Pourquoi Allah permet-Il la souffrance ?

Accueil > Religions et croyances > L'athéisme vu par l'islam > Pourquoi Allah permet-Il la souffrance ?

L'objection la plus sérieuse contre l'existence de Dieu, répondue par le Coran : la vie comme examen, le libre arbitre comme prix de toute vertu, et la justice finale qui ne laisse aucun pli.

Réponse courte sur la souffrance

Le Coran répond en trois points : la vie est une épreuve destinée à distinguer les actions (« Celui qui a créé la mort et la vie pour vous éprouver », Coran 67:2) ; le mal commis par l'homme découle du libre arbitre, sans lequel aucune vertu n'existe ; et toute injustice sera réparée au Jour du jugement, sans exception (« que ceux qui sont injustes ne supposent pas qu'ils échapperont », Coran 14:42). La souffrance que nous ne comprenons pas s'inscrit dans une sagesse totale que notre regard partiel ne couvre pas.

Mis à jour le 07 octobre 2026

📖 3 min de lecture

La souffrance : la vie comme examen

Le Coran pose d'emblée le cadre : « Celui qui a créé la mort et la vie pour vous éprouver, [pour savoir] qui de vous est le meilleur en action » (Coran 67:2). Une épreuve sans difficulté n'éprouve rien : un monde sans douleur, sans perte, sans choix coûteux serait un décor, pas une vie. C'est précisément parce que la souffrance existe que la patience a une valeur, que le courage signifie quelque chose, que la miséricorde envers le faible est un acte et non un réflexe. Le Coran assume même l'épreuve comme une loi du chemin croyant : « Nous vous éprouverons par la peur, la faim et la perte des biens, des personnes et des fruits.

Mais annonce la bonne nouvelle à ceux qui patientent » (Coran 2:155-157).

La souffrance et le libre arbitre

La part la plus dure de la souffrance est celle que les hommes s'infligent entre eux. Le Coran la relie au libre arbitre : l'homme a reçu le choix, et avec lui la responsabilité. Un monde où Allah empêcherait mécaniquement chaque main meurtrière serait un monde de marionnettes, sans amour réel, sans courage réel, sans générosité réelle : aucune vertu n'existe sans la possibilité de son contraire. Et pour la victime, le Coran est sans ambiguïté : « que ceux qui sont injustes ne supposent pas qu'ils échapperont.

Allah prépare pour eux un châtiment » (Coran 14:42-43) : l'impunité n'existe pas, même quand les tribunaux du monde laissent filer.

La souffrance : la justice finale sans exception

Ce qui rend le mal insupportable, c'est l'idée qu'il resterait impuni et la victime oubliée. La réponse islamique est le Jour du jugement : chaque injustice réparée, chaque larme comptée, chaque oppression convoquée. Rien n'est laissé en désordre : ni le crime silencieux, ni la douleur sans témoin. Ce n'est pas une consolation abstraite : c'est une donnée de la foi qui change la conduite présente, puisque chaque mal commis est une dette future.

Celui qui croit à cette justice ne désespère pas de l'histoire, et ne se fait pas justice lui-même : il agit, il secourt, il dépose le reste devant Allah.

Ce que l'athéisme finit par répondre sur le mal

L'objection du mal est une objection morale : elle suppose que la souffrance est un scandale, donc qu'il existe un bien auquel on a droit. Mais dans un univers issu du hasard, d'où viendrait ce « droit » ? Si tout est hasard, la souffrance n'est qu'une donnée, ni juste ni injuste, et le mot même de scandale se dissout. L'objection la plus forte contre Dieu présuppose donc une moralité objective du monde, qui ne tient que si le monde a un Législateur : l'argument du mal, poussé au bout, appuie la foi plus qu'il ne la renverse.

La page l'athéisme vu par l'islam reprend l'ensemble des arguments athées et leurs réponses.

Questions fréquentes sur la souffrance

La souffrance d'un enfant innocent, comment la comprendre ?

C'est le cas le plus douloureux et le plus respecté de la théologie islamique : l'enfant innocent ne souffre pour aucun péché, sa récompense et sa justice appartiennent entièrement à l'au-delà, et les hommes ont le devoir absolu de le secourir. L'islam interdit de croire qu'une victime mérite son mal.

Puis-je me plaindre à Allah de ma souffrance ?

Oui : Ya'qub dit « je ne me plains qu'à Allah de mon affliction » (Coran 12:86) : l'épreuve s'exprime devant Allah, avec patience et invocations, jamais dans le désespoir qui nie Sa sagesse. Le prophète Ayyoub est le modèle de la plainte qui reste dans la foi.

Sources : Coran 67:2 · Coran 14:42 · Coran 2:155-157

Autres questions sur la souffrance

Aller plus loin après la souffrance

بسم الله الرحمن الرحيم jeu. 25 Rabi' 2
الخميس 25 ربيع الآخر
هلال متناقص Dernier Croissant Jour 26.1 / 29.5
Illumination 13%
Nouvelle lune dans 3 jours
حسبنا الله ونعم الوكيل Allah nous suffit, quel excellent protecteur

إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَٰٓئِكَتَهُۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّ ۚ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ صَلُّوا۟ عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا۟ تَسْلِيمًا

Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.

Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ