Fiqh islamique > Les sociétés et les baux > La dissolution de la société et le partage de l'actif
Quand la société s'arrête : les causes de dissolution, le règlement des dettes, le partage de l'actif et les droits de chaque associé.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
La société de contrat étant révocable pour la majorité (hanafites, shafi'ites, hanbalites, minorité malikite), chaque associé peut la rompre ; les hanafites exigent l'information du partenaire et un capital en espèces au moment de la rupture ; les shafi'ites la rompent à tout moment sans présence de l'autre ; les hanbalites y ajoutent la mort, la folie et l'interdiction pour prodigalité de l'un des deux.
Elle dissout la société : la permission mutuelle s'éteint avec la personne (hanafites : informé ou non ; shafi'ites : l'autorisation tombe). La part du défunt passe à ses héritiers ; Malik interdit au survivant de disposer du capital sans leur agrément. L'héritier capable peut poursuivre la société d'un commun accord : c'est l'achèvement, non un nouveau début, si bien que les conditions initiales ne se revérifient pas (hanbalites). Un legs de la part du défunt suit les mêmes règles si le légataire accepte.
Le profit se répartit selon les parts stipulées ; la perte suit les parts de propriété (hanafites, hanbalites) ; pour la société de crédit, le profit stipulé au-delà de l'égalité des garanties est invalide pour les malikites et shafi'ites, admis pour les hanafites et hanbalites, la perte se partageant toujours au prorata des parts.
Un pacte d'associés prévoit sa propre fin : retrait, décès, perte du capital, règles de partage. Ce que le fiqh encadre depuis toujours, les statuts modernes le copient.