L'exécution des jugements et le recours

Fiqh islamique > Le jugement et le témoignage > L'exécution des jugements et le recours

Que se passe-t-il après le jugement ? L'exécution, la révision pour erreur établie, l'appel moderne et les limites de la contestation.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

La portée du jugement

Abu Hanifa : le jugement du gouverneur est valide en apparence et en réalité : si deux témoins mensongers font prononcer un divorce devant le juge, le divorce produit ses effets apparents, au point qu'un témoin conscient de son mensonge pourrait même épouser l'épouse après le délai. Les autres écoles : le jugement vaut en apparence seulement : le jugement du gouverneur ne change pas la nature des choses ; la vérité cachée demeure ce qu'elle est. La règle commune : le jugement règle la situation visible entre les gens ; il ne transforme pas le faux en vrai devant Allah.

Juger d'après sa science personnelle

Les peines : la majorité (hanafites, shaféites à la position, hanbalites) : le juge n'établit pas la peine sur sa science seule, avant ou après sa nomination, car il est partie dans ce droit d'Allah, droit fondé sur le voilement : « Pourquoi ne l'as-tu pas voilé de ton vêtement, ô Huzal ? » (Abu Dawud 4377), et sur les quatre témoins (sourate an-Nur 4). Les droits des personnes : le juge statue selon sa science. Les hanafites tardifs ont suspendu cette permission à la droiture de l'époque ; Ibn Abidin tranche : pour le juge, l'action d'après sa science vaut, la fatwa dit le contraire en notre temps, et l'origine du madhhab est la permission.

Le jugement établi et ses effets

L'iqrar clair s'impose au juge et le jugement rendu ne se rétracte pas à la légère : l'aveu lie sans retour sauf si le bénéficiaire le dément. L'exécution suit le jugement même quand le juge est nommé par un pouvoir établi, pour éviter de paralyser les droits des gens ; la contestation passe par la voie prévue : montrer l'erreur de fait ou de droit devant l'autorité compétente, pas par la désobéissance privée.

Note pratique

Après un jugement, distinguer deux plans : la situation juridique réglée entre les gens, et la vérité devant Allah. Celui qui obtient un bien par un jugement alors qu'il connaît sa propre injustice doit réparer par le repentir et la restitution, même si la décision reste exécutoire entre les hommes.

Dans le glossaire islamique : فساد عند الحكماء محكم قضاء قضاء لغة
بسم الله الرحمن الرحيم ven. 21 Rabi' 1
الجمعة 21 ربيع الأول
التربيع الأخير Dernier Quartier Jour 22.4 / 29.5
Illumination 47%
Nouvelle lune dans 7 jours
لا إله إلا الله Pas de divinité sauf Allah