Fiqh islamique > Le jugement et le témoignage > L'arbitrage et la médiation (tahkim)
Régler un différend sans procès : le tahkim, l'autorité de la sentence arbitrale, la médiation familiale et le hadith des arbitres du khul'.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
L'arbitrage (tahkim), comme le jugement, est un moyen de trancher le différend et de fixer le titulaire du droit ; le Coran l'établit pour le couple : « Si vous craignez la rupture entre les deux, désignez un arbitre de sa famille et un arbitre de la sienne » (sourate an-Nisa 35). Les jurisconsultes exigent de l'arbitre des qualités semblables à celles du juge, mais il reste d'un rang inférieur : son autorité se limite à ceux qui l'ont choisi, tandis que la compétence du juge est générale. Abu Yusuf : l'arbitrage ne peut pas être suspendu à une condition ni rendu relatif, contrairement au jugement, car le jugement tient du règlement à l'amiable.
Accord des savants : pas d'arbitrage dans les droits d'Allah comme la peine de la relation illicite ou du vol : cela revient à l'imam ou au juge, pas à l'arbitre. Hanafites : pas d'arbitrage non plus dans les peines et le talion, car les personnes ne peuvent autoriser leur propre sang ; la matière propre de l'arbitre reste les biens, chaque école détaillant les cas.
Pendant l'instruction, avant la sentence : malikites (un avis), shaféites (à la position) et hanbalites (un avis) permettent à l'une des parties de révoquer l'arbitre, son consentement n'ayant pas encore produit d'effet. Avis contraire : malikites (l'avis préféré par Ibn Farhun), shaféites (un avis) et hanbalites (à la position) : la révocation n'est plus permise, autrement chacune des deux parties reviendrait dès qu'un avis lui déplaît, et le but de l'arbitrage s'annulerait.
L'arbitrage gagne à être encadré dès le départ : définir par écrit l'objet du différend, les pouvoirs de l'arbitre et l'engagement d'accepter la sentence. Le choix d'un arbitre intègre et compétent vaut mieux qu'un long procès.