Fiqh islamique > La prière > Le mash sur les khuffayn : essuyer les chaussettes
Essuyer par-dessus les chaussettes au lieu de laver les pieds : conditions, durée de validité et divergences des écoles sur les chaussettes ordinaires.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le mash sur les bottines (khuffayn) remplace le lavage des pieds : au lieu de laver, on passe les mains mouillées sur le dessus des deux bottines. Al-Mughira ibn Shu'ba voyageait avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et voulut retirer ses bottines pour faire ses ablutions ; le Prophète lui dit :
Laisse-les : je les ai enfilées alors qu'elles étaient pures.al-Bukhari 260, Muslim 274
La majorité des savants (malikites, shafi'ites, hanbalites) exige d'avoir enfilé les deux bottines en état de pureté complète : celui qui lave un pied, enfile une bottine, puis lave l'autre et enfile la seconde, n'a pas le droit au mash, car il ne les a pas enfilées après une purification complète.
'Ali rapporte : le Prophète a fixé trois jours et leurs nuits au voyageur, un jour et une nuit au résident (rapporte par Muslim). 'Awf ibn Malik rapporte la même règle de l'expedition de Tabuk, et Ahmad tenait ce hadith pour le plus solide du chapitre.
Le mash se fait avec les mains mouillées sur le dessus de chaque bottine. L'école hanafite précise la quantité minimale : l'espace d'environ trois doigts sur chaque bottine, au-dessus ; si l'on essuie deux doigts sur l'une et cinq sur l'autre, cela ne suffit pas. Les autres écoles recommandent la main entière, des orteils vers le haut.
Trois causes majeures exigent de retirer les bottines et laver tout le corps : la grande impureté, les règles et les lochies. Safwan ibn Assal rapporte : le Prophète nous ordonnait, en voyage, de ne pas retirer nos bottines trois jours et leurs nuits, sauf en cas de grande impureté. Retirer une seule bottine annule la purification des deux pieds ; les shafi'ites et hanbalites exigent alors de refaire l'ablution entière, tandis que d'autres demandent de laver les pieds remis à nu.
Abu Yusuf et Muhammad, parmi les hanafites, autorisent le mash sur les chaussettes épaisses (jawrabayn), s'appuyant sur le hadith d'al-Mughira rapportant que le Prophète essuya sur des chaussettes et des sandales (rapporte par Abu Dawud) : l'aisance du mash vaut pour la chaussette qui tient au pied comme la bottine.
Enfile tes bottines après une ablution complète, et le mash te servira en voyage, à la mosquée, par grand froid. Vérifie que la bottine tient au pied pour la marche normale : c'est la condition qui la rapproche du khuff.