Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La vie de couple selon la Sunna : bienfaisance quotidienne
Les gestes et paroles du Prophète en couple : tendresse rapportée, humour, service, pardon : le quotidien qui fait durer le lien.
Sommaire :
Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
La majorité des savants impose à chacun des époux la bonne compagnie, l'arrêt du tort, l'accomplissement des droits sans retard, la générosité de visage : « Vivez avec elles dans la convenance » (an-Nisa 19), « Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, selon la convenance » (al-Baqara 228). Ibn Abbas l'incarne : « J'aime me parer pour ma femme comme j'aime qu'elle se pare pour moi ».
Rester la nuit auprès de sa femme n'est pas une obligation chez la majorité (hanafites dans l'avis sûr, malikites, chaféites, Ahmad dans une narration), mais une recommandation : c'est de la compagnie bienfaisante qui la protège ; le mieux est de ne pas s'absenter d'elle plus de quatre nuits sans une nuit, à l'image du partage entre quatre épouses. Quant à l'intimité, elle appartient aux droits de chacun, dans le respect des empêchements connus (règles, lochies, pèlerinage).
Le droit du mari vient après le droit d'Allah et de Son messager, mais il pèse plus que tout autre droit humain sur l'épouse : « Si j'allais ordonner à quelqu'un de se prosterner devant quelqu'un, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari ». L'épouse, elle, détient l'entretien, la parure et la protection ; l'un et l'autre tiennent leur rang par la bienfaisance, non par la force.
La Sunna conjugale se joue dans les petits gestes : demander l'autorisation, ne pas priver l'autre de son droit, se rendre agréable. Ces repères viennent des manuels des quatre écoles ; pour un cas précis, demander à un savant.