Muzdalifa et le lancer des jalulat

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La station à Muzdalifa, la collecte des cailloux, le lancer des jalulat du jour du sacrifice et les jours suivants.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

La nuit et le matin de Muzdalifa

Les malikites exigent de dresser le camp à Muzdalifa dans la nuit du sacrifice ; y passer la nuit est une sunna : qui passe sans s'arrêter doit une bête (al-Qarafi ajoute : parti avec l'imam, il est quitte). Les shafi'ites et les hanbalites exigent la présence après minuit, fût-ce un court instant : parti avant sans revenir, il a quitté la nuit ; revenu avant l'aube, son séjour compte. Ibn Abbas rapporte : « J'étais parmi ceux que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) envoya, pour la faiblesse de leurs familles, de Muzdalifa vers Mina » ; et Asma, la nuit du départ, demanda deux fois si la lune avait disparu, puis dit : « Partez », et ils lancèrent la pierre avant de revenir prier l'aube : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) avait permis le départ aux femmes (al-Bukhari 1595, Muslim 1291). Malik : qui passe sans s'arrêter doit une bête ; qui s'arrête part quand il veut. Al-Tahawi : quitter la nuit sans excuse engage une bête ; avec excuse, rien.

Le lancer du jour du sacrifice

Quatre jours de lancer : le dix de Dhul-Hijja, puis les trois jours dits de tashriq. Le jour du sacrifice : seule la jamra al-'Aqaba, de sept cailloux. Le temps préféré : après le lever du soleil : Ibn Abd al-Barr rapporte l'accord des savants que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) lança dans la matinée ; Jabir dit : « Il lança dans la matinée, puis lança après le zénith ». Lancée avant minuit de la nuit du dix : ne compte jamais, par accord. La fenêtre de rattrapage divise en trois : les shafi'ites, les hanbalites, Ata, Ibn Abi Mulayka, al-Awza'i et al-Sha'bi la font ouvrir à minuit, sur l'autorisation donnée à Asma et à Umm Salama qui lança avant l'aube ; Abu Hanifa tient nuit et jour équivalents, citant la parole rapportée d'Ibn Abbas : « Le berger garde le jour et lance la nuit ». Ibn al-Qayyim concilie : les enfants reçoivent l'ordre de ne lancer qu'après le lever du soleil (aucune excuse pour eux) ; aux femmes fut permise l'anticipation pour excuse, la foule crainte ; l'homme valide et capable n'a pas ce droit.

Les lancers des jours de tashriq

Trois jamras dans l'ordre, sept cailloux chacune : la petite près de la mosquée al-Khayf, puis la moyenne, puis al-'Aqaba. L'ordre est un devoir pour la majorité ; Ahmad le dit net : inversé, seul le premier lancer compte et l'on reprend ; Abu Hanifa n'exige pas l'ordre. Leur temps : après le zénith, selon la majorité (malikites, shafi'ites, hanbalites et la narration fameuse d'Abu Hanifa), des compagnons (Umar, Ibn Abbas, Ibn Umar) et des successeurs ; Ibn Umar dit : « Nous guettions la disparition du zénith pour lancer ». Malik, dans al-Muwatta, et al-Shafi'i : lancer avant le zénith, c'est refaire ; Abu Hanifa et une version d'Ahmad permettent d'avancer le lancer du troisième jour après l'aube.

Les limites de temps et les réparations

Le dernier terme du lancer : le coucher du soleil du treizième (fin du quatrième jour) ; Ibn Abd al-Barr rapporte l'accord : qui n'a pas lancé jusqu'à ce coucher ne lancera plus jamais et se répare par une bête ou de la nourriture selon les écoles. Détail des écoles : Abu Hanifa fixe la fin de la jamra d'al-'Aqaba à l'aube du lendemain (retard au-delà : une bête chez lui, rien chez Abu Yusuf et Muhammad) ; malikites : après le coucher, une bête ; shafi'ites et hanbalites : fin au treizième au coucher. Pour qui a tout manqué : Malik impose une bête ; Abu Hanifa : une bête pour le tout, et pour chaque jamra manquée un demi-sa' de blé à un pauvre, jusqu'à atteindre la valeur d'une bête, sauf al-'Aqaba qui impose la bête seule.

Le départ anticipé (nafar) et le décompte des cailloux

Après le lancer du deuxième jour de tashriq, partir à La Mecque est permis, sur « ...que celui qui s'avance sur deux jours ne commet pas de péché » (al-Baqara 203) : le lancer du troisième tombe par accord (nafar premier). Les trois imams (Malik, al-Shafi'i, Ahmad) exigent le départ avant le coucher ; Abu Hanifa le laisse jusqu'à l'aube du quatrième. Au total, le pèlerin lance soixante-dix cailloux : sept le jour du sacrifice après le lever du soleil, le reste les trois jours après le zénith.

Les étages et la délégation

Lancer depuis les étages supérieurs : question récente sans texte spécifique des anciens, mais leurs indications le permettent : Malik dit, interrogé sur le lancer d'al-'Aqaba depuis le haut : « lancer d'en bas est plus aimé de moi, mais d'en haut compte » ; al-Qari et al-Hattab l'expliquent : la jamra est le lieu du lancer, non le seul pied du pilier. Le malade peut se faire représenter : Ahmad préfère qu'il assiste s'il peut, sinon son délégué lance depuis son camp, un caillou dans sa main si possible, et son évanouissement ne coupe pas la délégation ; al-Shafi'i et Malik enseignent de même, le malade prononçant sept takbir au moment du lancer.

Note pratique

Soixante-dix cailloux préparés à Muzdalifa, les lancers après le zénith les trois jours, et pas de départ avant le lancer du deuxième jour sans renoncer au troisième. La foule se gère par les étages et la délégation, non en sortant des limites des jamras.

Dans le glossaire islamique : محجة محجور عمرة حج
بسم الله الرحمن الرحيم ven. 21 Rabi' 1
الجمعة 21 ربيع الأول
أحدب متناقص Gibbeuse Décroissante Jour 22 / 29.5
Illumination 51%
Nouvelle lune dans 7 jours
الحمد لله Louange à Allah