L'iddah (le délai d'attente)

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L'iddah selon les cas : répudiation (trois pures), décès (quatre mois dix jours), grossesse (jusqu'à l'accouchement), femme non consommée, et la résidence pendant l'iddah.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

Un délai voulu par la Loi

L'idda est le délai d'attente imposé à la femme après la rupture du mariage ou le décès du mari. Le Coran l'impose : « Les femmes divorcées observent un délai de trois règles » (al-Baqara 228), « celles qui n'espèrent plus de règles : trois mois ; celles qui n'ont pas eu de règles, et les enceintes : leur terme est de mettre au monde » (at-Talaq 4), « ceux qui meurent laissant des épouses : celles-ci observent quatre mois et dix jours » (al-Baqara 234). La Sunna le précise, notamment par le hadith de Umm Habiba et Zaynab bint Jahsh : « Il n'est pas licite à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois nuits, sauf pour un époux : quatre mois et dix jours ».

Trois catégories de femmes

La mawsua retient la division suivante : la femme séparée avant consommation n'a ni délai ni retour du mari ; la femme répudiée révocable attend trois règles, seul cas où le Coran compte par les règles ; la femme séparée définitivement, par divorce définitif, sépulture ou khul', attend une règle, alors que le mari ne peut plus revenir. La femme du livre des cas particuliers, comme la fornicatrice, suit selon un avis retenu une seule règle de purification.

Les durées selon les cas

  • répudiée révocable : trois règles, ou trois mois si les règles ne viennent plus ;
  • répudiée définitivement et non enceinte : une règle pour la purification ;
  • enceinte : la fin de sa grossesse, pour tout type de divorce, par accord des savants ;
  • veuve non enceinte : quatre mois et dix jours, consommé ou non le mariage, jeune ou âgée, par consensus rapporté par Ibn al-Mundhir et Ibn Rushd ;
  • si le mari meurt pendant le délai d'une répudiation révocable, elle abandonne ce délai et recommence le délai de veuvage complet : quatre mois et dix jours si elle n'est pas enceinte, par consensus.

Le deuil de la veuve

La veuve ajoute au délai le deuil (ihdad) : ni parfum, ni parure, ni habit de fête, plus de trois jours, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours (al-Bukhari 1222 ; Muslim 1486). Tous les savants s'accordent sur ce deuil pour la veuve d'un mariage valide, avant ou après consommation. La sagesse, rapportée par Ibn al-Qayyim : éloigner les regards pendant une période sensible ; aucun deuil n'incombe à l'homme quand sa femme meurt, par consensus. La femme du Livre mariée à un musulman : les hanafites et Malik la dispensent du deuil, qui est un acte cultuel.

Note pratique

L'idda protège la filiation, laisse une porte au retour et honore le lien rompu. Sa durée dépend du cas : la compter avec un savant évite les erreurs, et le deuil de la veuve se vit dans la sérénité, non dans l'excès.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l'iddah ?

Trois cycles après divorce ; quatre mois et dix jours après le décès ; en cas de grossesse : jusqu'à l'accouchement (sourate al-Baqara 234, at-Talaq 4).

La veuve doit-elle quitter le domicile ?

Non : elle y demeure pendant l'iddah de décès, sans embellissement ; la maison lui est maintenue (sourate al-Baqara 240 rapporté de la résidence).

Peut-on se remarier dès la fin de l'iddah ?

Oui, dès la fin : pour la veuve, aucune restriction de nouveau mari ; pour la divorcée irrévocable, un nouveau contrat avec nouvelle dot.

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