Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > Les dettes et les dépenses funéraires
L'ordre des charges après le décès : les dépenses funéraires, les dettes, la wasiya, puis les héritiers ; et le rachat des jeûnes manqués.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Avant toute répartition, la succession supporte les engagements du défunt. Les jurisconsultes précisent le rang des droits : le droit du légataire et le paiement des dettes viennent avant le droit des héritiers ; les hanbalites déduisent du texte du legs que le droit du légataire est attaché aux parts de la succession et que le droit des héritiers est reporté après la wasiya et l'acquittement de la dette.
Accord des savants : la wasiya devient obligatoire pour des dettes inconnues, envers les hommes ou envers Allah, et pour les dépôts confiés ou les obligations qui pèsent sur le défunt. La voie prescrite par la Loi pour s'acquitter de ces droits est le testament :
« Il n'appartient pas à un musulman qui a quelque chose à léguer de passer deux nuits sans son testament écrit sous sa main. »al-Bukhari 2738 ; Muslim 1627
Ibn Umar dit : depuis qu'il a entendu cette parole, aucune nuit ne passa sans son testament auprès de lui ; le hadith est rapporté à celui qui a une dette ou un dépôt (Ibn Qudama).
Si les héritiers refusent de verser le tiers légué ou nient le legs : les hanbalites, dans la position du madhhab, obligent à extraire la totalité du tiers de ce qu'ils détiennent, car le droit du légataire est lié aux parts de la succession et le droit des héritiers est reporté après la wasiya et le paiement de la dette ; cette extraction s'impose tant que le légataire ne craint pas le retrait des héritiers.
Ordre pratique du règlement : préparer dignement le défunt, acquitter ses dettes, exécuter son testament dans la limite du tiers, puis distribuer le reste aux héritiers selon les parts fixées par le Livre.
Frais funéraires dignes, puis dettes, puis legs (dans le tiers), puis les parts des héritiers.
Oui : zakat non versée, kaffaras et jeûnes rattrapables se règlent avant les legs selon les savants.
Oui : celui qui règle les dettes du défunt se rembourse en priorité sur le patrimoine avant le partage.