Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La stérilité et la procréation médicalement assistée
Le désir d'enfant contrarié : le cadre de la PMA en fiqh, ce qui est admis, ce qui est nul, et la patience promise aux éprouvés.
Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
L'Académie du fiqh de l'OCI a posé le cadre dès 1986 : résolution 16 (3/4) sur les bébés éprouvette (3e session, Amman, 1986). Deux voies licites, avec les précautions nécessaires : la fécondation des gamètes du couple suivie de l'implantation dans l'utérus de l'épouse elle-même (FIV), et l'insémination du mari dans le col ou l'utérus de sa femme. Le protocole tient en une ligne : gamètes du mari et de la femme, utérus de la femme, aucun tiers.
La même résolution interdit de façon absolue cinq procédés : le sperme du mari avec l'ovule d'une autre femme, le sperme d'un étranger avec l'ovule de l'épouse, l'implantation des gamètes du couple dans l'utérus d'une volontaire (mère porteuse), les gamètes de deux étrangers, l'utérus d'une co-épouse. Raison donnée : « le mélange des filiations, la perte de la maternité ». La résolution 181 (17/9) de l'Académie complète : l'embryon est un humain à sauvegarder, sa vie ne peut être détruite sauf nécessité extrême reconnue par la shari'a.
L'invocation du Furqan reste la parole du couple : « Seigneur, donne-nous de nos épouses et de nos descendants la joie des yeux » (sourate al-Furqan 74). Et la voie la plus haute des sans-enfants : « moi et le tuteur de l'orphelin sommes ainsi au Paradis » (al-Bukhari 5304) : l'accueil, la kafala, la dépense pour les orphelins.
Le couple éprouvé : consulter un médecin et un savant ensemble, vérifier que la clinique respecte le protocole (gamètes du couple, aucun tiers), et garder l'invocation du Furqan : la voie licite existe dans le cadre conjugal, et sa noblesse tient à ses limites.