Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > La part du conjoint : que hérite le mari et l'épouse ?
Un huitième ou un quart pour la femme, la moitié ou le quart pour le mari : les règles du conjoint, leurs calculs et les questions fréquentes.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
L'époux prend la moitié de la succession de son épouse sous une seule condition : qu'elle ne laisse ni enfant ni fils de fils, que l'enfant soit de lui ou d'un autre mariage, même issu d'une relation illicite (accord des savants). Avec un enfant ou un fils de fils, il prend le quart : « si elles ont un enfant, vous aurez le quart de ce qu'elles laissent » (sourate an-Nisa 12 ; Ibn al-Mundhir : accord des savants).
L'épouse ou les épouses prennent le huitième si le défunt laisse un enfant ou un fils de fils, garçon ou fille (accord des savants ; sourate an-Nisa 12) ; les quatre épouses réunies ont la part d'une seule. Sans descendant, l'épouse prend le quart et l'époux la moitié, les deux parts fixées par le même verset de la sourate an-Nisa 12.
Aucun enfant n'exclut le conjoint : l'enfant ne fait que réduire sa part. Le conjoint hérite avec tous les autres héritiers, et fait partie des cinq qui coexistent dans les questions les plus larges : les deux parents, le fils, la fille et l'un des deux époux.
Les livres de faraid rappellent deux exemples classiques : avec épouse, mère, grand-père et soeur germaine, la masse passe de neuf à vingt-sept et l'épouse prend le quart ; avec époux, mère, grand-père et soeur, la masse passe aussi par l'aoul et l'époux garde la moitié relative (neuf parts sur vingt-sept). Les calculs détaillés figurent dans les ouvrages de répartition avec le grand-père.
Pour le conjoint, trois repères : descendant ou pas, présence d'autres héritiers, puis calcul : moitié ou quart pour l'époux, quart ou huitième pour l'épouse ; sa part se prélève avant la répartition du résidu.
Oui, sa part (1/8 ou 1/4) porte sur la totalité du patrimoine, maison incluse : elle devient co-propriétaire avec les autres héritiers.
Non : il hérite de sa part (1/2 ou 1/4) sur la succession de son épouse ; ses biens à lui ne bougent pas, et les biens d'elle se partagent entre tous les héritiers.
Sa part est réservée : le partage attend la naissance ou se fait sous réserve de la part de l'enfant à venir.
Oui tant que le divorce n'est pas définitif (révocable ou dans l'iddah) ; après divorce définitif : ni héritage ni iddah de décès.