Fiqh islamique > Les aliments et les boissons > Les divergences sur les aliments : le sang, la gellala, les insectes
Les questions divergentes entre les écoles : le sang cuit dans le viande, la gellala (animaux nourris d'impuretés), les insectes et les poisons.
Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Trois questions divisent ou subdivisent les écoles : le sang, la jallala (bête nourrie d'impuretés) et le poisson mort de sa propre mort. L'encyclopédie les traite avec les textes de chaque camp.
Le sang répandu (masfuh) est interdit et impur par unanimité des savants, sur al-Ma'ida 3 et al-An'am 145 ; al-Qurtubi et Ibn Hazm consignent l'accord, aussi bien pour l'alimentation que pour tout autre usage. Cette interdiction vise le sang qui jaillit ; ce qui demeure dans la viande après égorgement n'entre pas dans la catégorie, et c'est pour cela que l'abattage vise à le vider.
Le Prophète a interdit la viande de la jallala et son lait.Abu Dawud 3785 ; at-Tirmidhi 1824 ; Ibn Majah 3189
La jallala est la bête dont la plus grande part de nourriture est impure. Si elle a été mise à l'écart et nourrie de sain, sa viande redevient licite pour toutes les écoles ; Ibn Umar la confinait trois jours, quarante jours pour la chamelle et la vache dans un autre rapport. Sans confinement, les hanbalites (et une partie des chafiites) l'interdisent, viande, lait et oeufs ; hanafites, chafiites (dans le mazhab), hanbalites dans une transmission et certains malikites la tiennent pour détestée sans l'interdire, la cause étant le dégoût et la protection du goût de la viande ; l'encyclopédie note que la matière qui reste dans le ventre ne traverse pas la chair, comme le végétal poussé sur un terrain impur reste licite.
Le poisson qui flotte mort dans l'eau sans cause visible (tafi) divise : les hanafites l'interdisent, sur le hadith « ce que la mer rejette sur le rivage, mangez-le ; ce qui meurt dans l'eau et flotte, n'en mangez pas » (Abu Dawud 3815, jugé faible) et sur le verset de la bête morte. La majorité (malikites, chafiites, hanbalites) le permet, sur al-Ma'ida 96 et les paroles d'Abu Bakr (« le tafi est licite »), d'Umar (« sa nourriture est sa bête morte ») et d'Ibn Abbas consignées par al-Bukhari. Le poisson rejeté par la mer sur le rivage est licite pour tous.
Aucune de ces questions ne touche le quotidien de la plupart des gens : le sang répandu, la jallala d'étable et le poisson flottant sont des cas circonscrits ; les écoles y ont tracé leurs limites sans dissiper la règle de base.