Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > Le radd et le concours des parts
Quand les parts textuelles dépassent le patrimoine ou ne le remplissent pas : le 'aoul (ajustement proportionnel), le radd (retour aux héritiers) et le sort du résidu.
Sommaire :
Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le radd est l'opposé de l'aoul : les parts fixées n'épuisent pas la succession et il n'existe aucun agnat pour prendre le résidu ; on rend alors le surplus aux titulaires de parts, proportionnellement à leurs parts, de sorte que la fraction de chacun augmente sans changer son rang.
Accord : aucun surplus n'est rendu à l'époux ni à l'épouse, car leur part vient du lien du mariage, cause qui s'éteint avec la mort, et non de la parenté qui demeure après elle ; les héritiers par la parenté gardent leur cause d'éligibilité et sont plus dignes du surplus.
La majorité des jurisconsultes rend le résidu aux héritiers par parenté selon leurs parts respectives ; d'autres l'orientent vers le trésor public des musulmans ; la discussion porte sur les cas où le trésor existe et sur la force relative de la cause de chaque héritier.
Quand les parts dépassent la succession, l'aoul augmente le dénominateur pour chacun : chaque héritier voit sa fraction descendre mais garde son rang relatif : l'époux demeure moitié relative, la mère tiers relative, comme dans l'exemple de l'époux avec les parents et six filles, ramené de douze à quinze parts.
Deux ajustements couvrent tous les écarts : trop de parts, l'aoul ; parts incomplètes sans agnat, le radd ; parts incomplètes avec agnat, le résidu revient à l'agnat sans radd. Ces trois règles ferment le système de répartition.