Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > La division des parts : le qasm et l'aoul
La méthode de division des parts : la base commune, les cas d'aoul (augmentation du dénominateur) et les exemples types.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
La succession se calcule en parts égales que les jurisconsultes appellent « flèches » (siham) : chaque part fixée est ramenée à une fraction de la masse. Exemple des ouvrages : une mère et quatre oncles paternels : la mère prend le tiers, les oncles se partagent les deux tiers en agnats : la base est de trois parts, une pour la mère, deux pour les oncles ; comme les deux parts ne se répartissent pas en parts entières pour quatre têtes, on multiplie : deux fois trois égale six. La mère prend alors deux parts sur six, et chaque oncle une part.
Quand les parts fixées dépassent la base, on augmente le dénominateur de tous les héritiers proportionnellement. Exemple des ouvrages : un époux, les deux parents et six filles : la base est de douze : au mari trois parts (le quart), au père deux (le sixième), à la mère deux (le sixième), aux six filles huit (les deux tiers) : total quinze. La masse passe de douze à quinze : le mari trois parts, le père deux, la mère deux, les filles huit sur quinze ; la fraction des filles ne tombe plus exactement sur les deux tiers, mais la répartition demeure valide ; pour obtenir des parts entières par tête, on multiplie la masse selon le nombre de têtes du groupe : trois têtes fois quinze égale quarante-cinq parts.
Le principe « au garçon la part de deux filles » gouverne le résidu : les agnats se partagent en parts égales où l'homme compte double de la femme (accord ; sourate an-Nisa 11).
Quand la masse ne convient plus à aucun groupe, les jurisconsultes confrontent les parts de chaque classe à son nombre de têtes et ajustent par multiplication, avec ou sans aoul ; les livres de faraid détaillent ces procédés (Al-Ikhtiyar, la Jawhara an-Nayyira, le Sharh al-Kabir avec ses gloses).
Tout calcul de succession suit trois étapes : poser les parts fixées, trouver la base commune, puis ajuster par aoul ou par multiplication. Les exemples des écoles donnent des matrices prêtes à l'emploi pour les familles les plus courantes.