Fiqh islamique > Les waqfs et la propriété > L'égalité entre les enfants dans les dons et la hiba
Donner plus à l'un de ses enfants : la règle de l'égalité entre filles et garçons dans la donation, sa sagesse, et les exceptions admises.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) désapprouva le don isolé à un seul enfant. An-Nu'man ibn Bashir rapporte que son père l'amena et dit : « J'ai fait un don à cet enfant. » Le Prophète demanda : « As-tu donné à chacun de tes enfants autant ? » Devant sa négation : « Que d'autres te servent alors de témoins », puis : « Craignez Allah et soyez équitables entre vos enfants » (Muslim 1623, al-Bukhari 2447). Il refusa aussi d'être témoin d'un don non égalé, demandant : « Cela ne t'agrée-t-il pas qu'ils te soient tous égaux en piété ? » (Muslim 1623), et à Abu Dulama : « N'as-tu pas d'autres enfants ? Ne les a-t-il pas fallu égaliser ? » (rapporté par an-Nasa'i dans al-Kubra 6212).
Deux lectures de l'égalité recommandée : Muhammad ibn al-Hasan, quelques malikites, une voie shafi'ite et les hanbalites la calquent sur la part successorale, le garçon comme deux filles, l'atée de la vie anticipant l'héritage ; Abu Yusuf (l'avis retenu hanafite), Ibn al-Qasar et l'école shafi'ite donnent au garçon comme à la fille, le don de la vie relevant de l'entretien et de l'honneur où les sexes se valent. Ibn Qudama réconcilie les deux par le sens du hadith de Bashir.
Ahmad admet la spécialisation pour un besoin : cécité, maladie, famille nombreuse, étude de la science, ou détourner le don de l'enfant pécheur et innovateur jusqu'à son retour : « Il n'y a pas de mal si c'est pour un besoin, et je désapprouve la surenchère. » Ibn Taymiyya règle l'équité selon les parts d'héritage, ne l'impose pas entre enfants non héritiers ni entre autres parents ; le besoin extraordinaire (dot, dette) se traite à la convenance, la surcharge relevant du don libre. Le pécheur qui refuse le repentir peut être privé, le repentant doit être rétabli.
Le retour dans le don n'appartient qu'au père ; malikites l'admettent à la mère si le père vit, shafi'ites d'école et une voie hanbalite l'égalent au père, hanbalites du texte et une voie shafi'ite la l'en excluent. Sur le grand-père : quelques malikites et l'école shafi'ite célèbre l'assimilent au père ; malikites dominants, shafi'ites contraires et hanbalites réservent le retour au seul père.
Hors les enfants, aucune égalité n'est imposée : Ibn Taymiyya précise que l'équité mesurée sur l'héritage ne s'étend ni aux enfants des protégés ni aux parents non héritiers comme oncles et frères quand le père vit ; le don aux proches demeure recommandé selon les besoins.