Fiqh islamique > Le mariage et la famille > Les droits des enfants et leur éducation
Ce que les parents doivent à leurs enfants : la nafqa, l'éducation progressive à la prière, la justice entre eux et la douceur prophétique.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Aucun désaccord entre les fuqaha de la Oumma : le père doit nourrir, vêtir et loger ses enfants mineurs sans biens. Le Coran pose la règle : « les mères allaitent leurs enfants deux années complètes... et le père devra l'entretien et l'habillement des mères selon la convenance » (al-Baqara 233), « si elles allaitent pour vous, la rémunération est pour elles » (at-Talaq 6), et « ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté : c'est Nous qui les nourrissons, et vous » (al-Isra 31). Hind se plaignit de l'avarice d'Abu Sufyan ; le Prophète répondit : « Prends de quoi suffire à toi et à ton enfant, selon la convenance » (al-Bukhari 5049 ; Muslim 1714). Le père aisé qui refuse est contraint par le juge, qui peut saisir ses biens ; si ses liquidités manquent, ses biens se vendent selon la majorité des savants.
Le Prophète fixa l'ordre des priorités au jour où il dit : « Fais une aumône » ; l'homme demanda pour qui : « pour toi », puis : « pour ta femme », puis : « pour ton enfant », puis : « pour ton serviteur », puis : « tu vois mieux » (Ibn Hibban).
Pendant les deux premières années, la mère allaite l'enfant et reçoit son salaire du père, qu'elle soit encore mariée ou divorcée ; si le nourrisson ne peut vivre d'autre lait, l'allaitement devient obligatoire. Après la séparation, la garde revient selon l'ordre fixé par les écoles, d'abord à la mère tant qu'elle se remarie pas hors des conditions connues ; le père finance logement et entretien de l'enfant gardé. Les pages dédiées au rada' et à la hadana donnent le détail des écoles.
La même logique s'étend aux parents âgés et aux proches dans le besoin : l'enfant aisé doit l'entretien à son père et à sa mère ; en cas de moyens limités, l'ordre va à soi-même, puis à l'épouse, puis aux enfants ; entre héritiers et non-héritiers, les ancêtres priment selon les hanafites, avec des nuances entre écoles.
Les droits de l'enfant dans la Loi tiennent en trois mots : être nourri, allaité, protégé. Le reste, éducation et instruction, relève des coutumes familiales et des conseils des savants ; pour une pension à réclamer ou un litige de garde, s'adresser à l'autorité compétente avec l'appui d'un savant.