Découvrez la signification du terme As-sunna (سنة) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 6 min de lectureDans la langue : l'habitude. Dans la Loi : terme partagé entre ce qui est émané du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : parole, acte ou approbation, et ce que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) pratiquait avec constance sans caractère obligatoire. Elle est de deux sortes : la sunna de guidance, qu'on appelle aussi sunna confirmée, comme l'adhan et l'iqaama, les sunan, les prières surérogatoires liées aux prières obligatoires, le rinçage de la bouche et l'aspiration d'eau par le nez, selon une opinion ; leur jugement est comme celui de l'obligatoire qui fait l'objet d'une requête en ce bas-monde, sauf que celui qui la délaisse n'est pas châtié, tandis que celui qui délaisse l'obligatoire l'est. Et les sunan de l'excédent, comme l'adhan de qui prie seul, le siwak, et les actes habituels de la prière et en dehors d'elle, dont celui qui les délaisse n'est pas châtié.
Avec fatha du premier et du deuxième radical : l'année. Avec kasra : la somnolence qui précède le sommeil. En persan, on dit « panaki o ghnou dan » pour « oui, celui qui parle ». L'année de la rencontre et l'année de la séparation sont chacune une sunna. L'année, pour les extrémités, se dit avec fatha du s, et pour le remplissage avec kasra. Si l'on demande : quelle nécessité de nier la somnolence dans la parole d'Allah le Très-Haut : « Ni somnolence ne Le saisit ni sommeil », comme il n'est pas caché ? On répond : la parole d'Allah se rapporte au cœur, et le sens voulu est « ni somnolence ne Le saisit ni sommeil », comme Sa parole : « Ce n'est que notre vie d'ici-bas : nous mourons et nous vivons », c'est-à-dire nous vivons et nous mourons ; et si la sunna (la somnolence) est mentionnée avant le sommeil, c'est parce qu'elle lui est antérieure par nature, de sorte qu'elle a été mentionnée d'abord en formulation pour s'accorder à l'ordre naturel.
Dans la langue : la voie, qu'elle soit agréée ou non. Dans la Loi : la voie suivue en religion sans postulat d'obligation. La sunna est donc ce que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) pratiquait avec constance, en la délaisseant parfois. Si cette constance relève de l'adoration, ce sont les sunan de la guidance ; si elle relève de l'habitude, ce sont les sunan de l'excédent. La sunna de guidance est ce dont l'accomplissement parachève la religion, et dont le délaissement entraîne désapprobation ou faute ; la sunna de l'excédent est celle que l'on a prise comme guidance, c'est-à-dire dont l'accomplissement est bon, sans que son délaissement entraîne désapprobation ni faute, comme la marche du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) en se tenant debout, assis, vêtu et en mangeant.
La parole du Messager (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), ou son acte, ou son approbation.
Ce que le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) pratiquait avec constance, en signalant la permission de le délaisser.
Avec un damm : la voie d'al-Moustafa (que la paix et les bénédictions soient sur lui), qu'il choisissait délibérément ; et la sunna d'Allah est la voie de Sa sagesse et la voie de Son obéissance ; mentionné par ar-Raghib (al-Mufradat, p. 245). Ibn al-Kamal a dit (at-Ta'rifat, p. 127) : « La sunna, dans la langue, est la voie, agréée ou non. Et dans la Loi : la voie suivue en religion sans postulat ni obligation. » Avec fatha et allégement : la durée d'une révolution complète du soleil, et l'achèvement de douze révolutions de la lune. L'année solaire est de trois cent soixante-cinq jours et quart, et l'année lunaire de trois cent cinquante-quatre jours et treize fractions de jour ; l'année solaire excède donc la lunaire de onze jours et une fraction de vingt et une parties d'un jour, le temps de la somnolence des yeux avant que les sens ne soient submergés et que la raison ne soit envahie.
Avec fatha du s et du n : l'année, pluriel : sinin et sanawat. Et l'année lunaire est celle qui est retenue dans les estimations religieuses ; elle est de trois cent cinquante-quatre jours et un sixième de jour, et commence par le mois de Muharram. Quant à l'année solaire, elle est de trois cent soixante-cinq jours et un quart de jour, et commence par le mois de kanun ath-thani (janvier), avec damm ou fatha de sa deuxième lettre. Pluriel : sunan, la voie et la conduite. / / Le commentaire : (Sunna of the Prophet) enactment
Avec un premier radical mobile : l'année, c'est-à-dire douze mois. Et dans al-Maghrib : « et la sécheresse l'a emporté sur eux comme la bête de somme l'emporte sur le cheval » : son origine est sanha, et d'autres disent : avec un waw.
أَشِحَّةً عَلَيْكُمْ ۖ فَإِذَا جَآءَ ٱلْخَوْفُ رَأَيْتَهُمْ يَنظُرُونَ إِلَيْكَ تَدُورُ أَعْيُنُهُمْ كَٱلَّذِى يُغْشَىٰ عَلَيْهِ مِنَ ٱلْمَوْتِ ۖ فَإِذَا ذَهَبَ ٱلْخَوْفُ سَلَقُوكُم بِأَلْسِنَةٍ حِدَادٍ أَشِحَّةً عَلَى ٱلْخَيْرِ ۚ أُو۟لَـٰٓئِكَ لَمْ يُؤْمِنُوا۟ فَأَحْبَطَ ٱللَّهُ أَعْمَـٰلَهُمْ ۚ وَكَانَ ذَٰلِكَ عَلَى ٱللَّهِ يَسِيرًۭا [الأحزاب : 19]