Fiqh islamique > La prière > Les adab de la mosquée : droits et étiquettes
La mosquée est la maison d'Allah : ce que la Sunna demande à qui y entre, y prie et y circule, du parfum des fidèles à l'accueil des enfants.
Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
La mosquée a des droits expressément fixés : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) enseignait :
Quand l'un de vous entre à la mosquée, qu'il dise : Ô Allah, ouvre-moi les portes de Ta miséricorde ; quand il en sort : Ô Allah, je demande Ta grâce.Muslim 713
La nettoyer, l'éclairer, participer à son entretien est une œuvre de bienfaisance, un droit que l'ordre prophétique transmis par 'Aisha fixe : construire les mosquées dans les maisons, les nettoyer et les parfumer ; al-Albani (Ahkam al-Masajid, pp. 585-588) y ajoute la pratique d'Umar qui fumigeait la mosquée du Prophète chaque vendredi ; le Prophète a loué l'homme qui versait de l'eau à la mosquée (Abu Dawud 1104). Y vendre, y annoncer un bien perdu ou y chercher l'objet perdu : formellement interdit selon Ibn Uthaymin (Fatawa Nur ala ad-Darb) : « qu'Allah ne fasse pas prospérer votre commerce », les mosquées ne sont pas bâties pour cela ; le hadith de Muslim 568 en montre la gravité.
Arriver tôt, garer correctement, ne pas bloquer les entrées : les adab de la mosquée commencent dans la rue. La mosquée de quartier est le salon de la communauté : on y respecte les voisins comme chez soi.