Le mariage avec les gens du Livre et les non-musulmanes

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Épouser une juive ou une chrétienne : le verset, les divergences contemporaines et la position unanime sur le mariage de la musulmane avec un non-musulman.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

Femme du Livre ou polythéiste

La règle des savants est claire : le musulman peut épouser la femme libre et chaste qui croit à un Livre révélé (juive ou chrétienne), par accord général des fuqaha, à partir du verset : « Vous sont permises les femmes vertueuses des croyants, et les femmes vertueuses parmi ceux qui ont reçu le Livre avant vous » (al-Ma'ida 5). La polythéiste reste interdite : « N'épousez pas les polythéistes tant qu'ils ne croient pas » (al-Baqara 221), et il en va de même de la mazdéenne : Ahmad fut questionné sur un prétendu livre des mazdéens et rejeta l'idée fermement, la règle des gens du Livre ne s'étend pas au-delà des gens du Livre.

Un mariage déconseillé en terre de guerre

Les quatre écoles autorisent le mariage avec une femme du Livre même venant du camp ennemi : c'est le Livre qui rend la femme licite, non le territoire. Mais les savants s'accordent à le déconseiller dans ce cas précis, et l'autorisation générale reste un texte de circonstance historique : aujourd'hui, le mariage mixte s'examine avec un savant au cas par cas.

Les règles du foyer mixte

  • le tuteur : le père non-musulman peut donner en mariage sa fille non-musulmane, même à un musulman, selon la majorité (hanafites, malikites, chaféites, hanbalites) ; si les tuteurs non-musulmans refusent, l'autorité musulmane contraint ou remplace ;
  • la répartition entre épouses : la nuit de la musulmane et celle de la femme du Livre comptent à égalité, par consensus rapporté par Ibn al-Mundhir ;
  • les lieux de culte : la majorité des fuqaha permet au mari d'empêcher son épouse de se rendre à l'église ou aux temples, car cela n'apporte ni obéissance ni bien ;
  • le vin et le porc : chaféites et une narration hanbalite permettent au mari de l'en empêcher, par crainte de l'ivresse et de ses conséquences ;
  • le mari reste tenu envers elle des droits du contrat : mahr, entretien, équité.

Ces droits du mari s'exercent dans les limites de la Loi : le Prophète a dit : « N'empêchez pas les servantes d'Allah d'aller aux mosquées d'Allah » (al-Bukhari ; Muslim), règle formulée pour l'épouse musulmane.

Note pratique

Ce mariage est une autorisation, pas une recommandation générale : la foi de la maison, l'éducation des enfants et la paix du foyer pèsent dans la décision. Consulter un savant avant de s'engager, et après, honorer pleinement les droits de l'épouse.

Dans le glossaire islamique : مهرُ نكاح مهرجان بو زرجمهر
بسم الله الرحمن الرحيم sam. 22 Rabi' 1
السبت 22 ربيع الأول
التربيع الأخير Dernier Quartier Jour 23.1 / 29.5
Illumination 40%
Nouvelle lune dans 6 jours
لا حول ولا قوة إلا بالله Pas de force ni de puissance sauf en Allah