Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La légalité du mariage et ses cinq statuts
Le nikah court sur les cinq statuts légaux : obligatoire pour celui qui craint le désordre, recommandé pour le capable, permis, déconseillé s'il ouvre la peur de l'injustice, interdit s'il délaisse une obligation plus grande.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Les savants rappellent que le mariage reçoit les cinq statuts de la Loi : obligatoire, recommandé, permis, déconseillé, interdit. Chaque école en donne le détail : le statut dépend de la situation de la personne, non du contrat lui-même. La base, chez les quatre écoles, est que le nikah est une sunna souhaitable, pas un devoir général.
Les fuqaha s'accordent : celui qui craint de tomber dans le péché s'il reste célibataire doit se marier, car préserver soi-même de l'illicite est un devoir, et le mariage en est le chemin. Cette obligation suppose de quoi payer le mahr et l'entretien, fût-ce par un prêt selon un avis. Les hanafites ajoutent : si l'homme n'arrive à se retenir ni par le jeûne ni autrement, le mariage devient un devoir sur lui. Et si se marier signifie injuster l'épouse, la peur d'injuster l'emporte et le mariage devient déconseillé.
Pour la majorité, celui qui éprouve du désir sans craindre de pécher : le mariage lui est recommandé. Les hanafites le comptent comme une sunna confirmée à l'état d'équilibre ; les malikites le recommandent à celui qui en a le besoin et les moyens (mahr, entretien, habillement) sans craindre la gêne ; chaféites et hanbalites s'appuient sur ce hadith.
Ô jeunes gens, celui d'entre vous qui en a la capacité, qu'il se marie : cela baisse le regard et protège le corps. Celui qui ne peut pas, qu'il jeûne : c'est pour lui un bouclier.al-Bukhari 4778, 4779 ; Muslim 1400
Le mariage est simplement permis pour celui qui ne ressent aucun besoin particulier : il n'a ni récompense spéciale ni blâme, sauf s'il le fait avec l'intention d'établir la sunna. Il est déconseillé : chez les hanafites, quand on craint d'injuster l'épouse ; chez les chaféites, quand il n'en a ni besoin ni capacité, ou quand l'épouse ne serait pas protégée par ce lien ; chez les malikites, quand il conduit à délaisner un acte recommandé.
Le mariage tombe dans l'interdit dès qu'un empêchement légiféré existe : épouser une femme mahram par parenté, allaitement ou alliance, rassembler deux soeurs, épouser la femme d'un autre (interdit par consensus), la femme en période d'attente, ou une femme qui n'adore pas Allah parmi les polythéistes. Ces interdictions sont détaillées dans la page sur les empêchements du mariage.
Ces cinq statuts, tirés des manuels des quatre écoles, montrent un équilibre : ni obligation pesante, ni choix livré au hasard. Chacun examine son cas, et s'en remet à un savant pour trancher.