Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La contraception et l'espacement des naissances
Éviter ou espérer les enfants : le 'azl rapporté du Prophète, les conditions de la contraception, la stérilisation et l'accord du conjoint.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le 'azl est rapporté de façon authentique : « nous pratiquions le 'azl du vivant du Prophète alors que le Coran descendait » (al-Bukhari 5209 ; Muslim 1440, hadith de Jabir). L'Académie du fiqh de l'OCI en a tiré la règle moderne : résolution 39 (5/1) sur la régulation des naissances (5e session, Koweït, 1988) : aucune loi ne peut limiter la liberté des époux de procréer ; le contrôle temporaire des naissances pour espacer les grossesses est licite, à la condition du consentement des deux époux.
La même résolution tranche : la suppression de la capacité de procréer chez l'homme ou chez la femme est interdite. Elle distingue explicitement la régulation temporaire, licite, de la limitation définitive, interdite : la stérilisation n'est pas une contraception, c'est un arrêt de la faculté.
L'espacement est une sagesse : santé de la mère, éducation, moyens. Le projet familial se décide à deux : la résolution 39 (5/1) lie toute mesure au consentement des deux époux ; la discussion honnête (désir d'enfants, santé, moyens) précède la méthode ; le repentir reste ouvert à celui qui a dépassé le droit de son conjoint.
La discussion conjointe honnête (désir d'enfants, santé, moyens) précède la méthode : la contraception dans le mariage est une décision commune, pas une embuscade ; et le repentir ouvre toujours : celui qui a pratiqué sans accord revient à la consultation plutôt qu'à la rupture.