Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La musique et le chant : à la walima et ailleurs
Le tambour de la mariée, le chant autorisé, les instruments disputés : les textes, les deux grandes lectures et la sagesse du milieu.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Les deux Aïds sous les yeux du Prophète : les Abyssins jouaient avec leurs lances, Aïcha les regardait, Abu Bakr voulut les reprendre, le Prophète répondit que les fêtes ont leur droit (al-Bukhari 5147). Et les jeunes filles d'une maison de Médine chantaient avec le daff, sans reproche, le jour de la noce (al-Bukhari 5590 ; Muslim 893). La Sunna ordonne même la publicité joyeuse : « publiez ce mariage et frappez pour lui des tambours » (at-Tirmidhi 1089) : le daff de la noce et le chant licite de la mariée sont admis par le jumhur.
La lecture restrictive : Ibn Qudama classe les instruments : « les instruments sont de trois sortes, interdites : les cordes, les flûtes et les trompes : le oud, le tanbur » (al-Mughni, 10/153), position reprise par le Comité permanent saoudien, par Ibn Baz et par Ibn Uthaymin : l'univers des instruments est rattaché aux textes du vin et de la négligence de la prière.
La lecture détaillée : Dar al-Ifta al-Misriyya répond qu'il y a des chants licites et des chants interdits : « le beau discours est beau, le laid est laid » (fatwa 16964) ; l'origine est la licéité quand le contenu est vertueux, sans obscénité ni éloignement de la prière (fatwa 11981) ; le secrétaire du mufti de Dar al-Ifta a rappelé en 2025 que l'origine de la musique et du chant est licite quand les paroles sont bonnes.
À la noce : le daff, le chant licite, la joie annoncée : universel. Dans la maison : le nasheed aux paroles saines est accueilli par les deux lectures. Les concerts et festivals : licites et sobres chez les facilitants, évités chez les restrictions : ne pas accuser l'autre camp de déviance : la divergence est ancienne et documentée.
Le fil conducteur : le contenu, le contexte, la mesure. La Sunna célèbre le mariage avec le tambour et interdit l'univers du vin et de l'immoralité : entre les deux, chaque musulman suit une école honnête et respecte la maison où il entre.