Biographie de Ousamah ibn Sharik
Tous trois l'ont rapporté.
Je dis : Ibn Mandah a mentionné que le Prophète ﷺ avait placé Usāma ibn Zayd à la tête de l'armée qu'il envoya à Muʾta durant la maladie dont il mourut ; cela n'est rien, car le Prophète ﷺ avait placé à la tête de l'armée qui partit pour Muʾta son père Zayd ibn Ḥāritha, en disant : 'S'il est tué, alors Jaʿfar ibn Abī Ṭālib ; s'il est tué, alors ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa.' Quant à Usāma, le Prophète ﷺ le plaça à la tête d'une armée et lui ordonna de marcher également vers le Šām, et parmi eux se trouvait ʿUmar ibn al-Ḫaṭṭāb ﵁.
Lorsque la maladie du Messager de Dieu ﷺ s'aggrava, il recommanda que l'armée d'Usāma parte ; ils partirent après sa mort ﷺ, et ce n'est pas l'expédition de Muʾta.
Dieu sait mieux.
[85 - Usāma ibn Šarīk] D B ʿA : Usāma ibn Šarīk al-Ṯaʿlabī, des Banū Ṯaʿlaba ibn Yarbūʿ ; ainsi dit Abū Nuʿaym.
Abū ʿUmar dit : des Banū Ṯaʿlaba ibn Saʿd ; on dit aussi : de Ṯaʿlaba ibn Bakr ibn Wāʾil.
Ibn Mandah dit : al-Ḏubyānī al-Ġaṭafānī, l'un des Banū Ṯaʿlaba ibn Bakr ; son domicile est chez les gens de Kūfa.
Abū al-Faḍl al-Ḫaṭīb nous a informés, avec sa chaîne de transmission remontant à Abū Dāwūd al-Ṭayālisī : Šuʿba et al-Masʿūdī nous ont raconté, d'après Ziyād ibn ʿIlāqa, qui dit : j'ai entendu Usāma ibn Šarīk dire : 'Je vins auprès du Prophète ﷺ alors que ses Compagnons étaient comme si des oiseaux étaient sur leurs têtes ; les bédouins vinrent à lui de tous côtés, l'interrogeant sur des choses sans gravité.
Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, y a-t-il pour nous un péché dans ceci ? Y a-t-il pour nous un péché dans cela ? » Le Messager de Dieu ﷺ dit alors : « Serviteurs de Dieu, Dieu a ôté le péché » — ou il dit : « Dieu a levé le péché » — « sauf pour celui qui s'engage dans une affaire injustement ; celui-là est dans le péché et perdu.
» Et il fut rapporté : « sauf pour celui qui s'engage dans l'honneur de son frère ; celui-là est dans le péché.
» Ils l'interrogèrent aussi sur la médecine ; il dit : « Serviteurs de Dieu, soignez-vous, car Dieu n'a placé aucune maladie sans avoir placé pour elle un remède, sauf la vieillesse.
» On lui demanda : « Quel est le meilleur bien donné à l'homme ? » Il dit : « Un bon caractère.
»' Al-Aʿmaš, al-Ṯawrī et Misʿar l'ont rapporté,