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SARL, SA, holdings et statuts modernes : comment le fiqh évalue les formes sociales actuelles, leurs statuts et leurs clauses.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
La société anonyme et la SARL n'existaient pas dans les manuels, mais leurs éléments (capital, associés, gestion déléguée, parts cessibles) correspondent à des catégories connues : le fiqh contemporain les évalue par analogie avec la sharikat al-'aqd (société de contrat) et la mudaraba, et l'AAOIFI les a codifiées.
Les critères de l'AAOIFI (norme n° 21, « titres financiers : actions et obligations ») : activité principale licite, dettes portant intérêt à 30% au plus de la capitalisation boursière, dépôts et liquidités portant intérêt à 30% au plus, revenus non conformes à 5% au plus puis purifiés. Le musulman investisseur dispose ainsi d'une grille d'évaluation complète héritée du fiqh des sharikat.
Le créateur d'entreprise musulman choisit des statuts avec bénéfices partagés (pas de taux garanti), un gérant rémunéré au forfait ou à la part, et une trésorerie sans intérêt : trois choix qui alignent la société avec le fiqh dès la rédaction.