Fiqh islamique > Les transactions financières > Le sulh (la transaction amiable)
La transaction amiable : ses trois types (avec aveu, avec déni, avec silence), son statut, ses conditions et ses effets.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le sulh est l'arrangement amiable qui éteint un litige portant sur des biens ou des droits. Il est licite par consensus (al-Mawardi, Ibn Qudama, Ibn Rushd, al-Imrani), recommandé par lui-même ; il peut devenir obligatoire quand il préserve un intérêt nécessaire, et interdit quand il emporte une corruption inévitable. Le juge invite les deux parties au sulh tant que la vérité ne lui est pas claire : Umar écrivit à Abu Musa : « presse le sulh tant que le jugement ne t'est pas devenu clair » ; une fois le droit établi, le jugement s'applique.
Ô Ka'b, remets la moitié. Il dit : c'est fait, Messager d'Allah. Il dit : lève-toi et fais-toi payer le reste.al-Bukhari 2563, Muslim 1558
Il est valide sur l'indemnité du dommage corporel, sur le logement et sur le vice de la marchandise vendue, et sur tout ce contre quoi une compensation se prend ; dans le meurtre volontaire, le verset encadre la compensation consentie par les ayants droit (Coran 2:178).
Le sulh sain respecte deux garde-fous : aucun droit d'Allah n'y est monnayé, et aucun terme de dette n'y est vendu. En dehors de ces deux limites, renoncer à une part de son droit par bonté reste une voie recommandée.