Le Ruku 274 est extrait de la Sourate Ta-Ha (versets 90 à 104). Il contient 15 versets et appartient au Juz 16.
Mis à jour le 04 avril 2026 à 03h51
Lire la page complète : Lire le Ruku 274 du Coran →
وَلَقَدْ قَالَ لَهُمْ هَـٰرُونُ مِن قَبْلُ يَـٰقَوْمِ إِنَّمَا فُتِنتُم بِهِۦ ۖ وَإِنَّ رَبَّكُمُ ٱلرَّحْمَـٰنُ فَٱتَّبِعُونِى وَأَطِيعُوٓا۟ أَمْرِى ﴿٩٠﴾
Aaron les avait pourtant mis en garde : « Mon peuple ! Ce veau n’est qu’une tentation. Votre seul Seigneur est en vérité le Tout Miséricordieux. Suivez-moi donc et obéissez à mes ordres. »
قَالُوا۟ لَن نَّبْرَحَ عَلَيْهِ عَـٰكِفِينَ حَتَّىٰ يَرْجِعَ إِلَيْنَا مُوسَىٰ ﴿٩١﴾
Mais les adorateurs du Veau avaient rétorqué : « Nous ne cesserons de le vénérer jusqu’au retour de Moïse. »
قَالَ يَـٰهَـٰرُونُ مَا مَنَعَكَ إِذْ رَأَيْتَهُمْ ضَلُّوٓا۟ ﴿٩٢﴾
Moïse, à son arrivée, interpella son frère : « Aaron ! Qu’est-ce qui t’a empêché, les voyant ainsi s’égarer,
أَلَّا تَتَّبِعَنِ ۖ أَفَعَصَيْتَ أَمْرِى ﴿٩٣﴾
de me rejoindre ? As-tu transgressé mes instructions ? »
قَالَ يَبْنَؤُمَّ لَا تَأْخُذْ بِلِحْيَتِى وَلَا بِرَأْسِىٓ ۖ إِنِّى خَشِيتُ أَن تَقُولَ فَرَّقْتَ بَيْنَ بَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ وَلَمْ تَرْقُبْ قَوْلِى ﴿٩٤﴾
Aaron se justifia : « Fils de ma mère ! Cesse de me tirer par la barbe et par la tête. J’ai craint que tu ne me reproches d’avoir semé la division parmi les fils d’Israël et de ne pas avoir respecté tes recommandations. »
قَالَ فَمَا خَطْبُكَ يَـٰسَـٰمِرِىُّ ﴿٩٥﴾
Se tournant vers le Samiri, Moïse dit : « Et toi Samiri, qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ? »
قَالَ بَصُرْتُ بِمَا لَمْ يَبْصُرُوا۟ بِهِۦ فَقَبَضْتُ قَبْضَةًۭ مِّنْ أَثَرِ ٱلرَّسُولِ فَنَبَذْتُهَا وَكَذَٰلِكَ سَوَّلَتْ لِى نَفْسِى ﴿٩٦﴾
Il répondit : « J’ai vu des choses qui leur ont échappé. J’ai alors recueilli sur les traces laissées par le messager une poignée de terre que j’ai jetée. Voici ce que mon âme m’a suggéré. »
قَالَ فَٱذْهَبْ فَإِنَّ لَكَ فِى ٱلْحَيَوٰةِ أَن تَقُولَ لَا مِسَاسَ ۖ وَإِنَّ لَكَ مَوْعِدًۭا لَّن تُخْلَفَهُۥ ۖ وَٱنظُرْ إِلَىٰٓ إِلَـٰهِكَ ٱلَّذِى ظَلْتَ عَلَيْهِ عَاكِفًۭا ۖ لَّنُحَرِّقَنَّهُۥ ثُمَّ لَنَنسِفَنَّهُۥ فِى ٱلْيَمِّ نَسْفًا ﴿٩٧﴾
Moïse s’exclama : « Va-t’en ! Ton châtiment consistera ici-bas à te déclarer intouchable, tandis que dans l’au-delà t’est fixé un rendez-vous inéluctable. Regarde à présent ton dieu auquel tu as voué un culte assidu. Nous allons le brûler avant d’en disperser les restes dans la mer. »
إِنَّمَآ إِلَـٰهُكُمُ ٱللَّهُ ٱلَّذِى لَآ إِلَـٰهَ إِلَّا هُوَ ۚ وَسِعَ كُلَّ شَىْءٍ عِلْمًۭا ﴿٩٨﴾
Vous n’avez d’autre divinité qu’Allah qui seul est en droit d’être adoré. Sa science embrasse toute chose.
كَذَٰلِكَ نَقُصُّ عَلَيْكَ مِنْ أَنۢبَآءِ مَا قَدْ سَبَقَ ۚ وَقَدْ ءَاتَيْنَـٰكَ مِن لَّدُنَّا ذِكْرًۭا ﴿٩٩﴾
C’est ainsi que Nous te relatons certains récits du passé. Tu as reçu de Notre part un livre plein d’enseignements.
مَّنْ أَعْرَضَ عَنْهُ فَإِنَّهُۥ يَحْمِلُ يَوْمَ ٱلْقِيَـٰمَةِ وِزْرًا ﴿١٠٠﴾
Quiconque s’en détournera sera, le Jour de la résurrection, chargé d’un lourd fardeau
خَـٰلِدِينَ فِيهِ ۖ وَسَآءَ لَهُمْ يَوْمَ ٱلْقِيَـٰمَةِ حِمْلًۭا ﴿١٠١﴾
dont il ne pourra jamais se soulager. Quel terrible fardeau devra-t-il en ce Jour porter,
يَوْمَ يُنفَخُ فِى ٱلصُّورِ ۚ وَنَحْشُرُ ٱلْمُجْرِمِينَ يَوْمَئِذٍۢ زُرْقًۭا ﴿١٠٢﴾
Jour où il sera soufflé dans la Corne et où Nous rassemblerons les criminels, les visages livides.
يَتَخَـٰفَتُونَ بَيْنَهُمْ إِن لَّبِثْتُمْ إِلَّا عَشْرًۭا ﴿١٠٣﴾
Les uns murmureront alors aux autres : « Nous ne sommes restés qu’une dizaine de jours sur terre. »
نَّحْنُ أَعْلَمُ بِمَا يَقُولُونَ إِذْ يَقُولُ أَمْثَلُهُمْ طَرِيقَةً إِن لَّبِثْتُمْ إِلَّا يَوْمًۭا ﴿١٠٤﴾
Nous savons parfaitement ce qu’ils diront lorsque les plus sensés d’entre eux affirmeront : « Nous n’y sommes restés en réalité qu’un seul jour ! »