Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > L''asaba : les agnats et le résidu du patrimoine
Ce qui reste après les parts fixées : la chaîne des agnats, du fils à l'oncle paternel, la règle « le plus proche écarte le plus lointain » et le fay'.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
L'asaba désigne le parent « entourant » le bien : celui qui n'a pas de part fixée au Livre ni dans la Sunna. Il prend la succession entière s'il est seul, ou le résidu après les titulaires de parts fixées. Tout homme cité parmi les héritiers est agnat, sauf l'époux et le frère de mère ; toute femme à part fixe ne devient agnate, sauf l'affranchie et, chez la majorité, les soeurs accompagnant les filles. L'agnation revient surtout aux hommes, peuple de secours et de force.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit :
« Rendez les parts fixées à leurs ayants droit ; ce qui reste revient au plus proche homme parent. »al-Bukhari 6732 ; Muslim 1615
Les agnats se suivent par proximité : le fils, puis les fils du fils, le père, le grand-père, le frère germain, le frère consanguin, les fils du frère, l'oncle paternel, jusqu'aux descendants de l'oncle. Le plus proche exclut le plus lointain, et l'homme signalé par le défunt n'hérite avec lui que les frères de mère.
Dans les questions les plus larges, cinq héritiers coexistent avec l'époux ou l'épouse : les deux parents, le fils, la fille, et l'un des deux époux, les autres étant exclus. Principe des jurisconsultes : tout homme seul de sa classe prend toute la succession, sauf l'époux et le frère de mère ; toute femme seule ne prend pas tout, sauf l'affranchie.
Le calcul des agnats vient après les parts fixées : les distributions suivent la proximité de la ligne masculine, du fils jusqu'à la parenté la plus lointaine encore héritière.