Les fiançailles (khitba) et leurs règles

Fiqh islamique > Le mariage et la famille > Les fiançailles (khitba) et leurs règles

Les fiançailles : leur licéité, le regard et les questions permises, l'interdiction de demander la fiancée de son frère tant qu'il est en accord, et les cadeaux.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

Des fiançailles recommandées, non obligatoires

La khitba est le moyen d'aboutir au mariage : c'est une promesse, pas un contrat. Elle ne conditionne pas la validité du nikah : les quatre écoles s'accordent sur ce point, et aucun savant ne la rend obligatoire, à l'exception de Dawud az-Zahiri. Les fuqaha la présentent comme recommandée.

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) demanda Aisha en mariage auprès d'Abu Bakr, qui répondit : je suis ton frère. Le Prophète dit : tu es mon frère dans la religion d'Allah et dans Son livre, et elle est licite pour moi.al-Bukhari 4793

Auprès de qui demander la main

  • Une femme sans mari ni période d'attente, et sans empêchement : sa demande est licite de façon directe ou par allusion, par consensus ;
  • une femme déjà mariée : la demander, même par allusion, est interdit par consensus, car les fiançailles préparent le mariage et son mariage est valide ;
  • une femme déjà demandée : le Prophète a dit : « Qu'un homme ne demande pas en mariage une femme déjà demandée par son frère, jusqu'à ce qu'il renonce ou se marie » (al-Bukhari 4849). An-Nawawi précise que si le premier renonce ou autorise, la demande devient permise.

Les qualités à rechercher

Les fuqaha citent huit qualités favorables à une vie durable : la religion, le caractère, la beauté, un mahr léger, la fertilité, la virginité, la lignée, et le fait de ne pas être une parente très proche. La religion est le critère central.

Une femme est épousée pour quatre raisons : sa richesse, sa lignée, sa beauté et sa religion. Choisis la femme de religion, puissent tes mains être couvertes de poussière.al-Bukhari 4802 ; Muslim 1466

Se renseigner honnêtement

La majorité des fuqaha (malikites, chaféites et autres) précise que celui que l'on consulte au sujet d'un prétendant ou d'une prétendante peut mentionner ses défauts en toute vérité : ce n'est pas de la médisance interdite, c'est un conseil obligatoire, sans excès ni atteinte. Le Prophète conseilla ainsi à Fatima bint Qays : « Abu Jahl ne quitte jamais son bâton, et Mu'awiya est un homme sans fortune ; épouse Usama ibn Zayd » (Muslim 1480).

La promesse ne lie pas, les cadeaux se règlent

Chez les chaféites, les fiançailles ne sont pas un contrat religieux : chacun peut y renoncer. Les hanbalites partagent ce jugement, mais blâment la rétractation sans motif, car elle rompt une promesse ; il en va de même chez les malikites lorsque le prétendant abandonne une femme qui s'était tournée vers lui. Pour les cadeaux, les hanafites distinguent : si le mariage n'a pas eu lieu, ce qui existe encore peut être repris par le prétendant, ainsi que la valeur de ce qui a été envoyé pour le mahr ; ce qui a été consommé ou altéré ne se reprend pas ; si elle finit par l'épouser, il ne reprend rien.

Note pratique

Ces règles viennent des manuels des quatre écoles : elles montrent une démarche simple, demandée ouvertement, préparée par des informations sincères, et soldée avec droiture si le projet s'arrête. Pour tout cas particulier, demander à un savant de confiance.

Dans le glossaire islamique : مهرُ نكاح مهرجان بو زرجمهر
بسم الله الرحمن الرحيم ven. 21 Rabi' 1
الجمعة 21 ربيع الأول
أحدب متناقص Gibbeuse Décroissante Jour 22 / 29.5
Illumination 51%
Nouvelle lune dans 7 jours
الحمد لله Louange à Allah