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Biographie de al-Hasan al-Basri (Al-Hasan ibn Abil-Hasan) telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A’lam an-Noubala. Il est mort en 110 H.
Cập nhật lúc 14 tháng 9 2026 20h10
📖 35 phút đọc223 - Al-Hasan al-Basri, Abou Saïd *
Il s'agit de : Al-Hasan, fils d'Abou al-Hasan Yasar, Abou Saïd, affranchi de Zayd ibn Thabit,
l'Ansar.
On dit aussi : affranchi d'Abou al-Yasar Ka'b ibn 'Amr as-Sulami.
C'est le dire de 'Abd as-Salam ibn Mutahhar, d'après Ghadira bint Qarhad al-'Awfi.
Puis il dit : la mère d'Al-Hasan était une affranchie d'Oumm Salama, la Mère des croyants, de la famille des Makhzum.
On dit aussi : il était l'affranchi de Jamil ibn Qutba.
Son père Yasar était un captif de Mayssan ; il s'installa à Médine, fut affranchi et l'épousa sous le califat d'Omar, et Al-Hasan (qu'Allah fasse miséricorde sur lui) lui naquit d'elle alors qu'il restait deux ans au califat d'Omar.
Le nom de sa mère : Khayra.
Al-Hasan grandit ensuite dans le Wadi al-Qura, assista à la prière du vendredi avec Othman, l'entendit prononcer le sermon et assista au jour de la Demeure, ayant alors quatorze ans.
Al-Hajjaj ibn Nusayr a dit : la mère d'Al-Hasan al-Basri fut faite captive à Mayssan alors qu'elle était enceinte de lui, et elle l'accoucha à Médine.
Suwayd ibn Sa'id a dit : Abou Karib m'a rapporté, et il a dit :
Al-Hasan et Ibn Sirin étaient tous deux affranchis d'Abdallah ibn Rawaha, et ils arrivèrent à Bassora avec Anas.
Je dis : ces deux dires sont isolés.
Muhammad ibn Sallam a dit : Abou 'Amr ach-Cha'ban nous a rapporté avec sa propre chaîne, et il a dit :
Oumm Salama envoyait la mère d'Al-Hasan en commission ; lorsqu'il pleurait, enfant, Oumm Salama l'apaisait avec son sein,
et le faisait sortir, encore tout petit, auprès des Compagnons du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). Sa mère fréquentait assidûment Oumm Salama, et les gens invoquaient en sa faveur. Elle le présenta à Omar, qui invoqua pour lui et dit : « Ô Allah, accorde-lui la compréhension (fiqh) de la religion et rends-le aimé des gens. »
Je dis : sa chaîne est mursal.
Younous : d'après Al-Hasan, d'après sa mère : elle donnait le sein pour Oumm Salama.
Al-Mada'ini a dit : Al-Hasan a dit :
Mon père et ma mère appartenaient à un homme des Banu an-Najjar ; il épousa une femme des Banu Salama et céda mon père et ma mère dans sa dot, et la Salamite nous affranchit.
Younous : d'après Al-Hasan : al-Hajjaj me dit : « Quel est ton âge, ô Hasan ? »
Je répondis : deux années du califat d'Omar.
Il fut le maître des gens de son époque en science et en action.
Mu'tamir ibn Souleyman a dit : mon père disait : Al-Hasan est le doyen des gens de Bassora.
Il est rapporté que le sein d'Oumm Salama fit couler du lait pour lui, et qu'il la téta à plusieurs reprises.
Il vit : Othman, Talha et les anciens.
Il rapporta de : 'Imran ibn Husayn, al-Mughira ibn Chou'ba, 'Abd ar-Rahman ibn Samura, Samura ibn Jundub, Abou Bakra ath-Thaqafi, an-Nu'man ibn Bachir, Jabir, Jundub al-Bajali, Ibn 'Abbas, 'Amr ibn Taghlib, Ma'qil ibn Yasar, al-Aswad ibn Sari', Anas, et un grand nombre de Compagnons.
Il récita le Coran auprès de : Hittan ibn Abdallah ar-Raqachi.
Et il rapporta de : un grand nombre de Successeurs.
Et de lui : Ayyoub, Chayban le grammairien, Younous ibn 'Ubayd, Ibn 'Awn, Humayd at-Tawil, Thabit al-Bunani, Malik ibn Dinar, Hisham ibn Hassan, Jarir ibn Hazim, ar-Rabi' ibn Sabih, Yazid ibn Ibrahim at-Tustari, Moubarak ibn Fadala, Aban ibn Yazid al-'Attar, Qurra ibn Khalid, Hazm al-Quta'i, Sallam ibn Miskin, Choumayt ibn 'Ajlan, Salih Abou 'Amir al-Khazzaz, 'Abbad ibn Rachid, Abou Hariz Abdallah ibn al-Husayn, juge du Sijistan, Mu'awiya ibn 'Abd al-Karim ad-Dal (l'égaram), Wasil Abou Harra ar-Raqachi, Hisham ibn Ziyad, Chabib ibn Chayba, Ach'ath ibn Biraz, Ach'ath ibn Jabir al-Huddani, Ach'ath ibn 'Abd al-Malik al-Humrani, Ach'ath ibn Sawwar, Abou al-Achhab, et beaucoup d'autres encore.
Il rapporta aussi en mursal d'un certain nombre : comme 'Ali et Oumm Salama, sans les avoir entendus ; ni Abou Moussa, ni Ibn Sari', ni Abdallah ibn 'Amr, ni 'Amr ibn Taghlib, ni 'Imran, ni Abou Barza, ni Usama ibn Zayd, ni Ibn 'Abbas, ni 'Uqba ibn 'Amir, ni Abou Tha'laba, ni Abou Bakra, ni Abou Hurayra, ni Jabir, ni Abou Saïd.
C'est le dire de Yahya ibn Ma'in.
Al-Boukhari a dit : on ne connaît pas à Al-Hasan d'audition de Daghfal.
D'autres ont dit : il n'a pas entendu Salama ibn al-Muhabbiq, ni al-'Abbas, ni Ubayy.
Ya'qoub ibn Chayba a dit : je dis à Ibn al-Madini : on rapporte d'Al-Hasan : J'ai saisi
par la taille soixante-dix hommes de Badr.
Il répondit : c'est faux ; j'ai compté les hommes de Badr dont on rapporte (des hadiths) : ils n'atteignent pas cinquante, dont vingt-quatre Émigrés.
Chou'ayb ibn al-Habhab a dit, de sa part : j'ai vu Othman sur qui l'on versait de l'eau d'une aiguière.
Yahya al-Qattan a dit : ses hadiths de Samura, nous avons entendu qu'ils proviennent d'un livre (écrit).
Je dis : son audition s'est établie dans le hadith de la 'aqiqa, et dans le hadith de Samura interdisant la mutilation (muthla).
Qatada a dit : Al-Hasan n'a jamais conversé de vive voix en hadith avec un homme de Badr.
Yahya al-Qattan a dit, au sujet des hadiths de Samura rapportés par Al-Hasan : nous avons entendu qu'ils proviennent du livre de Ma'n al-Qazzaz.
Muhammad ibn 'Amr nous a rapporté : j'ai entendu Al-Hasan dire :
« J'ai entendu Abou Hurayra dire : l'ablution (wudu') est de ce que le Feu a changé. »
Al-Hasan dit : je ne l'abandonnerai jamais.
Mouslim : Abou Hilal nous a rapporté : j'ai entendu Al-Hasan dire :
« Moussa, prophète d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), ne se lavait qu'à l'abri des regards. »
Ibn Burayda lui dit : de qui as-tu entendu cela ?
Il dit : d'Abou Hurayra.
Younous et 'Ali ibn Ju'dan ont dit : Al-Hasan n'a pas entendu Abou Hurayra.
Hammam : d'après Qatada, d'après Al-Hasan :
« J'ai entendu Othman (qu'Allah l'agrée) dire dans son sermon, il me semble qu'il a dit : tuez les chiens et les pigeons. »
Chou'ayb ibn al-Habhab : d'après Al-Hasan :
« J'ai assisté, un vendredi où l'on vendait (des pigeons), à Othman ordonnant de sacrifier les pigeons et de tuer les chiens. »
'Affan : Moubarak ibn Fadala et un autre nous ont rapporté, d'après Al-Hasan, quelque chose de semblable.
Bahz ibn Asad : 'Abd al-Wahid ibn Ziyad nous a rapporté, de Younous, d'après Al-Hasan, qui dit :
« J'ai vu Othman dormir dans la mosquée jusqu'à ce que le muezzin vînt à lui ; il se leva, et je vis la trace des cailloux sur son flanc. »
Hammad ibn Zayd : d'après Ayyoub : j'ai entendu Al-Hasan dire :
« Othman sortit vers nous ; il y eut une mêlée, et ils se lancèrent des graviers. »
Et d'Abou Moussa, d'après Al-Hasan, qui dit :
J'ai assisté, un jour de vendredi, à Othman se levant pour prêcher ; un homme se leva vers lui et dit : « je t'adjure par le Livre d'Allah. »
Othman dit : « assieds-toi ; le Livre d'Allah n'a-t-il pas d'autre demandeur que toi ? ! »
Il dit : il s'assit, puis se leva de nouveau (ou un autre homme se leva) et dit la même chose ; il lui dit : « assieds-toi, le Livre d'Allah n'a-t-il pas d'autre demandeur que toi. »
Il refusa de s'asseoir ; on envoya les gardes (chourta) pour le faire asseoir. Les gens se levèrent, firent obstacle entre eux et lui, puis ils se lancèrent des gravillons au point que l'on disait : j'aperçois à peine le ciel à travers les gravillons.
Il descendit alors de sa chaire, entra dans sa demeure, et ne fit pas la prière du vendredi ce jour-là.
Mouslim : Abou 'Aqil nous a rapporté : Al-Hasan nous a rapporté, et il dit :
« Othman sortit et se leva pour prêcher ... », puis il mentionne une partie du récit d'Abou Moussa.
Sulaym ibn Akhdar : d'après Ibn 'Awn : Al-Hasan nous a informés, et il dit :
« Othman prêchait un jour ; un homme se leva et dit : nous te demandons le Livre d'Allah ... », puis il mentionne quelque chose de semblable.
On le lapida de graviers ; ceux qui l'avaient lapidé furent lapidés à leur tour, puis (par Allah) les gens se lancèrent des graviers, et le vieillard fut ramené, guidé entre deux hommes, ne pouvant guère tenir sa nuque droite, jusqu'à ce qu'on l'introduisît dans la demeure. Il dit :
« Si vous ameniez la Mère des croyants, ils s'abstiendraient peut-être. »
Il dit : on amena Oumm Habiba bint Abou Soufyan ; je la vis sur une mule blanche, dans un palanquin. Quand on l'eut amenée à la demeure, on tourna le museau de la mule jusqu'à ce qu'on la ramenât.
Hurayth ibn as-Sa'ib : Al-Hasan nous a rapporté, et il dit :
« Sous le califat d'Othman, j'entrais dans les maisons du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) et j'en touchais le plafond de la main, alors que j'étais un jeune garçon venu à la puberté ce jour-là. »
Damra : d'après Ibn Chawdhab, qui dit :
Al-Hasan a dit : le jour où Othman fut tué, j'avais quatorze ans.
Al-Hasan dit ensuite : sans l'oubli, la science serait abondante.
Hammad ibn Zayd : d'après Ayyoub, d'après Al-Hasan, qui dit : je suis entré chez 'Uthman ibn Abi al-'As.
Jarir ibn Hazim : Al-Hasan nous a rapporté, 'Amr ibn Taghlib nous a rapporté, (hadith) élevé (marfu') : « Vous combattrez un peuple aux cheveux tressés. »
'Abd al-Hafiz ibn Badran et Youssouf ibn Ahmad nous ont informés, et ils dirent :
Moussa ibn 'Abd al-Qadir nous a informés :
Sa'id ibn al-Banna' nous a informés : Abou al-Qasim ibn al-Busri nous a informés : Abou Tahir al-Mukhallis nous a informés : Abou al-Qasim al-Baghawi nous a rapporté : Chayban ibn Farrukh nous a rapporté : Moubarak ibn Fadala nous a rapporté : Al-Hasan nous a rapporté, d'après Anas ibn Malik, qui dit :
« Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) prêchait le jour du vendredi à côté d'un tronc de palmier, s'y adossant du dos. Quand les gens devinrent nombreux, il dit : construisez-moi une chaire (minbar) à deux marches. »
« Quand il monta sur la chaire pour prêcher, le tronc gémit vers le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). »
Il dit : « J'étais dans la mosquée et j'entendis le tronc gémir comme gémit un être éploré ; il ne cessa de gémir jusqu'à ce qu'il descendît vers lui, l'étreignît, et il se tut. »
Quand Al-Hasan rapportait ce hadith, il pleurait, puis disait : « Ô serviteurs d'Allah, le tronc gémissait vers le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) par nostalgie de lui ; vous êtes donc plus dignes encore de languir de le rencontrer. »
C'est un hadith hassan, gharib ; je n'ai pas rencontré de rapport d'Al-Hasan plus élevé (comme chaîne) que lui, à l'exception d'un autre hadith que je vais citer.
Ahmad ibn Ishaq al-Hamdani nous a informés : al-Fath ibn Abdallah ibn Muhammad al-Katib nous a informés : al-Urwi, Muhammad at-Tara'ifi et Abou Ghalib ibn ad-Daya nous ont informés, et ils dirent :
Abou Ja'far ibn al-Muslima nous a informés : Abou al-Fadl 'Ubaydullah ibn 'Abd ar-Rahman az-Zuhri nous a informés : Ja'far ibn Muhammad al-Firyabi nous a informés : Chayban ibn Farrukh nous a rapporté : Moubarak ibn Fadala nous a rapporté :
Al-Hasan a dit, au sujet de ce verset : { As-tu vu celui qui prend sa passion pour divinité }
al-Jathiya : 23. Il dit : c'est l'hypocrite : il ne désire rien qu'il ne s'y jette.
Muhammad ibn 'Abd al-Wahhab ibn al-Hubab al-Katib nous a informés : 'Ali ibn Mukhtar nous a informés : Abou Tahir as-Silafi nous a informés : al-Qasim ibn al-Fadl nous a informés, et Isma'il ibn al-Farra' nous a informés : Abou Muhammad ibn Qudama nous a informés : Chouhda al-Ibriyya et Tajanni al-Wahbaniyya nous ont informées, et elles dirent :
Tirad az-Zaynabi nous a informés, et il dit :
Hilal ibn Muhammad al-Haffar nous a rapporté : al-Husayn ibn Yahya al-Qattan nous a informés : Abou al-Ach'ath nous a rapporté : Hazm al-Quta'i nous a rapporté : j'ai entendu Al-Hasan dire :
« Il nous est parvenu que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : qu'Allah fasse miséricorde au serviteur qui parle et fait un gain, ou se tait et reste sauf. »
Et dans la même voie : Hazm nous a rapporté, et il dit :
« J'ai vu Al-Hasan arriver à la Mecque ; il se tint derrière le Maqam et pria. Ata', Tawus, Mujahid et 'Amr ibn Chou'ayb vinrent et s'assirent auprès de lui. »
C'est ce que nous avons de plus élevé (comme chaîne) d'Al-Hasan al-Basri (qu'Allah fasse miséricorde sur lui).
Ahmad ibn Abi Khaythama a dit : j'ai entendu Yahya ibn Ma'in dire : Al-Hasan n'a pas entendu Abou Hurayra.
On lui dit : mais dans certains hadiths il est écrit : Abou Hurayra nous a rapportés !
Il dit : cela ne compte pas.
Moussa ibn Isma'il : Rabi'a ibn Kulthum nous a rapporté, d'après Al-Hasan, qui dit :
Abou Hurayra nous a informés, et il dit :
« Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) me confia trois choses : la grande ablution (ghusl) le jour du vendredi, le witr avant de dormir, et le jeûne de trois jours chaque mois. »
Rabi'a : véridique (sadiq) ; Mouslim a cité un hadith par lui.
al-Walid ibn Muslim : d'après Salim al-Khayyat : j'ai entendu Al-Hasan et Ibn Sirin dire tous deux :
« Nous avons entendu Abou Hurayra ... », puis il mentionne un hadith.
Salim : très faible (wahi).
Et Al-Hasan (malgré sa majesté) pratiquait le tadlis ; mais ses hadiths mursal ne sont pas de cet ordre. Il n'a pas recherché le hadith dans sa jeunesse ; il fit beaucoup de jihad et devint secrétaire de l'émir du Khorassan, ar-Rabi' ibn Ziyad.
Souleyman at-Taymi a dit : Al-Hasan faisait des expéditions ; le mufti de Bassora était Jabir ibn Zayd Abou ach-Cha'tha', puis vint Al-Hasan et il se mit à donner des fatwas.
Muhammad ibn Sa'd a dit : Al-Hasan (qu'Allah fasse miséricorde sur lui) était un rassembleur (de sciences), savant, éminent, jurisconsulte, digne de confiance, autorité (hujja), sûr, adorateur, dévot, très instruit, éloquent, beau, bien fait ; et ce qu'il rapporte en mursal ne fait pas autorité.
al-Asma'i : d'après son père, qui dit :
« Je n'ai jamais vu d'avant-bras plus large que celui d'Al-Hasan al-Basri : sa largeur était d'un empan (chibr). »
Je dis : c'était un homme parfait de forme, beau de visage, éclatant, et il était du nombre des braves dont on fait l'éloge.
Damra ibn Rabi'a : d'après al-Asbagh ibn Zayd, qui entendit al-'Awwam ibn Hawchab dire : je ne puis comparer Al-Hasan qu'à un prophète.
Et d'Abou Burda, qui dit : je n'ai vu personne ressemblant davantage aux Compagnons de Muhammad (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) que lui.
Humayd ibn Hilal : Abou Qatada nous dit :
« Tenez-vous auprès de ce cheikh ; je n'ai vu personne dont l'avis ressemblât davantage à celui d'Omar que lui », c'est-à-dire Al-Hasan.
Et d'Anas ibn Malik, qui dit : interrogez Al-Hasan : lui a retenu, et nous, nous avons oublié.
Matar al-Warraq a dit : quand Al-Hasan apparut, il vint comme s'il avait été dans l'au-delà, et il informait de ce qu'il avait vu de ses propres yeux.
Mujalid : d'après ach-Cha'bi, qui dit : je n'ai jamais vu qui fût plus noir de peau qu'Al-Hasan.
De la servante d'al-Hakam, qui dit : Al-Hasan venait chez Hittan ar-Raqachi, et je n'ai jamais vu de jeune homme au visage plus beau que lui !
Et de Jurthouma, qui dit : j'ai vu Al-Hasan se teindre la barbe en jaune chaque vendredi.
Abou Hilal : j'ai vu Al-Hasan changer (sa couleur) avec le jaune.
'Arim a dit : Hammad ibn Salama nous a rapporté, et il dit : j'ai vu Al-Hasan se teindre la barbe en jaune.
Qatada a dit : je n'ai jamais comparé la science d'Al-Hasan à celle d'aucun savant sans trouver qu'il l'emportait sur lui ; toutefois, quand quelque chose lui paraissait obscur, il écrivait à Sa'id ibn al-Musayyib pour l'interroger. Et je n'ai jamais fréquenté de jurisconsulte sans y voir la supériorité d'Al-Hasan.
Ayyoub as-Sikhtiyani a dit : un homme pouvait s'asseoir auprès d'Al-Hasan trois saisons de pèlerinage sans lui poser une seule question, tant sa majesté l'imprégnait.
Mu'adh ibn Mu'adh a dit : je dis à al-Ach'ath : tu as rencontré Ata' et tu as des questions ; ne lui as-tu rien demandé ? !
Il répondit : après Al-Hasan, quiconque je rencontrais me paraissait petit à mes yeux.
Abou Hilal a dit : j'étais chez Qatada quand la nouvelle de la mort d'Al-Hasan arriva, et je dis :
« Il s'est vraiment plongé dans la science d'une plongée (profonde). »
Qatada dit : non, il y a poussé, il s'y est enraciné et l'a absorbée ; par Allah, ne le hait que le Haruri.
Muhammad ibn Sallam al-Jumahi : d'après Hammam, d'après Qatada, qui dit :
« On dit que la terre n'a jamais été dépourvue de sept personnes : par elles on est abreuvé, et par elles on est protégé ; et j'espère qu'Al-Hasan est l'un des sept. »
Qatada dit : personne n'eut une vertu virile (muru'a) plus parfaite qu'Al-Hasan.
Humayd et Younous ont dit : nous n'avons vu personne de plus parfait en muru'a qu'Al-Hasan.
Et de 'Ali ibn Yazid, qui dit :
« J'ai entendu Ibn al-Musayyib, 'Urwa, al-Qasim et d'autres : je n'ai rien vu de semblable à Al-Hasan ; s'il avait vécu au temps des Compagnons en ayant l'équivalent de leur ancienneté, ils ne l'auraient pas surpassé. »
Hammad ibn Zayd : d'après al-Hajjaj ibn Arta'a :
« J'ai interrogé Ata' sur la récitation au-dessus d'un convoi funèbre ; il dit : nous n'avons ni entendu ni su qu'on y récite. »
« Je dis : or Al-Hasan dit qu'on y récite. »
Ata' dit : tiens-toi à celui-là ; c'est un imam considérable qu'on prend pour modèle.
Younous ibn 'Ubayd a dit : quant à moi, je n'ai vu personne dont la parole fût plus proche de l'acte qu'Al-Hasan.
Abou Ja'far ar-Razi : d'après ar-Rabi' ibn Anas, qui dit : j'ai fréquenté Al-Hasan
dix ans, ou ce qu'Allah a voulu, et il n'y a pas un jour où je n'entendais de lui ce que je n'avais jamais entendu auparavant.
Mouslim ibn Ibrahim : Sallam ibn Miskin nous a rapporté : j'ai vu Al-Hasan vêtu d'un qaba' (manteau) semblable à l'or, étincelant.
Ibn 'Ulayya a dit : d'après Younous :
« Al-Hasan portait en hiver : un qaba' bariolé (hibara), un châle kurde et un turban noir ; et en été : un izar (pagne) de lin, une tunique et un burd bariolé. »
Et Hawchab a rapporté d'Al-Hasan, qui dit : le croyant préserve sa religion par ses vêtements.
Younous : à propos d'Al-Hasan : il était au nombre des chefs des savants dans les troubles (fitan), les sangs versés et les sexes (la chasteté).
'Awf a dit : je n'ai vu personne qui connût mieux le chemin du Paradis qu'Al-Hasan.
Hammad ibn Zayd : d'après Yazid ibn Hazim, qui dit :
« Al-Hasan sortit de la mosquée ; des gens le suivirent. Il se retourna vers eux et dit : le claquement des sandales autour des hommes ne tarde guère à démasquer les sots. »
Et Hawchab a rapporté d'Al-Hasan, qui dit :
« Ô fils d'Adam, par Allah, si tu lis le Coran puis y crois, ton chagrin durera dans ce bas-monde, ta crainte s'accentuera dans ce bas-monde, et tes pleurs se multiplieront dans ce bas-monde. »
Ibrahim ibn 'Isa al-Yachkuri a dit : je n'ai vu personne au chagrin plus constant qu'Al-Hasan ; je ne le voyais jamais sans penser qu'il venait d'être éprouvé par un malheur.
ath-Thawri : d'après 'Imran al-Qasir, qui dit :
« J'ai interrogé Al-Hasan sur une chose et je dis : les jurisconsultes disent telle et telle chose. »
Il dit : as-tu vu de tes yeux un faqih ? Le faqih est seulement celui qui renonce au bas-monde, qui voit clair dans sa religion et qui persévère dans l'adoration de son Seigneur.
'Abd as-Samad ibn 'Abd al-Warith : Muhammad ibn Dhakwan nous a rapporté : Khalid ibn Safwan nous a rapporté, et il dit :
« J'ai rencontré Maslama ibn 'Abd al-Malik, et il dit : ô Khalid, informe-moi au sujet d'Al-Hasan, celui des gens de Bassora ? »
« Je dis : qu'Allah te rende vertueux ; je t'informe de lui en connaissance de cause : je suis son voisin, à ses côtés, et son compagnon de séance dans son assemblée, et je suis, de tous ceux de mon côté, le plus au fait de lui : c'est l'homme dont l'intimité (sirr) ressemble le plus à son aspect public, et dont la parole ressemble le plus à l'acte. S'il s'asseyait pour une affaire, il se levait pour l'accomplir ; s'il se levait pour une affaire, il s'y asseyait ; s'il ordonnait une chose, il était des gens le plus à l'œuvre pour l'exécuter ; s'il interdisait une chose, il était des gens le plus à la délaisser. Je l'ai vu se suffisant à lui-même vis-à-vis des gens, et j'ai vu les gens avoir besoin de lui. »
Il dit : cela te suffit ; comment des gens pourraient-ils s'égarer avec un tel homme parmi eux ?
Hisham ibn Hassan : j'ai entendu Al-Hasan jurer par Allah : jamais quiconque n'a glorifié le dirham sans qu'Allah ne l'humilie.
Et Hazm ibn Abi Hazm a dit : j'ai entendu Al-Hasan dire :
« Quels mauvais compagnons que le dinar et le dirham : ils ne te profitent qu'en te quittant. »
Et Abou Zur'a ar-Razi a dit : tout ce qu'Al-Hasan rapporte : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit » possède un fondement établi, à l'exception de quatre hadiths.
Rawh ibn 'Ubada : al-Hajjaj al-Aswad nous a rapporté, et il dit :
« Un homme fit un vœu et dit : si seulement j'avais le renoncement (zuhd) d'Al-Hasan, la piété (wara') d'Ibn Sirin, l'adoration de 'Amir ibn 'Abd Qays, le fiqh de Sa'id ibn al-Musayyib, et ne fût-ce qu'un peu du dhikr de Mutarrif ibn ach-Chikhkhir. »
Il dit : on examina cela et on trouva tout cela entier en Al-Hasan.
'Isa ibn Younous : d'après al-Fudayl Abou Muhammad :
« J'ai entendu Al-Hasan dire : le jour de la Demeure, j'avais quatorze ans, j'avais mémorisé le Coran, et je regardais Talha ibn 'Ubaydullah. »
Al-Fudayl : inconnu.
Ya'qoub al-Fasawi : j'ai entendu Abou Salama at-Tabudhaki dire : j'ai retenu d'Al-Hasan huit mille questions.
Et Hammad ibn Salama a dit : 'Ali ibn Zayd nous a informés, et il dit :
« J'ai vu Sa'id ibn al-Musayyib, 'Urwa, al-Qasim et d'autres ; je n'ai rien vu de semblable à Al-Hasan ! »
Et Jarir ibn Hazim a dit : d'après Humayd ibn Hilal :
Abou Qatada nous dit : je n'ai vu personne dont l'avis ressemblât davantage à celui d'Omar ibn al-Khattab que lui, c'est-à-dire Al-Hasan.
Ibn al-Mubarak : d'après Ma'mar, d'après Qatada, qui dit :
« Nous entrâmes chez Al-Hasan alors qu'il dormait ; à sa tête se trouvait un sac. Nous l'attirâmes : il y avait du pain et des fruits. Nous nous mîmes à en manger ; il s'éveilla, nous vit, en fut joyeux et sourit, tout en récitait : { ou ton compagnon intime }, point de faute sur vous. »
Hammad ibn Zayd : j'ai entendu Ayyoub dire :
« Al-Hasan prononçait des paroles semblables à des perles ; puis des gens parlèrent après lui d'une parole qui sortait de leurs bouches comme du vomissure. »
Et as-Sarri ibn Yahya a dit : Al-Hasan jeûnait : les jours blancs, les mois sacrés, le lundi et le jeudi.
Younous ibn 'Ubayd : d'après Al-Hasan, qui dit :
« Nous empruntions (des vêtements) aux Compagnons du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui). »
Ghalib al-Qattan : d'après Bakr ibn Abdallah al-Muzani, qui dit :
« Quiconque désire contempler le plus versé en fiqh parmi ceux que nous avons vus, qu'il regarde Al-Hasan. »
Qatada a dit : Al-Hasan était au nombre des hommes les plus savants en matière de licite et d'illicite.
Abou 'Ubayd al-Ajurri a rapporté, d'après Abou Dawoud, qui dit :
« Al-Hasan n'a fait le pèlerinage que deux fois, car il demeurait au Khorassan ; il côtoyait des hommes comme Qatari ibn al-Fuja'a et al-Muhallab ibn Abi Sufra, et il était du nombre des braves. »
Hisham ibn Hassan a dit : Al-Hasan était le plus courageux des gens de son époque.
Et Abou 'Amr ibn al-'Ala' a dit : je n'ai vu d'éloquence supérieure à celle d'Al-Hasan et d'al-Hajjaj.
Fudayl ibn 'Iyad : d'après un homme, d'après Al-Hasan, qui dit :
« Le Paradis n'a jamais été paré pour une communauté comme il l'est pour cette communauté ; pourtant tu ne vois personne qui soit son amant passionné. »
Abou 'Ubayda an-Naji : d'après Al-Hasan, qui dit :
« Ô fils d'Adam, délaisser la faute t'est plus facile que de soigner le repentir ; qu'as-tu pour garantie que tu ne commettes pas un péché majeur dont la porte du repentir serait fermée devant toi ? Tu serais alors dans un état sans remède. »
Sallam ibn Miskin : d'après Al-Hasan, qui dit :
« Méprise le bas-monde, et par Allah, il ne sera que plus doux quand tu le mépriseras. »
Et Ja'far ibn Souleyman a dit : Al-Hasan était au nombre des hommes les plus vaillants ; quand al-Muhallab combattait les polythéistes, il le plaçait à l'avant-garde.
Et Abou Saïd ibn al-A'rabi a dit dans les (Tabaqat an-Nussak) :
La plupart de ceux que nous avons mentionnés parmi les ascètes (nussak) venaient voir Al-Hasan, écoutaient ses paroles et lui reconnaissaient la supériorité en fiqh de ces matières en particulier. 'Amr ibn 'Ubayd et 'Abd al-Wahid ibn Zayd étaient du nombre de ses fidèles compagnons. Il disposait dans sa demeure d'un cercle privé où il ne parlait presque que des significations du renoncement (zuhd), de la dévotion (nusk) et des sciences intérieures ; si quelqu'un l'interrogeait sur autre chose, il s'en irritait et disait : « Nous nous sommes retirés avec nos frères pour nous entretenir (de cela). »
Quant à son cercle dans la mosquée, y circulaient le hadith, le fiqh, la science du Coran et de la langue, et toutes les autres sciences ; on l'interrogeait parfois sur le soufisme (tasawwuf) et il répondait. Certains le fréquentaient pour le hadith ; d'autres pour le Coran et l'exégèse ; d'autres pour la rhétorique ; d'autres pour la sincérité (ikhlas) et la science des états privilégiés (khusus), comme 'Amr ibn 'Ubayd, Abou Jahir, 'Abd al-Wahid ibn Zayd, Salih al-Murri, Choumayt et Abou 'Ubayda an-Naji ; chacun de ces hommes s'est illustré par un état, c'est-à-dire dans l'adoration.
Hammad ibn Zayd : d'après Ayyoub, qui dit : deux catégories parmi
les gens ont menti sur Al-Hasan : des gens dont l'avis est le décret (qadar), pour le répandre parmi les gens par le moyen d'Al-Hasan ; et des gens portant dans leur poitrine rancune et haine contre Al-Hasan. Or je l'ai affronté plus d'une fois sur le décret, au point de l'effrayer avec le pouvoir, et il dit : je n'y retournerai plus après ce jour. Je ne connais donc personne capable de critiquer Al-Hasan sinon à ce sujet ; et j'ai bien connu Al-Hasan (par Allah) et ce qu'il disait.
Les deux Hammad ont dit : d'après Younous, qui dit : rien n'a tenu Al-Hasan pour méprisable autant que le décret.
Hammad ibn Zayd : qu'Ayyoub et Humayd effrayèrent Al-Hasan avec le pouvoir ; il leur dit : ne voyez-vous pas cela ?
Ils répondirent : non.
Il dit : je n'y retournerai pas.
Hammad dit : je ne connais personne capable de critiquer Al-Hasan sinon à ce sujet.
Et Abou Ma'shar a rapporté, d'Ibrahim : qu'Al-Hasan s'était exprimé sur le décret.
Al-Mughira ibn Miqsam l'a rapporté de lui.
Et Souleyman at-Taymi a dit : Al-Hasan s'est rétracté de son dire sur le décret.
Hammad ibn Salama : d'après Humayd :
« J'ai entendu Al-Hasan dire : Allah a créé le diable, créé le bien et créé le mal. »
Un homme dit : qu'Allah les combatte, ils mentent sur ce cheikh !
Abou al-Achhab : j'ai entendu Al-Hasan dire au sujet du verset : { et une barrière fut dressée entre eux et ce qu'ils désirent }, Saba : 54. Il dit : une barrière fut dressée entre eux et la foi.
Et Hammad a dit : d'après Humayd, qui dit : j'ai lu tout le Coran auprès d'Al-Hasan, et il me l'a expliqué
en entier dans le sens de l'affirmation. Je l'interrogeai sur Sa parole : { Ainsi faisons-Nous courir cela dans les cœurs des criminels }, ach-Chu'ara : 200. Il dit : c'est le shirk qu'Allah a fait courir dans leurs cœurs.
Hammad ibn Zayd : d'après Khalid al-Hadha', qui dit :
« L'homme interrogea Al-Hasan et dit : { et ils ne cesseront pas de diverger, hormis ceux à qui ton Seigneur a fait miséricorde }, Hud : 118-119 ? »
Il dit : « les gens de Sa miséricorde ne divergent pas ; c'est pour cela qu'Il les a créés. Il a créé ceux-ci pour son Paradis et ceux-ci pour son Feu. »
Je dis : ô Abou Saïd, Adam a-t-il été créé pour le ciel ou pour la terre ?
Il dit : il fut créé pour la terre.
Je dis : qu'en penses-tu, s'il s'était abstenu et n'avait pas mangé de l'arbre ?
Il dit : il n'aurait pu éviter d'en manger, car il fut créé pour la terre.
Je dis : { et vous ne sauriez le tenter, sauf celui qui brûlera dans la Fournaise }, as-Saffat : 162-163 ?
Il dit : « oui ; les démons n'égarrent que celui pour qui Allah veut qu'il brûle dans la Fournaise. »
Abou Hilal Muhammad ibn Sulaym : je suis entré chez Al-Hasan un jour de vendredi et il n'avait pas encore fait le jumu'a (les grandes ablutions du vendredi) ; je dis : ô Abou Saïd, tu ne l'as pas faite ?
Il dit : je l'avais projeté, mais le décret d'Allah m'en a empêché.
Mansur ibn Zadhan : nous avons interrogé Al-Hasan sur le Coran, et il l'a expliqué en entier dans le sens de l'affirmation.
Damra ibn Rabi'a : de Raja', d'Ibn 'Awn, d'Al-Hasan, qui dit :
« Quiconque traite le décret de mensonge a mécru. »
Hammad ibn Zayd : d'après Ibn 'Awn, qui dit :
Quand Al-Hasan fut nommé à la judicature, un homme m'adressa la parole
pour que j'intercède au sujet d'un bien d'orphelin qu'on lui remettait et qu'il réunissait.
Je lui en parlai ; il dit : connais-tu cet homme ?
Je dis : oui.
Il dit : alors il lui a été remis.
Raja' ibn Salama : d'Ibn 'Awn, d'Ibn Sirin. On lui dit au sujet d'Al-Hasan : et comment les partisans du décret ne s'inclinaient-ils pas vers lui ? Il dit :
« Ils venaient au cheikh avec des propos tenus dans l'ambiguïté ; s'il les leur avait explicités, cela leur aurait déplu. »
Ibn Abi 'Aruba : j'ai interpellé Matar al-Warraq au sujet de la vente des corans (masahif), et il dit :
« Il y a eu dans cette communauté un sage ou un jurisconsulte pour qui cela n'aurait posé aucun problème : Al-Hasan et ach-Cha'bi. »
Ibn Chawdhab : d'après Matar, qui dit :
« Nous entrâmes chez Al-Hasan pour lui rendre visite : il n'y avait rien dans la maison, ni lit, ni tapis, ni oreiller, ni natte, hormis un grabat sur lequel il se trouvait. »
'Abd ar-Razzaq ibn Hammam : d'après son père, qui dit :
« Wahb fut nommé à la judicature à l'époque d'Omar ibn 'Abd al-'Aziz, et son intelligence ne fut pas louée. J'en fis le récit à Ma'mar, qui sourit et dit : Al-Hasan fut nommé à la judicature à l'époque d'Omar ibn 'Abd al-'Aziz, et son intelligence ne fut pas louée non plus. »
Et Abou Saïd ibn al-A'rabi a dit : une partie de ces gens s'asseyait auprès d'Al-Hasan. Il parlait des états particuliers (khusus) jusqu'à ce que la Qadariyya l'accusât de jabr ; il parla de l'acquisition jusqu'à ce que la Sunna l'accusât de qadar ; tout cela à cause de sa profondeur d'esprit, et de la gradation des gens
à ses yeux, et de leur différence dans ce qu'ils recevaient de lui ; il était innocent du décret et de toute innovation.
Je dis : l'affirmation par Al-Hasan des décrets est parvenue par un autre chemin que celui-ci, hormis le récit d'Ayyoub de sa part ; peut-être fut-ce un lapsus de sa part, dont il s'est rétracté, louange à Allah.
Comme l'a rapporté Ahmad al-Abar dans son (Tarikh) : Mu'ammal ibn Ihab nous a rapporté : 'Abd ar-Razzaq nous a rapporté, de Ma'mar, de Qatada, d'Al-Hasan, qui dit :
« Le bien relève du décret, et le mal n'en relève pas. »
Je dis : on a bien accusé Qatada de qadarisme.
Ghundar a dit : d'après Chou'ba : j'ai vu Al-Hasan avec un turban noir.
Et Sallam ibn Miskin a dit : j'ai vu Al-Hasan avec un châle (taylasan) sur lequel l'eau semblait couler, et une cape (khamisa) semblable à du soie kazz.
Et Ibn 'Awn a dit : Al-Hasan rapportait (le hadith) par le sens.
Ayyoub : on dit à Ibn al-Ach'ath : ton bonheur serait-il qu'on fût tué autour de toi comme on fut tué autour du chameau de Aïcha ? Fais sortir Al-Hasan.
Il envoya donc quérir Al-Hasan, qui s'y refusa.
Sulaym ibn Akhdar a dit : Ibn 'Awn nous a rapporté : on dit à Ibn al-Ach'ath : fais sortir Al-Hasan.
Ibn 'Awn a dit : je le vis entre les deux ponts, avec un turban noir ; ils le perdirent de vue, et il se jeta dans le fleuve jusqu'à leur échapper ; ce jour-là, il faillit y périr.
Al-Qasim al-Huddani a dit : j'ai vu Al-Hasan assis au pied de la chaire d'Ibn al-Ach'ath.
Hisham : d'après Al-Hasan, qui dit :
« L'homme qui recherchait la science ne tardait guère à le voir dans son recueillement, son renoncement, sa langue et son regard. »
Hammad : j'ai entendu Thabit dire :
« Sans ce que vous me faites comme vous avez fait à Al-Hasan, je vous raconterais des hadiths sublimes. »
Il dit ensuite : « ils l'ont privé de repos et privé de sommeil. »
Humayd at-Tawil : Al-Hasan disait :
« Fréquente les gens comme tu veux qu'ils te fréquentent : ils te traiteront de la même manière. »
Ayyoub a dit : je n'ai jamais trouvé l'odeur d'un plat (marqa) cuit plus bonne que celle de la marmite d'Al-Hasan.
Abou Hilal a dit : à peine entrions-nous chez Al-Hasan sans que nous vissions une marmite d'où s'exhalait une bonne odeur.
Mouslim ibn Ibrahim : Iyas ibn Abi Tamima nous a rapporté :
« J'ai vu Al-Hasan, à l'enterrement d'Abou Raja', sur une mule, avec al-Farazdaq à ses côtés sur un chameau. Al-Farazdaq lui dit : les gens nous ont départagés : ils disent : le meilleur des gens, et le pire des gens. »
Il dit : « ô Abou Faras, combien de crépu poussiéreux aux deux tresses vaut mieux que moi, et combien de vieillards polythéistes tu vaux mieux qu'eux : qu'as-tu préparé pour la mort ? »
Il dit : « le témoignage qu'il n'y a de divinité qu'Allah. »
Al-Hasan dit : « elle a des conditions ; garde-toi de calomnier la femme vertueuse. »
Il dit : « y a-t-il un repentir ? »
Al-Hasan dit : « oui. »
Damra : d'après al-Asbagh ibn Zayd, qui dit : Al-Hasan est mort en laissant des livres contenant de la science.
Moussa ibn Isma'il : Sahl ibn al-Husayn al-Bahili nous a rapporté, et il dit :
« J'envoyai dire à Abdallah ibn al-Hasan al-Basri : envoie-moi les livres de ton père. »
Il m'envoya dire : quand il devint lourd (affaibli), il me dit : réunis-les pour moi. Je les lui réunis sans savoir ce qu'il en ferait ; je les apportai, et il dit à la servante : allume le four.
Puis il en donna l'ordre, et elles furent brûlées à l'exception d'un seul feuillet, qu'il m'envoya en m'informant qu'il disait : « transmets ce qu'il y a dans ce feuillet. »
Puis je le rencontrai par la suite, et il m'en informa de vive voix, comme l'avait transmis le messager.
Et d'al-'Alqama ibn Martsad, dans la mention des Huit parmi les Successeurs, qui dit :
Quant à Al-Hasan, nous n'avons vu personne au chagrin plus constant que lui ; nous ne le voyions jamais sans penser qu'il venait d'être éprouvé par un malheur. Il dit ensuite : « nous rions sans savoir : peut-être Allah a-t-il jeté un regard sur certaines de nos œuvres. »
Il dit : « je n'accepte rien de vous ; malheur à toi, ô fils d'Adam ! Penses-tu faire la guerre à Allah, c'est-à-dire en avoir la force ? »
Par Allah, j'ai vu des gens pour qui le bas-monde était plus léger que la poussière sous leurs pieds ; et j'ai vu des gens dont l'un passait la soirée sans avoir chez lui qu'une pitance, et disait : je ne vais pas mettre tout cela dans mon ventre.
Il en donnait une partie en aumône, alors qu'il était peut-être plus affamé encore que celui à qui il donnait.
Ayyoub as-Sikhtiyani a dit : si tu avais vu Al-Hasan, tu aurais dit : tu n'as jamais fréquenté de jurisconsulte.
Et d'al-A'mach, qui dit : Al-Hasan n'a cessé de ruminer la sagesse jusqu'à la proférer. Et quand on mentionnait Al-Hasan devant Abou Ja'far al-Baqir, il disait : c'est celui dont la parole ressemble à celle des prophètes.
Salih al-Murri : d'après Al-Hasan, qui dit :
« Ô fils d'Adam, tu n'es que des jours : chaque jour qui s'en va emporte une part de toi. »
Moubarak ibn Fadala : j'ai entendu Al-Hasan dire :
« La mort a couvert le bas-monde d'opprobre : elle n'y a laissé à l'homme d'esprit aucune joie. »
Et Thabit a rapporté de lui, qui dit : le rire du croyant est une inattention de son cœur.
Abou Nu'aym dans (la Hilya) : Muhammad ibn 'Abd ar-Rahman ibn al-Fadl nous a rapporté : Muhammad ibn Abdallah ibn Sa'id nous a rapporté : Ahmad ibn Ziyad nous a rapporté : 'Isma ibn Souleyman al-Khazzaz nous a rapporté : Fudayl ibn Ja'far nous a rapporté, et il dit :
« Al-Hasan sortit de chez Ibn Hubayra et trouva les lecteurs (du Coran) assis à la porte. Il dit : qu'est-ce qui vous fait tenir ici ? Voulez-vous entrer auprès de ces scélérats ? Par Allah, leur compagnie n'est pas celle des vertueux. Dispersez-vous, qu'Allah disperse vos âmes et vos corps ! Vous avez jeté vos sandales, relevé vos vêtements, rasé vos têtes et déshonoré les lecteurs (du Coran) : qu'Allah vous déshonore ! Par Allah, si vous renonciez à ce qu'ils possèdent, ils convoiteraient ce qui est à vous ; mais vous avez convoité ce qu'ils possèdent, et ils ont renoncé à vous. Puisse Allah tenir au loin qui il tient au loin ! »
Et d'Al-Hasan, qui dit : « Ô fils d'Adam, le couteau s'affûte, le bélier est engraissé et le four est chauffé. »
Ibn al-Mubarak : Talha ibn Soubayh nous a rapporté, d'Al-Hasan, qui dit :
« Le croyant est celui qui sait que ce qu'Allah a dit est tel qu'Il l'a dit ; le croyant est le plus actif des hommes en œuvre et le plus craintif des hommes : s'il dépensait une montagne de biens, il ne se sentirait pas à l'abri d'en voir le résultat ; il n'augmente en droiture et en piété qu'à proportion de sa crainte. L'hypocrite, lui, dit : les gens sont nombreux, je serai pardonné, il n'y a rien à redire sur moi ; alors il agit mal et fonde des espoirs sur Allah. »
at-Tayalisi dans (le Musnad) que nous avons entendu : Jasr Abou Ja'far nous a rapporté, d'Al-Hasan, d'Abou Hurayra :
« Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : quiconque récite Yasin dans une nuit en quête du visage d'Allah, il lui sera pardonné. »
Younous ibn 'Ubayd et d'autres l'ont rapporté d'Al-Hasan.
Khalid ibn Khidach : Salih al-Murri nous a rapporté, de Younous, qui dit :
« Quand la mort fut proche d'Al-Hasan, il se mit à dire : nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui. Son fils vint à lui et dit : ô mon père, tu voiles notre ciel : as-tu vu quelque chose ? »
Il dit : « c'est mon âme ; je n'ai pas été éprouvé par ce qui lui ressemble. »
Hisham ibn Hassan a dit : nous étions chez Muhammad (Ibn Sirin) un jeudi, en fin d'après-midi ; après l'asr, un homme entra chez lui et dit : Al-Hasan est mort.
Muhammad implora la miséricorde pour lui, son teint changea et il s'abstint de parler ; il ne parla plus jusqu'au coucher du soleil, et les gens s'abstinrent auprès de lui devant le chagrin qu'ils virent l'assaillir.
Je dis : Muhammad ibn Sirin ne vécut après Al-Hasan que cent jours.
Ibn 'Ulayya a dit : Al-Hasan est mort en rajab, l'an cent dix.
Et Abdallah ibn al-Hasan a dit : son père vécut environ quatre-vingt-huit ans.
Je dis : il est mort au début de rajab ; ses funérailles furent très suivies : on pria sur lui à l'issue du vendredi à Bassora, la foule l'escorta et se pressa autour de lui au point que la prière de l'asr ne fut pas accomplie dans la Grande Mosquée.
Il est rapporté qu'il s'évanouit, puis revint à lui d'un trait et dit : « Vous m'avez réveillé loin de jardins, de sources et d'une station noble. »
Je dis : les critiques ont divergé sur l'usage (en argumentation) de la copie d'Al-Hasan d'après Samura, soit environ cinquante hadiths : son audition de Samura est établie, car il a mentionné qu'il a entendu de lui le hadith de la 'aqiqa.
'Affan a dit : Hammam nous a rapporté, de Qatada : Al-Hasan m'a rapporté, de Hayyaj ibn
Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Al-Hasan al-Basri, Hasan al-Basri, Al-Hasan ibn Abil-Hasan al-Basri. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.