Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > Le partage des biens en pratique : indivision et mise en valeur
Du calcul des parts à la remise effective : le partage en nature, la vente des biens indivis, la maison familiale et les biens non partageables.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le calcul des parts n'est pas le partage : le fiqh a réglé la passation effective des biens, du calcul à la remise, en protégeant la valeur du patrimoine et l'entente des héritiers.
Le partage peut prévoir : la vente par un héritier de sa part à un autre (licite au prix du marché, sans entente sur les mineurs), la donation entre héritiers après le partage (le fiqh blâme le partage inégal volontaire mais le valide), et la gestion provisoire par un administrateur quand des mineurs figurent parmi les héritiers. Pour ces derniers, la Moudawana marocaine (loi n° 70-03, 2004) écrit que « le représentant légal exerce sa tutelle sur la personne et les biens du mineur » jusqu'à la majorité, sous le contrôle du juge : la part du mineur se conserve et se fait fructifier, jamais dilapider.
Le mushaf du défunt, son anneau, son sabre et sa monture de guerre vont au privilège de la famille, avant toute division.règle consignée dans les manuels de partage (Mughni al-Muhtaj)
Les biens en indivision avec des non-héritiers (associés, copropriétaires) ne passent à la succession que dans la part du défunt.
Le meilleur partage est celui qui se prépare : inventaire écrit, estimation par un tiers, délai de deuil respecté, et à chaque divergence un arbitre (voir la page tahkim). Le fiqh laisse à la famille les mains libres tant que les parts sont respectées.