L'aqiqa du nouveau-né

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L'aqiqa du nouveau-né : définition, statut, nombre, le septième jour, le rasage de la tête et le nom.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

La aqiqa est le sacrifice offert à la naissance d'un enfant. Le mot vient, explique l'encyclopédie, des cheveux du nouveau-né qu'on rase le septième jour ; les Arabes nommaient la bête immolée d'après ce rasage, et les juristes la définissent comme la bête sacrifiée pour le nouveau-né le jour de son septième jour.

Une sunna confirmée

Le garçon est lié par sa aqiqa : on immole pour lui le septième jour, on le nomme et on rase sa tête.Abu Dawud 2838 ; at-Tirmidhi 1522

La majorité des juristes (malikites, chafiites, hanbalites) en fait une sunna confirmée ; Malik, al-Shafi'i, Ahmad, Abu Thawr et Ishaq enjoignent de ne pas la délaisser quand on en a les moyens. Les textes s'additionnent : Umm Kurz entend le Prophète dire « pour le garçon, deux brebis équivalentes, pour la fille une brebis » (Abu Dawud 2824-2825) ; Aisha rapporte l'ordre donné à sa famille d'immoler pour le garçon deux brebis et pour la fille une (at-Tirmidhi 1513) ; Salman ibn Amir entend « avec le garçon une aqiqa : répandez du sang pour lui et éloignez de lui le nuisible » (al-Bukhari 5154) ; Ibn Abbas précise que le Prophète immola pour Hasan et pour Husayn des béliers (Abu Dawud 2841 ; an-Nasa'i 4545). Quelques Kufiens la tenaient pour abrogée par l'udhiya, avis que l'encyclopédie juge sans fondement ancien.

Deux brebis pour un garçon, une pour une fille

Sur la fille, unanimité : une seule brebis. Pour le garçon, la majorité (hanafites, chafiites, hanbalites) retient deux brebis équivalentes, sur le hadith d'Umm Kurz et celui d'Aisha. Les malikites se contentent d'une brebis pour l'un comme pour l'autre, sur la pratique d'Ibn Umar et d'Urwa rapportée par Malik (al-Muwatta 1069, 1072) et sur le récit d'Ibn Abbas. L'encyclopédie relève la sagesse du rapport du simple au double : la aqiqa est un rachat de la personne, comme la diya dont le montant pour la femme vaut la moitié de celui de l'homme.

Le choix de la bête et l'esprit du rite

Le mâle est préférable, et la bête blanche comme pour l'udhiya, le Prophète ayant immolé pour Hasan et Husayn des béliers cornus. Le septième jour donne un intervalle raisonnable après la naissance, le temps pour la famille de se remettre et de trouver la bête. Et ce qui est recommandé dans l'udhiya reste recommandé ici : l'aumône d'une part et le partage de la viande, car la bête de la naissance réunit le sens de l'offrande, de l'action de grâce et du rachat.

Note pratique

Cette page se limite au sacrifice de la naissance ; les autres usages du septième jour sortent du cadre du module.

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