Fiqh islamique > La prière > La prière dans l'avion, le bateau et les transports
Prier en voyage longue distance : la prière sur la monture, dans l'avion, la qibla qui tourne et les règles du shafi'i aux heures serrées.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le voyageur en transport a des facilités expressément textuelles : le Coran et la Sunna ont réglé la prière sur la monture bien avant l'avion.
Si vous craignez, priez à pied ou sur votre monture.sourate al-Baqara 239
Le Prophète a prié sur son chameau et a autorisé la prière sur les bateaux (rapporté des compagnons en navigation) : le navire en mouvement n'empêche pas la prière selon la majorité ; le train et l'autocar suivent la même règle, en priorité dans les arrêts quand le temps le permet.
Dar al-Ifta Misriyya (fatwa du mufti Atiyya Saqr, 1997, p. 484) tranche pour l'avion : la prière en vol est valide, préférable au sol quand c'est possible ; les malikites l'écartent en plein vol (le sujud doit toucher réellement le sol), le jumhur la permet ; ablutions à l'eau ou tayammum, qibla par boussole ou approximation, quadruple raccourcie en deux rak'as, assis en cas de vertige : elle ne se reporte pas à l'atterrissage. Le même mufti (p. 185) : le passager du train, du bateau ou de l'avion capable de se mouvoir fait face à la qibla et la suit où qu'elle tourne (règle reprise du fiqh des quatre écoles) ; l'occupant d'une voiture, comme le cavalier, descend si l'arrêt est sûr, sinon prie selon sa capacité.
Le Prophète combinait dohr et asr, et maghrib et 'icha, en voyage sans pluie ni besoin.al-Bukhari 1104 (Muslim 705 pour le détail)
Trois réflexes du voyageur : connaître l'heure de départ de chaque prière à l'heure locale de survol, demander à l'équipage un espace au fond, et utiliser la facilité (assis, par signes) sans honte : c'est une permission divine, pas une bricole.