Fiqh islamique > Le hajj et la 'umra > Le hajj des enfants et des incapables
Le pèlerinage de l'enfant et de l'adulte incapable : validité, récompense créditée aux parents, et le statut de l'obligation à la majorité.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le fou ne se voit pas imposer le hajj, n'étant pas en état d'adoration : s'il fait le hajj, il n'est pas valide ; guéri et retrouvant sa raison, le hajj obligatoire lui incombe. 'Ali rapporte que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « Le stylo est levé pour trois : le dormeur jusqu'à son réveil, l'enfant jusqu'à sa puberté, le fou jusqu'à sa raison » (Abu Dawud 4399, Ibn Khuzayma, hadith sahih).
Aucun hajj n'est imposé à l'enfant, la charge ne le visant pas. S'il le fait : son hajj est valide et compte comme surérogatoire chez la majorité (Malik, al-Shafi'i, Ahmad, Dawud et la plupart des savants des anciens et des modernes), et Ibn al-Mundhir signale l'accord sur cette validité. La preuve : une femme souleva un enfant et dit : « Ô messager d'Allah, ce enfant fait-il le hajj ? » Il dit : « Oui, et tu auras la récompense » (Muslim 1336). Et al-Sa'ib ibn Yazid dit : « Le messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fit le hajj avec moi alors que j'avais sept ans » (rapporté par al-Bukhari). Abu Hanifa, dans son avis fameux, le juge non valide, mesurant l'enfant sur le voeu et les adorations levées des enfants ; Ibn Hubayra explique le sens des autres : « valide » signifie inscrite en sa faveur, non à sa charge, et Abu Hanifa lui-même visait les expiations de l'ihrom, par indulgence pour l'enfant.
L'enfant devenu adulte doit son propre hajj obligatoire par accord des musulmans, sur le hadith : « Si l'enfant fait le hajj, il lui compte jusqu'à sa raison ; ayant atteint sa raison, un autre hajj lui incombe » (Abu Dawud 4399, Ibn Khuzayma, hadith sahih). an-Nawawi et Ibn al-Mundhir rapportent l'accord : le hajj de l'enfant ou du fou ne remplace jamais le hajj obligatoire, et les fautes de l'enfant lui restent attachées. Ibn Hubayra ajoute la sagesse : il a accompli ce qui ne lui était pas imposé, cela ne suffit donc pas à l'obligatoire qui vient.
Emmener l'enfant au hajj est une sunna éducative dont la récompense revient au parent ; l'obligation ne compte qu'après la puberté, jour où l'on informe le jeune que le hajj qui s'ouvre à lui est celui qui engage sa responsabilité.