Fiqh islamique > Les serments et les vœux > Le serment du vendeur et le trompé
Jurer pour vendre : ce que la Sunna dit du serment commercial, du bien trompé et de l'option du trompé, avec le hadith du Maghboot.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le Prophète (paix et salut sur lui) a posé la règle : la preuve incombe au demandeur et le serment à celui qui nie. Appliqué au différend sur le prix : le vendeur prétend avoir vendu pour dix et l'acheteur le nie ; l'acheteur prétend avoir acheté pour neuf et le vendeur le nie ; le serment est prescrit aux deux.
Shaféites (avis apparent) et hanbalites : le vendeur commence : « je l'ai vendu pour tel prix » ; si l'acheteur l'accepte, bien, sinon il jure : « je ne l'ai pas acheté pour ce prix ». Un avis shaféite : l'acheteur d'abord, car le vendeur réclame un supplément et le principe est l'absence de dette, et la marchandise est chez l'acheteur, ce qui renforce sa position. Un troisième avis : les deux se valent, chacun étant demandeur et défendeur, le juge choisit qui commence ou tire au sort. Malikites : la parole de l'acheteur avec son serment, car le vendeur réclame un supplément nié et la parole est celle du négateur. Une version d'Ahmad : la parole du vendeur, ou la résiliation d'un commun accord.
« Si les deux partenaires divergent sans preuve, la parole est celle du détenteur de la marchandise, ou ils se résilient le contrat. »Ahmad ; Abu Dawud ; an-Nasai ; Ibn Majah
Une addition rapportée précise : le contrat reste en l'état. Après le serment, chacun des deux peut résilier s'il n'accepte pas la parole de l'autre. Hanbalites : le serment réciproque ne rompt pas à lui seul le contrat, celui-ci restant valide ; s'il y a accord, ou si l'un jure et l'autre se tait, le contrat est confirmé. Shaféites et un avis malikite : chacun peut résilier sans jugement, par la parole du hadith « ou ils se résilient le contrat ».
En cas de désaccord sur un prix sans preuve, la voie prophétique est simple : exiger la preuve, sinon le serment, et préférer la résiliation à l'entêtement. Ces règles servent au juge comme à l'arbitrage amiable entre marchands.