Fiqh islamique > Les sociétés et les baux > La musaqat (l'arrosage partagé)
La musaqat : l'entretien et l'arrosage des arbres contre une part de leurs fruits, avec l'approbation prophétique du partage.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
La musaqat : entretenir et arroser des arbres contre une part du fruit. Valide selon la majorité : malikites, shafi'ites, hanbalites et Abu Yusuf avec Muhammad (fatwa hanafite), par la Sunna, le consensus des compagnons et la nécessité. Ibn Abbas rapporte la convention de Khaybar : les habitants proposèrent la moitié du fruit contre l'entretien ; le Prophète envoya Abdullah ibn Rawaha estimer les palmiers ; les cultivateurs crièrent à la surestimation, et Ibn Rawaha répondit : « je remets l'estimation entre vos mains et je vous donne la moitié de ce que j'ai dit » ; ils acceptèrent : « c'est là le droit par lequel le ciel et la terre se maintiennent » (rapporté par Abu Dawud 3410, Ibn Majah 1820, jugé hasan sahih). Muhammad ibn Ali rapporte que le Prophète, puis Abu Bakr, Umar, Uthman et Ali traitèrent avec Khaybar pour la moitié, les générations suivantes pour le tiers ou le quart (rapporté par Ibn Abi Shayba).
Le contrat est contraignant pour la majorité (hanafites, avis malikite dominant, shafi'ites, un avis hanbalite), comme l'ijara, sauf excuse ; un avis malikite ne le lie qu'au début du travail, un avis hanbalite le rend révocable par l'ouvrier seul. L'ouvrier doit tout ce que le verger requiert d'habitude : irrigation, entretien des canaux, garde, pollinisation, taille, élimination des plantes nuisibles (hanafites, malikites) ; ce qui profite à l'arbre sans le fruit (murs, puits, canaux neufs) ne peut lui être imposé (al-Mawardi), sauf stipulation d'après un avis. Peut lui être stipulé tout ce qui augmente le fruit (ash-Shafi'i) ; combiner une durée d'épreuve avec une part du fruit reste possible (Ibn al-Qattan). Le droit du musaqi naît à l'apparition du fruit : si tout périt sauf un fruit, il se partage entre eux (malikites, madhhab shafi'ite, madhhab hanbalite).
La musaqat donne la voie du partage agricole : un soin défini contre une fraction du fruit, bornée par la coutume de l'arboriculture, sans loyer ni salaire cachés.