Biographie de Abdoullah ibn Rawaha
Ismaïl Ibn Ayyach rapporte d'après Rabi'a Ibn Salih Al-Madlaji et Ikrima qu'Abdallah Ibn Rawaha se trouvait auprès de sa famille lorsqu'une de ses servantes passa dans un coin de la maison. Il alla vers elle et eut une relation avec elle. Son épouse les surprit ensemble et partit chercher un couteau. Lorsqu'elle revint, Abdallah avait terminé et s'était éloigné. Elle lui lança: "J'ai vu ce que tu faisais!"
Il lui répondit que le Messager d'Allah ﷺ leur avait interdit de réciter le Coran en état d'impureté rituelle majeure. Elle dit: "Si tu dis vrai, récite donc." Il accepta et déclama ces vers, qui n'étaient pas du Coran: "Le Messager d'Allah ﷺ est venu à nous en récitant son Livre, rayonnant comme la lumière éclatante de l'aube. Il nous a apporté la guidée après l'aveuglement, et nos coeurs ont la certitude que ce qu'il annonce se réalisera. Il passe la nuit le flanc éloigné de sa couche, tandis que les polythéistes dorment lourdement dans les leurs." Selon une autre version, il récita des vers différents.
Son épouse déclara alors: "Je crois en Allah et je démens mes propres yeux." Abdallah se rendit ensuite auprès du Messager d'Allah ﷺ et lui raconta l'affaire. Le Prophète ﷺ rit jusqu'à laisser voir ses molaires. Abou Moussa a rapporté ce récit.
La tradition figure dans la Sira d'Ibn Hicham, volume 2, page 383. Le transmetteur nommé Rabi'a n'a pas été identifié; il pourrait s'agir de Zam'a Ibn Salih Al-Jounadi, mentionné dans At-Tahdhib, volume 3, page 338, et Al-Jarh wa At-Ta'dil d'Ibn Abi Hatim, volume 1, partie 2, page 624. La formulation du contexte semble comporter une lacune. Les vers se trouvent dans le Tafsir d'Ibn Kathir au commentaire du verset 16 de la sourate As-Sajda, volume 6, page 365, avec des variantes importantes. Enfin, la leçon correcte est celle du manuscrit et du Tafsir d'Ibn Kathir, non celle de l'édition imprimée.