Découvrez la signification du terme Al-fiqh (فقه) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 6 min de lectureDans la langue : la compréhension de l'intention du locuteur dans son propos. Dans l'usage : la science des règles religieuses pratiques, acquise à partir de leurs preuves détaillées. On a dit aussi : c'est l'atteinte juste et la station sur le sens caché auquel se rattache le jugement ; c'est une science déduite par l'opinion et l'effort d'interprétation (ijtihad), qui exige la réflexion et la méditation ; voilà pourquoi il n'est pas permis de nommer Allah le Très-Haut faqih, car rien ne Lui est caché.
Dans la langue : la compréhension de l'intention du locuteur dans son propos.
Avec kasra : la connaissance d'une chose, et elle a prévalu pour la science de la religion en raison de sa noblesse ; c'est la connaissance des règles religieuses dont le chemin est l'ijtihad. On peut aussi l'appliquer à la connaissance des règles religieuses pratiques obtenue des preuves auditives détaillées ; le premier sens se réalise dans la capacité de compréhension du muqallid (celui qui suit l'avis d'autrui), non le second, puisque la connaissance des règles religieuses, en tant qu'elle est obtenue par argumentation, est la science certaine des règles à partir des indices ; et cette science n'est pas acquise du muqallid qui connaît les règles religieuses, alors même qu'elles sont en elles-mêmes déduites de leurs preuves. Si l'on dit : il y a ici deux consensus, l'un sur le fait que le muqallid n'est pas faqih, l'autre sur le fait que le fiqh est parmi les sciences consignées par écrit ; le premier consensus nie que le muqallid soit faqih et le second l'affirme. On répond : le fiqh visé par le premier consensus est la certitude des règles à partir des indices, et par le second, l'ensemble des questions religieuses pratiques ; le fiqh a donc deux sens, et l'absence de l'un chez le muqallid ne contredit pas la présence de l'autre chez lui. On sait par le commentaire des Aqa'id an-Nasafiya d'al-Muhaqqiq at-Taftazani, qu'Allah lui fasse miséricorde, que le fiqh est ce qui fait connaître les règles religieuses pratiques à partir de leurs preuves détaillées. Et l'auteur des Khayalat al-Latifa a dit : si tu dis que le fiqh est lui-même la connaissance de ce qui fait connaître, etc., le résultat est que l'opinion répandue veut que le fiqh soit la science des règles religieuses pratiques à partir de leurs preuves détaillées. Et Abu Hanifa, qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, a dit : le fiqh est la connaissance de ce que l'âme possède et de ce qui pèse sur elle. Et le commentateur, qu'Allah lui fasse miséricorde, a défini le fiqh comme ce qui fait connaître les règles en général, ce qui implique une divergence avec l'opinion répandue et l'identité du moyen et du but, car le fiqh n'est autre que la connaissance des règles ; le sens devient alors : le fiqh est la connaissance des règles qui sert à connaître les règles en général.
Dans la langue : la compréhension ; la science ; la perspicacité. On a dit : comprendre les choses fines. On a dit aussi : comprendre l'intention du locuteur dans son propos. Le premier sens est le plus vraisemblable et celui qui est transmis des philologues. Certains ont dit : faqiha, avec kasra, signifie : il comprit ; et faqaha, avec fatha : il l'a précédé dans la compréhension ; et faqiha, avec damm : le fiqh lui devint une nature. Tout ce détail n'est pas transmis des philologues. Ar-Raghib a dit : le fiqh est le fait de parvenir à la connaissance d'une chose cachée par la connaissance d'une chose visible ; il est donc plus spécifique que la science. Dans l'usage : l'Imam Abu Hanifa l'a défini comme la connaissance par l'âme de ce qu'elle possède et de ce qui pèse sur elle, ce qui inclut les croyances, les mœurs, les adorations et les transactions. On l'a défini ensuite comme la science des règles religieuses pratiques (J. 3, Mu'jam al-Mustalahat).
La chose : faqiha et faqaha : l'avoir comprise au mieux ; il est alors faqih. : compréhension et science, comme dans le Coran : « Les sept cieux, la terre et ceux qui s'y trouvent Le glorifient ; il n'est rien qui ne célèbre Sa louange ; mais vous ne comprenez pas leur glorification. Il est Clément et Pardonneur » (al-Isra 44). Un tel : faqaha : il entra dans la compréhension d'elle.
Une aptitude : déduire ce que le Législateur n'a pas explicité à partir de ce qu'Il a explicité.
Dans la langue : comprendre l'intention du locuteur dans son propos ; mentionné par Ibn al-Kamal (at-Ta'rifat, p. 175). Et ar-Raghib a dit (al-Mufradat, p. 384) : parvenir à la connaissance d'une chose cachée par la connaissance d'une chose visible ; il est donc plus spécifique que la science.