Fiqh islamique > La prière > La prière des deux fêtes ('id al-fitr et 'id al-adha)
La prière de l'Aïd : heure, lieu, forme sans adhân ni iqâma, les takbirs, le prône et ce qui l'entoure (ghusl, parfum, chemin de retour).
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Les deux fêtes ont une prière en congrégation, sans adhan ni iqama. Ibn 'Abbas dit : j'ai assiste à la prière de la rupture du jeune avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), avec Abu Bakr et avec 'Umar : tous l'ont priee avant le sermon (Muslim 884). Le Prophète la priait sans adhan et sans iqama (rapporte par Ahmad).
Elle fut pratiquée par le Prophète de façon constante et publique. Les hanafites la comptent dans les obligations collectives, d'autres écoles en font une sunna fortement confirmee ; personne ne la tient pour une simple option.
'Umar résumé : la prière du vendredi est deux rak'as, la prière de la rupture deux, la prière du sacrifice deux, la prière du voyage deux : complètes, sans raccourcissement, sur la langue de Muhammad (rapporte par an-Nasa'i). La description classique : l'imam prie deux rak'as ; dans la première, après le takbir d'ouverture, il prononce plusieurs takbir supplementaires avant la récitation ; dans la seconde, il en prononce avant l'inclinaison. Ibn Mas'ud en comptait neuf au total (rapporte par 'Abd ar-Razzaq). Les mains se levent à chaque takbir selon la description hanafite rapportée.
Les fuqaha enseignent que tout lieu pur peut accueillir la prière de la fête, mais la majorité (hanafites, malikites, hanbalites) recommandé de sortir vers le lieu de prière au-dehors de la ville, à l'image du Prophète : Abu Sa'id rapporte qu'il sortait au jour de la rupture et du sacrifice vers le lieu de prière, laissant sa mosquée (al-Bukhari 913). Ce deplacement manifeste la fête, sa foule et sa joie. Par pluie ou excuse, elle se prie dans la mosquée.
Contrairement au vendredi, la khutba des deux fêtes vient après la prière, et l'ecoute est recommandée sans plus : celui qui veut rester reste, celui qui veut partir part (rapporte par Abu Dawud). Le Prophète écrivit aussi : « hatez-vous vers le sacrifice, retardez la rupture, et rappelez aux gens » (rapporte par Ash-Shafi'i, avec une discussion sur sa chaine).
Les hanafites et les malikites : celui qui manque la prière de la fête avec l'imam ne la rattrape pas sous sa forme ; il peut prier quatre rak'as (rapporte d'Ibn Mas'ud) ou deux, sans takbir, comme prière surerogatoire.
La journée de fête se prépare : bain, plus beaux vetements, rang dans la foule, puis sermon et invocations. Les takbir du matin portent la joie de la communauté : les prononcer est une pratique vécue des compagnons.
Non : ni adhân ni iqâma (Muslim 887) ; elle commence directement par le takbir.
La sunna médinoise est la prière collective en plein air ; prier seul chez soi est admis selon une partie des savants, la forme complète restant le rassemblement.
Oui : le Prophète ordonnait aux femmes, même aux règles (sans prier), d'assister au bien et à l'invocation (al-Bukhari 964).
Pour l'Aïd al-fitr : manger quelques dattes avant et payer la zakat al-fitr avant la prière ; pour l'Aïd al-adha : ne pas manger avant la prière chez la majorité, manger du sacrifice ensuite.