Fiqh islamique > La prière > L'adhân et l'iqâma : l'appel à la prière
L'appel à la prière : formules, récompense du muezzin, réponses de celui qui entend, et la différence entre adhân et iqâma.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
L'adhan a été institué à Médine, après l'émigration du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), à la suite de la consultation rapportée d'Abdallah ibn Zayd, à qui les formules furent montrées en songe et que Bilal se chargea d'elever ; les savants jugent que rien de semblable n'est authentique pour la Mecque (al-Bukhari 615, Muslim 437). Le Prophète a dit :
Si les gens savaient ce qu'il y a dans l'appel et le premier rang, puis ne trouvaient d'autre issue que de tirer au sort, ils tireraient au sort.al-Bukhari 615, Muslim 437
Les fuqaha s'accordent : plusieurs formules d'adhan sont parvenues du Prophète et toutes sont licites. La préférence des savants va à la formule que Bilal utilisait constamment avec lui, en residence comme en voyage. A l'aube, on ajoute : « la prière est meilleure que le sommeil » ; la majorité des fuqaha limite cette adjonction au fajr seul.
Abdallah ibn Zayd rapporte que celui qui lui apprit l'adhan attendit un moment, puis se leva et dit la même chose, à la différence qu'il disait : « la prière a déjà commencé » (rapporte par Abu Dawud). Abu Mahdhura apprit du Prophète une iqama de dix-sept mots (rapporte par Abu Dawud) : les écoles varient sur le compte exact des formules, mais toutes répètent le contenu de l'adhan avec cette annonce du debut.
Celui qui entend l'adhan répète les formules après le muezzin, puis prie sur le Prophète et invoque pour lui la station la plus élevée :
Celui qui prie sur moi quand il entend l'appel recevra ma mediation le Jour de la Resurrection.Muslim 384
Le muezzin appelle au debut du temps ; l'iqama se donne juste avant de commencer. Le silence entre les deux n'est pas impose : c'est un moment privilegie pour l'invocation, entre l'adhan et l'iqama.