Fiqh islamique > Le hajj et la 'umra > Les piliers et les obligations du hajj
Ce qui fait partie des piliers (sans lesquels le hajj est invalide) et des obligations (compensées par le sacrifice selon les écoles).
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Ibn Hubayra rapporte : « Ils se sont accordés sur que les devoirs du hajj sont trois : l'ihram du hajj, la station d'Arafa et le tawaf de la visite, appelé aussi tawaf de l'obligation » ; an-Nawawi confirme : « Ce tawaf est un pilier du hajj, sans lequel le hajj n'est pas valide par accord de l'oumma », et Ibn Qudama ajoute qu'il n'en connaît pas de divergence. Ibn Abd al-Barr : « La plénitude du hajj, c'est la station d'Arafa et le tawaf de l'ifada ».
La station d'Arafa : Ibn al-Mundhir rapporte l'accord : c'est un devoir tel que « pas de hajj pour celui qui la manque », et le hajj se rattrape l'année suivante. Le tawaf de l'ifada repose sur « et qu'ils fassent les circuits autour de l'antique Maison » (al-Hajj 29), sur le cas de Safiyya que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) déclara retenue par ce tawaf (al-Bukhari 1670, Muslim 1211), et sur le consensus rapporté par Ibn al-Mundhir, Ibn Abd al-Barr, Ibn Hazm et an-Nawawi.
La majorité (malikites, shafi'ites, hanbalites dans un avis) fait du sa'i entre Safa et Marwa un pilier que le sang ne remplace pas : « Le messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a fait le sa'i, les musulmans aussi : c'était une sunna ; par ma vie, Allah n'accomplit pas le hajj de celui qui ne fait pas le sa'i entre Safa et Marwa » (al-Bukhari 1698, Muslim 1277). Les hanafites et Ahmad (dans la narration choisie par le Qadi et préférée par Ibn Qudama) en font une obligation réparée par une bête : la preuve établit l'obligation en général, non que le hajj soit invalide sans lui. Ibn Hubayra rapporte l'accord sur un point pratique : le sa'i accompli après le tawaf d'arrivée est valable et dispense de le refaire après le tawaf de la visite, sans divergence.
Les fuqaha dénombrent aussi des devoirs accomplis à l'intérieur des piliers. Pour l'ihram : partir du miqat spatial, prononcer la talbiya, éviter les interdits de l'ihram. Pour la station : la hanafites et hanbalites exigent l'extension du séjour après le coucher du soleil ; pour les shafi'ites c'est une sunna ; pour les malikites, ce qui suit le coucher est le pilier et ce qui précède une obligation. Pour le tawaf : les hanafites font des trois derniers circuits un devoir (pour la majorité, les sept sont pilier) ; et ils exigent en outre la pureté des hadath et impuretés, la couverture du corps, le départ de la Pierre, le maintien de la Ka'ba à sa droite et l'inclusion du Hijr : la majorité en fait des conditions de validité. Marcher pour qui peut : devoir chez les hanafites et les malikites, sunna chez les shafi'ites et hanbalites. Les deux rak'a après le tawaf : devoirs chez les hanafites, les malikites dans le madhhab et une opinion shafi'ite ; sunna chez les hanbalites et l'avis le plus sûr. Et pour Abu Hanifa, le tawaf de la visite doit tomber dans les jours du sacrifice : un retard valide mais engage une bête.
Retenir la hiérarchie évite des erreurs chères : ce qui est pilier ne se répare pas par une bête, ce qui est obligation oui, ce qui est sunna reste pardonnable. L'ordre pratique du hajj suit cette hiérarchie : ihram, Arafa, tawaf de la visite, sa'i.