paraître de tout droit ce qui y était caché : et comment celui qui obtient la perfection ne serait-il pas envié, pour ce qu'Allah lui a réuni de qualités pures que ne nie que le manifestant l'ignorance, ou l'ayant perdu l'esprit.

Puis al-Khatib se mit à énumérer les sciences de l'imam et ses mérites, et la magnification des imams à son égard, et a dit :

« Allah refuse autre que de le porter et de l'élever / et nul à ce qu'Il élève n'est éditeur : possesseur du Trône

Jusqu'à ce qu'il ait dit : et al-Boukhari a taillé ce qui est dans son Jami, hormis qu'il se détournât de beaucoup des fondements, préférant l'abrégé.

Ibrahim ibn Ma'qil a dit : j'ai entendu al-Boukhari dire :

« je n'ai introduit dans mon livre Jami que ce qui est authentique, et j'ai laissé de l'authentique vu la longueur. »

Le fait qu'al-Boukhari abandonne l'argumentation par ach-Chafi'i n'est donc que pour un sens qui n'exige pas sa faiblesse : mais il s'en est passé avec ce qui est plus haut que lui : car sont plus anciens les cheikhs d'ach-Chafi'i : Malik, ad-Darawardi, Dawoud l'épicier, Ibn 'Ouyayna ; et al-Boukhari n'atteignit pas ach-Chafi'i : mais rencontra celui qui était plus âgé que lui, comme 'Oubaydallah ibn Moussa et Abou 'Asim, parmi ceux qui rapportèrent des Taba'ites : et plusieurs lui rapportèrent des cheikhs d'ach-Chafi'i : il ne vit donc pas de rapporter d'un homme, d'ach-Chafi'i, de Malik.

S'il est dit : il a pourtant rapporté du mousnadien, de Mou'awiya ibn 'Amr, de al-Fazari, de Malik : nul doute qu'al-Boukhari entendit ce rapport des compagnons de Malik, et il est dans le Mouvatta : ceci te le réfute donc ? !

Nous disons : il n'a jamais rapporté un hadith descendant alors qu'il avait chez lui un ascendant, sinon pour le sens qu'il y trouve dans l'ascendant : quant à apporter le descendant alors qu'il a chez lui l'ascendant, ni pour un sens qui lui soit spécifique, ni sur le mode de la suite de quelque chose en quoi l'on a divergé : cela n'existe pas dans le livre.

Et le hadith de al-Fazari en cela expose le rapport : et il est unique chez d'autres : et al-Fazari le rendit unique par l'audition explicite.

Puis al-Khatib déroula cela de plusieurs voies, et a dit : al-Boukhari suit les formules par le rapport dans certains hadiths, et y veille : et nous avons considéré les narrations d'ach-Chafi'i qu'englobent ses livres : nous n'y avons trouvé pas un seul hadith selon la condition d'al-Boukhari dont il aurait été plus étranger, ni qu'il fût unique en un sens qui ressemble à ce que nous avons éclairé.

Et tel est le propos dans l'abandon par Mouslim, pour avoir atteint ce qu'al-Boukhari a atteint de cela.

Quant à Abou Dawoud : il rapporta dans son Sunan pour ach-Chafi'i autre qu'un hadith : et pour lui rapportèrent at-Tirmidhi, Ibn Khuzayma, et Ibn Abi Hatim.

Puis al-Khatib déroula un chapitre dans la louange de ses cheikhs et ses contemporains sur lui : puis il déroula des choses dans la moquerie de certains imams : il a donc mal agi celui qui a voulu (je parle de celui qui a moqué).

Et nous parvint d'l'imam ach-Chafi'i

Ses sagesses

des formules qui peuvent ne pas s'établir, mais qui sont sagesses : parmi elles :

n'a jamais prospéré qui chercha la science sinon avec la parcimonie.

Et de lui, qui a dit : je n'ai jamais menti, ni n'ai juré par Allah, ni n'ai laissé le ghusl du vendredi, et je ne me suis jamais rassasié depuis seize ans, hormis un repas que je rejetai de l'heure.

Et de lui, qui a dit : à qui la piété n'a pas donné honneur, nul honneur n'a.

Et de lui : je ne me suis jamais enfui de la pauvreté : chercher le surplus du bas-monde est un châtiment dont Allah a châtié les gens de l'unicité.

Et on lui a dit : pourquoi multiplies-tu la retenue du bâton, alors que tu n'es pas faible ?

Il a dit : pour me rappeler que je suis voyageur.

Et il a dit : celui qui s'attache aux passions, s'attache la servitude des fils du bas-monde.

Et il a dit : le bien est en cinq choses : la richesse de l'âme, la retenue du mal, le gain du licite, la piété, et la confiance en Allah.

Et de lui : le plus utile des trésors est la piété, et le plus nuisant d'eux l'agression.

Et de lui : éviter les désobéissances, et laisser ce qui ne te regarde pas, illumine le cœur : tiens-toi à la retraite, et à la parcimonie du manger : méfie-toi de la fréquentation des sots, et de celui qui ne t'est pas équitable : lorsque tu parles de ce qui ne te regarde pas, la parole te possède, et tu ne la possèdes pas.

Et de lui : si un homme testait une chose au plus intelligent des gens, on l'orienterait vers les détachés.

Et de lui : le gouvernement des gens est plus pénible que le gouvernement des bêtes.

Et de lui : l'intelligent est celui qui son esprit garde de tout blâmable.

Et de lui : la vaillance a quatre piliers : le beau caractère, la largesse, l'humilité, et la dévotion.

Et de lui : l'homme ne devient parfait que par quatre : par la religion, l'honnêteté, la garde, et la pondération.

Et de lui : n'est pas ton frère celui vers qui tu as besoin de complaisance.

Autres orthographes de l'imam ach-Chafii

Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : ach-Chafii, Chafii, l'imam Chafii, Ach-Chafii, Muhammad ibn Idris ach-Chafii, Ach-Chafi i. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.