Le jugement (qada) et ses conditions

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Le jugement : statut du qada, conditions du juge et du plaignant, les cinq piliers du jugement, et le jugement sur l'absent.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

Légalité et statut

Le qada est légal par le Livre, la Sunna et le consensus : Allah ordonne « juge entre eux selon ce qu'Allah a fait descendre » (sourate al-Ma'ida 49), « David, Nous avons fait de toi un successeur sur terre : juge entre les gens avec la vérité » (sourate Sad 26) et « Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit et, quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité » (sourate an-Nisa 58). Les musulmans s'accordent : le qada est obligation collective ; accompli par certains, il tombe pour les autres. Il se distingue de la consultation religieuse : la fatwa explique la règle sans contraindre, le jugement contraint ; et de l'arbitrage : l'arbitre est d'un rang inférieur et son autorité reste limitée à ceux qui l'ont choisi.

« Un homme qui a jugé sans équité en le sachant est au Feu ; un juge qui ignore et détruit les droits des gens est au Feu ; un juge qui a jugé avec justice est au Paradis. »Abu Dawud 3573 ; Tirmidhi 1322 ; Ibn Majah 2315

Les cinq statuts d'accepter le poste

  • Obligatoire : pour celui qui est le seul qualifié ; malikites, shaféites et hanbalites le disent textuellement ; hanafites : quand la nomination lui échoit et que nul autre n'est capable ; l'imam doit alors le nommer et lui imposer l'acceptation.
  • Recommandé : pour le capable quand d'autres existent.
  • Permis : pour le capable, cas par cas.
  • Déconseillé : pour celui qui craint de léser ou craint ses penchants.
  • Interdit : pour celui qui sait son incapacité ou suit ses désirs ; hanafites et malikites : il est interdit de solliciter le poste en étant ignorant, en affichant une piété de façade, pour se venger de ses ennemis ou pour recevoir des pots-de-vin.

Le jugement contre l'absent

Hanafites : pas de jugement contre l'absent, car il peut accepter ou nier, sauf si quelqu'un se tient à sa place, mandataire ou délégué du juge. D'autres écoles l'admettent : l'exposé des piliers du jugement prévoit le droit établi sur un mort ou un absent par témoignage suivi du serment de vérification.

Le jugement de la femme et du non-musulman

La masculinité divise : la majorité en fait une condition de validité (Ibn Rushd) ; Abu Hanifa autorise la femme à juger les affaires d'argent ; at-Tabari l'autorise en tout ; hanafites : le jugement de la femme vaut partout sauf les peines légales et le talion, à l'image de son témoignage. Shaféites : al-Ramli rapporte que le jugement de la femme ou du non-musulman nommé par un pouvoir établi s'exécute pour ne pas paralyser les intérêts ; Ibn as-Salah retient la condition d'islam pour celui qui détient le pouvoir, tout en citant l'accord de la communauté sur l'exécution des jugements même de gouvernants injustes.

Note pratique

Le jugement n'est pas un privilège mais une charge : celui qui s'en sent incapable doit s'abstenir, et celui qui est le seul capable ne doit pas refuser. Ces règles protègent les justiciables avant de protéger les juges.

Dans le glossaire islamique : فساد عند الحكماء محكم قضاء قضاء لغة
بسم الله الرحمن الرحيم ven. 21 Rabi' 1
الجمعة 21 ربيع الأول
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